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MARGINALIA : HORS-SÉRIE N° 24
⁑ ⁑ Document bibliographique ⁑ ⁑

« Marginalia » est totalement gratuit, pour le recevoir, envoyez simplement un courriel à :  nspehner@sympatico.ca. — Et pour pouvoir continuer à le lire, n'oubliez pas de signaler un éventuel changement d'adresse !
Pour consulter tous les n° de Marginalia : marginalia-bulletin.blogspot.fr
 
Version du : 6 juin 2021 
Technique : polars.marginalia@free.fr 

 

LE POLAR NORDIQUE

Cliquez sur une rubrique :

 

✼  ✼ PRÉAMBULE ✼  ✼

 Contenu et classement 

Document bibliographique des polars dont les auteurs sont originaires de Scandinavie (Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède), ainsi que quelques autres non-scandinaves, vivant ou ayant vécu assez longtemps dans l'un de ces pays.
 

Sont recensés :
Les titres parus en langue française depuis 1936.

Des titres pour lesquels les droits de traduction ont été vendus à des éditeurs francophones.

Quelques ouvrages non traduits, complétant un diptyque, une trilogie ou une série.

Quelques auteurs, dont certains ont reçu un prix littéraire, qui pourraient être traduits.
 

Ne sont pas repris :
Les ouvrages audio.

Les titres destinés aux adhérents d'un club de lecture.

Les ouvrages destinés à un public particulier.

Les coffrets réunissant plusieurs titres déjà parus.
 

Classement :
1°) Par ordre alphabétique d'auteur selon l'alphabet latin Θ, les caractères scandinaves sont classés sans leur accent (Angström, tréma, …) ou sans leur fusion (Æ est classé comme AE). Le caractère islandais « Þ » est classé comme « TH », et il n'y a pas d'auteur dont le nom commence par le caractère islandais « Ð » (« ð » en minuscule). Les auteurs islandais sont classés suivant leur nom de famille, ou leur deuxième prénom lorsqu'il est utilisé comme nom de famille (Stefán MÁNI ↣ Stefán Máni SIGÞÓRSSON).

2°) Puis par ordre chronologique de traduction des séries.

3°) Enfin, par ordre chronologique de parution en traduction des ouvrages, à l'intérieur de chaque série.

Θ Voir la remarque faite par Denis Ballu : « Reste le problème le plus insoluble, celui des lettres n'existant pas en français ! ».

Cette observation figure dans le document « Lettres nordiques : une bibliographie, 1720 – 2013 » (Page 10, paragraphe « Présentation des fiches auteurs »), qui est consultable sur les sites :      ↣ Fichiers identiques de 28 Mega-octets chacun
Kungliga biblioteket (Bibliothèque royale de Suède)
Études Nord-européennes (Université de Strasbourg)


 

Les personnages :
Dans le nom des personnages, pour faciliter la compréhension, un trait d'union a été ajouté aux noms de famille composés. Exemple : « L'enquêtrice Karen Eiken-Hornby » (Maria Adolfsson), en version originale le trait d'union n'existe pas. Dans ce cas, un lecteur francophone pourrait se demander si « Eiken » est le second prénom ou la première partie du nom de famille.

Pour le titre des policiers, compte-tenu des différences dans les pays francophones, le terme générique d'enquêteur/enquêtrice a été utilisé, mis à part le titre de commissaire que l'on retrouve dans de nombreux pays. La France ayant « militarisé » les appellations des policiers, les nouvelles appellations peuvent prêter à confusion.
Exemple : « Capitaine » est-ce un enquêteur de police, la personne qui commande un navire, ou un officier de l'armée ?


Les images

Origine :
Toutes les images, sauf sept d'entre-elles Θ, sont des liens vers d'autres sites Internet. Si vous constatez une zone blanche à la place de l'image, soit le site Internet correspondant est temporairement indisponible, soit l'image est endommagée ou bien elle a été supprimée ou déplacée [mais où ?] par son propriétaire. S'il est impossible de charger cette image, la mise à jour de ce document en tiendra compte, et elle sera remplacée par une autre. S'il n'y a pas d'autre image disponible et de faible poids, le lien internet sera supprimé, il n'y aura donc plus d'image.

Θ Ces images sont placées :
Sous le titre « Marginalia »
Au début de la section « Le Détectionnaire »
Au début de la sous-section « Œuvres intégrales »
Au début de la sous-section « Auteurs non traduits »
Au début de la section « Monographies et articles »
Au début de la section « Vidéos ».
Au début de la section « Internet ».

 

Signification :
L'image positionnée à gauche du premier titre pour un auteur, est la photo de cet écrivain. Celles positionnées à droite dans les titres qui suivent sont des images d'illustration. Placez le curseur de votre souris sur la photo pour afficher la légende.


Les symboles

La lettre H barrée double (Ħ) :
Cliquez dessus pour afficher, dans une nouvelle fenêtre ou un nouvel onglet :
  • une page apportant des précisions sur le mot ou le sigle qui précède ce symbole
  ou alors
  • une carte géographique situant le lieu mentionné avant ce symbole.
 

La lettre grecque Omega (Ω) :
Cliquez dessus pour accéder au site internet de l'auteur.
 

Les symboles de couleur orange : Δ, Θ, et
Cela indique des remarques placées à la fin du paragraphe, pour chaque titre concerné.


Traduction

La traduction du titre original pour les ouvrages non publiés en langue française, a été réalisée à l'aide d'un moteur de recherches, sauf mention précisant le nom de la traductrice ou du traducteur. Merci pour votre indulgence… et vos suggestions.


 Origine du document 

Édition revue, corrigée et mise à jour à partir du document initial : Le Polar Scandinave (Revue Alibis N° 15).

Édition complétée avec certains commentaires provenant du chapitre : Articles et entrevuesCes détectives qui venaient du froid ou La Filière scandinave (Revue Alibis N° 15).

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✼  ✼  TITRES RÉCENTS OU FUTURS  ✼  ✼
Sélectionnez une catégorie :
   

LES VINGT DERNIERS TITRES, DÉJÀ PARUS OU À PARAÎTRE

 Sauf rééditions, classement par ordre chronologique inverse des dates de parution 

 Sous réserve de changements (titre et/ou date de parution) de la part des éditeurs 

Camilla LÄCKBERG Sans passer par la case départ (Titres n'appartenant à aucune série) Voir ce titre.

Lars KEPLER L'Homme du miroir (Série Joona Linna) Voir ce titre.

Anne Mette HANCOCK Trompe-l'œil (Série Heloise Kaldan & Erik Schäfer) Voir ce titre.

Arttu TUOMINEN Le Serment (Série DELTA) Voir le paragraphe de la série.

Antti TUOMAINEN Au fin fond de la petite Sibérie Voir ce titre.

Jo NESBØ Leur domaine (Titres n'appartenant à aucune série) Voir ce titre.

Susanne JANSSON Eaux sombres (Diptyque Maya Linde) Voir ce titre.

Viveca STEN Sous protection (Série Thomas Andreasson & Nora Linde) Voir ce titre.

Eva Björg ÆGISDÓTTIR Elma (Série Elma & Sævar) Voir le paragraphe de l'auteure.

Ruth LILLEGRAVEN Tout est à moi (Trilogie Clara Lofthus) Voir le paragraphe de l'auteure.

Emelie SCHEPP L'Appel de la sirène (Série Jana Berzelius) Voir ce titre.

Heine BAKKEID Rendez-vous au paradis (Série Thorkild Aske) Voir ce titre.

Jørn Lier HORST Le Code de Katharina (Série William Wisting) Voir ce titre.

Niklas NATT OCH DAG 1794 (Trilogie Bellman noir) Voir ce titre.

Michael HJORTH & Hans ROSENFELDT Justice divine (Série Sebastian Bergman) Voir ce titre.

Max SEECK Chasseurs de sorcières (Série Jessica Niemi) Voir le paragraphe de l'auteur.

Tove ALSTERDAL La Maison sans miroirs Voir ce titre.

Gunnar STAALESEN Grande sœur (Série Varg Veum) Voir ce titre.

Olivier TRUC Les Chiens de Pasvik (Quadrilogie La police des rennes) Voir le paragraphe de l'auteur.

Mads Peder NORDBO Angoisse glaciale (Série Matthew Cave) Voir ce titre.    

DROITS DE TRADUCTION POUR LA LANGUE FRANÇAISE

 Dans l'ordre alphabétique des auteurs, puis dans l'ordre de parution en V.O. 

 Traduction littérale du titre en V.O. 

Stefan AHNHEM Raison inconnue (Série Fabian Risk) Voir ce titre.

Stefan AHNHEM De Multiples façons de mourir (Série Fabian Risk) Voir ce titre.

Stefan AHNHEM Le Dernier clou (Série Fabian Risk) Voir ce titre.

Heine BAKKEID Nous ne nous réveillerons pas (Série Thorkild Aske) Voir ce titre.

Christoffer CARLSSON Les Points de repère (Diptyque Vidar Jörgensson) Voir ce titre.

Christoffer CARLSSON Brûle-moi un soleil (Diptyque Vidar Jörgensson) Voir ce titre.

Mattias T. EDVARDSSON Bons voisins Voir ce titre.

Katrine ENGBERG Les Ailes de verre (Série Jeppe Kørner & Anette Werner) Voir ce titre.

Katrine ENGBERG Ciblé par erreur (Série Jeppe Kørner & Anette Werner) Voir ce titre.

Randi FUGLEHAUG Paralysie (Série Agnes Tveit) Voir le paragraphe de la série.

Camilla GREBE Tout le monde ment (Série Les filles et l'obscurité) Voir ce titre.

Maria GRUND Péché mortel (Série Sanna Berling) Voir le paragraphe de l'auteure.

Ingebjørg Berg HOLM L'ours enragé Voir le paragraphe de l'auteure.

Martin HOLMÉN Metropol – Volume 3 Voir ce titre.

Jørn Lier HORST Le Mystère de la salamandre (Polar jeunesse) Voir ce titre.

Jørn Lier HORST La Pièce de la maison la plus intime (Série William Wisting) Voir ce titre.

Jørn Lier HORST Le Mal à l'état pur (Série William Wisting) Voir ce titre.

Jørn Lier HORST Affaire 1569 (Série William Wisting) Voir ce titre.

Stina JACKSON La Route d'argent Voir le paragraphe de l'auteure.

Ingar JOHNSRUD La croix (Trilogie Fredrik Beier) Voir ce titre.

Lars KEPLER L'Hypnotiseur – Édition noire (Série Joona Linna) Voir ce titre.

Camilla LÄCKBERG & Henrik FEXEUS Caisse d'illusionniste (Trilogie Mina Dabiri & Vincent Walder) Voir ce titre.

Jenny LUND MADSEN Trente jours d'obscurité Voir le paragraphe de l'auteure.

Liza MARKLUND Une Place au soleil (Série Annika Bengtzon) Voir ce titre.

Liza MARKLUND Tu es vieux, tu es libre (Série Annika Bengtzon) Voir ce titre.

Liza MARKLUND Rue heureuse (Série Annika Bengtzon) Voir ce titre.

Mads Peder NORDBO La Femme au masque mortuaire (Série Matthew Cave) Voir ce titre.

Gert NYGÅRDSHAUG Chimère (Pentalogie de Mino) Voir ce titre.

Leif Gustav Willy PERSSON Le Détective mourant (Série Lars Martin Johansson) Voir ce titre.

Jo NESBØ L'Expert en jalousie et autres histoires (Titres n'appartenant à aucune série) Voir ce titre.

Agnes RAVATN Le Tribunal des oiseaux Voir le paragraphe de l'auteure.

Hans ROSENFELDT L'Été des loups (Série La ville d'Haparanda) Voir le paragraphe de de l'auteur.

Anders ROSLUND Joyeux anniversaire [Trois jours] (Série Ewert Grens) Voir ce titre.

Anders ROSLUND Dormez bien [Trois ans] (Série Ewert Grens) Voir ce titre.

Emelie SCHEPP Neuf vies (Série Jana Berzelius) Voir ce titre.

Max SEECK Internet maléfique (Série Jessica Niemi) Voir ce titre.

Lilja SIGURÐARDÓTTIR Soleil glacial (Trilogie Áróra & Daníel) Voir ce titre.

Yrsa SIGURÐARDÓTTIR Cendres (Série Þóra Guðmundsdóttir) Voir ce titre.

Yrsa SIGURÐARDÓTTIR L'Abysse (Série Huldar & Freyja) Voir ce titre.

Yrsa SIGURÐARDÓTTIR La Poupée (Série Huldar & Freyja) Voir ce titre.

Yrsa SIGURÐARDÓTTIR Le Silence (Série Huldar & Freyja) Voir ce titre.

Gunnar STAALESEN Les Chiens sont lâchés (Série Varg Veum) Voir ce titre.

Viveca STEN Le Faiseur de sacrifices (Série Les meurtres dans la ville d'Åre) Voir ce titre.

Bo SVERNSTRÖM Jeux d'enfant (Série Carl Edson) Voir ce titre.

Antti TUOMAINEN Coefficient de lièvre Voir ce titre.

Arttu TUOMINEN Péril (Série DELTA) Voir ce titre.

Silje Osnes ULSTEIN Mémoires d'un reptile Voir le paragraphe de l'auteure.

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✼  ✼ ŒUVRES INTÉGRALES ✼  ✼
Sélectionnez un auteur :

 

ADELON, Sven (Norvège, 1894 – ?)

 Pseudonyme de Thomas CHRISTENSEN 

Le Fuyard du Kremlin, Paris, Éditions des Portiques, 1931, 250 pages. Édition originale : Flukten fra Kreml, 1930.  

ADLER-OLSEN, Jussi (Danemark, 1950 – ) Ω

Sélectionnez une série :
   

Série Carl Mørck, les enquêtes du département V

Pour le personnage de Carl Mørck, voir l'article de Christine Fortier : Conversation avec Jussi Adler-Olsen.
En VO : « Département Q » ; la seule lettre non utilisée dans l'administration. Voir le quotidien Le Temps.

Miséricorde, Paris, Albin Michel, 2011, 489 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 32817 : Policier/Thriller), 2013, 528 pages. Édition originale : Kvinden i buret : Krimithriller, 2007. [Par une splendide journée d'hiver, la jeune, belle et célibataire Merete Lynggaard disparaît. Elle est vice-présidente du parti démocrate, porte-parole pour les questions de santé et incarnait l'avenir du Danemark. Les médias envisagent toutes les possibilités, meurtre, enlèvement, suicide ou disparition volontaire. La police déploie immédiatement de grands moyens pour la retrouver, mais comme il n'y a aucun résultat, l'affaire est classée.

Cinq ans plus tard le département V découvre une nouvelle piste et rouvre le dossier. Dans le même temps, la brigade criminelle enquête sur le meurtre d'un cycliste qui s'est déroulé dans le Valbyparken Ħ de Copenhague.]

Profanation : La deuxième enquête du département V, Paris, Albin Michel, 2012, 533 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 33199 : Policier/Thriller), 2014, 571 pages. Édition originale : Fasandræberne : Krimithriller, 2008. [En 1987, un frère et une sœur ont été assassinés dans une villa, et les enquêteurs soupçonnaient très fortement un groupe de jeunes élèves d'un pensionnat. Tous les suspects étaient issus de familles parmi les plus riches du Danemark, mais la police a manqué de preuves pour les accuser formellement, et l'affaire a dû être classée.

Dix ans plus tard, l'un des membres du groupe avoue être l'auteur de l'homicide, mais il reste des zones d'ombre et pour des raisons inconnues l'affaire est transmise à Carl Mørck. Au départ, ce dernier pense que le fait que le dossier soit arrivé sur son bureau est une erreur.]

Délivrance : La troisième enquête du département V, Paris, Albin Michel, 2013, 668 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 33598 : Policier/Thriller), 2015, 744 pages. Édition originale : Flaskepost fra P : Krimithriller, 2009. [En Écosse, dans la localité de Wick, une bouteille est restée quinze ans sur le rebord d'une fenêtre. La feuille de papier qui est à l'intérieur se termine par une signature commençant par la lettre P, le texte est écrit en danois avec du sang, mais il est difficile à lire.

L'objet arrive au département V, et les enquêteurs déchiffrent sur le document le mot « HJÆLP » (« au secours »). Carl Mørck et son équipe comprennent que c'est le dernier signe de vie de deux jeunes enlevés dans les années 90. Mais qui sont ces victimes ? Pourquoi n'ont-elles jamais été portées disparues ? Les membres du département V sont confrontés à un tueur psychopathe doublé d'un fanatique religieux, et réalisent que le ravisseur est toujours actif.]

Dossier 64 : La quatrième enquête du département V, Paris, Albin Michel, 2014, 608 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 34001 : Policier/Thriller), 2016, 664 pages. Édition originale : Journal 64, 2010. [La tenancière d'une maison de prostitution est assassinée dans le quartier de Vesterbro Ħ, au Nord-Est de Copenhague. Cela incite Rose Knudsen, qui fait partie de l'équipe de Carl Mørck, à regarder de plus près le dossier d'une prostituée et d'autres personnes qui ont disparu dans un laps de temps très court en 1987.

L'enquête va révéler les sévices qui ont été infligés à certaines femmes, de 1955 à 1961 sur l'île de Sprogø Θ, où elles étaient avortées de force et stérilisées à leur insu.]

Θ Faits réels, voir les articles :
Zdnet.fr : Sprogø : l'île de la honte
Le Journal de Montréal : Une histoire qui fait froid dans le dos

L'Effet Papillon : La cinquième enquête du département V, Paris, Albin Michel, 2015, 648 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 34522 : Policier/Thriller), 2017, 729 pages. Édition originale : Marco effekten : Krimithriller, 2012. [Marco, âgé de 15 ans, a passé sa vie dans une bande de gitans dirigée de façon dure et cynique par son oncle Zola. L'adolescent découvre par hasard le cadavre d'un homme, son oncle ne veut pas que le jeune parle et ce dernier doit fuir.

Ce n'est pas une chose facile quand on a toute la pègre de Copenhague sur le dos, et que l'on est recherché par l'équipe du département V.]

Promesse : La sixième enquête du département V, Paris, Albin Michel, 2016, 649 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 34842 : Policier/Thriller), 2018, 768 pages. Édition originale : Den Grænseløse : Krimithriller, 2014. [En 1997 sur l'île de Bornholm Ħ, une jeune fille joyeuse qui a disparu d'un lycée, est retrouvée morte dans un arbre et l'affaire est restée non élucidée.

De nos jours, un enquêteur local téléphone à Carl Mørck au milieu de son habituelle sieste matinale. Peu après, lors de la fête organisée à l'occasion de son départ de la police, le collègue de Carl Mørck se suicide en public. Le département V envoie certains de ses membres à Bornholm où ils sont confrontés à une secte.]

Selfies : La septième enquête du département V, Paris, Albin Michel, 2017, 650 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 35231 : Policier/Thriller), 2019, 768 pages. Édition originale : Selfies : Krimithriller, Copenhague : Politikens Forlag, 7 octobre 2016. [La direction de la police constate que le taux de résolution des affaires dans le département V, est bien inférieur au niveau attendu. Carl Mørck et son équipe doivent impérativement prouver leur efficacité.

Une femme âgée est assassinée dans un jardin. Des jeunes filles rêvent de devenir des vedettes de télé-réalité, mais un chauffard veut les éliminer une par une. Celles-ci encaissent les aides sociales et sont maquillées à outrance, mais ne font aucun effort pour travailler, elles passent leurs journées à faire des égoportraits Θ.

Une troisième affaire vient s'ajouter aux deux autres, l'équipe du département V est confrontée aux sérieux problèmes mentaux d'une des leurs. Rose Knudsen a une nouvelle crise plus profonde que les précédentes, sombre peu à peu dans la schizophrénie et doit être hospitalisée.]

Θ Voir l'article du quotidien La Presse.

Victime 2117 : La huitième enquête du département V, Paris, Albin Michel, 2020, 540 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 36051 : Policier/Thriller), 2021, 617 pages. Édition originale : Offer 2117 : Krimithriller, Copenhague : Politikens Forlag, 14 juin 2019. [Hafez el-Assad, a toujours dit qu'il était d'origine syrienne, mais personne n'a pu le vérifier. Depuis dix ans, il fait partie de l'équipe du département V où son humour et ses histoires de chameaux sont appréciés. Il a démontré ses capacités dans des domaines les plus inattendus, ainsi que de grandes connaissances linguistiques. Mais qui est-il vraiment, comment a-t-il acquit ces compétences, d'où vient-il et quels secrets cache-t-il ?

Une embarcation d'immigrants qui a chaviré au large de Chypre a entraîné des noyades dont celle d'une personne âgée. C'est le deux mille cent dix-septième mort parmi ceux qui tentent de traverser la Méditerranée. Après que la mer ait déposé le corps de cette femme sur la terre ferme, le journaliste espagnol Joan Aigauder arrive sur les lieux. Cherchant à redorer son blason, il publie un article comportant la photo de la victime avec en arrière-plan deux femmes.

Lorsque ce cliché arrive entre les mains d'Assad, cela le plonge dans une dépression, car les trois personnes ont un lien avec son passé familial enfoui. La victime lui a sauvé la vie, ainsi que celle de sa famille, en 2003. Seule Rose peut l'aider à surmonter les démons qui sommeillent en lui, car elle a été récemment dans une situation similaire, dont elle garde encore aujourd'hui les séquelles.

Au centre de l'Europe commence un compte à rebours de treize jours, dirigé par par l'Irakien Ghaalib, l'un des bourreaux les plus brutaux de la prison d'Abou Ghraib à l'époque de Saddam Hussein. Ce tueur sans scrupules veut se venger d'un des hommes de Carl Mørck, plus précisément Hafez el-Assad, et se lance dans une opération terroriste très importante sur le sol européen.

Parallèlement, les membres du département V sont confrontés à deux autres problèmes. En premier, celui de la mort subite leur chef Lars Bjørn, alors qu'il faisait du sport. Ensuite Rose et Gordon doivent empêcher d'agir un adolescent mentalement perturbé par les jeux vidéos, chez qui l'article de Joan Aigauder a déclenché des pulsions meurtrières.

Le jeune Alexander, déséquilibré à cause des jeux vidéos, appelle la police avec des cartes téléphoniques volées pour ne pas être repéré, et menace de décapiter ses parents avec un sabre de samouraï. Dans ses conversations avec département V, il dit qu'il déteste ses parents, sa vie n'a pas de sens. Lorsqu'il aura atteint les 2117 morts virtuels, dans le jeu « Kill Sublime » sur son ordinateur, il passera à l'acte.

L'adolescent dit qu'il continuera ensuite à faire des victimes dans les rues de Copenhague. Carl Mørck doit établir, avec l'aide de Mona sa compagne, le profil psychologique du jeune homme. Concernant le problème du jeune, qui veut se venger d'une éducation froide et gâtée, elle dit : « L'acceptation de soi et l'indifférence sont les fléaux de notre temps ».]

Selon le site internet danois bechsbooks.dk, Jussi Adler-Olsen, pense écrire jusqu'à dix épisodes de la série « Carl Mørck, les enquêtes du département V ».
 

Titres n'appartenant à aucune série

L'Unité alphabet, Paris, Albin Michel, (Thriller/Polar), 2018, 640 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 35622 : Policier/Thriller), 2020, 672 pages. Édition originale : Alfabethuset, 1997. [En 1944, un avion de reconnaissance photographique des Alliés est abattu au-dessus de Dresde. Les deux pilotes qui ont sauté en parachute, James Teasdale et Bryan Young, savent qu'ils seront exécutés comme espions s'ils se font prendre.

Dans un train qui rapatrie du front russe des officiers Waffen-SS souffrants de problèmes physiques ou mentaux, les Britanniques prennent l'identité et les vêtements de deux Allemands morts et poussent les corps de ces derniers hors du train.

Ayant trop bien simulé la folie, les deux aviateurs se retrouvent dans un hôpital psychiatrique militaire nommé Alfabethuset. Dans cet établissement ils somnolent souvent en raison des médicaments et des électrochocs qu'on leur administre. Ils doivent également se méfier d'autres patients, qui simulent eux-aussi la démence.

En 1972, Bryan, le seul qui ait réussi à s'évader car il parle allemand, revient en Allemagne lors des Jeux Olympiques de Munich, pour connaître le sort qui a été réservé à James.]

Titres non traduits

« Washington Dekretet » (Le Décret de Washington), Copenhague : Politikens Forlag, 2010. [Aux États-Unis le candidat démocrate vient de remporter une victoire historique aux élections présidentielles. Bruce Jansen célèbre l'évènement avec ses partisans dans l'hôtel de luxe Splendor, en Virginie. Dorothy Rogers, que tout le monde appelle Doggie, fait partie des invités, son travail acharné a porté ses fruits. Dans la salle de réception, un employé de l'hôtel sort son arme et tire sur l'épouse du nouveau président, qui est enceinte, et la blesse mortellement. Le propriétaire de l'hôtel, le millionnaire Bud Curtis, est accusé d'être l'instigateur du meurtre, et il est emprisonné en un rien de temps.

Après avoir obtenu son diplôme en droit, Doggie Rogers a rejoint l'équipe de campagne du nouveau président, et elle travaille maintenant dans un poste subalterne à la Maison Blanche. Elle porte le nom de sa mère, et elle est sous le choc après l'homicide. Pour tenter d'innocenter Bud Curtis, qui est son père, elle contacte en Virginie le shérif T. Perkins. Avec l'aide d'amis, la jeune femme va tenter de découvrir la vérité, car le sort de son père qui est dans le couloir de la mort, repose désormais sur ses épaules.

Alors qu'il n'était que gouverneur de Virginie il y a seize ans, la première épouse de Jansen avait elle aussi été assassinée, lors d'un voyage en Chine. Au moment de prêter serment en tant que président, c'est déjà un homme amer, on ne sait pas dans quelle mesure il a géré ce traumatisme, et il décide de mettre fin à la violence armée. Arrivé en fonction, il promulgue tout un ensemble de lois extrêmement strictes, connues sous le nom de décret de Washington. Les armes sont interdites, les frontières sont fermées, la liberté de la presse et autres droits sont limités au profit d'une surveillance totale.]

« Sprækken : kriminoveller » (La Fissure), Copenhague : Politikens Forlag, 2015. [Un couple de personnes âgées est assassiné dans une petite ville allemande, située à cinquante kilomètres de Dortmund. L'enquêteur Bernd Schmidt est chargé de l'affaire et constate que les victimes ont eu la gorge tranchée. Les corps ont été poussés par la fenêtre depuis l'étage et ont atterri sur une camionnette garée devant la maison. Dans le logement des vieilles personnes, on ne retrouve aucune trace de lutte, tout est intact. Derrière ces assassinats se cache une histoire dont les racines remontent à la Seconde Guerre mondiale. À cette époque le soldat Uwe Puppels a déserté l'armée allemande et s'est caché dans le grenier de sa petite amie.] Nouvelle parue dans le cadre du « Krimimessen » en 2015.

 

Titre publié avec ceux d'autres auteurs

Titre non traduit

« Små diskrete drab : kriminoveller » (Petits meurtres discrets), nouvelle faisant partie de l'ouvrage « Liv for liv : krimi- og spændingshistorier » (La Vie pour la vie : Des histoires de crime et de suspense), Copenhague : Politikens Forlag, 2011. Θ [Lars Hvilling Larsen mène une vie ordinaire jusqu'au jour où sa femme lui dit qu'il est devenu terne, ennuyeux, et qu'elle ne peut plus le supporter. Puis elle le quitte en emportant tous leurs biens communs, et se trouve un nouveau mari. Alors qu'il est en train de se faire coiffer, l'homme abandonné entend deux clientes qui discutent, et qui visiblement appartiennent à la haute société. Ces deux femmes disent qu'elles donneraient une belle somme d'argent pour se débarrasser de leurs vieux maris, et refaire leur vie avec leurs jeunes amants.

Lars est dans une situation financière difficile, son compte bancaire est quasiment vide. Il décide de changer radicalement le sens de sa vie et de devenir tueur à gages, mais le sang ne doit pas couler. L'idée est infaillible, elle fonctionne très bien et la demande est élevée. « Michel », comme il se fait appeler maintenant, gagne beaucoup d'argent. Mais il se passe alors quelque chose qui bouleverse totalement sa nouvelle et double vie.]

Θ Les six autres auteurs sont : Anna Grue (Voir ce nom), Christian Mørk (Voir ce nom), Elsebeth Egholm (Voir ce nom), Jeanette Øbro, Jens Henrik Jensen, Ole Tornbjerg.
   

ADOLFSSON, Maria (Suède, 1958 – )

Série Les îles Doggerland – L'enquêtrice Karen Eiken-Hornby

Faux pas : Doggerland, Paris, Denoël, (Sueurs Froides) 2019, 400 pages. Réédition : Paris, J'ai Lu (N° 13185 : Policier), 2021, 384 pages. Édition originale : Felsteg, Stockholm : Wahlström & Widstrand, 22 mars 2018. [Nous sommes le lendemain matin d'Oistra, la grande fête annuellle des huîtres qui s'est déroulée sur Heimö. C'est la principale des îles Doggerland, une région (fictive) de la Mer du Nord située entre le Danemark, la Norvège et le Royaume-Uni.

Avec les deux autres îles, Noorö et Frisel, elles constituent le reste des terres qui, il y a des milliers d'années pendant la période glaciaire, unissaient les îles britanniques au continent européen. Les habitants de ces îles ont des ancêtres venus des pays scandinaves, des îles britanniques, des Pays-Bas et leur police ne dépend pas d'un autre pays.

Karen Eiken-Hornby, se réveille dans une chambre d'hôtel en compagnie du mauvais homme, son patron qui est en train de ronfler dans le même lit. Elle a aussi une gueule de bois monumentale, due à une forte consommation d'alcool pour essayer d'oublier son passé et ses idées de culpabilité. Elle réussit néanmoins à rentrer chez elle, dans le petit village de Langevik, au prix d'un effort important.

Le même matin dans une autre partie de l'île, une femme est retrouvée assassinée sur le sol de sa cuisine. La nouvelle frappe durement la petite communauté de l'île, très unie. L'enquêtrice Karen Eiken-Hornby, qui approche d'une cinquantaine d'années, est chargée de cette affaire. La tâche n'est pas facilitée par le fait que son arrogant patron avait été marié à la victime. Ce dernier faisant – officiellement – partie des suspects du meurtre, comment Karen peut-elle gérer la situation sans dire à tout le service de police qu'il a un alibi solide ?

Cet homicide prend peut-être ses racines dans la remarquable communauté idéaliste fondée dans les années soixante-dix, ou alors avec un appel téléphonique le printemps dernier. Peut-être y a-t-il une part de vérité dans les commérages, au pub Haren, des habitants du village. En même temps, une amitié grandit entre Karen et Sigrid, la fille de la victime. La policière veut à tout prix connaître la vérité et arrêter le meurtrier, ses supérieurs ne veulent pas entendre parler de faits désagréables, l'enquêtrice devra donc adopter une position d'équilibriste.]

Titres non traduits

« Stormvarning » Θ (Avis de tempête), Stockholm : Wahlström & Widstrand, 28 janvier 2019. [Dans la dernière décade de décembre, une femme âgée trouve son frère mort dans une carrière désaffectée de Noorö. C'est l'île la plus septentrionale du Doggerland, et la mort ne semble pas être due à un accident.

Karen Eiken-Hornby est en congé de maladie à cause de blessures reçues lors de sa précédente enquête. Mais les effectifs de police sont réduits à cause d'une épidémie de grippe. Elle prend alors la direction de l'enquête, soulagée de pouvoir éviter de passer les festivités de Noël seule chez elle. La veille du nouvel an, une autre personne est assassinée, la belle-fille de la première victime, et un lien existe avec Groth, la distillerie locale de whisky.

L'enquêtrice revient avec émotion sur les terres arides de son enfance, alors que la neige et le froid règnent. Elle s'inquiète de savoir si l'un de ses proches, un cousin très engagé au sein d'un gang nommé Odin Predators, est impliqué dans cette affaire. Cela devient un compromis difficile entre sa vie privée et son rôle dans la police.]

Θ Selon Bonnier Rights-Suède, les droits de traduction ont été vendus aux éditions Denoël.

 

« Mellan djävulen och havet » (Entre le diable et la mer), Stockholm : Wahlström & Widstrand, 20 janvier 2020. [Luna, une artiste mondialement connue dans le secteur de la musique, est arrivée dans le plus grand secret aux îles Doggerland. Sur les terres où elle est née et a grandi, pour son retour dans le monde musical elle vient enregistrer un disque, dix ans après son dernier album. Incroyablement belle, elle enchante tout le monde lors de la fête qui suit la fin des prises de son.

Mais le lendemain matin, alors qu'il lui restait encore quelques petites retouches à faire, elle ne se présente pas au studio. Dans la maison où elle logeait, on retrouve des traces de lutte, et la chanteuse a mystérieusement disparu. Les autorités imposent le silence sur cet événement, pour ne pas provoquer l'indignation des médias.

Au cours d'un printemps inhabituellement chaud, l'enquêtrice Karen Eiken-Hornby est chargée de l'affaire d'une femme qui a été sexuellement agressée peu avant l'aube, alors qu'elle courait pour faire du sport. Le mode opératoire, des menaces avec un tesson de bouteille, est le même que pour trois autres cas de femmes violées auparavant. La policière est confrontée à des choix qui font la différence entre la vie et la mort, pour elle-même comme pour les autres.]

« Spring eller dö » (Courez ou mourez), Stockholm : Wahlström & Widstrand, 26 mars 2021. [Le port est bondé lorsque le premier festival de la fierté démarre. Mais soudain, l'ambiance de fête se transforme en horreur, quelqu'un tire sur la foule. Lorsque la police arrive, l'auteur des coups de feu est déjà mort. Karen Eiken Hornby est enceinte, et elle veut découvrir quelles étaient les motivations du tueur.]

 

ÆGISDÓTTIR, Eva Björg (Islande, 1988 – )

Série L'enquêtrice Elma & son adjoint Sævar

Elma, Paris, Éditions de La Martinière, (Département Textes), 2021, 496 pages, traduit de l'anglais : The creak on the stairs, Édition originale : Marrið í stiganum, Reykjavík : Bjartur og Veröld, 24 avril 2018. [L'enquêtrice Elma a travaillé pendant des années au département des affaires criminelles à Reykjavík. Aujourd'hui plus rien ne la retient, elle vient de rompre douloureusement une relation sentimentale qui durait depuis neuf ans. Elle revient dans sa ville natale d'Akranes Ħ, au pied du mont Akrafjall, à environ une demi-heure de route de son ancienne affectation. C’est une ville de tous les jours, qui commence à devenir une banlieue de la principale agglomération du pays.

Elma retrouve sa famille, sa mère, son père et sa sœur aînée, et constate que la vie dans cette localité de sept mille habitants Θ, est bien monotone par rapport à celle de la capitale. La nuit, on peut voir les lumières de Reykjavík de l'autre côté de la baie de Faxaflói. Tout recommencer n'est pas facile, surtout pas dans une ville où tout le monde se connaît. Elle pense s'occuper de tâches routinières, ce ne sera pas aussi intéressant que de travailler pour la police de Reykjavík, mais c'est ce dont elle a besoin.

La tranquillité des lieux va vite être interrompue lors d'une froide nuit d'hiver avec un vent glacial. Deux adolescents découvrent dans la mer au pied du phare, du corps d'une jeune femme âgée de trente à quarante ans. Elle a été assassinée et l'affaire est confiée à Elma, son collègue Sævar et leur chef Hörður. Les enquêteurs cherchent à connaître l’identité de la victime et pensent que ce doit être quelqu'un d'extérieur à la ville. Dans une communauté aussi réduite, on remarquerait vite si quelqu'un avait disparu.

Elma et son équipier apprennent que la défunte se nomme Elísabet Hölludóttir, et qu’elle est la mère de deux enfants. Elle n'est pas étrangère à la région, lorsqu'elle était enfant dans les années 1990 elle habitait la ville mais avec sa mère, elles ont ensuite déménagé. Les enquêteurs font part à Eirík, le mari d’Elísabet, du décès de son épouse, et cherchent à savoir si ce dernier a une responsabilité dans le meurtre. Hörður, le responsable de l’enquête, aimerait bien que le coupable ne soit pas un habitant de la ville.

Les policiers font une série de découvertes, une multitude de crimes longtemps enfouis dans le passé d'Elísabet. Dans une atmosphère claustrophobe, les fantômes d'abus sexuels contre des enfants ressurgissent et continuent de résonner de nos jours. Elma doit faire face aux événements de sa propre vie, car elle a quelques mauvais souvenirs et sa sœur est de la vieille école. Mais aussi elle doit éviter des menaces de plus en plus sérieuses et trouver le coupable avant qu'il ne soit trop tard.]

Θ Ville natale de l'auteure : www.akranes.is.  

Titres non traduits

« Stelpur sem ljúga » Θ (Les Filles qui mentent), Reykjavík : Bjartur og Veröld, 10 octobre 2019. [Une mère célibataire disparaît de chez elle mais laisse sur la table de la cuisine une lettre, destinée à sa fille de quinze ans. Sept mois plus tard, un corps est retrouvé sur le champ de lave de Grábrókarhraun Ħ. Le corps est celui d'une jeune mère nommée Maríanna, qui a disparu six mois plus tôt. L'enquêtrice Elma est chargée de l'affaire. Parallèlement on apprend l'histoire d'une autre mère qui, quinze ans auparavant, était à la maternité et en avait assez du bébé couché à côté d'elle.]

Θ Selon Books from Iceland (année 2020), les droits de traduction ont été vendus aux éditions de La Martinière.

« Næturskuggar » (Ombres nocturnes), Reykjavík : Bjartur og Veröld, 2 novembre 2020. La police est appelée en pleine nuit lorsqu'un incendie se déclare dans une maison d'un quartier calme et résidentiel d'Akranes. Un jeune homme, le fils du propriétaire, meurt et il ne faut pas longtemps avant que l'on découvre qu'il s'agit d'un acte criminel.

Rien ne semble indiquer, à première vue, que quelqu'un en voulait à la victime. La nuit, il y a des ombres étranges dans cette ville pourtant paisible. Elma et Sævar doivent se plonger dans le passé du jeune étudiant à l'université, pour savoir si quelqu'un avait une raison de le tuer.]


 

Prix littéraires décernés

Pour son ouvrage « Marrið í stiganum », Eva Björg Ægisdóttir a reçu le 25 avril 2018, l'édition inaugurale du prix Svartfuglinn (le prix de L'oiseau noir). C'est le prix récompensant le meilleur polar d'un débutant, créé par Yrsa Sigurðardóttir et Ragnar Jónasson avec leur argent personnel, et qui est destiné à encourager les jeunes auteurs à écrire en islandais.

Vingt-trois manuscrits étaient en compétition, et la lauréate a reçu 500 000 couronnes islandaises, apportés conjointement par les deux fondateurs du prix, ainsi qu'un contrat avec les éditions Bjartur og Veröld. Le jury était composé d'Yrsa Sigurðardóttir, Ragnar Jónasson et Bjarni Þorsteinsson, directeur de publication des éditions Veröld.


Toujours pour le même titre, le 22 mai 2020 elle a remporté l'une des catégories de l'Íslensku hljóðbókaverðlaunin (le prix islandais du livre Storytel), décerné par des auditeurs et des producteurs de livres audio.
Prix de L'oiseau noir Prix Storytel

De gauche à droite sur la photo de la remise du prix :
Eliza Reid, Ragnar Jónasson, Eva Björg Ægisdóttir et Yrsa Sigurðardóttir.

La romancière se dit honorée d'avoir reçu ce prix, et a publié un message sur les réseaux sociaux.

   

AHNHEM, Stefan (Suède ↣ Danemark, 1966 – )

Série Fabian Risk, en poste à Helsingborg

Hors cadre, Paris, Albin Michel, (Thriller/Polar), 2016, 571 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 34891 : Policier/Thriller), 2018, 672 pages. Édition originale : Offer utan ansikte, 25 juin 2014. [Fabian Risk quitte Stockholm et regagne sa ville natale d'Helsingborg Ħ avec son épouse Sonja, leur fils adolescent Theodor et leur fille Matilda. Il travaille toujours à Stockholm, mais il a six semaines de vacances, il peut enfin passer plus de temps avec sa famille.

Un professeur de menuiserie a été retrouvé assassiné dans un lycée et une photo de l'année scolaire 1982, avec deux des visages barrés, a été déposée sur son corps. Pour arrêter l'engrenage infernal et éviter d'être la prochaine cible, Fabian Risk doit plonger dans son passé, car toutes les personnes visées étaient des camarades de classe.]

La Neuvième tombe, Paris, Albin Michel, (Thriller/Polar), 2019, 625 pages. Édition originale : Den nionde graven, 25 mai 2015. [Au milieu de l'hiver, la neige et le froid règnent à Stockholm et à Copenhague. Un après-midi juste avant Noël, après un débat houleux, le ministre de la justice quitte discrètement le Riksdag afin d'éviter la presse. Il apparaît sur les caméras de surveillance lorsqu'il sort, mais il disparaît avant d'arriver à sa voiture, où son chauffeur l'attendait.

Fabian Risk et sa collègue Malin Rehnberg, qui est enceinte, enquêtent discrètement, car officiellement c'est la SÄPO Ħ qui est en charge de l'affaire. Des gens puissants, dans les recoins les plus sombres du pouvoir, ne veulent pas que la vérité apparaisse. L'enquêteur et son adjointe découvrent que d'autres disparitions ont eu lieu, et que les chances de retrouver le ministre en vie sont bien minces.

Au même moment, à Copenhague, l'épouse d'une célébrité de la télévision est violée et assassinée à son domicile, son corps et celui de son mari ont été découpés en morceaux. Dunja Hougaard et ses collègues de la police de Copenhague semblent rechercher la même personne que leurs homologues suédois. Elle devra donc traverser le détroit de l'Öresund pour continuer son enquête en Suède.]

Moins 18°, Paris, Albin Michel, (Thriller/Polar), 2020, 576 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche : Policier/Thriller), 2021. Édition originale : Arton grader minus, Stockholm : Bokförlaget Forum, 12 octobre 2016. [Dans le service de Fabian Risk, l'activité de ces derniers temps a été assez calme, ce qui lui a permis de se consacrer à ses problèmes familiaux. Son épouse Sonja et lui-même s'approchent de plus en plus du divorce. Leur fils Theodor préfère s'éloigner de ses parents en fréquentant Alexandra, une fille se son âge. Leur fille Matilda se rapproche des centres d'intérêt de son amie Esmaralda, en s'intéressant à l'occultisme.

Astrid Tuvesson, la supérieure hiérarchique de Fabian Risk, a un sérieux problème avec l'alcool qui a commencé après son divorce. Elle se rend à son travail quand elle constate qu'une voiture de sport commet une infraction. Elle se lance alors à la poursuite du véhicule dans les rues d'Helsingborg. La voiture du fuyard finit par traverser le quai puis chuter dans le port, et tout indique un accident. Le conducteur de la BMW est Peter Brise, un chef d'entreprise qui a fait fortune dans le domaine des jeux vidéos.

Cette affaire arrive à point nommé car le policier et ses collègues, même s'ils ne le disent pas à haute voix, commençaient à s'ennuyer. Leur première idée au sujet de cette affaire est qu'il s'agit d'un suicide, jeune et riche Peter Brise ne savait tout simplement pas comment demander de l'aide. Mais après l'autopsie il s'avère que la victime est déjà morte depuis deux mois. Son corps a été congelé depuis son décès à une température de dix-huit degrés Celsius en-dessous de zéro. La question se pose de savoir qui était le réel conducteur du véhicule qui est tombé dans les eaux froides de la mer Baltique.

L'enquêteur est au domicile du défunt, lorsqu'un agent immobilier affirme qu'il a rencontré Peter Brise deux jours auparavant. Puis une série d'autres meurtres étranges arrive, et les victimes sont toujours des personnes fortunées. Les recherches de la police s'orientent vers des usurpations d'identité sophistiquées. Les biens des victimes sont vendus, l'argent est déposé à l'étranger puis blanchi avant d'être renvoyé en Suède.

De l'autre coté du détroit de l'Öresund Ħ, à Helsingør, une femme sans-abri est décédée après avoir été rouée de coups. Dunja Hougaard a été sanctionnée et en raison de l'hostilité de son ancien patron, Kim Sleizner, elle a eu beaucoup de mal à retrouver une affectation. Elle est de retour dans la police en uniforme.

Mais seule et à titre personnel elle entreprend des recherches, et les indices la mènent vers la ville suédoise d'Helsingborg. Des adolescents désœuvrés agressent, parfois jusqu'à la mort, les plus défavorisés, puis téléchargent sur Internet les vidéos qu'ils ont réalisées. Son travail n'est pas facilité par certains de ses supérieurs qui font tout pour torpiller son enquête, puis elle persuade son compagnon Magnus de l'aider pour arrêter les tueurs.]  

Titres non traduits

« Motiv X » (Raison inconnue), Stockholm : Bokförlaget Forum, 19 septembre 2018. [Fabian Risk a impliqué sa fille dans sa précédente enquête, et il le regrette amèrement. Matilda a été blessée par balle et elle a repris connaissance après être restée quatre semaines dans le coma à l'hôpital d'Helsingborg. C'est auprès d'elle qu'il aimerait rester, néanmoins l'enquêteur doit continuer son travail.

Moonif, un jeune réfugié syrien de onze ans a été assassiné dans une grande machine à laver, ainsi que d'autres personnes, au premier abord de façon aléatoire. Irene Lilja, Sverker « Klippan » Holm et les autres de la police d'Helsingborg se retrouvent bientôt avec beaucoup de travail pour suivre les nombreuses pistes, et ils sont sous pression à cause du manque de temps.

Astrid Tuvesson, la cheffe de la police judiciaire, doit abandonner son programme médical contre l'alcoolisme, alors qu'il venait tout juste de commencer, pour elle aussi se consacrer à l'enquête. Le mode opératoire différant pour chaque victime, cette série de meurtres est-elle imputable à un seul individu ou à plusieurs ?

Pendant ce temps, Fabian est aux prises avec les informations laissées par son collègue décédé Hugo Elvin. Secrètement, il a commencé sa propre enquête, et cela pourrait bien changer l'équipe d'enquête jusque là très soudée.]

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Albin Michel.

 

« X sätt att dö » (De Multiples façons de mourir), Stockholm : Bokförlaget Forum, 4 octobre 2019. [En début d'une soirée d'été, un canot pneumatique s'éloigne du quai dans le port de Råå Ħ. À bord de l'embarcation, il y a un homme avec une épée attachée dans le dos. Sa mission a été dictée par les dés : un homme doit mourir.

Fabian Risk commence à croire que dans les deux dernières enquêtes qu'il a récemment résolues, des innocents ont été arrêtés. Pour lui, quelque chose ne colle pas dans la relation entre l'agresseur et le meurtre, et l'enquêteur voit un schéma dans lequel ces affaires semblent être liées.]

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Albin Michel.

 

« Den sista spiken » (Le Dernier clou), Stockholm : Bokförlaget Forum, 17 mai 2021. [Dunja est entrée dans la clandestinité pour ouvrir une enquête de sa propre initiative contre son ancien patron Kim Sleizner. Celui-ci est littéralement passé sur des cadavres pour atteindre le sommet de la hiérarchie. Depuis des mois, elle et son équipe recueillent des informations. Un homme de haut rang des services de renseignement danois, est retrouvé mort avec une inconnue dans une voiture au fond d'un lac à proximité de Copenhague. Maintenant il est temps que le piège se referme, la seule question est juste de savoir sur qui.] Volet n° 6 et dernier titre de la série en version originale.

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Albin Michel.

 

ALDÉN, Rebecka (Suède, 1972 – ) Ω

 Nom complet : Rebecka EDGREN ALDÉN 

Le Dernier péché : Roman, Paris, Denoël, (Sueurs froides), 2017, 384 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 5322 : Domaine policier), 2018, 402 pages. Édition originale : Den åttonde dödssynden, 2015. [Nora Lindqvist, auteure et conférencière de renom, a fait il y a dix ans une chute dans un escalier. Cela aurait pu lui coûter la vie, mais elle n'en garde que des souvenirs flous. C'est une femme superficielle, qui vit dans une belle maison d'un quartier résidentiel de Stockholm, et qui se voit comme la reine de sa rue.

Un jour elle constate qu'une Norvégienne célibataire nommée Klara vient d'emménager dans la maison d'en face. Cette dernière devient populaire chez les autres riverains, et son chien Simba l'est aussi chez les enfants. Nora soupçonne Frank, son mari, d'avoir plus que de la sympathie pour sa voisine. Lentement mais sûrement, les souvenirs de l'accident reviennent chez Nora, mais pourquoi maintenant ? Et si sa chute dans un escalier n'était pas un accident ?]

Titres non traduits

« Och blomstren dö » (Et les fleurs meurent), Stockholm : Norstedts, 27 juillet 2017. [Gloria, trente-six ans, part avec son nouveau compagnon, Adam, dans la belle maison de ce dernier à Ekudden, dans l'archipel de Stockholm. Adam a toujours passé ses vacances dans cette île. Gloria n'y a séjourné que quelques étés, au début de son adolescence, dans une maison louée par sa mère et d'autres femmes d'un collectif.

Elle ne se sent pas vraiment la bienvenue, dès le premier soir elle a une altercation avec le frère aîné d'Adam, Karl et la femme de ce dernier, Maria. Quelque chose d'étrange flotte dans l'atmosphère des lieux, elle commence à se demander si elle a bien fait de venir.

Ses doutes augmentent avec le temps qui passe, et au cours de ses promenades, elle a le sentiment d'être épiée. Qu'est-ce que sa mère a voulu cacher pendant des années ? Que s'est-il réellement passé lors de son dernier séjour d'adolescente, quand Jimmy, seize ans, est mort dans un accident de cyclomoteur ?

Un jour, en promenant son chien, Gloria décide de jeter un coup d'œil dans la maison de ses anciennes vacances. L'habitation est abandonnée depuis vingt ans, mais elle y découvre le corps d'une femme, et le passé remonte à la surface.]

« Deadline » (Date limite), Stockholm : Norstedts, 2 septembre 2020. [Quand Anna obtient un poste de rêve au magazine Suzanna, elle entre dans un monde qu'auparavant elle n'avait vu que de loin. La rédactrice en chef, Diana Gray, est une ancienne diva de feuilleton de télé-réalité et maintenant une influenceuse populaire. La nouvelle patronne d'Anna cache évidemment quelque chose, que veut-elle garder secret à tout prix ?]  

ALSTERDAL, Tove (Suède, 1960 – ) Ω

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Titres n'appartenant à aucune série

Femmes sur la plage, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2012, 332 pages. Réédition : Arles, Actes-sud (Babel noir n° 114), 2014, 438 pages. Édition originale : Kvinnorna på stranden, 2009. [Terese est une jeune Suédoise, originaire de Järfälla dans la banlieue Nord-Ouest de Stockholm, qui fait du tourisme. Elle se réveille tôt un matin, descend sur une plage dans le Sud de l'Espagne, et découvre le corps d'un homme africain.

Ally Cornwall, une scénographe qui habite New-York, vient d'apprendre qu'elle est enceinte, et cherche à joindre son mari pour lui annoncer la nouvelle. Ce dernier, Patrick, est un célèbre journaliste indépendant qui est à Paris pour écrire un article au sujet du trafic d'êtres humains et de l'esclavage.

Un jour, l'Américaine reçoit un colis provenant de son mari, avec le cachet de la poste portant la date d'une semaine auparavant. Elle l'ouvre, et elle trouve des notes prises par son mari, des photos floues ainsi qu'un message crypté. Inquiète, elle prend un avion en direction de la capitale française pour retrouver son époux.]

Dans le silence enterré, Arles, Le Rouergue, (Polars : Rouergue noir), 2015, 412 pages. Réédition : Arles, Actes-sud (Babel noir n° 200), 2018, 480 pages. Édition originale : I tystnaden begravd, Stockholm : Lind & Co, 2 janvier 2012. [Lars-Erkki Svanberg, ancien champion de Suède de ski de fond, vit seul et reclus dans sa maison nommée Rauhala, dans la vallée de Tornedalen à proximité d'Haparanda Ħ. Thore Palo est un ancien policier maintenant en retraite, mais les habitants du village ont pris l'habitude de venir le consulter avant une démarche officielle auprès des forces de l'ordre.

Une personne vient voir ce dernier, car elle est intriguée par le fait que l'ex-sportif n'a pas ouvert ses volets depuis plusieurs jours. Thore Palo se déplace jusqu'à la vieille bâtisse, et découvre l'ex-skieur la tête fendue en deux par sa propre hache. Quel motif quelqu'un aurait-il pour assassiner un solitaire excentrique qui était à la retraite depuis des années ? La neige qui est tombée dernièrement a recouvert toutes les traces de pas devant la maison, les enquêteurs officiels n'ont aucun indice.

Katrine Hedstrand, journaliste à Londres sur le point d'être licenciée, revient à Stockholm car sa mère est à l'hôpital, atteinte de la maladie d'Alzheimer. Katrine trouve sur le répondeur téléphonique de sa mère, plusieurs messages d'un agent immobilier lui disant que sa maison en Laponie suédoise intéresse un client. De plus, cet acheteur est prêt à payer une petite fortune, pour un bien immobilier qui est très loin d'être dans un état de première fraîcheur.

Katrine tombe des nues, jamais sa mère ne lui avait parlé de cette habitation, mais la vieille dame, en raison de son état de santé est dans l'impossibilité de lui fournir des explications. La journaliste se tourne alors vers son frère, mais celui-ci n'en sait pas plus qu'elle. Néanmoins, il aimerait que la vente ait lieu rapidement pour recevoir la part qui lui revient.

Katrine fait le voyage pour visiter cette maison, ainsi que pour trouver des informations au sujet de sa mère lorsque cette dernière était jeune. Elle arrive à Kivikangas alors que l'ex-skieur vient d'être assassiné. Thore Palo et Katrine vont mener une enquête, le premier au sujet du meurtre et la seconde va interroger les gens de la région au sujet de l'histoire de sa famille.

Des jeunes signalent à l'ex-policier qu'ils ont vu une voiture noire avec une plaque d'immatriculation étrangère, et ce dernier transmet l'information aux autorités. Les recherches de Katrine la mènent jusqu'en Russie, pour savoir ce qu'il s'est réellement passé il y a longtemps, lorsque des Suédois sont allés en Union soviétique pour aider à construire la société communiste.]

Tango fantôme, Arles, Le Rouergue, (Polars : Rouergue noir), 2017, 480 pages. Réédition : Arles, Actes-sud (Babel noir n° 220), 2019, 528 pages. Édition originale : Låt mig ta din hand, Stockholm : Lind & Co, 18 août 2014. [Durant la nuit de Walpurgis, qui symbolise la fin de l'hiver, une femme chute de son balcon au onzième étage, dans le quartier de Jakobsberg à Stockholm. La victime, Camilla « Charlie » Eriksson, sœur aînée d'Helene Bergman, laisse derrière elle une vie de droguée, et la police conclut au suicide. La même nuit, un homme qui croit qu'Olof Palme Θ est encore en vie, voit « Charlie » sortir d'une discothèque.

Helene Bergman découvre que sa sœur a fait un voyage à Buenos Aires quatre semaines avant sa mort. Qu'est-elle aller faire en Argentine ? En 1977, Ing-Marie, leur mère, a rencontré au lycée un Argentin dont elle est tombée amoureuse, et tous deux sont partis combattre la dictature militaire dans le pays du jeune homme. Ce déplacement de Camilla « Charlie » aurait-il un rapport avec le fait que leur mère a disparu sous le régime du général Jorge Rafael Videla ? Pour le savoir, Helene part enquêter à Buenos Aires.]

Θ Voir dans la section « Monographies & articles », l'ouvrage de Jan Stocklassa.
 

Chant des âmes sans repos, Arles, Le Rouergue, (Polars : Rouergue noir), 2019, 426 pages. Édition originale : Vänd dig inte om, Stockholm : Lind & Co, 25 août 2016. [Svante Levander a divorcé il y a deux ans, et il vient d'emménager dans le quartier de Beckomberga Θ. Avec sa nouvelle compagne, ils habitent dans l'une des maisons les plus chères du secteur. Un soir, peu après qu'il soit sorti d'un magasin d'alimentation où il a été faire ses courses, il est mortellement poignardé. Son ex-femme, Eva, est jalouse estimant qu'on lui a « volé » son mari et elle avait pris en filature son ex-époux. Eva est agressée, perd connaissance, et quand elle reprend ses esprits elle est à coté du corps de son ex-conjoint, avec l'arme du crime. Elle est soupçonnée du meurtre par la police qui ne veut pas croire à sa version des faits.

Une femme étrangère, qui mendiait assise à l'extérieur du supermarché, a probablement vu l'assassinat. Cette dernière pourrait témoigner, mais elle est repartie en Roumanie. Pour Eva, le seul moyen de prouver son innocence est de retrouver elle-même ce témoin. Avec son fils Filips, dont Svante Levander n'est pas le père biologique, elle entreprend donc un voyage à Berlin et en Europe de l'Est, dans un univers social totalement différent.

Le jeune fils de la famille Ekeby, les voisins de la victime, ramasse un crâne humain à proximité de la scène du meurtre, et le ramène dans sa chambre. Puis l'enfant conduit son père sur le lieu de sa découverte dans le parc de l'ex-hôpital et ce dernier trouve une autre personne morte. La police interdit l'accès du secteur, des squelettes sont déterrés, et la peur s'empare des habitants du quartier. Autrefois une expression populaire disait « Faites attention de ne pas vous retrouver à Beckomberga ! », allusion aux traitements médicaux controversés – lobotomie, stérilisation des patients – pratiqués dans cet établissement.]

Θ Nom d'un ex-hôpital psychiatrique (voir le roman de Sara Stridsberg), dont une partie a été transformée en lotissement.
 

La Maison sans miroirs, Arles, Le Rouergue, (Rouergue noir), 2021, 336 pages. Édition originale : Blindtunnel, Stockholm : Lind & Co, 2 janvier 2019. [Leurs enfants sont maintenant adultes ils ont quitté la maison, Daniel, qui a perdu son emploi, et Sonja veulent se donner une dernière chance de sauver leur mariage. Âgés tous deux d'une cinquantaine d'années ils souhaitent commencer une autre vie, ils vendent leur logement de Stockholm et quittent la Suède.

En Bohême, dans une région montagneuse de la République Tchèque autrefois appelée Les Sudètes Ħ, ils achètent une habitation et une parcelle de terrain au bord d'une rivière, pour un prix étonnamment faible. La ferme est abandonnée depuis des décennies, et les vignes sont envahies par la végétation. Leur idée est de démarrer leur propre production de vin, même si la région n'est pas réputée pour ses grands crus.

Daniel est déprimé en raison de son licenciement, il a une faible estime de lui-même, une rancune permanente contre tout le monde et il est sujet à des sautes d'humeur. Sonja erre entre sa cuisine à peine fonctionnelle, ses promenades dans la ville et à l'auberge du village, et c'est là qu'elle devient amie avec la touriste germano-britannique Anna Jones.

Cette dernière reste évasive sur la raison de sa présence dans le pays, mais elle montre un intérêt pour le vignoble des Suédois. En tant qu'avocate, elle pourrait les aider à résoudre des problèmes administratifs liés à l'achat de leur maison. Elle est en transit dans la ville, mais elle a de bons contacts.

Sonja rencontre également Ján Kahuda, un vieil homme dont le père était autrefois jardinier dans la nouvelle propriété du couple, et elle l'embauche. Celui-ci déconseille aux nouveaux propriétaires de planter des vignes près de la rivière, car elle transporte les matières toxiques venant des anciennes mines d'uranium et de lignite.

Nous sommes au mois de mai, et pendant la journée la température atteint les trente degrés centigrades. Daniel travaille la nuit dans le sous-sol de la maison, mais ses dimensions de ce local ne correspondent pas au plan qu'il a entre les mains. En creusant pour agrandir la pièce, il découvre l'entrée d'un tunnel, il va réveiller son épouse et lui demande de le suivre.

Tous deux pénètrent dans le souterrain, et arrivent dans une cave à vin, avec des bouteilles poussiéreuses datant de 1937 et des barriques à l'ancienne. Un peu plus loin, dans une autre cave Sonja découvre le corps momifié d'un garçon. Ses vêtements sont démodés, et il porte les restes d'un brassard blanc. Dans l'une des poches de l'enfant il y a un Reichsmark, une pièce de monnaie qui date de 1943.

La police locale arrive, elle entoure la maison et délimite la zone de la découverte avec un ruban en plastique interdisant le passage. Lors d'une réunion au poste, les policiers apprennent au couple que l'enfant était âgé de dix à quinze ans. Lorsque Sonja demande la signification du brassard blanc que portait l'enfant, on lui répond « Vous comprendriez si vous étiez de la région ».

Sonja commence alors à se pencher sur l'histoire de la région après la Seconde Guerre mondiale et aussi celle de la famille qui vivait dans la propriété. Une femme, l'avocate Anna Jones, est retrouvée assassinée sur la propriété des Suédois alors que Sonja se trouve à Prague pour faire des achats. Daniel est arrêté et emprisonné, il est soupçonné du meurtre.

Sonja réalise qu'elle est peut-être tombée sur une chose pour laquelle certains sont prêts à tuer pour que le passé ne remonte pas à la lumière. Elle mène une enquête, les autorités ne s'intéressant pas beaucoup à l'affaire, qui montre qu'Anna Jones n'était pas désintéressée lorsqu'elle leur a offert ses services.

Un lien existe entre ces événements et l'époque où les Allemands de la région ont été forcés de quitter le pays après avoir été expropriés par la Tchécoslovaquie. Ce sont principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées que le gouvernement a contraint au départ. La plupart des hommes n'étaient plus là, et leurs biens immobiliers ont été repris par des Tchèques. Des citoyens tchèques de confession juive, qui s'étaient enregistrés comme Allemand pour échapper à la déportation, ont eux-aussi été explulsés.

Sonja prend conscience des raisons pour lesquelles la maison manque de miroirs. Elle va être confrontée aux secrets honteux d'une petite communauté, que les habitants tentent d'enterrer depuis des années. Que s'est-il passé dans cette ferme pendant les années de la Seconde Guerre, et quel mystère cache le corps retrouvé dans la cave ?]  

Série Eira Sjödin, en poste à Kramfors

Titre non traduit

« Rotvälta » (La Pourriture des racines), Stockholm : Lind & Co, 13 octobre 2020. [Olof Hagström n'avait que quatorze ans lorsqu'il a avoué le meurtre d'une adolescente, Lina Stavred. Le corps de la victime a été jeté dans la rivière, il a été emporté par le courant et n'a jamais été retrouvé. Vingt-trois ans plus tard, il circule sur la E4 dans la province d'Ångermanland sur les petites routes montagneuses, au volant d'une Pontiac qu'il doit livrer à Stockholm le lendemain.

Une impulsion lui fait mettre le cap vers sa maison d'enfance, où il n'a pas mis les pieds depuis plus de vingt ans. En arrivant il entend un chien aboyer à l'intérieur de la maison, et comprend que quelque chose ne va pas. Après être entré dans la maison, il découvre Sven, son père, mort sous la douche, qui a été assassiné avec un couteau de chasse. Paniqué, il décide de quitter les lieux, mais un voisin a eu le temps d'appeler la police.

La policière Eira Sjödin a travaillé pendant quelques années à Stockholm et vient de revenir s'installer à Kramfors. Dans cette région d'Ådalen où elle a grandi, elle veut être plus près de sa mère qui souffre de pertes de mémoire et pouvoir l'aider. Elle est chargée de l'enquête sur le meurtre du père d'Olof, et elle n'avait que neuf ans lorsque Lina Stavred a été assassinée.

Dans les archives elle consulte le dossier concernant l'enquête et la transcription de l'interrogatoire de l'adolescent. Elle constate qu'il y a eu des abus et des pressions graves sur le mineur qui était interrogé. Ce qu'elle trouvera va secouer profondément la ville et sa propre famille.]  

ALASALMI, Päivi Margatta (Finlande, 1966 – ) Ω

Des gens heureux, Caen, Presses Universitaires de Caen, (Littérature nordique), 1997, 140 pages. Édition originale : Onnellisia ihmisiä, 1992. [Jali et Marianne forment un couple heureux. Avec leurs deux enfants, une fille et un garçon, ils vivent dans une maison en briques d'un quartier résidentiel et ont un niveau de vie élevé.

Ritva est responsable d'un petit musée d'art, c'est une veille fille solitaire et paranoïaque rongée par des phobies meurtrières. Le destin de ces trois personnes va se retrouver lié d'une manière étrange et choquante, à la suite d'une simple coïncidence.

Après une altercation avec une femme turbulente, Jali rentre chez lui pour se calmer. Parce qu'il n'a pas l'habitude d'aller dans les bars, son attention est attirée par le musée à l'intérieur duquel il y a encore de la lumière. Lorsqu'il ouvre la lourde porte du musée et entre, son monde s'écroule.]  

ALVTEGEN, Karin (Suède, 1965 – ) Ω

 Petite-nièce d'Astrid Lindgren : Voir § Jeunesse.

Recherchée, Paris, Plon, 2003, 272 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1395 : Policier), 2005, 276 pages. Édition originale : Saknad, 2000. [Sibylla Forsenström, est une sans-abri depuis l'âge de quinze ans, traumatisée par son enfance. Elle survit au jour le jour, tout ce qu'elle possède est dans son sac à dos. Toujours correctement vêtue, elle fréquente les restaurants puis elle séduit un autre client afin qu'il paye l'addition.

L'un de ses amants d'un soir, un riche homme d'affaires, est assassiné et tous les indices font d'elle la meurtrière. Personne ne s'est soucié d'elle jusqu'à présent, soudainement elle devient la personne LA plus recherchée, et traquée par la police elle doit s'enfuir.]  

Trahie, Paris, Plon, (Thriller), 2005, 260 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1601 : Policier), 2007, 320 pages. Édition originale : Svek, 2003. [Eva Wirenström-Berg et Henrik sont mariés depuis quinze ans, ils ont un fils, Axel, mais il n'y a plus aucun sentiment entre-eux. Henrik a une autre femme dans sa vie, et lorsqu'il nie son infidélité, Eva ressent cela comme une trahison, elle décide de se venger.

Parallèlement Jonas est à l'hôpital au chevet de sa petite amie Anna, dans le coma depuis deux ans à la suite d'un accident. Jonas l'aimait et l'aimait comme si de rien n'était, mais maintenant il commence à se sentir frustré de ne pas la voir se réveiller, de ne pas pouvoir la prendre dans ses bras.]

Honteuse, Paris, Plon, (Thriller), 2006, 303 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1885 : Policier), 2008, 352 pages. Édition originale : Skam, 2005. [Monika est extravertie, elle réussit dans son métier de médecin-chef, elle est réputée et admirée par ses collègues. Maj-Britt est en surpoids, elle a honte de son corps, elle reste chez elle toute la journée, et elle est devenue perverse et dédaigneuse. Elle « dévore » rapidement toute personne qui vient pour les soins à domicile.

Leurs histoires ont une chose en commun, le sentiment de ne jamais s'être sentie aimée, mais la façon de le gérer qui remonte à la surface, est totalement différente.]

Ténébreuses, Paris, Plon, (Roman noir), 2008, 316 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2119 : Policier), 2009, 352 pages. Édition originale : Skugga, 2007. [Gerda Persson, âgée de 92 ans, a été retrouvée morte dans son appartement, et l'on cherche si elle a un ou plusieurs héritiers. Axel Ragnerfeldt, prix Nobel, a une renommée sans précédent dans la vie culturelle suédoise, mais il a rarement accordé d'entretiens à des journalistes. Ce dernier est l'unique héritier de la vieille dame décédée, ce qui ramène à la surface son passé beaucoup plus sombre que sa brillante réussite littéraire.]  

ANDERSEN, Carlo (Danemark, 1904 – 1970)

 Nom complet : Carlo Arnold Valdemar ANDERSEN 

Meurtre à Cambrai house : Un roman policier complet, Paris, Éditions Colbert, (Police Collection), 1945, 123 pages. Édition originale : Krigstestamentet, 1938. [La réunion annuelle d'anciens officiers, se tient chez le riche comte de Stanford. Pendant les festivités, on retrouve le propriétaire des lieux qui a été assassiné dans son jardin d'hiver. Un lot de diamants assurés pour une grande valeur, qui lui a été présenté peu avant sa mort, semble avoir été volé.

Le détective Hammond est chargé de l'affaire, assisté de l'enquêteur Kennedy et d'un journaliste enthousiaste. Progressivement ils mettent en lumière une série de sombres vérités, et un curieux testament rédigé par le comte et sept autres officiers pendant la Première Guerre mondiale.]  

ANDREASSEN, Gunnar (Danemark, 1914 – 1978)

Voir le nom sous lequel son roman est publié : Bertel BO  

ARNALD, Jan Lennart (Suède, 1963 – )

Voir le nom sous lequel ses romans sont publiés : Arne DAHL  

AUST, Kurt (Danemark ↣ Norvège, 1955 – )

 Pseudonyme de Kurt ØSTERGAARD 

Titre n'appartenant à aucune série

La Confrérie des Invisibles, Paris, City Éditions, 2008, 506 pages. Réédition : Paris, City Éditions, (City Poche), 2010, 450 pages. Édition originale : De usylige brødre, 2006. [Une belle journée de printemps, à la terrasse d'un café parisien, Mai-Britt Fossen place le canon d'une arme dans sa bouche et se suicide sous les yeux étonnés des autres clients. Elle travaillait comme historienne dans une petite maison d'édition d'Oslo, elle était mère de deux enfants en bas âge et Finn-Erik, son mari, affirme qu'il n'y avait aucun nuage dans leur couple.

En lisant la courte lettre d'adieu que son ex-épouse a laissée, le mathématicien excentrique Even Vik est convaincu qu'il y a quelque chose d'anormal. Il se rend à Paris et découvre qu'elle était en train d'écrire une biographie, la révélation de certains des nombreux secrets de la vie du physicien Isaac Newton. Ce dernier aurait été adhérent à une confrérie nommée « Fraternitas Invisibilis », Mai-Britt serait-elle morte à cause de secrets vieux de trois-cents ans ?

Son ex-mari, un génie des mathématiques, n'a jamais cessé de l'aimer malgré le fait qu'elle avait demandé le divorce cinq ans auparavant, car il refusait d'avoir des enfants. À l'aide d'une série de messages codés qu'elle lui avait envoyés, il se lance alors dans une chasse au trésor à travers l'Europe. Puis il découvre que Mai-Britt avait manifestement découvert le secret de Newton, une invention pour laquelle n'importe qui tuerait.]

Série Thomas av Boueberge & son assistant Petter Hortten

Titre non traduit

« Hjemsøkt » Θ (Hanté), Oslo : H. Aschehoug & Co, 2003. [Petter Hortten est de retour en Norvège après quatre ans à Copenhague en tant que secrétaire de Thomas de Boueberge. Nous sommes en 1703 et Petter est l'assistant de l'envoyé du pape, Michelangelo dei Conti.] Volet n° 3 de la série en version originale.

Θ Prix de la Clef de Verre pour l'année 2004.  

AVDIC, Åsa (Suède, 1974 – )

Isola, Arles, Actes-Sud, (Actes Noirs), 2020, 304 pages. Édition originale : Isola, Stockholm : Natur och Kultur, 8 août 2016. [Nous sommes en 2037, il n'y a jamais eu de chute du mur de Berlin, il a seulement été déplacé plus à l'Ouest. La Suède est un protectorat, un pays totalitaire qui fait partie de l'Union de l'Amitié depuis les années 90.

Pour la population, la nourriture est rationnée et les produits étrangers ne sont accessibles qu'à une poignée de privilégiés. Sept personnes arrivent sur une île déserte de l'archipel de Stockholm, nommée Isola, bordée de parois escarpées, et sur laquelle il n'y a qu'une seule et grande maison.

Anna Francis, mère d'une fillette de neuf ans qu'elle voit rarement, est considérée comme un bourreau de travail et l'une des fonctionnaires les plus talentueuses du régime. Elle est clairement malheureuse dans la vie, elle s'est coupée du monde, allant même jusqu'à renoncer aux droits parentaux sur son enfant. Elle vient de rentrer épuisée du camp humanitaire de Kyzyl Kun, situé à la frontière du Turkménistan et de l'Ouzbékistan.

Elle est convoquée par son sinistre et tout-puissant grand chef, et se voit confier l'évaluation du candidat idéal pour un poste important dans les services de renseignement. Elle a commis dans le passé une terrible erreur qui aurait pu lui coûter sa carrière, cette mission sera pour elle l'occasion de se racheter.

Elle fait partie des sept individus qui débarquent sur ce minuscule îlot pour quarante-huit heures, à l'occasion d'un test de recrutement sponsorisé par l'État. Son rôle est de mettre en scène sa propre mort, dès la première nuit on lui donnera une drogue temporairement paralysante, puis elle s'échappera de son cercueil. Ensuite, depuis sa cachette à l'intérieur de la maison, elle doit observer comment les six autres candidats réagissent au fait qu'un meurtrier est parmi eux. Elle doit noter qui va prendre le contrôle des opérations ou qui va craquer sous l'effet de la pression.

Une tempête se déclenche, il n'y a plus d'électricité et toutes les communications avec le continent sont coupées. Puis les participants, un par un Θ disparaissent ou sont assassinés, à commencer par celle qui lui avait donné le narcotique. La situation devient rapidement incontrôlable, et Anna Francis se demande alors quelle est la véritable raison de sa présence. Elle doit choisir entre trouver l'assassin depuis sa cachette sûre, ou combattre le danger avec les autres.]

Θ Allusion au roman le plus vendu d'Agatha Christie : « And Then There Were None ».

Retour : Initiale auteur = A
 

BAKKEID, Heine Torgersen (Norvège, 1974 – ) Ω

Série Thorkild Aske, ex-policier d'origine islandaise

Tu me manqueras demain, Paris, Les Arènes, (Equinox), 2020, 400 pages. Édition originale : Jeg skal savne deg i morgen : Krim, Oslo : H. Aschehoug & Co, 1er février 2016. [Thorkild Aske était encore il y a quatre ans, au sommet de sa carrière dans la police. En poste à Bergen dans l'équipe spéciale des Affaires Internes, avec plusieurs années passées aux États-Unis, il était un maître dans l'art de l'interrogatoire. Alors qu'il conduisait avec des facultés affaiblies, il a eu un accident qui a entraîné la mort de Frei, une jeune femme. La victime était sa petite amie bien-aimée, la femme qu'il aimait et qu'il a perdu pour toujours. Radié des effectifs de la police, il a été condamné à trois ans et demi de prison pour homicide involontaire.

Ayant purgé sa peine, il vient de sortir de détention au cours de laquelle il a fait une tentative de suicide et un séjour en hôpital psychiatrique. Physiquement, il a le visage gris, les yeux cernés, et l'accident de voiture lui a laissé des cicatrices sur tout le corps. Moralement il s'en veut d'avoir causé la mort de Frei, c'est un homme brisé. Ses anciens collègues le méprisent, ils le considèrent comme quelqu'un qui a mal tourné. Un homme qui a déshonoré la profession, et qui ne vaut pas mieux que ceux qu'il interrogeait jadis. Son ex-femme, avec qui il n'a plus de contacts, vit maintenant avec l'ex-patron de Thorkild.

Auparavant il ne s'était jamais déplacé à l'agence locale pour l'emploi de Stavanger, mais aujourd'hui mercredi il prend un ticket, le numéro 38, et attend son tour. Le conseiller Iljana le reçoit et lui demande naïvement s'il pourrait reprendre son travail dans la police, mais non il ne peut pas, cette porte est bien fermée. L'employé tourne autour du pot pendant un moment, puis lui propose de travailler dans un centre d'appels. Mais cela n'intéresse pas Thorkild de rester toute la journée dans un bureau.

Rentré chez lui découragé, il ne veut que se perdre dans ses rêves en pensant à sa bien-aimée Frei, lorsque l'on sonne à sa porte. C'est Ulf Solstad, son psychiatre, qui vient s'enquérir des résultats de son entretien à l'agence pour l'emploi. Le médecin lui dit de persévérer dans la recherche d'un travail, et Thorkild en profite pour aborder le sujet des analgésiques et des antidépresseurs. Ce sont des médicaments qu'il avale comme des bonbons, pour atténuer la douleur tant physique que psychique. Ulf Solstad élude la question, laisse entendre qu'il pourrait revoir la prescription, mais d'abord l'ex-policier doit remplir une mission.

L'oncle et la tante de Frei, Arne Villmyr et Anniken Moritzen, tiraillés entre espoir et désespoir, ont besoin d'aide pour retrouver leur fils Rasmus Moritzen. L'ex-policier proteste en disant qu'il vient juste de sortir de prison et qu'il n'est pas détective privé. Mais le psychiatre insiste, occuper son esprit par un travail est encore la meilleure des thérapies. De son coté, Anniken Moritzen supplie l'ex-enquêteur d'accepter l'offre, pour pouvoir faire son deuil elle veut récupérer le corps de son fils et lui donner une sépulture. Thorkild Aske est hanté par la mort de Frei, c'est la raison pour laquelle il donne son accord, sans grande conviction, pour commencer les recherches.

Le jeune de vingt-sept ans qui a disparu, le cousin de Frei, était en train d'aménager l'intérieur d'un ancien phare sur une île déserte. Son but était d'en faire un lieu de vie à destination des touristes, et les habitants de la région de Tromsø Ħ l'appelaient « Le Danois ». En fin de semaine il a été faire de la plongée sous-marine, et le mardi suivant, on a retrouvé son bateau échoué sur la côte, mais il n'y avait personne à bord. La police a pensé que c'était un accident, probablement lors d'une des tempêtes qui éclatent fréquemment. Le corps sera rejeté par la mer tôt ou tard, et les autorités ont classé l'affaire sans enquête ni recherches.

Arrivé sur l'île où vivait le jeune homme, avec les bourrasques d'automne qui approchent, Thorkild comprend vite qu'il n'est pas seul sur cette terre balayée par les vents. Les vagues ont ramené un corps sur le rivage, mais ce n'est pas celui de Rasmus, c'est celui d'une femme, avec le visage en partie décomposé. Un peu plus tard, il aperçoit une mystérieuse silhouette vêtue d'une combinaison de plongée, qui emporte le corps et le ramène à la mer. A-t-il réellement vu un cadavre, ou était-ce une illusion engendrée par un cerveau sujet à des hallucinations ?

Les enquêteurs provinciaux ne lui font pas confiance, ils sont réticents et ne comprennent pas pourquoi cet individu arrive dans leur secteur. Deux policiers locaux qui devaient le rejoindre ont disparu, et les autres sont enclins à voir en lui un coupable plutôt qu'un témoin. Sa consommation massive de puissants médicaments ne contribue pas à sa crédibilité vis-à-vis de ses interlocuteurs. Cependant, Thorkild est décidé à découvrir le mystère de cette île, même si cela doit lui coûter la vie ou la liberté, car il n'a plus beaucoup d'amis.]  

Rendez-vous au paradis, Paris, Les Arènes, (Equinox), 2021, 544 pages. Édition originale : Møt meg i paradis : Krim, Oslo : H. Aschehoug & Co, 1er mars 2018. [Thorkild Aske est dans une situation difficile, il n'a travaillé que brièvement dans un atelier pour handicapés. Son rétablissement fait peu de progrès, ils sont à peine perceptibles, et il est toujours très dépendant des antalgiques. L'ex-détenu promet à Ulf Solstad, son psychothérapeute, d'arrêter de prendre des médicaments si celui-ci arrête de fumer. Son psychiatre le persuade de prendre un poste de consultant chez Milla Lind, auteure d'une longue série de polars à succès. Le rôle de l'ex-policier est de d'aider l'écrivaine norvégienne à effectuer des recherches pour son prochain livre.

Cet ouvrage aura comme toile fond un fait réel, il y a six mois deux adolescentes de quinze ans ont disparu d'un orphelinat situé à proximité de Hønefoss Ħ. Mais le prédécesseur de Thorkild, un ancien policier du nom de Robert Riverholt, a été assassiné d'une balle dans la tête, et l'ex-épouse de ce dernier est accusée du meurtre. Depuis la mort de son premier conseiller, la romancière n'a plus travaillé sur son manuscrit, elle a un besoin urgent d'encouragements. Son éditeur la relance pour qu'elle termine d'écrire ce livre, le monde entier s'impatiente.

Au départ, le travail de Thorkild est de commenter les rapports de police, d'expliquer les termes utilisés par les enquêteurs et de s'entretenir avec les témoins. Ulf Solstad lui avait bien précisé qu'il ne s'agissait pas d'un travail d'enquête, cette mission de dix jours serait consacrée à des tâches techniques. Mais il ne faudra pas longtemps à l'ex-policier pour que ses soupçons arrivent, car cette affaire est bien plus complexe qu'elle n'y parait.

Puis il va se déplacer dans tout le pays, de Stavanger à Tjøme, d'Oslo à Drammen, avec un détour par la ville russe d'Arkhangelsk. Son ancien patron dans la police, Gunnar Ore, ainsi que deux policiers qui travaillent sur l'affaire des deux adolescentes, ont chacun une chose à cacher. La romancière et son mari suédois, n'ont pas non plus parlé du lien qu'ils ont avec l'une des filles disparues.]  

Titres non traduits

« Vi skal ikke våkne : Krim » Θ (Nous ne nous réveillerons pas), Oslo : H. Aschehoug & Co, 23 septembre 2019. [L'ancien policier Thorkild Aske est obligé de retrouver ses racines en Islande. Son père, le charismatique militant écologiste Úlfur, est atteint d'un cancer incurable. Par le passé, il a été en conflit avec la police à plusieurs reprises pour avoir causé des troubles. Il a mené diverses actions environnementales pour empêcher la construction de barrages ou l'implantation de grandes entreprises industrielles. Selon lui, le béton est une tumeur qui pousse sur la lave et qui détruit une partie de la nature islandaise.

En outre, Úlfur est en prison, reconnu coupable du meurtre de Femre, et cette jeune Néerlandaise était sa petite amie. Le détenu proteste en disant qu'il est innocent, en prenant grand soin de se mettre en scène, il a été diagnostiqué bipolaire avec les sautes d'humeur que cela comporte. Thorkild, qui a six ans de moins que sa sœur Liz, et celle-ci qui a presque cinquante ans, vont donc se lancer à la recherche de la vérité.

Leur voyage à travers l'Islande va les conduire dans les profondeurs sombres du groupe environnementaliste radical auquel appartenait leur père. Cela va aussi les entraîner dans leur propre histoire familiale. Thorkild et Liz ont quitté l'Islande avec leur mère en 1982, quand celle-ci est partie en Norvège, et s'y est installée définitivement. À l'époque il était trop jeune pour comprendre ce qu'il se passait, mais sa sœur va lui expliquer.

C'est une affaire dans laquelle il y a beaucoup d'argent en jeu, et où des services de renseignement étrangers sont impliqués. Pourquoi tous ceux qu'ils cherchent sont-ils finalement tués, et qui sont les occupants de la Volvo noire qui les suivent ?]

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Les Arènes.

« St. Avenger : Krim » (Saint-Avenger), Oslo : H. Aschehoug & Co, 17 septembre 2021. [Stavanger ! C'est dans cette ville qu'il est allé en enfer, c'est là qu'il a perdu Frei, et c'est là qu'il a perdu son emploi. On retrouve un corps méconnaissable enterré dans les dunes de Solastranda, et l'on pense que cela pourrait être celui du policier Simon Bergeland. Thorkild Aske doit retourner à Stavanger à la recherche de réponses, rien dans le passé n'est comme il le pensait, et les menaces commencent à s'accumuler.]  

BARGUM, Johan (Finlande, 1943 – )

 Né à Helsingfors – ou Helsinki en langue finnoise – auteur suédophone 

Le Détective privé, Paris, Souffles, 1988, 171 pages. Édition originale : Den privata detektiven, 1980. [Eva âgée de vingt ans, rencontre Skädi et ils rêvent de s'installer aux États-Unis. Ils espèrent gagner assez d'argent grâce aux petits larcins de Skädi et ne cherchent pas de véritable emploi. Dans le but d'obtenir plus rapidement de d'argent pour leur projet, Eva se prostitue.

Arnold Strömberg, le père d'Eva, âgé de cinquante ans, est un ex-policier devenu détective privé. Sa femme a été envoyée dans un asile psychiatrique et s'est suicidée en sautant par la fenêtre. Son univers s'est écroulé, il ne voit pas ce qui se trame sous ses yeux.]

La Mallette noire, Paris, Esprit ouvert, (Littérature étrangère), 1996, 158 pages. Réédition : Paris, Esprit ouvert, (Phare), 2008, 138 pages. Édition originale : Den svarta portföljen : Roman, Stockholm : Norstedts, 19 septembre 1991. [Une jeune femme attend en vain son fiancé à l'aéroport. Il a été tué dans un hold-up raté. Un journaliste monte dans un tramway et au même moment cette fiancée qui est traquée en descend, en oubliant une mallette noire. Le correspondant de presse ramasse l'objet, mais il n'est pas le seul que ce porte-documents intéresse. Qu'y a-t-il dans la mallette, et pourquoi, dans la capitale finlandaise, tant de gens la veulent désespérément ?]

Chambre noire, Auribeau-sur-Siagne, Esprit ouvert, (Zones d'Ombre), 1999, 187 pages. Édition originale : Mörkrum, 1977. [Un journaliste envoie un photographe prendre des clichés du cadavre d'un vieil homme.]  

BARTOSCH EDSTRÖM, Carin (Suède, 1965 – )

Diptyque La commissaire Ebba Schröder

Furioso, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2012, 587 pages. Édition originale : Furioso, 2011. [Le quatuor de musique « Furioso », composé de Louise, Helena, Anna et Caroline, doit aller sur une île privée de l'archipel de Stockholm pour enregistrer un album. Louise Armstahl, l'une des violonistes se blesse les doigts avec une porte, et doit chercher un remplaçant. Pour sauver le projet elle cède sa place de dirigeante au célèbre violoniste Raoul Liebeskind, un ami proche qui vit à New York.

Dans la paix et l'isolement de l'île le groupe répète une composition de musique de chambre, l'un des quatuors à cordes de Wilhelm Stenhammar. Les techniciens du son et de l'enregistrement viendront les rejoindre plus tard. Les anciennes amours entre le nouveau venu et certaines musiciennes, la culpabilité, les secrets et les désirs refont surface. L'homme est assassiné, la commissaire Ebba Schröder et son adjointe Vendela, qui sont en poste à Djursholm Ħ, enquêtent sur cette affaire pour découvrir ce qu'il s'est réellement passé sur l'île.]

Titre non traduit

« Kassandra » (Kassandra), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 28 février 2014. [À l'université médicale Karolinska Institutet Ħ, dans Stockholm noyé par un brouillard hivernal glacial, une grande fête est organisée. Ceci en l'honneur d'Alexander Seher qui vient de soutenir sa thèse de doctorat ayant pour sujet le syndrome de Taljéus.

Déjà des rumeurs de fraude commencent à circuler au sujet de ce jeune médecin en psychiatrie, mais il est quand même salué par son adversaire Tore Kollberg. Le superviseur, et le mentor du récipiendaire, est le célèbre médecin de télévision et professeur de psychiatrie Ragnar Taljéus.

Alors que les bouteilles de champagne se vident, quelqu'un glisse un message signé Kassandra Ħ dans les lettres de félicitations. Dans cette brève missive, il est écrit « Le sang apaise la soif de vengeance ! ». Avant la fin de la soirée, un meurtre est commis, et la commissaire Ebba Schröder, en poste à Danderyd Ħ, est chargée de cette affaire.

Elle découvre une affaire qui remonte à plus de trente ans, ce qui va conduire à réexaminer toutes les thèses présentées par des gens liés à Ragnar Taljéus. Quelle est la profondeur de la triche, qui peut juger de ce qui est vrai, et quel rôle joue Gerhard Seher, le père d'Alexander et magnat de la finance ?]

L'auteure est musicienne et chef d'orchrestre, et elle a traduit « Vercingetorix dotter », le volet suédois de l'album d'Astérix « Adrénaline, la fille de Vercingérorix ».
 

BENGTSDOTTER, Lina (Suède, 1977 – )

Trilogie Charlene « Charlie » Lager & Anders Bratt, en poste à Stockholm

Annabelle, Vanves, Marabout, (MaraBooks), 2019, 320 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 35700 : Policier/Thriller), 2020, 416 pages. Édition originale : Annabelle, Stockholm : Bokförlaget Forum, 13 juin 2017. [Lors d'un été chaud Annabelle Roos, âgée de dix-sept ans, disparaît après une fête à Gullspång Ħ, ses parents sont inquiets et la police est perplexe. C'est une petite ville d'un millier d'habitants proche de Göteborg, à la frontière entre le Västergötland et le Värmland. Dans cette localité tout le monde se connaît, les emplois disparaissent lentement, et il n'y a pas beaucoup de distractions pour les jeunes, l'alcool et la drogue circulent.

Avec son collègue Anders Bratt, l'enquêtrice chevronnée Charlie Lager arrive de Stockholm, sur ordre de ses supérieurs mais contre son gré, pour épauler la police locale. C'est une femme qui a été élevée par une mère célibataire, et qui n'aime pas recevoir d'ordres surtout venant des hommes. Lors des recherches pour retrouver la jeune fille, Charlie fait des découvertes effrayantes sur son propre passé, une époque où elle a laissé mourir une autre personne. Car elle a vécu à Gullspång jusqu'à ses quatorze ans, et ses collègues ne doivent pas l'apprendre.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Francesca, Vanves, Marabout, (MaraBooks), 2020, 368 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 36102 : Policier/Thriller), 2021, 480 pages. Édition originale : Francesca, Stockholm : Bokförlaget Forum, 26 septembre 2018. [Lorsque son petit ami Paul Bergman est retrouvé noyé dans le lac Vänern, Francesca s'auto-mutile, elle est contrainte d'abandonner ses études au pensionnat d'Adamsberg. Ses parents, la riche famille Mild, l'emmènent se reposer au manoir familial de Gudhammar. Personne ne l'écoute quand elle dit que la victime ne s'est pas suicidée, mais elle est déterminée à découvrir la vérité. Personne ne peut imaginer jusqu'où elle est prête à aller pour atteindre son objectif.

Environ trente ans plus tard, Charlie Lager travaille au département des opérations nationales à Stockholm, et elle est dans une affaire difficile. Elle enquête sur le suicide de trois adolescents en l'espace de peu de temps. C'est alors qu'elle tombe sur un vieil article de presse qui traite de Francesca, disparue dans la nuit du 8 octobre 1989. La policière fait des rêves étranges au sujet de son enfance et se demande si cela a un rapport avec Francesca. La plus grande peur de Charlie est de devenir dépressive, un mal dont souffrait sa mère, Betty.

Charlie est contactée par une amie d'enfance, Susanne, qui a besoin de son aide car son mari l'a récemment abandonnée avec quatre jeunes garçons à charge. Son chef demande à l'enquêtrice de faire une pause de quelques jours, et elle en profite pour ouvrir une enquête non-officielle et rejoindre son amie Susanne à Gullspång. Elle constate rapidement que la plupart des habitants de cette ville n'apprécient pas ses recherches, ils préfèrent oublier le passé. L'enquêtrice se demande pourquoi, à l'époque, le dossier Francesca a été refermé si rapidement, et cela va la conduire au passé de Betty, sa mère.]

Titre non traduit

« Beatrice » Θ (Béatrice), Stockholm : Bokförlaget Forum, 7 janvier 2020. [Un matin comme d'habitude, Frida Palmgren couche sa fille Béatrice, âgée de neuf mois, dans son landau qui est sur la terrasse devant la maison. Un peu plus d'une heure plus tard, au moment de déjeuner, cette mère va chercher l'enfant et constate que le landau et le bébé ont disparu. Les recherches dans les environs de Hammarö, près de Karlstad, ne donnent aucun résultat, les parents sont en état de choc, et les médias s'emparent de l'affaire.

L'époux de Frida, Gustav Palmgren, qui a douze ans de plus qu'elle, est un homme d'affaires et une quasi célébrité dans cette petite ville. Après que le mari ait revendu pour une petite fortune son entreprise russe d'informatique, le couple est rentré de Moscou il y a six mois, pour emménager dans cette magnifique villa neuve. L'ex-associé de Gustav, David, et sa femme Charlotte vivent à proximité, eux-aussi dans une maison haut de gamme.

L'enquêtrice Charlie Lager se bat toujours avec les démons liés à un traumatisme durant son enfance. Elle boit trop et multiplie les aventures amoureuses d'une nuit sans lendemain. Elle est chargée de ce problème avec son équipier Anders Bratt, et elle regarde ce que le quotidien Dagens Nyheter écrit au sujet de l'affaire. Les policiers songent à la piste d'un enlèvement crapuleux, mais aucune demande de rançon n'est envoyée à la famille.

Le premier indice est une photo sur laquelle on voit trois hommes diplômés d'une grande école qui ont fondé une entreprise devenue florissante. Les enquêteurs ont le sentiment que les parents cachent quelque chose, mais Anders Bratt doit rentrer à Stockholm, son fils a eu un accident, et son remplaçant se nomme Greger. Cette permutation ralenti l'enquête et Charlie Lager sait que chaque heure qui passe diminue les chances de retrouver Béatrice vivante, elle doit aller à la limite de ses forces.]

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Marabout.

 

BERGFELDT, Carina (Suède, 1980 – )

Diptyque Julia Almliden, journaliste & Anna Eiler, en poste à Skövde

Comment je vais tuer papa : Volume 1, Paris, Hachette-livre, (Black Moon : Thriller), 2014, 425 pages. Édition originale : Fadersmord, 2012. [Au début de l'année 2010 une jeune mère de famille, Elisabeth Hjort, est retrouvée assassinée dans le lac Simsjön, à proximité de Skövde Ħ. L'enquêtrice Anna Eiler est chargée de cette affaire, et reçoit l'aide des journalistes Julia Almliden et Ing-Marie Andersson qui travaillent pour le quotidien « Västgöta-Nytt i Skövde ». Les trois femmes ont chacune une raison personnelle de vouloir résoudre le meurtre.]

Titre non traduit

« Fotografiet » (La photographie), Stockholm : Bookmark förlag, 2015. [Jeanette Hyldgaard appelle la police de Skövde pour signaler la disparition de son mari. Elle en parle également à la journaliste Julia Almliden, et cette dernière s'intéresse vivement à l'affaire. Dans un lac, on découvre une tête humaine à l'intérieur d'un sac. L'enquêtrice Anna Eiler envoie des plongeurs sous-marins inspecter le fond du lac, et ils remontent d'autres parties du corps contenues dans des sacs noirs. Lors de l'autopsie, le médecin légiste trouve une photographie qui a été insérée dans le cou de la victime.]  

BERGMAN, Joakim (Suède ↣ France, 1925 – 2019)

 Pseudonyme de Bengt SÖDERBERGH 

Prix Nobel pour l'assassin, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1099 : Les Reines du crime), 1970, 191 pages. Édition originale : Nobelpris till mördaren?, 1968. [En octobre 1968, un grand poète et un romancier, l'Américain Robert Jefferson Hunt et l'Italien Luigi Rosso, sont les deux favoris pour le prix Nobel de littérature. Deux jours avant l'annonce du lauréat par le comité Nobel, les deux hommes et d'autres personnes, participent à une soirée privée. Le dîner est organisé par le compositeur allemand Wolfgang Giebel et son épouse Margherita, dans une villa du petit village de Campomoro, à l'Ouest de l'île d'Ischia, près de Naples.

Il y a une terrasse au-dessus d'une mer profonde, avec un garde-corps en fer dont la fixation n'est pas encore terminée, les invités sont priés de ne pas aller trop près du bord. Des témoins entendent les cris d'une dispute venant de la terrasse, où seuls Hunt et Rosso se trouvent, ainsi que le bruit du moteur d'une voiture qui démarre.

Le lendemain, on constate que les deux hommes ont disparu, et des journalistes, dont les deux Suédois Birgitta et Nisse, arrivent dans le petit village. Le facteur local annonce que le poète américain Robert Jefferson Hunt a reçu le prix Nobel de littérature de cette année. Plus tard dans la soirée, on apprend que Luigi Rosso a été retrouvé mort sur une plage. Selon le dossier d'autopsie, Rosso n'est pas mort par noyade mais de coups portés sur la tête.]  

BERGSTEDT STEN, Viveca (Suède, 1959 – )

Voir le nom sous lequel ses romans sont publiés : Viveca STEN  

BIRKEGAARD, Mikkel (Danemark, 1968 – )

La Librairie des ombres, Paris, Fleuve Noir, 2010, 450 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4417 : Domaine policier), 2011, 512 pages. Édition originale : Libri di Luca, 2007. [Alors que Jon Campelli était encore enfant, sa mère s'est suicidée. Vingt ans plus tard Luca Campellili, son père, meurt d'une façon très abrupte et dans des circonstances mystérieuses. Jon, qui est maintenant un jeune avocat, hérite d'une librairie de livres d'occasion située au cœur de Copenhague, au nom italien de « Libri di Luca ».

Après l'enterrement, Jon apprend par Iversen, un employé de la librairie, que son père appartenait à une organisation secrète appelée « Lettore », composée de personnes qui ont le don d'influencer la lecture des autres. Après avoir découvert que la mort de son père n'était pas naturelle, Jon réalise que ses nouveaux amis de « Lettore » sont en danger. La recherche du meurtrier de son père entraîne Jon dans un monde avec des forces qu'il ne pensait pas posséder.]

Dans le livre des rêves, Paris, Fleuve Noir, 2013, 508 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4795 : Domaine policier), 2014, 552 pages. Édition originale : Fra drømmenes bog, 2012. [En 1846 l'adolescent Arthur, après la mort par noyade de son père, un ex-fonctionnaire du ministère des Livres, entre comme apprenti au service de Mortimer Welles, restaurateur de livres et détective amateur. Ces dernières années, un grand nombre de personnes ont disparu des ruelles labyrinthiques de Copenhague, dont l'épouse du détective.

Une rumeur dit qu'il existe une bibliothèque secrète, qui aurait plusieurs siècles, contrôlée par des personnes puissantes et dans laquelle se trouve un exemplaire de tous les livres. Ensemble, Arthur et Mortimer cherchent cette bibliothèque et enquêtent sur la mort du père pour le premier et sur la disparition de l'épouse pour le second. Quand ils trouvent finalement la bibliothèque, il s'avère qu'elle a un lien avec les personnes disparues.]  

BJÖRNSDÓTTIR, Sigríður Hagalín (Islande, 1974 – )

La Lectrice disparue, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, 2020, 352 pages. Édition originale : Hið heilaga orð, Reykjavík : Benedikt, 26 novembre 2018. [Júlía et Ragnheiði sont tombées enceintes d'un nommé Örlygur à quelques mois d'intervalle, mais ce géniteur n'était pas fait pour la vie de famille. Leurs enfants, Edda et son demi-frère Einar, ont été éduqués par de fortes femmes qui avaient décidé que tous vivraient dans la même maison.

Edda est atteinte d'hyperlexie, et ne communique avec le monde qu'à travers les livres. Une fois qu'elle a lu un ouvrage, elle peut en réciter des pages entières. Par contre, Einar souffre d'une profonde dyslexie, il a d'énormes problèmes de lecture.

Devenue adulte Edda a surmonté – tout au moins en apparence – le syndrome qui la frappe, et elle est populaire sur Internet. Un jour elle disparaît de son domicile en laissant derrière elle son mari et son enfant âgé de trois jours. La police retrouve sa trace à l'aéroport, mais les autorités ne peuvent pas faire grand-chose, Edda est partie pour New-York volontairement et librement.

Son demi-frère est un pêcheur de saumons qui utilise sa jeep pour se déplacer jusqu'aux cours d'eau. Sa famille l'envoie pour convaincre la disparue de rentrer chez elle, et sur place il va découvrir une facette de sa demi-sœur qu'il ne connaissait pas. Quels sont les objectifs de la mystérieuse compagnie ALEX Analytica, à laquelle Edda est associée depuis des années, qui veut changer l'avenir de la civilisation ? Pour résoudre le mystère, Einar doit se frayer un chemin dans un monde étranger et faire face au passé inhabituel de sa famille.]  

BJØRK, Samuel (Norvège, 1969 – )

 Pseudonyme de Frode Sander ØIEN 

Série Holger Munch & Mia Krüger, en poste à Oslo

Je voyage seule, Paris, Jean-Claude Lattès, 2015, 409 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 16611 : Thriller), 2016, 576 pages. Édition originale : Det henger en engel alene i skogen, Bergen : Vigmostad & Bjørke, 19 septembre 2013. [À Maridalen Ħ, dans une région composée de forêts, de lacs et de zones agricoles, un homme qui promène son chien découvre une fillette de six ans pendue à un arbre avec une corde à sauter. Elle porte au cou un panonceau « Je voyage seule » distribué par les compagnies aériennes aux enfants non-accompagnés.

Holger Munch, qui dirige l'unité spéciale d'enquête, est chargé de cette affaire, et il tient à l'aide que peut lui apporter Mia Krüger, qui auparavant faisait partie de son équipe. Mais cette dernière a rompu tout contact avec le monde extérieur, elle est émaciée et dépressive, et s'est isolée sur une petite île dans la région du Trøndelag Ħ. Elle accepte finalement de reprendre du service, elle se rend compte qu'elle peut contribuer à la résolution de l'affaire.

Une seconde victime est retrouvée, selon le même modus operandi, les similitudes sont frappantes et les enquêteurs réalisent qu'ils ont affaire à un tueur en série.]

Le Hibou, Paris, Jean-Claude Lattès, 2016, 444 pages. Édition originale : Uglen, 2015. [Une jeune fille a disparu d'une institution de protection de l'enfance. Dans une forêt du comté de Buskerud Ħ, le botaniste Tom Petterson retrouve son corps, placé sur un lit de plumes. Autour de la victime qui est nue et très maigre, il ya des bougies placées pour former un pentagramme. Les enquêteurs de l'unité spéciale sont frustrés par les nombreuses pistes qui finissent en impasse.]

Titre non traduit

« Gutten som elsket rådyr » Θ (Le garçon dans des bois de cerf), Bergen : Vigmostad & Bjørke, 13 septembre 2018. [En 1999 un homme âgé rentre chez lui après avoir passé Noël avec ses proches. Sur un chemin de montagne, les phares de sa voiture éclairent quelque chose qu'il prend pour un animal, et il freine brusquement. Dans la tempête de neige il constate que c'est une jeune garçon mort gelé, qui porte sur la tête des bois de cerf.

Quatorze ans plus tard, sur le lac de montagne de Vassfaret Ħ tout proche, un petit garçon et son père sont dans une barque, quand la ligne de leur canne à pêche accroche le corps d'une jeune fille habillée comme une ballerine. Dans la bruyère au bord de l'eau il y a le livre pour enfants d'Astrid Lindgren « Les frères cœur de lion ». L'autopsie révèle que la mort est due à une injection d'antigel dans le cœur, mais qu'il n'y a aucun signe de lutte. La victime s'appelait Vibeke Berg, une fille talentueuse qui n'avait qu'un désir dans la vie, c'était de danser. Sa mère Marianne part de Bodø Ħ, sous le choc, pour l'identifier.

Mia Krüger sort d'une cure de désintoxication, et toujours hantée par la mort de sa sœur jumelle, elle est sur le point de partir aux Caraïbes pour des vacances bien méritées. Holger Munch, était en congé, il revient en service actif pour prendre en charge l'affaire et remet sur pied la célèbre unité d'Oslo, chargée des homicides. Avec les premiers éléments concernant le meurtre de la ballerine, il se rend chez sa collègue pour lui demander ce qu'elle en pense. C'est au-delà de ce qu'il faut pour que Mia s'embarque dans l'histoire, et elle décide de décaler ses congés d'une semaine pour aider Holger Munch.

Les enquêteurs découvrent près de là, un appareil photo orienté vers la scène du crime, dont la clef USB a été enlevée. Holger Munch et Mia Krüger interrogent un psychiatre qui a un lien avec les victimes. Cela ne fait pas progresser l'enquête, mais Mia a le sentiment que le médecin cache quelque chose. Elle demande à son collègue Gabriel Mørk de pirater l'ordinateur de la clinique psychiatrique privée pour avoir accès aux dossiers médicaux des patients. L'informaticien est d'abord mal à l'aise devant cette violation du secret médical, mais il accepte néanmoins, et cela va orienter l'enquête dans une direction très inattendue.

Quelques temps plus tard, un musicien de jazz est tué de la même manière, dans un vieil hôtel du centre-ville d'Oslo. Les services de renseignement commencent à s'intéresser à l'affaire, des éléments concernant l'armée et l'Afghanistan sont apparus dans l'enquête.]

Θ Selon Ahlander Agency, les droits de traduction ont été vendus aux éditions Lattès.

 

BLÆDEL, Sara (Danemark, 1964 – ) Ω

Trilogie Les personnes disparues & série Louise Rick, en poste à Copenhague

Les Filles oubliées, Saint-Victor-d'Épine, Terra Nova, 2015, 320 pages. Réédition : Paris, City Éditions, (City Poche), 2017, 388 pages, traduit de l'anglais : The forgotten girls. Édition originale : De glemte piger, 2011. [Le corps d'une femme est découvert dans un bois du Seeland non loin de Roskilde Ħ. Une cicatrice sur le visage aurait dû permettre son identification, mais personne n'a signalé sa disparition. Louise Rick lance un appel à témoins. Elle enquête avec son amie Camilla Lind, journaliste, sur d'autres victimes de meurtres dont les corps ont été dissimulés dans la forêt.] Premier volet de la trilogie et n° 7 de la série en version originale.

Titres non traduits

« Dødesporet » (Le sentier de la mort), Copenhague : People's Press, 2013.

« Kvinden de meldte savnet » (La femme qu'ils ont signalé disparue), Copenhague : People's Press, 2014.  

BO, Bertel (Danemark, 1914 – 1978)

 Pseudonyme de Gunnar ANDREASSEN 

B317 Agent secret, Paris, Siboney, (La bataille dans l'ombre, ses agents, ses documents secrets), 1948, 197 pages. Édition originale : Spion mod Hitler : Roman om en ung Danskers oplevelser som allieret spion i Tyskland og det besatte Danmark, Skandinavisk Bogforlag, 1945. [Pendant la Seconde Guerre mondiale, un jeune Danois est un officier des services de renseignement Alliés, qui opère en Allemagne et au Danemark.] Sur la couverture de l'ouvrage en traduction, le nom de l'auteur est précédé du grade de capitaine (de l'armée).  

BOCKFELDT DAHL, Alexandra (Norvège ⇄ Royaume-Uni, 1982 – )

Voir le nom sous lequel ses romans sont publiés : Alex DAHL  

BODELSEN, Anders (Danemark, 1937 – )

Pense à un chiffre, Paris, Stock, (Nouveau Cabinet Cosmopolite), 1970, 192 pages. Édition originale : Tænk på et tal, 1968. [Flemming Borck travaille comme caissier dans une banque d'une ville de province, et un jour de décembre 1964 il est en train de remettre de l'ordre dans l'espace à la disposition des clients. Dans l'une des brochures destinées au public, il trouve accidentellement un formulaire sur lequel est écrit en lettres majuscules « J'AI UN REVOLVER DANS MA POCHE, DONNE IMMÉDIATEMENT L'ARGENT ».

Comprenant que son agence va être dévalisée, il subtilise beaucoup d'argent, en croyant que personne ne s'en apercevra. Son rêve d'un long séjour sous le soleil méditerranéen en fin d'année va pouvoir se réaliser. Après l'attaque, lorsque le malfaiteur compte son butin, il est furieux. S'attendant à trouver une somme beaucoup plus importante, il comprend le rôle joué par le caissier, et décide donc de s'en prendre à ce dernier.]

Crime sans châtiment, Paris, Stock, (Nouveau Cabinet Cosmopolite), 1970, 253 pages. Réédition : Paris, Éditions Autrement, (Littératures), sous le titre : Mauvais calcul, 2014, 375 pages. Édition originale : Hændeligt uheld, 1968. [Henrik Mörk, conduisant une voiture, tue un cycliste. Pour sauvegarder sa vie tranquille et bien établie, il cherche désespérément à effacer ou maquiller les traces de l'accident. Mais une jeune femme est la seule à connaître la responsabilité du conducteur, et lui demande de l'argent en échange de son silence.]

Éclipse, Nantes, Éditions de l'Élan, 2003, 111 pages. Édition originale : Den åbne dør, 1997. [Au cours de l'été 1954, Allan, passionné d'astronomie, part avec des amis danois pour observer en Suède une éclipse totale de soleil. Durant le phénomène astral l'une des participantes, Frida Lander, disparaît.

Après quelques jours d'attente et de recherches aux alentours, la police suédoise est contactée. Cette dernière interroge les membres du groupe, mais ne découvrant aucun indice d'un acte criminel, elle classe le dossier.

Allan espère savoir, quarante-deux ans plus tard, ce qui est arrivé à Frida Lander, et envoie une lettre personnalisée à chacun des protagonistes de l'époque. Ses correspondants répondent en lui donnant des précisions sur leurs faits et gestes dans cette affaire.]

Rouge encore, Paris, Éditions Autrement, 2013, 278 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 743 : Policier), sous le titre : Septembre rouge, 2014, 288 pages. Édition originale : Rød september, 1991. [Un jour de septembre dans les années 80, dans une banlieue de Copenhague, Jens s'arrête par hasard devant une station-service abandonnée. Soudain, il voit une personne monter dans une voiture à quelques centaines de mètres de lui, et instinctivement il croit reconnaître son frère Søren. Le problème est que ce dernier est mort dans un glissement de terrain en montagne, sa femme Vera l'a identifié sans le moindre doute. Pourtant Jens est certain qu'il n'a pas rêvé, car les deux frères étaient étroitement liés.

Au départ sans but précis, Jens examine les circonstances dans lesquelles son frère a disparu et il discute avec plusieurs témoins du drame. Lors d'une conversation avec sa belle-sœur, il apprend qu'elle n'a fait qu'acquiescer lorsqu'on lui a présenté un corps méconnaissable, en lui demandant si c'était bien celui son mari. Son enquête le mène à rencontrer des personnes avec qui, lorsqu'ils étaient jeunes, les deux frères militaient dans des organisations de gauche. Søren était devenu journaliste dans le Jutland Ħ et Jens est maintenant fonctionnaire.]  

BOHMAN, Therese (Suède, 1978 – )

La Noyée, Paris, Balland, 2011, 222 pages. Édition originale : Den drunknade, Stockholm : Norstedts, 2010. [Marina est une étudiante en histoire de l'art, elle vit à Stockholm et sa relation avec son petit ami est décousue. Elle est censée préparer une thèse consacrée au préraphaélite britannique Dante Gabriel Rossetti. En réalité elle y consacre très peu de temps, tout chez elle est nébuleux.

En plein été, elle prend le train pour Skåne, et va passer ses vacances chez sa sœur aînée. Stella et son mari Gabriel, qui a quinze ans de plus que son épouse, vivent dans une maison ancienne dont il a hérité. Leur jardin est envahi de plantes et de fleurs au parfum intense, qui poussent librement.

Stella est chef du service des parcs et jardins de la mairie, et Gabriel, qui est romancier, travaille à la maison. Dans une atmosphère claustrophobe et étouffante, Marina et Gabriel ont souvent l'occasion de se promener et de parler. L'homme s'intéresse aux préraphaélites, en particulier au motif des noyés.

C'est la première fois que Marina vient dans la nouvelle maison de sa sœur, et constate qu'en apparence son beau-frère semble gentil et attentif. Mais c'est un individu aussi charismatique que violent, et elle recherche sa compagnie. Stella reproche à sa cadette de négliger ses études, et Marina évite donc les conversations sérieuses. Puis un jour, Gabriel embrasse sa belle-sœur.

La belle saison est terminée, Marina rentre à Stockholm, et au mois de novembre elle apprend que sa sœur est décédée. Elle revient à Skåne pour aider son beau-frère à ranger les affaires de son épouse. En arrivant elle apprend que Stella aurait glissé sur les rochers, serait tombée sur la tête avant de se noyer dans le lac.

Elle découvre un journal intime dans lequel Stella décrit les menaces brutales et le comportement de Gabriel. Marina se demande si Gabriel n'a pas quelque chose à voir avec « l'accident ». La fascination de Marina se transforme en peur, qui s'avère fondée lorsque Gabriel la brûle avec une cigarette.]  

BÖRJLIND, Rolf & Cilla (Suède, 1943 – & 1961 – )

 Auteurs : mari et femme ; Noms complets : Rolf & Maria Cecilia BÖRJLIND 

Série L'enquêtrice Olivia Rönning-Rivera & l'ex-policier Tom Stilton

Marée d'équinoxe, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2014, 480 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4008), 2015, 474 pages. Édition originale : Springfloden, 2012. [Un soir de pleine lune en 1987, le corps d'une jeune femme enceinte est découvert enterré sur la plage de Nordkoster, et la victime a été noyée par la marée d'équinoxe. L'enquêteur Tom Stilton est chargé de l'affaire, mais malgré un travail intense, il ne trouve ni mobile, ni indices, ni l'identité de la victime.

Vingt ans plus tard, pour son stage pratique de fin de formation dans la police, Olivia Rönning-Rivera choisit d'être affectée au début de l'été dans la localité (fictive) de Nordkoster. Quand elle parcourt le dossier relatif à l'inconnue de la plage, elle se pose beaucoup de questions. Ses collègues actuels ne peuvent pas l'aider, elle se rend compte qu'elle doit contacter l'homme qui a mené l'enquête initiale. Le problème est que celui-ci a pris sa retraite puis il a disparu.]

Cinq lames d'acier, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2016, 608 pages. Édition originale : Den tredje rösten, 2013. [Olivia rentre chez elle après un long voyage et le voisin de sa mère est retrouvé pendu le soir où elle atterrit sur le sol suédois. Bengt Sahlman, veuf, a été retrouvé dans son salon à son domicile de Rotebro Ħ par sa fille Sandra. La victime était un douanier qui avait effectué une importante saisie de drogue, mais les stupéfiants ont disparu. Olivia découvre vite que Bengt Sahlman ne s'est pas suicidé mais qu'il a été assassiné.

À Marseille Tom Stilton se penche sur le meurtre de Samira, une aveugle ancienne assistante d'un lanceur de couteaux, retrouvée dans une zone piétonne de la ville. Elle était le grand amour de jeunesse d'Abbas el Fassi, l'un des amis de Tom Stilton.

Les deux enquêtes vont se rejoindre et mènent dans un monde où les soins aux personnes âgées ne sont perçus que comme une opportunité de profiter du système social suédois et générer des bénéfices à court terme.]

La Colère blanche, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2018, 480 pages. Édition originale : Svart gryning, 2014. [Dans la province de Scanie, une grand-mère joue avec sa petite-fille de trois ans. Le téléphone sonne et elle va répondre. Quand elle revient, l'enfant a été assassinée. Quelques jours plus tard, un garçon de sept ans, Aram, subit le même sort à Värmdö Ħ. Les deux enfants ont eu le cou brisé de la même façon. Cette affaire ressemble à une autre, que Tom Stilton n'avait jamais réussi à résoudre avant qu'il ne quitte la police.]

Titres non traduits

« Sov du lilla videung » Θ (Vous dormez un peu), Stockholm : Norstedts, 3 août 2016. [Un garçon roumain est retrouvé assassiné et enterré dans une forêt du Småland Ħ. Muriel croise une petite fille qui pleure, elle s'appelle Folami, et elle vient du Nigeria. L'enfant accompagne Muriel chez cette dernière, dans la banlieue de Stockholm. Lorsque Olivia Rönning-Rivera rencontre Folami, l'enquêtrice voit que l'enfant porte un bijou qui a un rapport avec l'affaire dont elle a la charge.]

Θ C'est le titre d'un poème de Zacharias TOPELIUS, 1818 – 1898 Ħ

« Kallbrand » (Gangrène), Stockholm : Norstedts, 15 octobre 2018. [En Thaïlande Tom Stilton descend le Mékong dans un canoé, avec dans sa poche la photo d'un homme inconnu, et le nom d'un bateau. Sur la rive il voit des champs d'opium, il est dans le Triangle d'or.

En Suède une famille a été tuée dans sa voiture juste avant les vacances d'hiver. Le meurtrier a été arrêté, condamné et emprisonné. Une commissaire retraitée, Mette Olsäter, est certaine qu'il y a une injustice et contacte Olivia pour lui demander de reprendre l'enquête.]

« Fruset guld » (L'or gelé), Stockholm : Norstedts, 2 juillet 2020. [À la fin d'un long été chaud, le corps d'un homme est retrouvé au milieu d'une poche de neige fondue, dans le secteur d'Arjeplogsfjällen. L'homme a été tué il y a environ vingt ans, et Olivia Rönning est chargée de l'enquête.

Elle utilise un hélicoptère pour se rendre sur place, mais l'appareil est pris dans une tempête et s'écrase au sol. Elle s'extrait de l'épave de l'aéronef et parvient à rejoindre un camp de pêcheurs, mais elle n'est pas la seule dans ces montagnes à être intéressée par cette affaire.]  

BORNEMANN, Ole (Danemark ↣ France, 1928 – 2010)

Le Dernier témoin, Nyon, Esprit Ouvert, (Zones d'ombre), 2002, 221 pages. Réédition : Nyon, Esprit ouvert, (poche), 2007, 240 pages. Édition originale : Det sidste vidne : Kriminalroman, 2000. [Dans une décharge publique, près de Villeneuve-Loubet Ħ, deux vagabonds découvrent le corps nu d'une belle jeune femme ayant été torturée avant d'être étranglée. La police aimerait qu'il n'y ait pas de publicité concernant ce meurtre, mais un envoyé du quotidien « Nice-Matin » Ħ assiste à l'intervention.

Le responsable de l'enquête demande au journaliste de publier un article disant que la victime est hospitalisée car elle a été découverte amnésique. En échange le correspondant de presse aura la primeur des nouveaux éléments concernant l'affaire, vingt-quatre heures avant ses confrères.

Une femme se présente avec son conjoint, en pensant avoir reconnu sa fille sur la photo publiée dans le journal. La victime, Caroline Tricot, était une jeune infirmière qui avait travaillé comme assistante du bloc opératoire, dans une clinique privée de Nice. Cet établissement est célèbre pour avoir sauvé le président de la République d'un coma profond.

L'enquêteur Bernard Grissard et son collègue Jacques Brun suivent cette affaire, lorsqu'un témoin leur signale qu'une voiture de luxe stationnait souvent devant l'appartement parisien de la victime. Avec le numéro minéralogique de la voiture, les policiers constatent que le véhicule appartient aux services du président de la République française.

L'instinct du premier des deux policiers lui dit qu'il pourrait gagner beaucoup d'argent dans cette affaire. Cette grosse somme viendrait s'ajouter à celle qu'il possède déjà sur un compte secret dans un paradis fiscal. Au final il aurait assez d'argent pour réaliser ses rêves et s'installer au Brésil pour le restant de ses jours.]

Le Mort parle, Nyon, Esprit ouvert, (Zone d'ombre), 2002, 202 pages. Réédition : Nyon, Esprit ouvert, (Poche), 2007, 210 pages. Édition originale : Den døde taler : Kriminalroman, 2001. [Juliette Gabin, une juge d'instruction de Paris, est de passage sur la Côte d’Azur pour enquêter sur la corruption dans les milieux politico-financiers. Ces dernières années elle a pourchassé les corrompus, indépendamment de leur position sociale ou de leurs relations politiques. Dans la région de Nice, la même nuit, la juge, un jeune riche qui est propriétaire d'une boîte de nuit, et le gérant d’un supermarché sont assassinés.

Le commissaire Tom Borg vient de succéder à son collègue Grissard, et il est chargé de ces affaires. Rapidement ses soupçons se portent sur la mafia, plus précisément sur un milliardaire nommé Global. La police a tenté en vain, pendant des années, de le faire condamner pour blanchiment d'argent, trafic de drogue et proxénétisme. Au cours de son enquête, le policier rencontre un chef de la mafia, Gino Coldorani.

Le gangster désire prendre sa retraite, et il propose à l’enquêteur de lui fournir de précieuses informations. En échange il désire être déclaré décédé et une nouvelle identité. Tom Borg obtient que son informateur soit mort dans un accident de voiture, et l’intéressé part dans une clinique de soins esthétiques en Italie. Puis le commissaire va voir son contact alors que ce dernier vient de se faire remodeler le visage.

Le mafioso donne au policier des renseignements surprenants, l’adjoint du policier et le procureur général travaillent pour l'organisation de Global. Grissard avait confié à Roger Bianchini, un reporter de Nice-Matin, qu'il avait déposé une cassette en lieu sûr contenant des renseignements explosifs. L’enquêteur et le journaliste vont récupérer cet objet dans la propriété de feu le commissaire Grissard.

Tom Borg porte un coup décisif, mais les opposants sont déjà sur ses talons. Cela implique de grandes entreprises et des politiciens très influents. Le policier et le correspondant de presse se retrouvent dans une situation potentiellement mortelle, face à de gens qui veulent faire sauter la République.] Suite indépendante du titre « Le Dernier témoin ».  

BORNEMARK, Kjell-Olof (Suède, 1924 – 2006)

La Roulette suédoise : Roman, Paris, Calmann-Lévy, 1984, 199 pages. Édition originale : Legat till en trolös, 1982. [Deux espions de l'Allemagne de l'Est, Greger Tragg et Lutz Köstner, sont renseignés par un homme haut placé dans l'administration suédoise à Stockholm. Mais les agents de la SÄPO Ħ sont sur leurs traces, et Tragg doit prendre des contre-mesures.]

Coupable sans faute, Paris, Denoël, (Thriller), 1992, 255 pages. Édition originale : Skyldig utan skuld, 1989. [Un exclu de la société songe à tuer, on assiste à la progression vers le geste fatal.]

Les Miteux : Roman, Paris, Denoël, (Hors collection : Littérature), 1994, 204 pages. Édition originale : De malätna, 1991. [Le Suédois Andreas Kraft, espion inactif depuis neuf ans, est recontacté par la STASI Ħ. Mais le mur de Berlin est tombé, les mentalités et les convictions ont changé.]  

BRAGI, Steinar (Islande, 1975 – )

 Nom complet : Steinar Bragi GUÐMUNDSSON 

Installation, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2011, 233 pages. Édition originale : Konur : Skáldsaga, 2008. [L'histoire se passe dans les années qui ont précé­dé la crise fin­ancière en Islande. Eva Einarsdóttir, jeune artiste, est de retour en Islande après plusieurs années passées aux États-Unis pour suivre son ami Hrafn.

Grâce à ses relations dans le milieu de la finance, elle obtient d'un banquier le prêt gratuit d'un logement à Reykjavík, près de Sæbraut Ħ. Elle est logée dans un immeuble de grande hauteur, équipé des technologies dernier cri et d'équipements de surveillance ou de sécurité. Puis elle fait des cauchemars, rencontre des gens étranges dans l'immeuble, et l'appartement deviendra sa prison.]

Excursion, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2013, 261 pages. Édition originale : Hálendið : Skáldsaga, 2011. [Deux couples, Hrafn & Vigdís / Egill & Anna, font du tourisme au Sud d'Askja, dans une voiture 4x4 tout terrain. Le brouillard qui descend du Vatnajökull Ħ les fait percuter un obstacle, et leur véhicule n'est plus en état de circuler. Les occupants d'une maison, une vieille femme et un homme atteint d'Alzheimer, leur offrent l'asile.

Anna explore l'habitation, découvre le bureau du vieil homme et constate qu'il s'agit de Kjartan Aðalsteinsson, médecin et ancien membre de l'élite des affaires islandaises. La nuit, des bruits et des lueurs étranges viennent de l'extérieur, qui est pourtant une zone désertique.]  

BREKKE, Jørgen (Norvège, 1968 – )

Série Felicia Stone, en poste à Richmond & Odd Singsaker, en poste à Trondheim

Le Livre de Johannes, Paris, Balland, 2012, 479 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 32899 : Policier/Thriller), 2013, 480 pages. Édition originale : Nådens omkrets : Kriminalroman, 2011. [En 1528, un moine franciscain séjourne à Bergen Ħ. En quittant la ville vers le nord du pays, il emporte une collection de couteaux et une pièce de cuir non traité.

En 2010 dans la ville de Richmond (Virginie, U.S.A.) on trouve un cadavre au musée Edgar Allan Poe. Le corps qui est celui du conservateur du musée, a été retrouvé dans son bureau par le personnel de nettoyage.

Parallèlement, à Trondheim Ħ, un employé de la bibliothèque Gunnerus est assassiné de manière bestiale. La victime a été décapitée et on lui a enlevé une partie de la peau. Jon Water est le dernier à avoir vu son collègue vivant quand ils ont partagé une bouteille de vin. Les deux meurtres semblent liés à un très vieux livre palimpseste du XVI° siècle.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Mélodie pour une insomnie, Paris, Balland, 2013, 400 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 33282 : Policier/Thriller), 2014, 432 pages. Édition originale : Drømmeløs : Kriminalroman, 2012. [En 1767, un pauvre troubadour de Stockholm, Jon Blund, a quitté précipitamment la ville après avoir insulté la fille d'un homme puissant. La même année, le chef de la police de Trondheim, Nils Bayer, retrouve le corps du Suédois dans un fjord.

À l'hiver 2011, une jeune femme passionnée de chant est retrouvée morte dans la clairière d'une forêt de Trondheim. L'assassin a emporté les cordes vocales de sa victime et a placé sur sa poitrine une boîte à musique jouant une mystérieuse berceuse. Les crimes sont séparés de presque 250 ans, mais une chose semble relier les deux affaires : la mélodie de la boîte à musique.

Quelques jours plus tard, Elise Edvardsen, une jeune fille de seize ans, disparaît de chez elle avec le chien de la famille. Leur maison est proche de l'endroit où la femme morte a été retrouvée, et plus tard on retrouve encore une boîte à musique devant le domicile de l'adolescente disparue.] Volet n° 2 de la série en version originale.

Titres non traduits

« Menneskets natur : Kriminalroman » (Nature humaine), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 2013. [Dans sa maison, sur l'île de Hitra au large de la côte septentrionale de la Norvège, Odd Singsaker se réveille. À côté de lui se trouvent un cadavre et un fusil à pompe.]

« Paradisplaneten : Kriminalroman » (Planète paradisiaque), Oslo : Juritzen Forlag, 2016.

« Avgrunnsblikk : Kriminalroman » (Vue offensante), Oslo : Juritzen Forlag, 2017.

« Alle kan drepe : Kriminalroman » (Tout le monde peut tuer), Oslo : Juritzen Forlag, 2018.

« Menneskehunger » (Anthropophage), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 9 août 2019. [Le même jour, Odd Singsaker reprend son service après un congé parental, et un archéologue fait une étrange découverte dans une tombe du XIII° siècle. Le scientifique constate que l'on a remplacé un fémur médiéval par un autre fémur très contemporain. Peu de temps après, Tor Mjølner, un critique culinaire, est retrouvé assassiné à Trondheim dans le quartier de Lilleb. Dans la cour intérieure de l'un des meilleurs restaurants, il manque une partie de la jambe au corps de la victime.]

Titre n'appartenant à aucune série

« Nå har natten alt » (Maintenant la nuit a tout), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 23 août 2020. [Le soir du 23 octobre 2012, Liv Hassel, 15 ans, est assassinée dans la localité d'Horten, alors quelle était seule chez elle. Ses parents étaient au Mexique et l'aînée était allée à une fête alors qu'elle devait prendre soin de sa cadette. Vegar Johnsen, qui avait trois ans de plus que sa victime, a été arrêté, une trace de son ADN a été retrouvée sur l'adolescente, puis il a été reconnu coupable du meurtre.

Sept ans plus tard, la sœur de Liv, Mia Hassel, rencontre de manière fortuite un témoin de l'affaire. La conversation entre les deux personnes soulève des questions troublantes, Johnsen était-il vraiment coupable ? Mia prend contact avec Helene Paus, une auteure de livres sur des crimes réels. Pour sa part, l'écrivaine a perdu une fille et a pris la décision d'arrêter d'écrire sur les affaires de meurtre.]

Retour : Initiale auteur = B
 

CARLSSON, Christoffer (Suède, 1986 – ) Ω

Sélectionnez une série :
 

Titre n'appartenant à aucune série

Le Lapin borgne, Paris, Balland, 2013, 432 pages. Édition originale : Den enögda kaninen, 2011. [David Flygare, étudiant en philosophie à Stockholm, est en vacances d'été chez ses parents en province, dans la localité de Dalen. David et cinq de ses amis d'enfance sont dans une maison abandonnée de la périphérie de la ville, dissimulée par une forêt dense. Leurs journées se passent à boire, à fumer, à consommer de la drogue et à profiter du soleil.

Une vague de cambriolages arrive dans la région, un homme seul et âgé ainsi que son chien disparaissent. Une policière en uniforme fait du porte-à-porte pour interroger les habitants du quartier.]  

Quadrilogie Leo Junker, enquêteur aux affaires internes

Le Syndrome du pire, Paris, Flammarion, (Ombres noires), 2015, 344 pages. Réédition : Paris, J'ai Lu (N° 11257 : Policier), 2016, 380 pages. Édition originale : Den osynlige mannen från Salem, 2013. [Une droguée est assassinée dans un foyer pour sans-abri, et involontairement Leo Junker est le premier sur les lieux du meurtre, car il habite dans l'immeuble. Actuellement, il est suspendu de ses fonctions à cause d'une autre affaire qui a mal tourné, dans laquelle il a tué accidentellement un collègue.

Suspecté par le responsable de l'enquête officielle, il entreprend des recherches à titre personnel. Un correspondant anonyme, qui semble en savoir beaucoup sur le passé de Leo, téléphone souvent à ce dernier. Petit à petit, le mystérieux interlocuteur lui fournit des pistes à suivre concernant le meurtre de la droguée.]

Nuit blanche à Stockholm, Paris, Flammarion, (Ombres noires), 2017, 448 pages. Réédition : Paris, J'ai Lu (N° 11963 : Policier), 2018, 416 pages. Édition originale : Den fallande detektiven, 2014. [Thomas Heber, professeur de sociologie à l'université, est retrouvé mort dans une ruelle la nuit de la Sainte-Lucie Ħ. Leo Junker et la police sont dessaisis, au profit des services de renseignement. Pourquoi cette éviction ?]

Mentor, menteur, Paris, J'ai Lu (Policier), 2019, 448 pages. Édition originale : Mästare, väktare, lögnare, vän, 2015. [Dans la petite communauté de Bruket, Charles Levin, l'ex-directeur de Leo Junker, est retrouvé chez lui, un petit moulin près de Halmstad, assassiné par balle. Leo arrive de Stockholm et prétend être de la police criminelle.

Mais Tove Waltersson, qui appartient à la police locale et qui est de retour dans sa ville natale après un congé de maladie, ne lui fait pas confiance. Parallèlement, à Stockholm un jeune journaliste est déterminé à révéler le secret de deux policiers dans un histoire qui remonte à 1984.]

Titre non traduit

« Den tunna blå linjen » (La fine ligne bleue), Stockholm : Piratförlaget, 17 mai 2017. [Après les attentats de l'automne 2015 à Paris et en Europe une rumeur circule, celle d'un terroriste qui serait entré en Suède pour mener une attaque dans ce pays. Est-ce vrai ? Personne ne le sait.

Leo Junker et son collègue Gabriel Birck s'intéressent au meurtre survenu il y a cinq ans mais non résolu à ce jour, d'une prostituée nommée Angelica Reyes. Dans leur bureau les enquêteurs réexaminent les compte-rendus d'interrogatoire, les rapports du laboratoire de la police et les déclarations des témoins. Leo franchira-t-il la fine ligne bleue, la frontière qui sépare les truands des policiers ?]    

Diptyque Vidar Jörgensson en poste à Halland

Titres non traduits

« Järtecken: en roman om ett brott » Θ (Les Points de repère : Un roman sur un crime), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 1er mars 2019. [Par une nuit froide de novembre 1994 à la périphérie de la localité de Marbäck Δ, une maison est complètement détruite par un incendie, sans raison apparente. À l'intérieur, on retrouve le corps d'une jeune femme, Lovisa, qui a été assassinée d'un coup porté à la tête. L'autopsie démontre qu'elle était morte avant même que l'incendie ne commence.

L'enquêteur Vidar Jörgensson, chargé de cette affaire, s'intéresse de près à Edvard Christensson, le petit ami de la victime. Ce dernier a été retrouvé couvert de sang dans la forêt, et un gant qu'il a oublié le désigne comme l'auteur des faits. Puis il est arrêté et condamné, les preuves réunies contre lui sont accablantes, mais il continue de proclamer son innocence.

Pour le jeune Isak Nyqvist, âgé de huit ans, cela met en marche quelque chose qu'il ne peut pas contrôler. Le coupable n'est autre que son oncle bien-aimé. L'enfant craint que le caractère violent de son grand-père et d'Edvard soit héréditaire. Tous ces événements changent aussi la vie de la population de la petite ville, et des interrogations naissent chez les habitants au sujet de ce qu'il s'est réellement passé.

Dix ans plus tard, Vidar Jörgensson repense souvent à l'affaire dont il s'est occupé lorsqu'il était jeune policier. Plus le temps passe et plus ses doutes grandissent, Edvard Christensson est-il réellement l'assassin de Lovisa ? Isak a maintenant dix-huit ans, il n'a pas son permis de conduire, mais il prend quand même le volant d'une voiture. Un beau jour il disparaît et l'enquêteur se lance à sa recherche.]

Θ Selon Ahlander Agency, les droits de traduction ont été vendus aux éditions Pygmalion.
Δ Ville natale de l'auteur, voir ce lieu.
 

« Brinn mig en sol » Θ (Brûle-moi un soleil), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 10 mars 2021. [Fin février 1986, la police reçoit un appel téléphonique d'un homme qui dit avoir violé et assassiné dans une voiture, Stina Franzén âgée de vingt ans. Le meurtre s'est déroulé dans le village de Tiarp på Nyårsåsen, près de Halmstad. Avant de couper la communication, il annonce qu'il a va recommencer, et c'est ce que plus tard il fera encore deux fois.

Quelques minutes auparavant, le pays était sous le choc après l'assassinat du Premier ministre Olof Palme Δ en pleine rue à Stockholm. Alors que tous les regards sont tournés vers la capitale, Sven Jörgensson est chargé de l'affaire du meurtre de la jeune femme. L'essentiel du reste de sa carrière sera consacré à la recherche du tueur, mais il a une famille, son épouse se prénomme Bibi et ils ont un fils, Vidar.

Plus d'une fois il s'est senti découragé, comme la fois où le meurtrier lui a échappé dans l'obscurité de la forêt de Nyårsåsen. En 1990 il prend sa retraite sans avoir résolu l'affaire, et c'est un roc qui s'est transformé en poussière au fil des années. Avant de mourir il pense avoir trouvé la solution de l'énigme, mais n'en parle à personne, car il n'est pas certain de ses conclusions.

En 2019 après son divorce avec Sara, un écrivain nommé Malen quitte Stockholm et revient s'installer dans la maison de son enfance à Toftasjön près de Marbäck. Lorsqu'il était jeune c'était un ami d'école de Vidar Jörgensson, lequel était devenu policier comme son père. Le romancier rencontre Evy Carlén, qui était une collègue de Sven Jörgensson et qui, elle aussi, a contribué à la chasse à « L'homme de Tiarp på Nyårsåsen ».

Tous deux commencent à s'intéresser de près à ce qu'il s'est réellement passé à l'époque, et cherchent des informations auprès de différentes sources. L'écrivain va boire une bière en ville et rencontre son vieil ami d'enfance Vidar Jörgensson, qui a quitté la police et travaille maintenant à l'aéroport. Tous trois vont affronter de vieux mensonges qui se brisent et des vérités tenues pour acquises qui tombent.]

Θ Selon Ahlander Agency, les droits de traduction ont été vendus aux éditions Pygmalion.
Δ Voir dans la section « Monographies & articles » l'ouvrage de Jan Stocklassa.
 

CEDER, Camilla (Suède, 1976 – )

Diptyque Christian Tell & Seja Lundberg, en poste à Göteborg

Mémoires gelées, Paris, Jean-Claude Lattès, 2010, 358 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4723 : Domaine policier), 2013, 408 pages. Édition originale : Fruset ögonblick, 2008. [Dans sa petite maison à la campagne dans un hameau de la région de Göteborg Ħ, Seja est réveillée un matin de décembre 2006 par la sonnerie du téléphone. C'est Åke Melkersson, son voisin, qui partait pour son dernier jour de travail et dont la voiture avait un problème.

Ce dernier s'est souvenu qu'il était déjà venu à l'atelier de réparation de Thomas Edell, mais il ignorait que son propriétaire avait cessé ses fonctions. Après s'être garé devant l'ancien garagiste, il a trouvé un homme assassiné d'une balle dans la tête et le bas du corps écrasé sous une voiture.

Une mort qui à première vue semble incompréhensible pour l'équipe dirigée par Christian Tell, le premier arrivé sur place. Après son divorce, Seja avait entamé une nouvelle vie, elle commençait à se sentir mieux. Mais lorsqu'elle arrive et parcourt l'allée menant vers les lieux du crime, sous un mélange de pluie et de neige, de mauvais souvenirs remontent à la surface. Puis un deuxième homme est tué de la même manière, et Christian Tell pense que c'est l'œuvre d'un tueur en série.]

Titre non traduit

« Babylon » (Babylone), Stockholm : Wahlström & Widstrand, 2010. [Rebecca Nykvist est une femme pathologiquement jalouse de son petit ami, Henrik. Ce dernier ainsi qu'Anne-Marie Karpov, une professeure d'archéologie de l'université, sont retrouvés assassinés.

Seja et Christian Tell soupçonnent Rebecca, elle a été aperçue par un voisin devant l'immeuble des victimes et ses empreintes digitales ont été relevées sur la porte de l'appartement du crime. Peu après l'enquête s'oriente vers la piste d'un trafic d'antiquités, des statues remontant à l'époque de la Mésopotamie. Ces objets ont été volés dans les musées de Bagdad lors de l'intervention des troupes américaines en avril 2003.]

Retour : Initiale auteur = C
 

DAHL, Alex (Norvège ⇄ Royaume-Uni, 1982 – )

 Nom complet : Alexandra BOCKFELDT DAHL ; Nationalité : Américaine 

Le Garçon derrière la porte, Paris, City Éditions, (City thriller), 2018, 349 pages. Édition originale (en anglais) : The boy at the door, 2018. [Cecilia Wilborg a tout pour elle : Johan, son mari, est un homme d'affaires prospère et affectueux, et elle a deux filles superbes. Elle habite une magnifique maison, surplombant le port de la riche et calme ville norvégienne de Sandefjord Ħ. La famille part en vacances plusieurs fois par an, aussi bien à l'étranger que dans les montagnes de son pays.

Elle a fait d'énormes efforts pour être une épouse et une mère parfaite, elle a une aide-ménagère au-pair, il ne lui reste donc plus beaucoup de tâches domestiques. Elle travaille à temps partiel pour sa propre entreprise de décoration d'intérieur, et l'argent qu'elle gagne lui permet de s'acheter des vêtements en cachemire et des robes de la marque italienne Missoni. Elle est gentille et amie avec tout le monde, mais également manipulatrice et prête à faire tout ce qui est en son pouvoir pour préserver la façade qu'elle a créée. Une seule erreur de sa part et son passé pourrait remonter à la surface et que tout s'écroule autour d'elle.

Un mardi soir d'octobre, par une météo pluvieuse et des températures froides, elle va chercher la plus jeune de ses filles qui termine son cours de natation. En arrivant à la piscine, Tobias, un garçon de sept ans au teint olive et aux yeux inexpressifs, se tient debout devant la réception, visiblement ses parents ont oublié de venir le chercher. L'établissement va bientôt fermer et l'employée ne souhaite pas s'attarder, elle veut rentrer chez elle. Elle donne à Cecilia les coordonnées qui figurent sur le formulaire d'inscription de l'enfant, et lui demande de le reconduire chez lui. Un peu ennuyée de voir sa routine perturbée, à contrecœur Cecilia accepte néanmoins de rendre ce petit service.

En se garant devant l'adresse indiquée, elle pense accompagner le garçon jusqu'à sa porte, échanger une plaisanterie avec ses parents puis, avec ses deux filles, rentrer rapidement chez elle. En réalité la porte est entrouverte, il n'y a personne à l'intérieur, la maison est poussiéreuse. Elle semble avoir été utilisée par des marginaux, et maintenant elle est abandonnée. Cecilia veut contacter la police, mais Tobias l'en dissuade en lui disant que c'est bien ici qu'il habite. Elle ne peut pas laisser cet enfant seul, elle n'a plus qu'à l'emmener chez elle. Heureusement la maison est grande, elle l'installe dans une pièce au sous-sol.

Le mercredi matin elle emmène Tobias à l'école, heureuse de se se débarrasser de ce problème et de le transmettre à quelqu'un d'autre. Hélas l'administration scolaire la contacte en lui disant que l'enfant ne fait pas partie des élèves et que personne ne sait qui il est. Son mari au grand cœur propose de continuer à héberger l'enfant en attendant que les services sociaux lui trouvent un foyer d'accueil. C'est le début d'une série de démarches auprès de la police et des psychologues, jusqu'à ce qu'un cadavre soit découvert dans le voisinage.

Annika Lucasson mène une vie sombre avec son petit ami violent et trafiquant de drogue et jadis elle a soigné Tobias. Elle a été maltraitée durant son enfance, et aujourd'hui elle a tout perdu une fois de plus, elle semble être entraînée dans une spirale d'autodestruction. Elle a fait plusieurs fois des efforts douloureux pour échapper à sa vie malheureuse et recommencer, hélas et trop souvent sans succès. Grâce à Cecilia, dont Annika connaît le secret et ce qu'elle est prête à faire pour qu'il ne soit pas dévoilé, Annika a maintenant une dernière chance d'échapper à sa condition. Jusqu'où Cecilia est-elle prête à aller pour conserver une façade de réussite ? Peut-elle tuer si des actes du passé menacent la tranquilité de sa famille ?]

Titres non traduits

« Før jeg forlater deg » Θ (Avant de te quitter), Oslo : Juritzen Forlag AS, 9 septembre 2013. [Aurélie est une jeune femme photographe d'art, elle quitte la région montagneuse de Hardangervidda et rejoint son mari Bruno. Celui-ci est en République Centrafricaine, et travaille pour Médecins Sans Frontières. Après un certain nombre d'incidents, Aurélie disparaît et Helena abandonne son mari Daniel et leur fille de huit ans, pour partir à sa recherche.]

Θ Publié sous le nom d'Alexandra BOCKFELDT

« Playdate » (Rendez-vous pour jouer), Londres : Head of Zeus, 1er octobre 2020. [Elisa, une mère de famille, accepte que sa fille âgée de sept ans passe la nuit chez une camarade de classe. Le lendemain, quand le père vient reprendre sa fille Lucia Blix, le logement est vide, il n'y a plus de mobilier, et sa fille a disparu ainsi que toutes les autres personnes.]  

DAHL, Arne (Suède, 1963 – ) Ω

 Pseudonyme de Jan Lennart ARNALD 
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Série L'équipe-A, le commissaire Jan-Olov Hultin

Misterioso, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2008, 334 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2216 : Policier), 2009, 381 pages. Édition originale : Misterioso, 1999. [Un grand personnage de la finance est retrouvé assassiné dans son salon avec deux balles dans la tête, puis deux jours plus tard, un deuxième. Pour sa troisième victime issue du milieu des hommes d'affaires, le meurtrier laisse enfin des indices. Les médias l'appellent l'Assassin, et l'enquête commence par s'orienter vers la mafia russe et les Pays Baltes. L'un des six enquêteurs de l'équipe-A, à la recherche de preuves, se rend en Estonie pour rencontrer Kalju Laikmaa, le chef de la police.]

Qui sème le sang, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2009, 344 pages. Édition originale : Ont Blod, 1998 [Le critique littéraire suédois Lars-Erik Hassel est retrouvé torturé et assassiné par un tueur en série américain, dans un petite chambre proche de l'aéroport de Newark non loin de New-York. L'assassin serait dans un avion à destination de Stockholm. Les enquêteurs de l'équipe-A foncent vers l'aéroport d'Arlanda pour l'arrêter, mais ils arrivent trop tard, l'appareil est arrivé à destination et l'assassin a franchi la douane.

L'homme continue de faire des victimes en Suède, les enquêteurs et le commissaire Jan-Olov Hultin demandent au F.B.I. sa collaboration. Deux des membres de l'équipe-A se rendent aux USA pour rencontrer Ray Larner, un spécialiste du meurtrier en série appelé « Le tueur du Kentucky ».]

Jusqu'au sommet de la montagne, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2011, 402 pages. Édition originale : Upp till toppen av berget, 2000. [Un jeune supporter de football [soccer] est tué avec un tesson de bouteille de bière dans un bar de Stockholm. L'enquête démontre que quelque chose de louche se tramait dans cette salle de bar. Trois trafiquants de drogue yougoslaves sont assassinés par cinq assaillants inconnus, membres d'une organisation néo-nazie. Ces affaires ainsi que deux autres, débutent parallèlement, mais elles vont finir par se rejoindre.]

Europa Blues, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2012, 393 pages. Édition originale : Europa Blues, 2001. [À Stockholm la police fait une découverte macabre dans l'enclos des gloutons du parc zoologique de Skansen Ħ, un homme en partie dévoré par des animaux. Les enquêteurs cherchent à connaître les raisons de la venue en Suède de la victime, Nikos Voultsos, un gangster grec.

Non loin de là, une fillette sur le chemin du retour d'une fête d'anniversaire, est blessée par balle. Huit femmes, originaires d'Europe de l'Est, disparaissent d'un centre d'accueil pour réfugiés près de Stockholm. Leonard Sheinkman, un professeur de sciences âgé de quatre-vingts ans, avec des chiffres tatoués sur le bras évoquant son terrible passé, est exécuté dans le cimetière juif.

Y aurait-il une relation entre ces affaires et les vacances en Toscane avec sa famille, d'Arto Södersted, un membre de l'équipe-A ?]

La série L'équipe-A comporte dix titres, publiés :
de 1999 : « Misterioso » (Traduit sous le titre « Misterioso »)
à 2007 : « Himmelsöga » (L'œil céleste)
 

Quadrilogie Paul Hjelm et son équipe ; « OPCOP »

Message personnel : OPCOP 1, Arles, Actes-Sud, (Actes Noirs), 2014, 455 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 168), 2016, 576 pages. Édition originale : Viskleken, 2011. [Lors d'un sommet du G20 Ħ à Londres, avant de mourir un Asiatique murmure une phrase étrange à l'oreille d'Arto Söderstedt, l'un des membres d'OPCOP, une section secrète d'Europol Ħ. Peu de temps après, toujours dans la capitale britannique, le corps d'une femme est retrouvé dans une position bizarre avec un message destiné à la section OPCOP.]

Prenons la place des morts, Arles, Actes-Sud, (Actes Noirs), 2017, 416 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 227), 2019, 512 pages. Édition originale : Hela havet stormar, 2012. [En quelques jours, on dénombre trois décès étranges en différents points de l'Europe. Un chirurgien esthétique qui a dirigé un projet secret de l'Union Européenne, s'est suicidé chez lui à Charleroi en Belgique. Un trafiquant d'armes albanais et deux de ses gardes du corps sont criblés de balles dans un bar de Stockholm, et un député européen tchèque est assassiné.]

Jeu du loup, Arles, Actes-Sud, (Actes Noirs), 2019, 448 pages. Édition originale : Blindbock, 2013. [Le groupe OPCOP surveille à Amsterdam un réseau qui exploite les mendiants en Europe. Paul Hjelm entend parler des coûts faramineux du déplacement des parlementaires et des fonctionnaires entre Bruxelles et Strasbourg Θ.

La commissaire française auprès de l'Union Européenne, Marianne Barrière, doit présenter un projet de loi qui révolutionne l'usage des véhicules électriques. Mais, dans un SMS anonyme, elle reçoit des menaces qui l'effrayent. Dans une rue de Stockholm, un scientifique est assassiné en plein jour sous les yeux de nombreux témoins, et personne ne peut décrire précisément le tueur.]

Θ Le parlement européen est en session plénière trois jours et demi par mois à Strasbourg et le reste du temps à Bruxelles. Voir l'article de France3-Régions : Des eurodéputés bloqués six heures dans un train pour Strasbourg.

Titre non traduit

« Sista paret ut » Θ (Le dernier couple), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 13 juin 2014. [L'entreprise suédoise de génie génétique, Bionovia AB est victime d'un cyber-espionnage, à première vue organisé depuis Chypre, mais derrière lequel on trouve la Chine. Paul Hjelm doute de ses compétences après avoir envoyé deux de ses agents à la mort, il a le sentiment de n'être plus qu'un aiguilleur assis sur sa chaise, passif.

La mafia, le trafic de drogue sont plus forts que jamais, et les méthodes utilisées sont elles aussi plus violentes qu'auparavant. Les seize policiers d'OPCOP doivent enquêter sur plusieurs autres affaires, dont une qui implique la Ndrangheta Ħ. Les équipiers de Paul Hjelm parcourent la planète (New York, Shanghai, Amérique centrale, Amérique du Sud, Paris…) en binôme, un homme et une femme.]

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Actes-Sud.

 

Quadrilogie Sam Berger & Molly Blom

Titres non traduits

« Utmarker » (Banlieue), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 10 mars 2016. [Cela fait trois semaines qu'Ellen Savinger, âgée de quinze ans, a disparu après son dernier cours à l'école Östetmalm. Sam Berger est chargé de cette affaire, il pense que c'est l'œuvre d'un tueur en série. Mais ses collègues de la police de Stockholm ne sont pas de son avis, pour eux, tant que l'on n'a pas retrouvé un corps, il n'y a pas de crime.] Volet n° 1 de la série en version originale.

« Inland » (Intérieur), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 10 avril 2017.

« Mittvatten » (Mes mondes aquatiques), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 14 août 2018.

« Friheten » (Liberté), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 21 avril 2020. [Sam Berger est un homme désespéré, sa compagne et partenaire Molly Blom, a disparu sans laisser de trace et il ne sait pas quoi faire pour la retrouver. Son travail est d'enquêter au sujet de sinistres suspects déclarés à une compagnie d'assurances. On lui propose une mission lucrative, un thérapeute lui demande de l'aide car une de ses patientes, Nadja, a été kidnappée et la police doit être tenue à l'écart de cette affaire.]  

DAHL, Kjell Ola (Norvège, 1958 – ) Ω

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Titres n'appartenant à aucune série

96°, Paris, Gallimard, (Série noire n° 2740), 2005, 341 pages. Édition originale : Seksognitti : En fortelling, 1994. [Quand Bendik Fleming sort de la prison de Moss, il est déterminé à éviter les ennuis. En se promènant dans les rues de la ville, il compte une fois rentré chez lui à Oslo, passer beaucoup de temps avec sa fille, au moins il ne fera rien de mal.

Avant de prendre le train, il s'arrête dans un bar pour boire une bière, quelqu'un lui offre un travail, et n'ayant ni argent ni amis, il peut difficilement refuser. On lui demande de conduire un véhicule et son chargement d'alcool jusqu'à Copenhague. Ça devrait aller vite pense-t-il, un dernier « travail » et après cela il se comportera honnêtement. Mais les problèmes ont déjà commencé, et il ne le sait pas encore.]

Titre non traduit

« Assistenten » (L'adjoint), Oslo : H. Aschehoug & Co, 10 août 2020. [Jack Rivers a du charme, du style, du courage, un sens de la justice mais il est trafiquant d'alcool à l'époque de la prohibition en Norvège et amoureux d'Amalie. En 1924 à la suite d'une opération policière dans la localité de Minnesund, il est arrêté par l'enquêteur Ludvig Paaske. Quatorze ans plus tard Ludvig Paaske à quitté la police, il est devenu détective privé avec Jack Rivers comme adjoint, et leurs bureaux sont dans l'immeuble Majorstuhuset à Oslo.

En 1938 Vera Gruber, une belle femme riche, s'adresse aux détectives privés car elle soupçonne son mari allemand d'infidélité et elle leur demande de le suivre. La filature du mari va les emmèner dans les cercles allemands d'Oslo, où opère en secret la Gestapo, avec en toile de fond la guerre civile en Espagne. Puis un citoyen allemand est tué par la Gestapo sur le sol norvégien, et Jack Rivers est accusé du meurtre. Ludvig Paaske va rencontrer des gens qu'il a connu autrefois, l'ancien patron de son adjoint, Arvid Bjerke, sa femme Julie et sa maîtresse Amalie.]  

Série Gunnarstranda & Frank Frølich, en poste à Oslo

L'Homme dans la vitrine, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2006, 433 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 641 : Policier), 2012, 506 pages. Édition originale : Mannen i vinduet : Kriminalroman, 2001. [Reidar Folke Jespersen, un antiquaire d'Oslo âgé de soixante et onze ans, quitte son domicile un matin et se rend en taxi dans un café. Après quelques heures d'attente, il aperçoit son épouse beaucoup plus jeune que lui qui va retrouver son amant. Jespersen quitte le café et part à la rencontre de ses deux frères.

Le lendemain à l'aube, l'antiquaire est retrouvé mort dans la vitrine de son magasin, dont il est copropriétaire avec Frogner. Complètement nu, l'homme est assis dans un fauteuil placé entre un vieux globe en bois et un cercueil bleu clair. Les enquêteurs Gunnarstranda et Frank Frølich constatent qu'une série de chiffres a été écrite sur la poitrine de Reidar Folke Jespersen.] Volet n° 3 de la série en version originale.

Le Quatrième homme, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2008, 366 pages. Édition originale : Den fjerde raneren : Kriminalroman, 2005. [Au cours d'une intervention contre une bande de petits délinquants, Frank Frølich protège Elisabeth Faremo d'un échange de coups de feu. Quelques jours plus tard l'enquêteur revoit Elisabeth et il en tombe amoureux. C'est un sentiment qui se transforme en obsession, les avertissements et les conseils de ses collègues ne servent à rien.

Gunnarstranda devient furieux quand il découvre que son adjoint entretien cette relation sentimentale. Lorsqu'il apparaît que le frère d'Elisabeth est un criminel recherché, Frank Frølich est suspendu de ses fonctions. Ce dernier ne sachant pas si la jeune femme l'a utilisé sciemment ou si elle est innocente, entreprend une enquête.] Volet n° 5 de la série en version originale.

Faux-semblants, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2012, 353 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 718 : Policier), 2014, 352 pages. Édition originale : Kvinnen i plast : Kriminalroman, 2010. [Au cours d'un été chaud à Oslo, le corps d'une jeune femme, Veronika Undset, est retrouvé près de la station de métro Kalbakken. Nu, le cadavre a été soigneusement enveloppé dans un film plastique et déposé dans une benne à ordures.

Frank Frølich a déjà rencontré la victime à trois reprises. La première était quand il l'avait arrêtée pour possession de cinq grammes de cocaïne. La deuxième, elle lui a été présentée comme la fiancée de son vieil ami d'enfance Karl Anders. Celui-ci célèbrait son quarantième anniversaire et avait organisé une grande fête. La troisième dans le bureau de la société de nettoyage de Veronika, car plusieurs de ses clients de avaient été victimes d'un cambriolage.

Au même moment, Rosalind MTaya, une jeune femme africaine, disparaît. Elle est arrivée en Norvège en tant qu'étudiante dans le cadre d'un programme d'échange de l'Université d'Oslo, et a été vue pour la dernière fois dans un bar avec un homme.] Volet n° 7 de la série en version originale.

Le Noyé dans la glace, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2014, 381 pages. Édition originale : Isbaderen : Kriminalroman, 2011. [Quelques semaines avant Noël, le corps de Sveinung Adeler est repêché dans le bassin portuaire qui jouxte l'Hôtel de Ville d'Oslo. La police pense à un accident causé par l'abus de boisson et le froid, mais l'autopsie montre que ce fonctionnaire subalterne n'avait pas consommé d'alcool.

Lena Stigersand, l'enquêtrice chargée de cette affaire, est une jolie rousse d'une trentaine d'années, avec une longue pratique du ski de fond. Elle doute qu'il s'agisse d'un accident, Adeler avait travaillé sur un rapport délicat destiné au Fonds souverain pour les retraites des Norvégiens, le plus gros fonds d'investissement du monde Θ. Elle interroge une femme, une députée bien connue, au sujet d'un dîner avec la victime, la veille de sa mort. Puis la politicienne devient furieuse et de hauts responsables veulent que Lena abandonne ses recherches.

Peu après une droguée est retrouvée morte dans un tunnel après avoir été heurtée par une rame de métro, mais est-ce un suicide ? Une troisième victime est dénombrée, un toxicomane qui vivait dans la rue, et il est évident qu'il s'agit d'un meurtre.] Volet n° 8 de la série en version originale.

Θ Voir les artcles :
Norvège : le fonds souverain passe les mille milliards de dollars (en 2017). La Tribune de l'Économie
Le fonds souverain de la Norvège a gagné cent milliards d’euros (en 2020). La Tribune de Genève
 

La série Gunnarstranda & Frank Frølich comporte actuellement neuf titres, publiés :
de 1993 : « Dødens Investeringer : Kriminalroman » (Investissements mortels)
à 2018 : « Søsteren : Kriminalroman » (La Sœur)
(Dans Søsteren, F. Frølich a quitté la police, et ouvert un bureau de détective privé.)
 

DALAGER, Stig (Danemark, 1952 – )

Pays des ombres, Larbey, Gaïa, 2009, 396 pages. Édition originale : Skyggeland, 2007. [L'avocat Jon Bæksgård a quitté le Danemark, il est de retour à New-York où il est chargé de défendre un homme arabe accusé d'avoir tué un bijoutier juif. Eve, la compagne du juriste, entre dans son bureau du World Trade Center le 11 septembre, au moment où les tours sont percutées par des avions. Le travail de l'avocat va le mener au cœur d'un réseau terroriste.]  

DAMHAUG, Torkil (Norvège, 1958 – )

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Quadrilogie Le fichier des crimes à Oslo

La Mort dans les yeux, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2011, 508 pages. Édition originale : Døden ved vann, 2008. [La jeune Norvégienne Liss Bjerke est venue aux Pays-Bas pour étudier le design, mais son physique l'a orientée vers le métier de mannequin. Les photographies de mode parues dans la presse lui ont valu une certaine notoriété dans son pays natal.

Sa grande sœur Mailin, psychologue à Oslo, est sur le point de faire des révélations dans une émission de télévision consacrée à la pédophilie. Lorsque Liss apprend que son aînée a disparu, elle attrape le premier avion pour rentrer en Norvège. En arrivant elle cherche désespérément des réponses à ce qu'il s'est passé. Après une nuit pleine de rêves, elle est convaincue que quelque chose ou quelqu'un menace sa sœur, qui a toujours été là pour elle.] Volet n° 2 de la série en version originale.

La Vengeance par le feu, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2014, 570 pages. Édition originale : Ildmannen, 2011. [Dans la ville de Lillestrøm, près d'Oslo, une nuit de mars 2003 un incendie criminel se déclare à la ferme de Stornes, et près de trente chevaux périssent. Au cours des semaines suivantes, plusieurs autres incendies violents se produisent à proximité.

Karsten, 18 ans, tombe amoureux de sa camarade de classe Jasmeen, mais leur relation met en colère la famille musulmane de la jeune fille. Pour se protéger des menaces de la famille de Jasmeen, le jeune homme rejoint une fraternité secrète. Plus tard, il découvre que ce groupe pourrait être beaucoup plus dangereux qu'il ne peut l'imaginer. Karsten disparaît aux alentours de Pâques, et sept ans plus tard sa sœur Synne veut éclaircir la disparition de son frère. Mais son enquête personnelle aura de graves conséquences.] Volet n° 3 de la série en version originale.

Titres non traduits

« Se meg, Medusa » (Me voir, Medusa), Oslo : Cappelen Damm Forlag, 2007. [Axel Glenne, un médecin généraliste réputé, mène une vie de famille apparemment harmonieuse avec son épouse et ses trois enfants. Une femme rencontrée lors d'un voyage dans le Nordmarka Ħ est retrouvée morte, apparemment battue à mort. Lorsque l'une des patientes d'Axel décède de la même manière, il est convaincu que cela a un rapport avec son frère jumeau Brede, le mouton noir de la famille. Une opinion que l'enquêteur Hans Magnus Viken est enclin à partager.] Volet n° 1 de la série en version originale.

« Sikre tegn på din død » (Assurez-vous que vous êtes mort), Oslo : Cappelen Damm Forlag, 2013. [Une patiente, une Bosniaque réfugiée en Norvège lors de la guerre en ex-Yougoslavie, disparaît de l'hôpital universitaire d'Akershus. La même nuit, elle est retrouvée égorgée au sous-sol. L'ancienne avocate Jennifer Plåterud enquête, mais ne sait pas à quel point certains de ses proches sont impliqués dans le meurtre.] Volet n° 4 de la série en version originale.  

Titre n'appartenant à aucune série

Titre non traduit

« Se en annen vei » (Voir une autre route), Oslo : Cappelen Damm Forlag, 2019. [À Budapest deux garçons sans-abri, les frères Karol et Marek, volent un sac à main contenant un document secret. Puis ils sont poursuivis par les tueurs les plus impitoyables de la ville. L'un des jeunes est blessé, et il se rend à l'hôpital où il est soigné par Marlen Glenne, une Norvégienne. C'est la fille du docteur Axel Glenne [Voir le titre : « Se meg, Medusa »] et elle est en Hongrie pour terminer ses études de médecine. Elle est entraînée par hasard dans la chasse meurtrière, doit-elle se retourner et voir les ténèbres de son propre passé ?]  

DANIELSSON, Cedrik (Suède, 1973 – )

Je vous aime (bien profond), Lyon, Les éditions de l'inlandsis, (Moraine n° 1), 2011, 159 pages. Édition originale : Kyssar längs nyckelbenet, 2010.

Le Tatouage de Courtney Yoshimoto, Lyon, Les éditions de l'inlandsis, (Moraine n° 2), 2012, 152 pages. Édition originale : Ovarma nallarna, 2010.

La Rhubarbe rose, Lyon, Les éditions de l'inlandsis, (Moraine n° 3), 2012, 146 pages. Édition originale : Demogologisk eller häxan i Christiania med samma leende som Natalie Portman, 2011.

La Terre de feu, Lyon, Les éditions de l'inlandsis, (Moraine n° 4), 2013, 98 pages. Édition originale : Sentiero pericoloso accesso interditto, 2012.  

DAVIDSEN, Leif (Danemark, 1950 – )

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Série La Russie

Le Dernier espion, Larbey, Gaïa, 1996, 339 pages. Réédition : Larbey, Gaïa, (Polar), 2002, 299 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 577 : Policier), 2010, 411 pages. Édition originale : Den sidste spion, 1991. [Juste après la chute du mur de Berlin, alors que les pays d'Europe de l'Est sont en train de se désagréger, on apprend qu'il y a un espion du KGB dans les services de renseignement danois.

La responsable du renseignement, Jette Jansen, est déterminée à connaître son identité. Mais pour cela elle doit contacter Tom Gubrowski, un agent de la brigade des stupéfiants du Danemark en poste en Thaïlande, avec qui elle a eu une relation sentimentale.]

Un Russe candide, Larbey, Gaïa, (Littérature générale), 1997, 389 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 56) & Montréal, Leméac Éditeur, 2011, 379 pages. Édition originale : Den troskyldige russer, 1993. [Felix Terjosan Jensen est arrivé au Danemark, alors qu'il était enfant, avec ses parents qui fuyaient l'Union Soviétique. Devenu un homme d'affaires sans scrupules, il se rend en Arménie, un pays secoué par la guerre du Haut-Karabakh Ħ.

Dans une ancienne station thermale, à l'hôtel Paradis, il rencontre un scientifique russe, Andreas. Ce personnage fait partie des gens qui profitent de l'effondrement de l'URSS pour vendre les secrets de leur pays. Les deux hommes voulaient conclure une transaction secrète, mais c'était sans compter avec Svetlana, une belle jeune femme.]

La Chanteuse russe, Larbey, Gaïa, 1999, 341 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 45) & Montréal, Leméac Éditeur, 2011, 339 pages. Édition originale : Den russiske sangerinde, 1988. [À Moscou, Sonja a été embauchée par l'ambassade du Danemark, mais elle est retrouvée nue et morte dans sa baignoire, et Vera, une autre jeune femme, est découverte étranglée. Les deux affaires sont considérées comme des suicides.

Le diplomate Jack Andersen rencontre Lill, la sœur de Vera, il ne croit pas à la version officielle et commence à enquêter. Des témoins sont victimes d'accidents, des rapports de police disparaissent et Jack Andersen finit par être expulsé vers Copenhague par les autorités soviétiques.]

La Mort accidentelle du patriarche, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Littérature générale), 2016, 507 pages. Édition originale : Patriarkens hændelige død, 2013. [À Moscou, le Patriarche orthodoxe de toute les Russies meurt dans son sommeil et Gabriel Lassen, un employé danois du patriarche, est battu à mort dans l'arrière-cour d'un monastère. Aucun rapport ?

Adam, le frère jumeau de Gabriel, est au Groenland pour son métier de météorologue lorsqu'il reçoit l'annonce de la mort de son frère. Adam soupçonne quelque chose car il possède des informations indiquant un possible lien entre les deux décès.

Pour tenter de résoudre la mort de son frère il se rend à Moscou accompagné d'Anastasia, leur mère russe. Cela l'amène à s'intéresser à l'Union Soviétique des années soixante-dix, lorsque leur père danois a rencontré leur mère et que le régime tentait de remplacer la religion par l'idéologie communiste.]

La Fille du traître, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Gaïa Littérature), 2019, 416 pages. Édition originale : Djævelsen i hullet, 2016. [En 1993, John Arnborg, officier de renseignement danois depuis la guerre froide, disparaît alors qu'il est en mission en Allemagne de l'Est. Quand il réapparaît, c'est en Russie, où il s'est installé car il est tombé amoureux d'une femme de ce pays. C'est pour le FSB Ħ qu'il travaille maintenant.

En quittant le Danemark, il a laissé sa femme et sa fille Laila, alors adolescente. Cette dernière s'occupe maintenant d'un camping, et par le passé elle a été envoyée deux fois en Irak comme interprète. Laila déteste son père, mais un jour elle reçoit la visite de deux agents de renseignement danois à la retraite. Ces derniers ont reçu une lettre de John Arnborg, qui dit détenir une information qu'il pense être cruciale pour le Danemark et les Pays Baltes, et qui demande à sa fille de venir le rejoindre en Russie.]

Titre non traduit

« Forræderens børn » (Les Enfants du traître), Copenhague : Lindhardt og Ringhof, 1er mai 2020. [Un Russe âgé et paisible qui s'occupe de son bateau est mort empoisonné à Ringkøbing et Tor, réticent, est mis en contact avec les services de renseignement russes. Puis avec sa demi-sœur Laila [Voir le titre précédent : « La Fille du traître »], ils se lancent dans un périple à travers l'Europe de l'Italie jusqu'à Volgograd.

Mais qui était le Russe assassiné à Ringkøbing Θ, pourquoi a-t-il été tué, et sur qui Tor et Laila peuvent-ils compter dans leur recherche de la vérité ?]

Θ L'auteur s'est inspiré de la tentative d'assassinat en 2018 sur Sergei Skripal et sa fille.

 

Trilogie Le commissaire Per Toftlund

Le Danois serbe, Larbey, Gaïa, 2001, 364 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 484 : Policier), 2007, 379 pages. Édition originale : Den serbiske dansker, 1996. [Sara Santanda, l'équivalent féminin de Salman Rushdie Ħ, a écrit un livre sur la façon dont les femmes sont opprimées par les religieux en Iran. Les mollahs sont furieux, ils émettent une fatwa avec une récompense de quatre millions de dollars pour qui assassinerait l'écrivaine.

Sara Santanda, qui réside à Londres, en a assez de vivre cachée, et dans les années 1990 elle arrive à Copenhague invitée par le journal danois Politiken et le PEN club. La rumeur court qu'un Danois d'origine serbe a été engagé pour le meurtre de l'écrivaine. Le commissaire Per Toftlund doit prendre une série de mesures, pour éviter que la femme de lettres ne soit tuée.]

La Femme de Bratislava, Larbey, Gaïa, (Polar), 2004, 454 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 399 : Policier), 2006, 585 pages. Édition originale : De gode søstre, 2001. [Theodor Pedersen, Danois tranquille, se croyait orphelin de père. Il découvre accrochée au mur d'un musée clandestin, la photo d'un soldat posant devant un tas de cadavres.]

L'Ennemi dans le miroir, Larbey, Gaïa, (Polar), 2006, 399 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 513 : Policier), 2008, 523 pages. Édition originale : Fjenden i spejlet, 2004. [Un Américain rentre chez lui après une semaine passée dans le désert de Death Valley, en Arizona, à faire le guide dans des stages de survie pour touristes japonais fortunés. Personne ne sait que derrière se cache un nommé Vuk, vétéran de la guerre de Bosnie et un tueur à gages, pour lequel un mandat d'arrêt international a été émis.

Cet homme s'est procuré une nouvelle identité sous le nom de John Ericsson, il est marié et il a des enfants aux États-Unis. Après l'attentat du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center, le F.B.I. apprend la véritable identité de cet homme, et passe un accord avec lui pour la recherche des terroristes.]  

Titres n'appartenant à aucune série

La Photo de Lime : Roman, Larbey, Gaïa, 2000, 472 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 566 : Policier), 2009, 533 pages. Édition originale : Lime's billede, 1998. [Peter Lime, paparazzo danois âgé de cinquante ans, réside en Espagne depuis vingt ans. En prenant au téléobjectif la photo d'un un haut responsable politique espagnol en compagnie de sa maîtresse italienne à bord d'un yacht, il réalise le grand coup de sa vie.

Le photographe est questionné par une représentante du Politiets Efterretningstjeneste Ħ, le service de renseignement danois, au sujet d'un cliché. Cette image, qui a été prise dans les années soixante alors qu'il vivait dans un collectif, représente une femme et au dos il y a la mention : « Photo de Lime ».

Dans une tentative désespérée d'empêcher la vente de l'image compromettante pour le ministre espagnol, Lime est emprisonné sur une base juridique très faible. Pendant que le paparazzo est derrière les barreaux, une bombe détruit son logement à Madrid, sa femme Maria Luisa et sa fille Amelia sont tuées. Est-ce l'ancienne ou la nouvelle photo qui a déclenché le drame ? La recherche d'un lien entre les deux photos conduit Peter Lime de Madrid au Danemark et de l'ex-Allemagne de l'Est à Moscou.]

L'Épouse inconnue, Larbey, Gaïa, (Polar), 2007, 374 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 24) & Montréal, Leméac Éditeur, 2009, 455 pages. Édition originale : Den ukendte hustru, 2006. [Marcus Hoffman, homme d'affaires danois, est marié depuis dix ans avec Nathalie qui est d'origine russe. Au lieu de passer leurs vacances dans leur résidence secondaire de Møn comme ils en ont l'habitude, ils font une croisière fluviale en Russie. Mais Nathalie disparaît l'un des tout premiers jours, et les autorités ne peuvent rien pour aider Marcus. Ce dernier se rend compte que son épouse a quitté volontaire le bateau.

Avec l'aide d'un garçon des rues nommé Sasja et de Victor, un homme d'affaires corrompu, le mari entreprend des recherches pour retrouver sa bien-aimée. Son enquête va le mener de chez lui, à Østerbro, jusqu'au Japon en passant par la Russie de Poutine. Marcus connaissait-il vraiment son épouse ?]

À la recherche d'Hemingway, Larbey, Gaïa, (Polar), 2010, 334 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 83) & Montréal, Leméac Éditeur, 2013, 387 pages. Édition originale : På udkig efter Hemingway, Copenhague : Lindhardt og Ringhof, 2008. [John C. Petersen, âgé de presque cinquante ans, est maître de conférences en espagnol et en histoire, à Ringkøbing Ħ dans le Jutland. Près d'un an après que sa femme soit morte d'un cancer, il veut apaiser son chagrin. Pour donner un sens à sa vie, il va suivre les traces d'Ernest Hemingway, auquel il voue une grande admiration.

Sur l'île de Key West en Floride, il va voir la maison où a vécu l'écrivain américain dans les années 1930. Puis il va se recueillir sur la tombe de Sloppy Joe, le propriétaire du bar que l'écrivain américain fréquentait régulièrement. Victime de la chaleur qui règne dans le pays, il s'évanouit en état de déshydratation.

Un homme âgé nommé Carlos Guieterez, un exilé Cubain, lui vient vient en aide. Après plusieurs rencontres, Carlos lui demande d'apporter une lettre à Carla, sa progéniture qui vit à Cuba. Pour des raisons politiques, elle a rompu le contact avec son père depuis des années, quand elle a épousé un haut-fonctionnaire castriste.

Voyant sa mort approcher, Carlos pense qu'un touriste ne sera pas repéré par ceux qui surveillent le mari de Clara. Puis John est approché par un agent de la CIA, qui lui demande de convaincre l'époux de Carla de se réfugier aux États-Unis après le décès de Castro. Compte tenu de la santé du dictateur, ce n'est plus qu'une question de temps.

En arrivant à La Havane, le Danois est hypnotisé par une atmosphère de sexe et de rythmes de salsa. Ensuite il se retrouve empêtré dans un conflit complexe qui le force à jouer le rôle d'un espion amateur. Parallèlement il cherche un manuscrit d'Hemingway, qui pourrait bien se trouver à Cuba, dans un endroit lointain et difficile d'accès.]

Titre non traduit

« Uhellige alliancer » (Alliances impies), Copenhague : Lindhardt og Ringhof, 1984. [Au Pays basque espagnol une jeune femme, la journaliste danoise Charlotte Jensen qui est employée par TV-Avisen, décède dans un accident de la circulation. Un commissaire de police récupère le corps et l'utilise pour créer un attentat dans un bar de San Sebastián. L'action est attribuée à l'organisation séparatiste Euskadi Ta Askatasuna (E.T.A.), avec laquelle la journaliste était en contact pour son travail.

Son mari, l'avocat Poul Jensen qui travaille à mi-temps au ministère des Affaires sociales, se rend en Espagne pour rapatrier le cercueil. À l'aéroport il est accueilli par un homme qui dit être un diplomate danois. Involontairement, Poul est impliqué dans des intrigues politiques impliquant des militants basques pour la liberté, le gouvernement espagnol, des gardes civils et une police infiltrée par des extrémistes.]  

DE LA MOTTE, Anders (Suède, 1971 – )

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Trilogie Le jeu, Henrik Pettersson, dit « HP »

Oserez-vous entrer ?, Paris, Fleuve Noir, 2013, 430 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 15825 : Thriller), sous le titre : Play – Manipuler ou être manipulé, 2014, 445 pages. Édition originale : [geim], 2010. [Henrik Pettersson est un homme qui ne garde pas un emploi plus de quelques jours, il préfère vivre des allocations chômage et de quelques larcins. Dans le métro de Stockholm il trouve un téléphone qui affiche : « Voulez-vous jouer à un jeu ?, oui ou non ».

Comme son but est de se servir de l'appareil puis de le revendre rapidement, il répond non. Mais la question s'affiche de nouveau à l'écran, et la cinquième ou sixième fois, l'appareil affiche le prénom et le nom du petit délinquant à la fin de la question. Pour arriver à ses fins, l'homme fini par répondre oui.

En échange d'une utilisation illimitée, l'appareil lui demande alors de remplir une mission. Celle de voler le parapluie d'un homme qui va entrer dans la rame de métro à la station suivante, et de filmer l'opération. Le téléphone semble en savoir beaucoup sur sa vie, et HP est entraîné dans le jeu risqué de la réalité.

Le portable lui propose d'autres opérations qui lui rapportent des points qui valent de l'argent, et il peut consulter son classement vis à vis d'autres joueurs. L'appareil lui demande alors, depuis un pont de jeter un pavé sur une voiture, mais il ignore que sa sœur est la garde du corps du haut dirigeant qui est dans le véhicule.]

Buzz : Virtuel ou réel, Paris, Fleuve Noir, 2014, 462 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 15826 : Thriller), 2014, 502 pages. Édition originale : [buzz], 2011. [Après une spectaculaire escroquerie en Suède qui lui rapporté plusieurs millions, Henrik Pettersson possède plusieurs fausses identités et suffisamment d'argent pour vivre confortablement. Mais HP n'est pas satisfait, après tout la clandestinité n'est pas aussi stimulante que la vraie vie. C'est au Moyen-Orient qu'il décide de se rendre, à Dubaï plus précisément, et il rencontre dans un hôtel de luxe l'énigmatique, la sensuelle et riche Anna Argos.

Puis cette femme meurt dans des circonstances mystérieuses lors d'un safari dans le désert, et HP est rapidement considéré comme le principal suspect. Bien qu'il réussisse à prouver son innocence, il retourne en Suède en essayant de découvrir qui est derrière cet assassinat. Avec l'impression que les preuves contre lui ont été manipulées, il mène son enquête, mais il va bientôt regretter le retour sur sa terre natale.]

Bubble : Proie ou prédateur, Paris, Fleuve Noir, 2014, 469 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 15827 : Thriller), 2015, 505 pages. Édition originale : [bubble], 2012.  

Diptyque David Sarac, police des renseignements

Défaillance, Paris, Fleuve Noir, 2015, 538 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 16605 : Thriller), 2016, 540 pages. Édition originale : MemoRandom, 2014. [David Sarac est un responsable de l'unité de renseignement de la police de Stockholm. Son travail est d'identifier, de recruter et de diriger tout individu pouvant soutenir la police dans sa lutte contre le crime organisé. Lors d'une poursuite en voiture à grande vitesse, il percute violemment le mur d'un tunnel.

Victime d'un accident vasculaire-cérébral, David Sarac se réveille dans un hôpital sans aucun souvenir des deux dernières années de sa vie. Il subit des pressions de tous les côtés, pas si amicales qu'elles paraissent. Le but est d'obtenir des informations indiquant où se trouve son principal informateur, dont le nom de code est Janus, le dieu romain aux deux visages.]

Ultimatum, Paris, Fleuve Noir, 2017, 480 pages. Édition originale : UltiMatum, 2015. [Lorsqu'un corps est découvert au bord du lac Mälaren devant le centre de conférence du parti au pouvoir, l'affaire va immédiatement sur le bureau de Julia Gabrielsson, de la brigade criminelle. Qui était la victime et pourquoi a-t-on tout mis en œuvre pour que le corps ne soit pas identifié ?

Dans une clinique psychiatrique loin de la capitale, David Sarac se remet de ses blessures par balle. Alors que la chasse à l'insaisissable Janus est terminée, les secrets et les mensonges demeurent. Le policier stocke secrètement les somnifères qu'on lui donne, dans le but de les avaler d'un seul coup, pour en finir avec la vie. Une infirmière lui glisse une lettre anonyme, quelqu'un veut échanger ses secrets avec ceux de David pour traduire en justice un homme puissant.]  

Le quatuor des saisons

Chaque titre peut se lire indépendamment des autres.

Titres non traduits

« Slutet på sommaren » (La Fin de l'été), Stockholm : Bokförlaget Forum AB, 5 septembre 2016. [En 1983, un garçon de cinq ans disparaît disparaît de son domicile, une ferme en Scanie. La seule trace est une chaussure qui est retrouvée dans un champ de maïs. Tout le village se lance à sa recherche, mais sans aucun résultat, les rumeurs et les soupçons se répandent rapidement. L'enquête qui suit n'est pas couronnée de succès, le chagrin et l'incertitude font que la famille du garçon s'effondre lentement, la mère se suicide.

Vingt ans plus tard la sœur aînée du disparu, Veronica, est restée profondément affectée par cette affaire. Elle est maintenant psychothérapeute à Stockholm et dirige une séance avec un groupe de patients. Un nouveau participant arrive, un jeune homme qui raconte son enfance, ses souvenirs de la disparition inexplicable d'un garçon, et l'histoire est tellement familière à Veronica qu'elle en tremble.

À contrecœur, elle retourne voir sa famille et chercher des réponses, au risque de détruire la fragile existence qu'elle a bâtie. Mais tout le monde n'aime pas ses questions dans le village de son enfance, où tout le monde se connaît. Pour elle, il est difficile de savoir qui sont ses amis ou ses ennemis.]

« Höstdåd » (L'Automne), Stockholm : Bokförlaget Forum AB, 18 septembre 2017. [C'est presque la fin de l'été 1990, et cinq amis d'enfance installent leur campement près de leur lieu secret de baignade. L'ambiance est effervescente, mais sous la surface, les tensions au sein du groupe sont profondes. Lorsque l'aube se lève après la première pluie d'automne, un corps flotte dans les eaux de cette carrière désaffectée. La police classe l'affaire comme un tragique accident, mais tout le monde n'est pas convaincu par la version officielle.

Vingt-sept ans plus tard, le chef de la police est remplacé par Anna Vesper, qui était auparavant affectée à Stockholm au département des affaires criminelles. Avec sa fille adolescente Agnes, elle pensait prendre un nouveau départ dans cette ville rurale de Nedanås au Sud de la Suède. Elle voulait également oublier la mort de son charismatique mari dont elle était séparée.

Elle doit enquêter sur le présumé suicide de Joe, qui faisait partie du groupe de baigneurs lorsque Simon, âgé de dix-huit ans, s'est noyé. Mais ignorant les avertissements, elle n'a d'autre choix que de rouvrir le dossier de l'automne 1990, dont peu de gens veulent parler. Elle apprend vite que l'envie et la cupidité ne se limitent pas aux grandes villes. Elle est obligée de se battre pour garder sa place face à la réticence de ses collègues pour l'accepter comme leur cheffe.]

« Vintereld » (Feu d'hiver), Stockholm : Bokförlaget Forum AB, 24 octobre 2018. [En 1987, les deux très bonnes amies Laura et Iben passent leurs vacances d'hiver comme chaque année chez Hedda, la tante bien-aimée de Laura. Elles habitent dans le village de vacances de Gärdsnäset en Scanie, qui appartient à Hedda. Lors du bal le soir de la Sainte Lucie Θ, les deux adolescentes se disputent au sujet d'un garçon. Puis la salle de danse brûle entièrement, Iben meurt dans l'incendie et Laura est gravement blessée. Elle ne reviendra plus dans cette localité, et ne reverra plus jamais sa tante, elle sera marquée toute sa vie par cette tragédie.

Trente ans plus tard, Laura apprend qu'elle hérite de sa tante des terres et du village de chalets qui subsistent encore, et elle est forcée de retourner à Gärdsnäset. Elle est soumise à diverses manœuvres de persuasion, car le terrain dont elle a hérité intéresse plusieurs acheteurs, qui se battent pour l'obtenir. Les souvenirs de la nuit de la Sainte Lucie reviennent et Laura commence à penser à ce qu'il s'est réellement passé lorsque sa meilleure amie est morte et que l'amour de sa vie a disparu sans un mot. Elle réalise qu'avant sa mort, sa tante était sur une piste qui a un rapport avec l'incendie de sa jeunesse.]

Θ Voir le tire d'Eva Frantz, Den åttonde tärnan.

« Våroffer » (Sacrifice de printemps), Stockholm : Bokförlaget Forum AB, 30 mars 2020. [En 1986, durant la nuit de Walpurgis qui symbolise la fin de l'hiver, une belle jeune fille de seize ans, Elita Svart, est assassinée en Scanie. Elle est retrouvée sur la pierre des sacrifices, dans une forêt près d'un château, tuée sous une forme rituelle. Son demi-frère Leo est longuement interrogé, il avoue puis il est reconnu coupable, et peu de temps après, toute la famille disparaît sans laisser de trace.

Au printemps 2019, la docteur Thea Lind et son mari s'installent dans le château, et elle entend parler du meurtre et de la victime. Dans le creux d'un vieux chêne, elle découvre une photo de la jeune fille en robe blanche, les cheveux ébouriffés, et tenant des bois de cerf entre ses mains. Sur ce cliché, il y a également quatre personnes plus jeunes avec des masques d'animaux, qui sont debout autour d'Elita Svart, et tout cela éveille sa curiosité.

Bien que trente ans se soient écoulés, le deuil est toujours présent dans la localité (fictive) de Tornaby. Thea Lind commence à croire que la vérité concernant ce meurtre n'a jamais été faite. Tout le monde semble avoir quelque chose à cacher, même le mari de Thea, David, qui a grandi dans cette ville. Peu à peu, l'ambiance s'épaissit, et le printemps 1986 pourrait faire de nouvelles victimes.]  

DURLING, Ulf (Suède, 1940 – )

Pour un bout de fromage, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1271), 1973, 252 pages. Édition originale : Gammal ost, 1971. [Dans une chambre verrouillée de l'intérieur Θ de Lilla Pensionatet, une maison d'hôtes, on découvre un cadavre. Sur la table qui est devant la victime, il y a une bouteille de Chianti et un morceau de fromage.

Le libraire Carl Bergman, le docteur Efraim Nylander et l'ancien facteur Johan Lundgren aiment les romans policiers. Ces trois passionnés de polars ont un club où ils se rencontrent régulièrement pour en discuter. Lorsqu'une véritable énigme arrive, ils ne peuvent pas cacher leur enthousiasme, et cherchent une solution qui est ensuite signée par Johan Lundgren, le secrétaire du club.

Dans le même temps, un enquêteur moyennement intelligent, Gunnar Bergman, essaie de résoudre l'énigme avec des méthodes policières classiques.]

Θ Allusion au roman de Gaston Leroux, « Le Mystère de la chambre jaune ».

 

DUSE, Samuel August (Suède, 1873 – 1933)

 Utilise aussi le pseudonyme de Sam SELLÉN 

Série Leo Carring, détective privé

Stockholm, 42 rue des Hollandais, Paris, Gallimard, (Le Scarabée d'or n° 7), 1936, 251 pages. Édition originale : Det nattliga äventyret : Detektivroman, 1914. [Le jeune sculpteur désargenté Gerhard Giggert prend un verre dans un café avec Thorne, un ami qui est rédacteur pour un journal de Stockholm. Le journaliste lui suggère de faire une exposition de ses œuvres, mais cela n'intéresse pas le sculpteur. Très énervé, ce dernier tient à voix haute des propos virulents contre un autre membre de sa famille. Mais il ne voit pas que parmi les autres clients de l'établissement, il y a le commissaire Sanderson.

Le jeune artiste rentre dans son atelier de Sibyllegatan, et trouve deux lettres dans son courrier. La première est celle de son futur beau-père, qui annonce qu'il rompt les fiançailles. Gerhard Giggert avait affirmé au père de sa fiancée qu'il n'avait pas de dettes, car ce dernier ne veut pas que l'on épouse sa fille pour son argent. Or, très prochainement, le jeune ornemaniste doit rembourser à un usurier la somme de mille couronnes. La seconde missive lui est adressée par son riche cousin Robert Lettman, à qui le jeune homme avait demandé de l'argent. Dans l'enveloppe il y a un billet de mille couronnes, mais l'expéditeur a informé le futur beau-père du jeune homme que ce dernier avait des dettes.

Pour se détendre après ces mauvaises nouvelles, le jeune artiste se promène sans but précis à Roslagsgatan et traverse Roslagstorg. Puis ses pas l'amènent involontairement devant le domicile de son cousin, au 42 Holländaregatan (42 rue des Hollandais). Voyant qu'il y a encore de la lumière dans l'appartement à une heure avancée de la nuit, il décide d'aller exprimer sa colère contre les agissements de ce membre de sa famille. L'employé de maison le fait entrer, mais dans un premier temps il ne reconnaît pas le visiteur, puis Gerhard Giggert découvre son cousin, il est allongé sur le sol, il a été frappé à la tête et il est mort.

Alors que le sculpteur est dans le bureau de la victime, quelqu'un éteint la lumière successivement dans plusieurs pièces, et le vieux domestique a disparu. Effrayé le jeune homme s'enfuit, et en sortant dans la rue sa première idée est d'aller trouver la police. Mais il se ravise et va raconter ses mésaventures à Leo Carring, en omettant de préciser qu'en sortant de l'immeuble il a croisé une jeune fille de dix-sept ans. Leo Carring est un ex-avocat devenu détective privé, et son beau-père est le banquier Bircherdt. L'enquêteur privé a résolu par le passé un cas important, l'affaire Hopson.

Les policiers sont très étonnés de voir le détective privé qui arrive sur les lieux du crime quasiment en même temps qu'eux. Le commissaire Sanderson et son adjoint Roland n'ont été informés de l'affaire qu'un quart d'heure auparavant. En trouvant sur place une cravache ensanglanté, les enquêteurs accusent du meurtre le propriétaire de l'objet, Gerhard Giggert. Mais le détective privé va leur prouver qu'ils font fausse route en demandant à un expert en teinture des cuirs de venir. Ce dernier détermine qu'il y a une différence de plusieurs heures entre le moment où le sang de la victime s'est répandu sur fauteuil, et le moment où la cravache a elle aussi été imprégnée de sang.

Le médecin légiste détermine une heure approximative de la mort, mais les policiers apprennent qu'au même moment Robert Lettman a été vu dans un restaurant en train de déjeuner avec une femme. Un chauffeur de taxi témoigne qu'il a déposé devant le 42 Holländaregatan encore bien plus tard, une femme portant un domino noir et l'ingénieur, aisément reconnaissable au pommeau de sa canne. Les enquêteurs sont sur les lieux du crime quand madame Torpson, la femme de charge, découvre dans un petit local de l'appartement le corps du vieux Frans. Tout laisse penser que le valet de chambre a été assassiné, mais le vieux domestique ne porte pas de trace de blessure ou de coups.] Volet n° 2 de la série en version originale.

La série Leo Carring comporte 14 titres, publiés :
de 1913 : « Stilettkäppen » (Canne-épée)
à 1929 : « Zuleikas hämnd » (La vengeance de Zuleika)
 

DUUN, Olav (Norvège, 1876 – 1939)

La Réputation, Paris, Flammarion, (Littérature étrangère), 1998, 185 pages. Édition originale : Ettermæle, 1932. [Le père de Brynjar est incarcéré, soupçonné d'avoir assassiné son épouse, et refuse de prononcer la moindre parole. Brynjar se lance alors dans une enquête, en interrogeant les habitants de la localité.]

Retour : Initiale auteur = D
 

EDGREN ALDÉN, Rebecka (Suède, 1972 – )

Voir le nom sous lequel ses romans sont publiés : Rebecka ALDÉN  

EDVARDSSON, Mattias T. (Suède, 1977 – ) Ω

Une Famille presque normale, Paris, Sonatine, 2019, 528 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 17572 : Thriller), 2020, 624 pages. traduit de l'anglais : A Nearly normal family. Édition originale : En helt vanlig familj, Stockholm : Bokförlaget Forum AB, 25 juin 2018. Adam est l'honnêteté personnifiée, et il est le pasteur respecté de la paroisse locale. Ulrika, son épouse, est une avocate estimée et qualifiée. Leur fille unique de dix-neuf ans, Stella Sandell, poursuit ses études et tous trois vivent dans un joli village dans les environs de Lund. Un soir cette dernière rentre tard avec du sang sur son chemisier, et ne répond pas à son père qui lui demande ce qu'il s'est passé. Puis elle prend une douche et lave ses vêtements. À première vue, l'existence de toute la famille semble parfaite.

Un homme d'affaires prospère âgé de trente et un ans, Christopher Olsen, est retrouvé poignardé sur une aire de jeux à Lund. Les soupçons se portent sur Stella, depuis sa fenêtre un témoin l'a vue quitter les lieux. Une semaine plus tard Stella est accusée du meurtre, et placée en détention. Ses parents ne sont pas autorisés à lui rendre visite, les contacts se font par l'intermédiaire de l'avocat de l'accusée. Seule dans une cellule aux murs de béton, elle se pose mille questions pour tenter de comprendre comment en est-elle arrivée là. Un traumatisme qui s'est produit pendant son enfance remonte à la surface.

Quelles raisons la jeune femme pouvait-elle avoir de connaître un homme d'affaires louche, beaucoup plus âgé qu'elle, et de le tuer ? Ce doit être un terrible erreur ! Les parents sont désespérés, ils ne comprennent pas ce qui leur arrive et ne savent pas quoi faire, mais connaissaient-ils vraiment leur fille ? Malgré ses convictions religieuses, Adam se prépare à faire un faux témoignage pour sauver sa fille, ce qui le tourmente atrocement. Il est convaincu qu'elle est tombée dans un piège.

Les trois membres de cette famille croyaient se connaître, mais en réalité elles vivaient dans des mondes différents. Avec le temps; les personnages apparaissent sous un jour totalement nouveau. La première préoccupation d'Adam ne semble pas être de protéger sa fille, mais de conserver sa respectabilité. Ulrika risque elle aussi de se retrouver devant la justice, en raison de son comportement.]

Titres non traduits

« En nästan sann historia » (Une Histoire presque normale), Stockholm : Bokförlaget Forum AB, 24 août 2016. [En 2008, Zack Levin, un journaliste d'une trentaine d'années, vient de perdre son travail, et sa petite amie l'a quitté, il n'a d'autre choix que de retourner vivre chez sa mère. Pour résoudre ses problèmes économiques, il décide de retrouver une passion oubliée, l'écriture. C'est un morceau de sa vie qu'il veut raconter, un meurtre qui a eu lieu il y a une douzaine d'années, pour lequel un innocent est allé en prison. Son ouvrage s'intitulera « Un tueur innocent », et il commence à interroger les protagonistes de l'époque.

En 1996, à l'âge de dix-neuf ans, Zackarias (« Zack ») Levin s'inscrit au cours d'écriture créative à l'université de Lund, sous la direction du grand professeur Li Karpe. Rapidement il se lie d'amitié avec trois autres étudiants. L'enseignant les choisit tous les quatre pour leur présenter Leo Stark, un écrivain énigmatique. Mais une nuit, Leo Stark disparaît et les rêves des quatre jeunes deviennent un cauchemar. Bien qu'aucun corps n'ait été retrouvé, l'un des étudiants, Adrian Mollberg, est accusé du meurtre de l'irascible Leo Stark, celui qui les fascinait et les repoussait en même temps.]  

« Goda grannar » Θ (Bons voisins), Stockholm : Bokförlaget Forum AB, 17 juin 2020. [Mikael (« Micke ») Andersson, son épouse Bianca et leurs deux jeunes enfants William et Bella quittent Stockholm. Pour fuir l'agitation de la capitale et avoir plus d'espace, ils emménagent dans la localité (fictive) de Köping, près de Lund. C'est un village qui leur semble idyllique, même plus idyllique que la plupart des quartiers, résidentiel, et qui est parfait pour leur famille.

Avant de déménager, Bianca est venue visiter le secteur, et le couple pense garder une certaine distance avec ses voisins, sans être impolis. Ces derniers semblent gentils et serviables, mais lentement et progressivement, lorsque les nouveaux arrivants apprennent à mieux les connaître, une sensation de malaise s'installe. Est-il normal qu'un garçon, qui est âgé de treize ans, veuille être ami avec leur fils qui n'a que six ans ?

Deux ans après leur arrivée, lorsque Micke prend la route de leur maison après sa journée de professeur de gymnastique à l'école locale, il aperçoit des véhicules munis de gyrophares. En arrivant devant chez lui il voit sur le sol le vélo rouge de Bianca qui est tordu et des ambulanciers qui sont auprès de sa femme. Sous le choc, il se demande ce qu'il s'est passé et qui est responsable.

Bianca circulait devant chez elle, et elle a été percutée par une voiture conduite par un voisin, qui prétend obstinément que c'était un tragique accident. Alors qu'elle est à l'hôpital et se bat pour rester en vie, de plus en plus de riverains ainsi que les enquêteurs pensent qu'il ne s'agissait peut-être pas d'un accident, mais d'une action délibérée.

Les autres habitants du quartier sont Jacqueline, qui a travaillé comme mannequin aux États-Unis, et qui commence à être trop âgée pour la profession. Elle est revenue en Suède sans le père de son enfant, et elle essaie de mener une vie normale avec son fils adolescent Fabian. Ce dernier est atteint de troubles comportementaux presque autistiques et à l'école il est victime de harcèlement.

Ola Nilsson est un homme célibataire, au passé judiciaire chargé, mais qui tente de se comporter honnêtement. Gun-Britt et Åke sont un couple de retraités qui vivent dans ce village depuis longtemps. Ce sont des experts dans la propagation de ragots et ils épient les propriétaires des maisons attenantes. Mikael a toujours eu confiance dans la police, mais la seule issue lui semble être de prendre les choses en main.]

Θ Selon Ahlander Agency, les droits de traduction ont été vendus aux éditions Sonatine

« En familjetragedi » (Une Tragédie familiale), Stockholm : Bokförlaget Forum AB, 30 juin 2021. [Les finances de Bill Olsson ne sont pas brillantes, il a du mal à subvenir aux besoins de sa fille. Pour les améliorer, il loue une chambre à Karla, une étudiante qui s'est enfin libérée de sa mère possessive. La jeune femme, pour financer ses études de droit, fait le ménage chez le pédiatre Steven Rytter et sa femme Regina. Elle s'aperçoit que tout ne va pas très bien dans cette maison, pourquoi Regina passe-t-elle ses journées enfermée dans une chambre sombre ? Le médecin et son épouse sont retrouvés morts à leur domicile, et Bill devient rapidement le suspect numéro un.]  

EDWARDSON, Åke (Suède, 1953 – )

Série Le commissaire Erik Winter, en poste à Göteborg

Danse avec l'ange, Paris, Jean-Claude Lattès, (Littérature étrangère), 2002, 350 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 3674 : Domaine policier), 2004, 428 pages. Édition originale : Dans med en angel, 1998. [Erik Winter, âgé de 37 ans, est le plus jeune commissaire de la police suédoise, un peu snob il aime le jazz, les belles voitures, et il est habillé avec des vêtements de marque. Son lieu de travail est Göteborg Ħ, la deuxième ville de Suède.

Dans une chambre d'hôtel au Sud de Londres, un jeune Suédois est retrouvé assis sur un tabouret, ligoté et bâillonné. Un couteau à double tranchant a servi à l'assassiner. Cela touche directement Erik Winter, car la victime était le fils d'un de ses voisins. Peu de temps après, un meurtre tout aussi sadique est commis à Göteborg, et le mort est un jeune touriste anglais. Sur le lieu de chacun des crimes, au milieu des traces de sang, une danse macabre a été exécutée.]

Un cri si lointain, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2003, 520 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 3676 : Domaine policier), 2004, 519 pages. Édition originale : Rop från långt avstånd, 1998. [La fête annuelle de Göteborg bat son plein, et la canicule en ce mois d'août entraîne des affrontements quotidiens dans les rues de la ville. Une nuit, le corps d'une inconnue qui a été étranglée est découvert sur un parking près du lac Delsjö Ħ. Elle n'a aucun papier qui permettrait de l'identifier, et elle ne figure pas sur la liste des personnes signalées disparues. L'autopsie fournit à la police sa seule piste, cette femme a donné naissance à un enfant.

Tous les services de police sont mis à contribution dans cette course contre la montre pour retrouver l'enfant. Les enquêteurs obtiennent par la police routière les images prises par une caméra de surveillance. Elles leur apprennent que la victime a été transportée dans une Ford Escort construite après 1991, mais vu du nombre de véhicules de ce type en circulation ils ne sont guère avancés.

Une vieille dame d'un quartier résidentiel se présente à la police pour signaler qu'une mère et sa petite fille ne sont jamais revenues de l'aire de jeux, ce qui permet d'identifier la victime, Helene Andersen. Erik Winter ne peut résoudre ce cas que s'il utilise toute son intuition, car il s'agit d'un crime dont les racines remontent loin dans le passé. Une attaque de banque il y a vingt-cinq ans, dans la ville d'Ålborg au Danemark, est l'une des pistes suivies.]

Ombre et soleil, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2004, 478 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 3819 : Domaine policier), sous le titre : Ombre et soleil : Une enquête du commissaire Winter, 2005, 473 pages. Édition originale : Sol och skugga, 1999. [Erik Winter se trouve sous le soleil de la côte Sud de l'Espagne au chevet de son père, qu'il a refusé de voir pendant des années, et qui est hospitalisé pour un infarctus.

À son retour à Göteborg il doit enquêter sur un double meurtre atroce, de plus qui a été commis près de chez lui. Un jeune livreur, qui dépose la presse quotidienne, s'est étonné de voir s'accumuler une semaine de journaux derrière la porte d'entrée. La chaîne stéréo qui diffuse très fort du heavy metal à cinq heures du matin l'a aussi surpris et il a contacté la police. Le couple a été assassiné dans son salon, et le tueur a laissé sur un mur un message énigmatique écrit avec du sang. Rien n'a été volé, le couple ne semble pas avoir d'ennemis, les enquêteurs ont donc du mal à trouver un mobile.

Les fêtes pour le passage à l'an 2000 sont prévues dans trois mois et, Angela, la compagne du commissaire vient d'emménager chez lui. Elle est enceinte et reçoit des appels menaçants, ce qui la rend nerveuse. Le policier se rend compte que l'affaire est plus compliquée qu'il ne le pensait, et qu'il est directement visé. Lorsque le tueur frappe de nouveau, Erik Winter se lance dans une course contre la montre pour protéger à la fois la population et sa famille. ]

Je voudrais que ça ne finisse jamais, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2005, 350 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 3940 : Domaine policier), 2009, 400 pages. Édition originale : Låt det aldrig ta slut, 2000. [Dans un parc municipal, on retrouve une jeune fille assassinée. Erik Winter repense alors à une autre affaire qui présentait des similitudes.] Volet n° 4 de la série en version originale.

Voile de pierre, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2006, 528 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4061 : Domaine policier), sous le titre : Voile de pierre : Une enquête du commissaire Winter, 2007, 525 pages. Édition originale : Segel av sten, 2004. [Au cours de la Seconde Guerre mondiale un pêcheur suédois, John Osvald, disparaît mystérieusement d'un chalutier au large des côtes calédoniennes. Soixante ans plus tard, son fils Axel ne donne plus signe de vie, il était parti en Écosse après avoir reçu une étrange lettre. Tous deux sont pêcheurs en haute mer et originaires de la province de Bohuslän Ħ. Très inquiète, la fille du disparu contacte Erik Winter, qui décide de prendre cette affaire en main.] Volet n° 6 de la série en version originale.

Chambre numéro 10, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2007, 502 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4173 : Domaine policier), 2008, 501 pages. Édition originale : Rum nummer 10, 2005. [Une femme est retrouvée morte dans une chambre d'hôtel. Le commissaire se souvient qu'il est déjà venu sur les lieux pour une autre affaire.]

Ce Doux pays, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2008, 378 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4265 : Domaine policier), sous le titre : Ce Doux pays : Une enquête du commissaire Winter, 2009, 416 pages. Édition originale : Vänaste land, 2006. [Trois hommes sont retrouvés assassinés, le visage explosé par une arme à feu. Erik Winter se trouve face à une affaire particulièrement épineuse.]

Presque mort, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2009, 474 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4378 : Domaine policier), 2010, 572 pages. Édition originale : Nästan död man, 2007. [Un gangster, un écrivain, un politicien et un citoyen ordinaire – sans compter ce commissaire rongé par le doute. Leurs destins se rejoignent autour de la disparition d'une jeune fille, trente ans auparavant.]

Le Dernier hiver, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2010, 377 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4485 : Domaine policier), sous le titre : Le Dernier hiver : Une enquête du commissaire Winter, 2011, 474 pages. Édition originale : Den sista vintern, 2008. [Dans le quartier de Vasastan à Göteborg Ħ, les scènes de crime se répètent : deux femmes sont retrouvées mortes dans leur lit au petit matin.]

Le Ciel se trouve sur terre, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2011, 428 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4596 : Domaine policier), 2012, 502 pages. Édition originale : Himlen är en plats på jorden, 2011. [Trois antennes de la police reçoivent des plaintes similaires : un inconnu accosterait des enfants dans un parc. Comme aucun crime n'a été commis, ces dépositions sont laissées de côté.] Volet n° 5 de la série en version originale, traduit après le n° 9.

La Maison au bout du monde, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2015, 409 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 5110 : Domaine policier), sous le titre : La Maison au bout du monde : Une enquête du commissaire Winter, 2016, 480 pages. Édition originale : Hus vid världens ände, 2012. [Dans une ville paralysée par le froid, Erik Winter doit faire face à un crime : une femme et deux enfants assassinés dans une villa de banlieue.]

Marconi park, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2016, 350 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 5251 : Domaine policier), sous le titre : Marconi park : Une enquête du commissaire Winter, 2017, 402 pages. Édition originale : Marconi Park, 2013. [On retrouve à Göteborg le corps d'un homme dont la tête est enfouie dans un sac en plastique. Sur ses vêtements est attaché avec une épingle à nourrice, un bout de carton avec la lettre « R » marquée à la peinture noire. Cinq jours plus tard, une autre victime est découverte, avec toujours un morceau d'emballage de tarte sur lequel on a tracé cette fois la lettre « O ».

D'autres meurtres surviennent, dont un à Stockholm, et le nombre de lettres de l'alphabet augmente d'autant, ce qui fait penser à Erik Winter qu'il s'agit d'un rébus que lui envoie l'assassin.]

Titre non traduit

« Vintermörker » (L'obscurité de l'hiver), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 2016. [Recueil de nouvelles inédites, dont certaines avec le personnage d'Erik Winter.]

Titre n'appartenant à aucune série

Rendez-vous à Estepona, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2014, 280 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4914 : Domaine policier), 2015, 260 pages. Édition originale : Möt mig i Estepona, 2011. [Peter Mattéus est un publicitaire à succès. Mais quand il reçoit dans une enveloppe des photos de sa femme et de ses enfants et la clef d'une consigne, il comprend que son passé l'a rattrapé. Un vieil ami pense qu'il lui doit quelque chose, et c'est maintenant que Peter doit payer ses dettes.]  

EGELAND, Tom (Norvège, 1959 – ) Ω

Série Bjørn Beltø, archéologue, albinos et végétarien

La Fin du cercle, Paris, City Éditions, 2006, 480 pages. Réédition : Paris, City Éditions, (City Poche), 2007, 520 pages. Édition originale : Sirkelens ende, 2001. [L'archéologue est chargé de superviser des fouilles au monastère de Værne dans le comté d'Østfold Ħ. Au cours des travaux, une boîte en or datant de deux mille ans est mise au jour. Bjørn Beltø décide de découvrir pourquoi est-il si important de garder secret le contenu de cette boîte.]

Les Gardiens de l'alliance : Roman, Paris, City Éditions, 2009, 500 pages. Réédition : Paris, City Éditions, (City Poche), 2011, 570 pages. Édition originale : Paktens Voktere, 2007. [Un très ancien manuscrit est découvert en Islande, et le prêtre qui a fait la découverte du codex est assassiné. Bjørn Beltø veut connaître la traduction du document. Les réponses se trouvent dans des grottes islandaises, des églises et des tombeaux norvégiens, des musées égyptiens, les archives secrètes du Vatican et à la Bibliothèque du Congrès Ħ.] Volet n° 2 de la série en version originale.

La série Bjørn Beltø, archéologue, comporte actuellement huit titres, publiés :
de 2001 : « Sirkelens ende » (Traduit sous le titre « La Fin du cercle »)
à 2018 : « Codex » (Codex)
 

EGHOLM, Elsebeth (Danemark, 1960 – ) Ω

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Série Dicte Svendsen, journaliste dans la ville d'Aarhus

United Victims : Parents proches, Paris, Le Cherche Midi, (Thriller étranger), 2010, 418 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4515 : Domaine policier), 2012, 477 pages. Édition originale : Nærmeste pårørende, 2007. [Dicte Svendsen, qui est âgée de quarante quatre ans reçoit dans un courrier anonyme un CD-ROM et l'insère sans méfiance dans son ordinateur. Elle voit alors l'exécution bestiale d'un homme, une décapitation avec un sabre commise par une personne vêtue de noir.

Bo, le photographe et collègue de la journaliste d'Aarhus (aussi orthographié Århus) Ħ, découvre que la scène se déroule à Samsø dans l'Est du Jutland Ħ. Qui est la victime, et pourquoi Dicte a-t-elle été choisie pour recevoir le film ? Elle a le sentiment inexplicable que cette affaire est en relation avec son propre passé traumatisant, quand elle est tombée enceinte à l'âge de seize ans.

L'enquêteur John Wagner est chargé officiellement de cette affaire, dans un pays où les craintes terroristes et les problèmes d'intégration sont d'actualité. Bien que le PET, le service de renseignement danois, la prévienne qu'il peut y avoir des liens avec Al-Qaïda, Dicte Svendsen commence son enquête. Avec sa fille Rose, toutes les deux font face à une réalité très dure.] Volet n° 4 de la série en version originale.

Organes vitaux, Paris, Le Cherche Midi, (Thriller étranger), 2012, 512 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4862 : Domaine policier), 2014, 569 pages. Édition originale : Liv og legeme, 2008. [Une jeune femme est retrouvée assassinée au stade d'Aarhus lors d'une compétition sportive. Il lui manque les yeux et l'on découvre plus tard que ses os fémoraux qui ont été remplacés par des tubes en plastique. On découvre que d'autres meurtres commis à l'étranger ressemblent à l'affaire d'Aarhus, et l'on craint un tueur en série.

Dicte Svendsen est contactée par un prisonnier qui a été reconnu coupable d'homicide involontaire. Ce dernier est à l'hôpital dans l'attente d'une transplantation rénale, et il prétend posséder des informations essentielles qu'il veut échanger. Mais que veut-il en contrepartie ?] Volet n° 5 de la série en version originale.

De gré ou de force, Paris, Le Cherche Midi, (Thriller étranger), 2014, 528 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4972 : Domaine policier), 2015, 524 pages. Édition originale : Vold og magt, 2009. [Deux bombes explosent à Aarhus le 11 septembre, à quelques minutes d'intervalle. La première dans un solarium où Dicte Svendsen était supposée être avec Ida Marie, et la seconde dans la voiture, volée le jour même, d'une candidate aux élections municipales, Francesca Olsen. Dans le premier cas on déplore une victime, une jeune fille handicapée qui vivait au premier étage de l'immeuble.

Au moment de l'explosion, Dicte Svendsen était assise dans un café, juste à côté du solarium. La femme politique avait donné son accord à la journaliste pour une entrevue, qui devait avoir lieu quelques heures plus tard, dans l'après-midi. Quel est le rapport entre les deux affaires, et pourquoi une campagne de presse contre Francesca Olsen se déclenche-t-elle immédiatement ? La journaliste ne peut compter sur l'aide de la police, elle se sent tenue à l'écart par une nouvelle enquêtrice, Lena Lund.] Volet n° 6 de la série en version originale.

La série Dicte Svendsen, journaliste à Aarhus, comporte actuellement neuf titres, publiés :
de 2002 : « Skjulte fejl og mangler » (Les défauts cachés et les lacunes)
à 2015 : « Dødvægt » (Poids mort)
 

Diptyque Peter Boutrup, fils de Dicte Svendsen

Titres non traduits

« Tre hundes nat » (La Nuit des trois chiens), Copenhague : Politikens Forlag, 7 avril 2011. [Lors de la nuit glaciale du Nouvel An, Nina Bjerre âgée de dix-huit ans, quitte une fête à Grenå pour rentrer chez elle très légèrement habillée, puis elle disparaît. Le lendemain, le fils de Dicte Svendsen, Peter, découvre le corps de Ramsès Bulai, une vieille connaissance de la police. Deux jours après la disparition de la jeune fille on retrouve le corps d'une jeune femme dans le port, elle est nue et attachée à une ancre. Mais comme l'identification de la victime est impossible, les enquêteurs se demandent s'il s'agit de de Nina Bjerre.]

« De døde sjæles nat » (La Nuit des âmes mortes), Copenhague : Politikens Forlag, 26 avril 2012. [La jeune religieuse Melissa disparaît du monastère de Djursland non loin d'Aarhus. Puis elle est retrouvée assassinée près des douves, elle a été garrottée avec un instrument de torture espagnol. L'enquêteur Mark Bille Hansen est chargé de l'affaire, mais Peter Boutrop a également intérêt à élucider l'affaire, car il a été le dernier à voir la jeune religieuse. Un peu plus tôt, le dragueur de mines Kir Røjel, a remonté du fond de la mer un coffre contenant des os humains. Au cours de l'enquête, il s'avère que la victime a également été garrottée, ceci après la Seconde Guerre mondiale.]  

Série Katarina Svane-Dissing, alias Rina

Titre non traduit

« Jeg finder dig altid » (Je te retrouverai toujours), Copenhague : Politikens Forlag, 28 juillet 2017. [Katarina Svane-Dissing est âgée de trente-six ans et souffre d'une incapacité à reconnaître les visages. Malgré son handicap, elle est devenue médecin généraliste, et elle vient d'ouvrir un cabinet à Aarhus. Mais elle mène une double vie, car la nuit elle escalade des immeubles pour peindre des fresques ou des graffitis, qu'elle signe avec le nom de Private Eye.

Une nuit, après avoir été dessiner sur les murs, elle rentre chez elle et elle est attaquée par un homme armé d'un couteau. Elle parvient à éviter d'être poignardée et elle s'enfuit, mais auparavant son agresseur lui chuchote « Je te retrouverai toujours ». La même nuit on retrouve le corps d'un jeune homme qui est mort en tombant d'un immeuble, et la police se demande s'il s'agit de Private Eye.]

« Frit fald » (Chute libre), Copenhague : Politikens Forlag, 29 mars 2019. [Katarina Svane-Dissing pense que la police ne donne pas la priorité à la mort d'Henrik et lance ses propres recherches, tout en tenant informé l'enquêteur Stanek. Depuis la mort du jeune grimpeur, elle est frappée par une nervosité et une culpabilité inconnues, elle commence à faire des erreurs et découvre qu'elle n'est pas la seule.]  

EKBÄCK, Cecilia (Suède ↣ Canada, 1971 – ) Ω

Hiver noir, Saint-Victor-d'Épine, Terra Nova, 2015, 381 pages. Réédition : Paris, City Éditions, 2017, 375 pages. Édition originale (en anglais) : Wolf Winter, 2014. [En juin 1717, une famille finlandaise vient s'installer à Blackåsen, au cœur de la Laponie  suédoise Θ. Quelques jours après, les deux filles, Frederika quatorze ans et Dorotea six ans, emmènent leur troupeau de chèvres vers une clairière, et découvrent dans les bois le cadavre ensanglanté d'un homme. Horrifiées, elles retournent en courant prévenir Maija, leur mère.

Comme la victime lui est inconnue, cette dernière va jusqu'à la ferme la plus proche en informer ses occupants qui disent que ce doit être l'œuvre d'un ours. Ces derniers identifient la victime, un nommé Eriksson, puis la transportent jusqu'à son domicile et Maija aide la veuve à laver le défunt. C'est alors qu'elle voit que la blessure, qui va de la gorge jusqu'au nombril, a été faite avec un couteau, il n'y aucune trace de lacération ou de morsure qui aurait été provoquée par un animal.]

Θ À cette époque, la Finlande était un province suédoise. Elle sera cédée en 1743 à la Russie (voir le roman de Niklas NATT OCH DAG), avant de devenir un état indépendant le 6 décembre 1917 (voir le roman de Kjell WESTÖ).

Titre non traduit

« In the month of the midnight sun » (Au cours du mois du soleil de minuit), Londres : Hodder & Stoughton, 11 février 2016. [En 1856 le ministre de la justice reçoit un message inquiétant. Un massacre a eu lieu à Blackåsen : un prêtre, un agent de la force publique et un colon ont été massacrés par un membre du peuple sámi Θ. Le meurtrier est en garde à vue, mais il refuse de parler. Le ministre dépêche son beau-fils géologue, Magnus, pour enquêter. Mais ce dernier ne voyage pas seul, Lovisa sa belle-sœur au comportement capricieux et fille du ministre, est envoyée avec lui.

La tension entre les deux communautés est grande, d'un coté les Suédois, chrétiens et modernes et de l'autre un peuple aux traditions chamaniques où un rocher inhabituel, une montagne entière peuvent être des lieux sacrés. La mission de Magnus n'est qu'une couverture, on a découvert un gisement de minerai, et le gouvernement suédois entend bien l'exploiter.]

Θ Les Sâmes, communément appelés les Lapons (terme souvent utilisé dans un sens péjoratif), qui vivent dans le nord de la Finlande, de la Suède et de la Norvège.
 

EKBERG, Anna (Danemark)

 Pseudonyme d'Anders RØNNOW-KLARLUND & Jacob WEINRICH : Voir ces auteurs.

La Femme secrète, Paris, Le Cherche Midi, (Thriller étranger), 2017, 478 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 5365 : Grands détectives), 2018, 552 pages. Édition originale : Den hemmelige kvinde, Copenhague : Politikens Forlag, 12 mai 2016. [Sur l'île de Christiansø, près de Bornholm Ħ, Louise Andersen et son mari Joachim tiennent un café, elle s'occupe également de la comptabilité et lui est écrivain pendant ses loisirs. Au milieu de l'été au plus fort de la saison, un homme, Edmund, arrive sur l'île et franchit la porte du commerce quand il reconnaît Louise. Il est certain que c'est Helene Söderberg, sa femme disparue trois ans plus tôt dans la région de Silkeborg Ħ.

Louise et Joachim tentent de faire sortir le nouvel arrivant qu'ils prennent pour un déséquilibré, une bousculade s'ensuit, et quelqu'un appelle la police. En arrivant les forces de l'ordre constatent que Louise ressemble beaucoup à la photo que montre Edmund. Tout le monde est alors emmené dans les locaux de la police pour éclaircir cette affaire.

Un test ADN confirme les affirmations d'Edmund, Louise Andersen est bien Helene Söderberg. Elle est l'héritière d'une entreprise de transport florissante et mère de deux enfants. Elle était devenue amnésique après s'être cognée la tête et avait trouvé des papiers d'identité au nom de Louise Andersen. Elle a besoin de réponses, et il n'y a qu'un seul endroit où les trouver, la luxueuse villa des Söderberg, dans la région du Jutland.]

Amour entre adultes, Paris, Le Cherche Midi, 2019, 480 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 5552 : Domaine policier), 2020, 504 pages. Édition originale : Kærlighed for voksn, 2 mai 2017. [Dans les années cinquante, Christian et son épouse Leonora sont mariés depuis vingt ans et avec leur fils Johan ils habitent une maison de rêve surplombant le fjord de Vejle. Johan a été soigné pour une leucémie dans une clinique privée du Canada, et après plusieurs années de lutte contre la maladie et âgé de dix-huit ans, il est maintenant hors de danger.

Associé à son frère, Christian dirige une entreprise de construction. Afin de payer les frais élevés du traitement médical pour son fils, il a effectué des opérations étranges dans la comptabilité de sa société. Leonora est violoniste et parcourait le monde, mais elle a été obligée de mettre sa carrière entre parenthèses pour accompagner son enfant pendant le séjour de ce dernier à l'hôpital.

Un soir, Leonora voit son mari avec une femme beaucoup plus jeune que lui, une architecte nommée Zenia. C'est elle qui a dessiné les plans d'un nouveau bâtiment pour l'entreprise de Christian. Leonora exige de son époux qu'il mette fin à cette relation, sous peine de conséquences extrêmement désagréables pour lui et son entreprise. Elle se rend compte qu'elle risque d'être abandonnée.

Dans l'obscurité, au volant de sa voiture garée dans les bois, Christian décide alors de mettre fin à son mariage d'une manière brutale. Il attend son épouse qui doit passer sur la route, avec ses écouteurs dans les oreilles. Toute l'histoire est racontée par l'ancien policier Holger Andreasen, à sa fille Josefine peu avant le mariage de cette dernière.]

Titre non traduit

« På date med en morder » (Lors d'un rendez-vous avec un tueur), Copenhague : Politikens Forlag, 20 août 2020. [Cela va faire presque un an que Cecilie, la sœur cadette d'Iben, a disparu alors qu'elle était dans son jardin potager, et la police est convaincue qu'elle a été tuée. La disparue bien-aimée était une hôtesse de l'air, elle avait deux filles et un ex-mari.

Les indices montrent qu'elle a rencontré son meurtrier sur un site de rencontres, et malgré une enquête approfondie, les pistes suivies n'ont conduit à aucune avancée. Journaliste au quotidien local, Iben approche d'une quarantaine d'années, elle rêve d'avoir des enfants et elle est rongée de l'intérieur par ce chagrin paralysant qui a ruiné sa vie.

Son mari Konrad, chirurgien du cerveau, estime qu'il est temps qu'Iben pense à autre chose, car cela pourrait briser leur mariage. Au lieu d'abandonner, pour le premier anniversaire de la disparition de sa sœur, elle décide de se lancer à la recherche du meurtrier.

Cela peut aussi finir par lui coûter la vie, mais elle risque tout pour retrouver sa cadette, elle ne supporte plus les nombreuses questions non résolues. Iben veut savoir ce qu'il s'est passé, et soit elle le fait, soit elle périt. Elle commence par se créer un profil sur un site de rencontres, en espérant trouver quelqu'un sachant ce qui est arrivé à Cecilie.]  

EKELUND, Fredrik (Suède, 1953 – ) Ω

Série Hjalmar Lindström & Monica Gren, en poste à Malmö

Le Garçon dans le chêne, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2012, 240 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 710 : Policier), 2013, 336 pages. Édition originale : Pojken i eken, 2003. [La ville de Malmö Ħ est en pleine transformation. Un matin d'automne, on découvre dans Pildammsparken Ħ le corps de Yasmina Saïd, une jeune fille de dix-sept ou dix-huit ans. Deux des cousins ​​de la victime sont arrêtés, mais les soupçons se portent aussi sur Niclas Hjläm, un ex-petit ami de la jeune fille.]

Blueberry Hill, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2013, 240 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 777 : Policier), 2015, 368 pages. Édition originale : Blueberry Hill, 2004. [On retrouve le corps calciné d'un sans-abri sur le site du chantier naval désaffecté, non loin de nouveaux bâtiments résidentiels. Les gens habitant dans le voisinage, qui sont connus pour ne pas apprécier les sans domicile fixe, sont suspectés.]

Casal ventoso, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2015, 205 pages. Édition originale : Casal ventoso, 2005. [Un riche homme d'affaires dans le secteur de la pharmacie est retrouvé assassiné, avec une seringue profondément enfoncée dans les yeux. Des lettres anonymes arrivent à la direction de la police, qui décrivent la jeunesse de Hjalmar Lindström. L'enquêteur a vécu à Casal ventoso, un quartier défavorisé de la capitale portugaise réputé pour être un repaire de drogués.]

Titres non traduits

« Joggarna » (La course à pied), Lund : BookLunds förlag, 2012. [Un jeune homme est retrouvé assassiné sur une zone humide près de la jetée du pont enjambant l'Öresund. Dans un endroit notoirement fréquenté par les homosexuels, ce crime a été commis avec une passion avec une brutalité inimaginable. Monica Gren est chargée de cette affaire, et elle découvre que a victime était connue dans les milieux homosexuels de Malmö et de Copenhague. Hjalmar Lindström a souffert d'un cancer de la prostate, et ne peut donner à Monica l'enfant qu'elle veut, ce qui déclenche chez lui une crise existentielle.]

« Natten undrar vem jag är » (La nuit me demande qui je suis), Göteborg : Lindelöws Bokförlag, 2017.  

EKLUND, Sigge (Suède, 1974 – )

Dans le labyrinthe, Paris, Piranha, (Littérature / Fiction), 2017, 320 pages. Édition originale : In i labyrinten : Roman, 2014. [Magda, onze ans, disparaît alors que ses parents, Martin et Åsa Horn sont au restaurant. D'après l'histoire vraie de Madeleine McCann disparue de sa chambre le 3 mai 2007, à quelques jours de son quatrième anniversaire, dans la station balnéaire portugaise de Praia da Luz, où elle séjournait avec sa famille.]  

EKMAN, Kerstin (Suède, 1933 – )

Le Soleil ne se couche pas, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1036), 1968. Réédition : Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Club des Masques n° 310), 1977, 188 pages. Édition originale : De tre små mästarna, Stockholm : Albert Bonniers förlag, 1961. [En hiver, Bengt Torsson, responsable de la police de Kiruna Ħ, reçoit un appel téléphonique de Henrik Vuori, provenant du hameau (fictif) de Rakisjokk. C'est une localité d'une poignée de maisons, accrochées au flanc d'une montagne. Son correspondant lui apprend la mort du professeur de dessin Matti Olsson. Avant que la communication ne soit coupée, le policier répond à son interlocuteur qu'il viendra le lendemain.

Pour se rendre sur les lieux du décès, il fait la première partie du trajet dans une voiture de police, puis vingt-cinq kilomètres à ski. En chœur, tous les habitants, qui sont presque isolés en hiver, affirment que la mort était accidentelle. La victime, ivre et déprimée, se serait endormie dans la neige et serait morte de froid. Toutefois, certains détails qui ne correspondent pas avec les déclarations des villageois. Le fait que la victime ait utilisé la paire de skis d'une femme et une tache de sang trouvée sur une pièce d'un jeu de mah-jong, laissent l'enquêteur dubitatif. Le policier, qui n'a pas l'habitude de ce genre d'enquête, classe néanmoins l'affaire faute de preuves.

L'été suivant, David Malm est en chemin pour rendre visite à l'improviste à Matti Olsson, avec qui il a fait ses études à l'école des beaux-arts de Stockholm. Sur la route, il croise une automobiliste dont la voiture ne peut plus rouler à cause d'un léger accident, et celle-ci lui apprend la mort de son ami. En s'arrêtant à Kiruna pour déposer la conductrice, son chemin croise celui de Bengt Torsson. David Malm lui demande dans quelles circonstances l'enseignant est mort, et le policier lui montre les informations qu'il a récoltées.

L'enquêteur est fermement décidé à passer ses vacances de juillet dans sa ville natale d'Eskilstuna, au centre de la Suède. Alors que David Malm arrive pour dîner au restaurant, il rencontre Bengt Torsson, et tous deux consomment beaucoup d'alcool au cours du repas. Le lendemain matin, vêtu d'une chemise hawaïenne, le policier attend l'artiste-peintre, tous deux partent pour Rakisjokk et vont former un duo pour démasquer le meurtrier.

Lors de leur enquête Bengt Torsson répond en finnois à un villageois, cela irrite David Malm qui ne comprend pas cette langue et il se promet d'apprendre quelques mots. Quelques temps après Henrik Vuori lui demande si ça va, et David répond en finnois « que la paix soit avec vous ». Bengt Torsson essaie toujours de comprendre pourquoi Matti Olsson a chaussé les skis d'une femme pour se déplacer, et se dit que c'est probablement parce-que ce dernier était saoul. L'artiste-peintre lui demande alors si les pieds rétrécissent lorsque l'on est ivre ?]

Crimes au bord de l'eau : Roman, Arles, Actes-Sud, (Lettres scandinaves), 1995, 496 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 10) & Montréal, Leméac Éditeur, 2007, 624 pages. Édition originale : Händelser vid vatten, 1993. [Le village (fictif) de Svartvattnet, situé au Nord du Jämtland, est un village parmi tant d'autres. En 1974 Annie Raft, une femme venant de Stockholm, et sa fille Mia âgée de six ans, descendent de l'autobus dans cette localité au milieu de l'été. La fillette et sa mère, qui vient travailler comme enseignante, sont dans une situation plutôt désagréable, Dan Ulander devait les attendre à leur arrivée, et ce n'était pas le cas.

Annie et Mia traversent donc la forêt, dans un secteur montagneux près d'un lac à proximité de la frontière norvégienne, pour rejoindre le chalet où ils vivront tous trois. Malgré leur carte géographique, elles se perdent, sont fatiguées, et vont chercher de l'aide vers une tente bleue installée près d'un cours d'eau. Elles découvrent un jeune couple, une Néerlandaise et un garçon inconnu, tué par des coups de couteau, leur tente est déchirée, et Annie voit une silhouette qui prend la fuite.

Ce double meurtre n'a pas été résolu jusqu'à présent. Tout d'abord les déclarations de nombreuses personnes comportaient beaucoup d'incohérences. Ensuite le policier Åke Vemdal qui avait démarré l'enquête a été écarté de l'affaire en raison de son implication personnelle. Plus tard il a fini par quitter le service, mais il a gardé une copie de toutes les notes qu'il avait prises.

Dix-huit ans plus tard la vie normale est apparemment revenue dans cette localité, l'histoire a fait arriver des touristes et ce mystère n'intéresse plus les gens. Les apparences sont trompeuses, car presque tout le monde a menti à la police ou caché une partie de la vérité pour se protéger ou protéger les autres.

Mia est maintenant adulte, sa mère la voit tôt un matin devant la maison dans les bras d'un homme, et Annie pense que c'est la personne qu'elle a entrevue près des jeunes campeurs assassinés. L'enseignante ne peut plus dormir calmement, elle a un fusil de chasse à coté de son lit et de vieux conflits refont surface parmi la population. Les malentendus et les soupçons se propagent, et un troisième meurtre se produit, avec des caractéristiques similaires aux deux premiers.]

Hiver des mensonges, Paris, Éditions Écriture, 2002, 233 pages. Édition originale : Pukehornet, 1967. [Dans le quartier de Pukehornet à Uppsala, à la fin des années 1960, Pär Sebastian Lindblad est un ex-rédacteur en chef du magazine Imago. Âgé d'une quarantaine d'années, il est l'homme à tout faire d'Agda Wallin, la propriétaire d'une grande et ancienne maison et d'un autre immeuble. C'est une femme de soixante-seize ans, avare et querelleuse, qui a été victime d'un accident vasculaire cérébral au mois d'août. Elle est très largement en surpoids, l'un de ses bras est paralysé depuis son AVC, et elle a du mal à se déplacer. Le petit appartement dans lequel vit l'ex-journaliste se situe dans l'une des propriétés de la vieille dame.

Au mois de novembre elle prend le bus accompagnée de Pär, et va rendre visite à sa sœur Astrid Eriksson qui habite à Rotbol près de Kolarby, sur la route d'Uppsala à Hallstavik. Pour le trajet du retour, elle dit qu'elle ne veut pas emprunter la voie utilisée par le camion du laitier, elle préfère utiliser le raccourci, un chemin plat à travers la forêt. Avant d'arriver à la route principale, Agda est victime d'une attaque, elle s'arrête de marcher, devient très pâle et des gouttes de sueur apparaissent sur son visage. Avec l'aide de Pär elle s'assoit contre un arbre, lui demande d'aller chercher de l'aide, et voyant que l'homme ne bouge pas elle répète ses propos.

Pär reste sur place, continue de fumer son cigarillo, les yeux d'Agda Wallin deviennent fixes puis elle meurt, et son accompagnateur quitte les lieux. Son intention est d'informer la police, mais il ne le fait pas car il risque de se retrouver sans emploi. Les chutes de neige tombent la nuit d'après et qui continuent les semaines suivantes, l'arrangent. La plupart des autres locataires de la vieille dame méprisent Pär, ils le surnomment « Päron » (« La poire »), et le considèrent comme une mauviette qui reçoit un salaire de famine et n'ose pas broncher.

L'ex-rédacteur en chef dit que la vieille femme est dans son lit, malade, qu'elle ne doit pas être dérangée, il continue de s'occuper de l'habitation et de percevoir les loyers. Mais les résidents deviennent perplexes, pourquoi ne voient-ils plus la propriétaire depuis des semaines et pourquoi Pär Lindblad ne veut-il pas que quelqu'un entre dans la chambre d'Agda Wallin ? L'homme arrive à calmer certains locataires alcooliques en leur offrant des bouteilles de leur boisson favorite. Mais d'autres restent inquiets, dont une écrivaine de trente-cinq ans nommée Hun, qui travaille à temps partiel.]  

ELSTER, Torolf (Norvège, 1911 – 2006)

Histoire de Gottlob, Paris, La Nouvelle Édition, (Bibliothèque scandinave), 1946, 324 pages. Édition originale : Historien om Gottlob, 1941. [Au cours de l'année 1939, cinq hommes et deux femmes sont dans un canot de sauvetage en mer du Nord, au large de la côte Ouest du Danemark. Partis du port de Kungälv, au Nord de Göteborg, ils devaient rejoindre Buenos Aires, à bord du « Vadstena ». Mais le navire dans lequel ils voyageaient, a coulé après avoir heurté une mine. Le principal protagoniste et narrateur, l'employé de banque Johan Gottlob, est en fuite après avoir commis un meurtre en Norvège.

Pour passer le temps, chaque occupant de l'embarcation raconte une histoire qui se déroule dans l'Europe des années 1930, et qui est reliée d'une manière étrange au maladroit Gottlob. Dans l'embarcation, ont pris place le réalisateur suédois Anders Lilja et sa belle épouse Esther, le frère Lindh, le Hongrois Ferenczi, un Bulgare nommé Eckert et une femme dont on ne connaît pas le nom. Tous les événements cités dans les conversations sont en rapport avec les mouvements clandestins en Europe centrale, et le rôle de l'industrie lourde dans la course à l'armement avec des véhicules blindés.]  

ENGBERG, Katrine (Danemark, 1975 – )

Série Jeppe Kørner & Anette Werner, en poste à Copenhague

L'Enfant étoile, Paris, Fleuve Noir, 2021, 416 pages. Édition originale : Krokodillevogteren Θ, Copenhague : Lindhardt og Ringhof, 25 février 2016. [Dans le centre historique de Copenhague un immeuble de la rue Klosterstræde possède trois étages (En traduction : un rez-de-chaussée et deux étages), et à partir de cette adresse, jardins publics, boutiques et cafés sont accessibles à pied. C'est la propriété d'Esther de Laurenti dont elle a hérité de ses parents, et c'est là qu'elle a toujours vécu. C'est une ex-enseignante en littérature qui travaillait à l'université, qui est en retraite depuis un an et dont le logement est au dernier étage.

Elle aime promener ses deux chiens aux noms étranges, Epistéme et Dóxa, et aussi organiser des dîners bruyants avec ses amis artistes. Pour le restant de sa vie, elle a l'intention de ne faire que ce qu'elle aime vraiment, chanter, écrire, cuisiner et ne plus devoir assister aux réunions de professeurs. Elle boit également un peu trop de vin rouge durant la journée, lorsqu'elle est en train d'écrire son premier roman policier.

Le deuxième étage est occupé par un vieil homme, le retraité Gregers Hermansen, qui a perdu le contact avec ses enfants. En ce petit matin, il est en train de descendre doucement l'escalier avec son sac-poubelle. Arrivé au premier étage il est intrigué par la porte entrebâillée de l'appartement. Entrant dans le couloir il demande s'il y a quelqu'un, puis trébuche, chute et perd brièvement connaissance. Quand il reprend ses esprits il constate que quelque chose s'est interposé entre lui et le sol. Il est allongé sur le corps ensanglanté d'une jeune fille d'une vingtaine d'années, qui a été poignardée.

Jeppe Kørner a environ trente-cinq ans, il ne peut pas avoir d'enfants et a été abandonné par son épouse infidèle. Son récent divorce l'a moralement anéanti, il a fait une dépression nerveuse et il reprend son service après un arrêt de travail. C'est un être sensible et doux qui rêvait d'être musicien lorsqu'il était jeune. Un mal de dos l'oblige à prendre fréquemment des médicaments contre la douleur, et il pense que les chiens sont source de microbes.

Anette Werner est une grande aux épaules larges, les cheveux attachés en queue de cheval, dynamique et avec le sens de l'humour. Elle est heureuse depuis vingt ans avec son mari Svend, elle déborde d'énergie, dévore tout avec bon appétit, et elle aime les animaux. Avec Jeppe Kørner, ils sont tous deux coéquipiers depuis huit ans dans la police de Copenhague, et sont chargés de cette affaire.

Leur équipe se compose également de trois autres personnes. Thomas Larsen, le plus jeune du groupe, est un ambitieux qui énerve Jeppe Kørner. Sara Saidani, est une cyber-spécialiste originaire de Tunisie, qui est divorcée et mère de deux jeunes filles. L'excentrique mais talentueux Torben Falck, est reconnaissable à son impressionnante moustache grisonnante et à ses bretelles colorées.

Sur les lieux du crime, le laboratoire de la police ne trouve ni empreinte digitale ni de trace d'ADN, ce meurtre porte la signature d'un professionnel. Sur le visage de la victime, Julie Stender, un dessin complexe a été gravé de son vivant. Sa colocataire, Caroline, était en vacances, Julie a donc laissé entrer son agresseur, elle devait le connaître. Rapidement, les policiers établissent un lien avec la propriétaire de l'immeuble, et ils vont se plonger dans le passé des deux femmes.

Les marques découvertes sur la face de la victime, sont identiques à celles décrites dans le manuscrit sur lequel travaille Esther de Laurenti. Elle a partagé deux chapitres de son livre avec d'autres personnes dans un groupe de lecture en ligne, et quelqu'un a pu la pirater. De plus, dans ce roman qui n'a pour l'instant que trois chapitres, Julie apparaît comme victime d'un meurtre. Pour les enquêteurs, la chose la plus intéressante n'est pas tant de savoir qui a écrit cette amorce de polar, mais qui l'a lue.

La jeune femme assassinée avait quitté son village natal de province quelques mois auparavant. Elle avait emménagé à Copenhague chez son amie, pour étudier la littérature. Un ex-petit ami qui se sentait méprisé avait une raison de la tuer. Concernant son nouveau compagnon, on ne sait quasiment rien de lui, hormis le fait qu'il serait bien plus âgé qu'elle et qu'il porte des lunettes.

Pour éloigner les soupçons qui font d'elle la principale suspecte, Esther décide de provoquer le meurtrier, mais elle met sa vie en danger. Au dessus du plafond du Théâtre Royal de Copenhague, sept étages au-dessus de la scène, il y a un local technique. C'est à cet endroit que l'on nettoie les pièces en cristal de l'immense lustre ou que l'on change les ampoules. C'est aussi là que l'on découvre le corps torse nu de Kristoffer, un jeune talent musical semi-autiste. Les enquêteurs ne voient qu'une seule façon de démasquer le tueur, examiner tout le passé de la première victime.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Θ Traduction de Krokodillevogteren : Le gardien des crocodiles.
C'est le nom donné à un échassier qui vient manger des morceaux de viande et des insectes coincés entre les dents des crocodiles sur les berges des fleuves d'Afrique. Les sauriens ne s'attaquent pas à ces oiseaux, car ils les considèrent comme de bons dentistes. Cette observation a été faite par des ornitologues, mais n'a pas été confirmée.

Titres non traduits

« Blodmåne : Kriminalroman » (Lune de sang) Θ, Copenhague : People's Press, 16 juin 2017. [Dans les splendides salles de l'Observatoire à coté du jardin botanique de Copenhague, les grands noms de l'industrie sont réunis pour la semaine de la mode. Peu après, un homme est retrouvé mort dans Ørstedparken Ħ et dans un premier temps la police pense qu'il s'agit d'un sans-abri qui serait mort de froid.

En réalité c'est Alpha Bartholdy, une personnalité très connue dans le milieu de la mode. Les festivités dans le milieu de la haute couture continuent le lendemain, et une autre victime du même milieu est à déplorer. Les autopsies révèlent qu'elles ont toutes deux été empoisonnées après avoir ingéré du produit pour déboucher les canalisations.

Anette Werner a deux chiens qu'elle considère comme ses enfants. Elle commence à avoir beaucoup de palpitations, et à être plus essoufflée qu'habituellement. Comme sa famille a des antécédents d'hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires, elle n'ose pas aller consulter son médecin.

Jeppe Kørner vient de rentrer au Danemark après un long séjour en Australie pour se remettre de son divorce, et il a une nouvelle compagne. Mais le froid glacial qui règne dans la capitale danoise en ce mois de janvier, va vite dissiper le bénéfice de ses vacances.

Les enquêteurs recherchent des témoins ou des gens ayant un mobile parmi les mannequins, les investisseurs, et les célébrités. Jeppe Kørner rencontre l'un de ses meilleurs amis, Johannes Ledmark, qui a participé aux fêtes et qui connaissait les victimes. Mais ce dernier disparaît, et le policier se demande si son ami d'enfance est en danger ou s'il est impliqué dans les meurtres.

Les apparences sont trompeuses, et Esther de Laurenti le sait mieux que quiconque. Parallèlement à l'enquête officielle, elle va mener la sienne et découvre un point commun entre les personnes assassinées. Elles ont toutes deux fait partie du panel de Mads Steffensen, composé de trois personnes célèbres, dans la populaire émission de radio du samedi matin « Mads og Monopolet ».] Volet n° 2 de la série en version originale.

Θ La lune peut avoir un aspect rougeâtre lors d'une éclipse, pendant qu'elle est dans l'ombre de la terre

 

« Glasvinge » Θ (Les Ailes de verre), Copenhague : People's Press, 27 février 2018. [Tôt le matin du lundi 8 octobre, un livreur de journaux de quinze ans découvre le corps d'une femme nue dans Caritasbrønden Ħ, la plus ancienne fontaine de Copenhague. Ce monument est situé au milieu de la zone piétonne, non loin de Strøget, la grande rue commerçante qui traverse le centre historique de la ville.

Le lendemain une autre femme est retrouvée, elle aussi assassinée, dans une fontaine de la cour de l'hôpital. Elles ont toutes deux été tuées selon le même mode opératoire, des coupures symétriques sur chaque poignet et sur chaque aine qui ont entraîné une exsanguination. L'arme utilisée est identique dans les deux cas, un couteau d'un modèle ancien.

Jeppe Kørner est chargé de ces affaires, avec un nouvel équipier, Torben Falck. Sa coéquipière habituelle, Anette Werner, vient de devenir mère à l'âge de quarante-quatre ans et elle est en congé parental. La première victime, Bettina Holte, était une infirmière sur laquelle la policière avait pu compter pendant sa grossesse.

Anette Werner reprend son instinct d'enquêtrice et se lance dans des recherches en solo. Elle dit à Svend, son mari, qu'elle va acheter des couches, alors qu'elle se livre à des investigations. Elle écoute la fréquence-radio de la police et se renseigne sur les avancées de l'enquête, en téléphonant régulièrement à Jeppe Kørner. Ce dernier menace de la faire attacher à son fauteuil par Svend, pour qu'elle profite pleinement de son congé de post-maternité.

Les deux policiers masculins découvrent que les victimes avaient en commun d'avoir travaillé dans un établissement nommé « Sommerfuglen » (un papillon dit “aux ailes de verre”). C'était un centre de soins, qui n'existe plus aujourd'hui, et qui était destiné aux jeunes malades mentaux. Le troisième jour, un nouveau cadavre est retrouvé, avec toujours le même modus operandi.

Le samedi suivant, le 14 octobre, dans le département cardiovasculaire de Rigshospitalets Ħ, une infirmière prépare une surdose d'un médicament. Puis elle pénètre furtivement dans la chambre d'un homme âgé souffrant de problèmes cardiaques, et lui injecte le produit.]

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Fleuve Noir.

 

« Vådeskud » Θ (Ciblé par erreur), Copenhague : People's Press, 6 septembre 2019. [Un jour d'avril, un jeune de quinze ans prénommé Oscar n'a pas été revu depuis la veille, quand il est sorti de l'école. Ses riches parents, les Dreyer-Hoff, étaient persuadés qu'il était resté dormir chez un camarade. Ce sont des gens excentriques, propriétaires d'une maison de vente aux enchères, et ils ont déjà fait l'objet de menaces.

Dans leur cuisine les parents trouvent une lettre, avec une citation d'Oscar Wilde, que personne ne peut interpréter. Ce document peut ressembler à une lettre d'adieu, mais aussi à un message du ravisseur à la suite d'un enlèvement. La probabilité qu'Oscar ait fait une fugue est donc égale à celle d'un acte criminel.

Jeppe Kørner a refait sa vie, il apprend à mieux connaître les deux grandes filles de sa nouvelle compagne. Anette Werner vient de reprendre son service après son congé de maternité et la naissance de sa fille. Esther de Laurenti a retrouvé le moral et reprend l'écriture de son manuscrit. Les enquêteurs se tournent vers cette dernière pour trouver le sens à donner à la lettre trouvée chez les Dreyer-Hoff.

Deux jours plus tard, sur le site d'incinération d'Amager qui transforme les déchets de la ville en énergie, un grutier trouve le corps d'un jeune homme. Comment la victime est-elle arrivée là, et s'agit-il d'Oscar ?]

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Fleuve Noir.

 

« Isola » (Isola), Copenhague : Alpha Forlag, 29 septembre 2020. [La moitié du corps d'un homme est retrouvé dans une grande valise enterrée à Østre Anlæg, une aire de jeux du centre-ville de Copenhague. Anette Werner est chargée de l'enquête sur ce meurtre, mais cette fois, elle doit travailler seule, sans l'aide de son équipier Jeppe Kørner.

Ce dernier s'est placé en congé de la police et s'est installé sur l'île de Bornholm pour l'hiver, où il donne un coup de main à la scierie locale. Esther de Laurenti s'est elle aussi installée sur la même île, pour écrire la biographie d'une anthropologue au passé mystérieux, Margrethe Dybris.]  

ENGER, Thomas (Norvège, 1973 – ) Ω

Pentalogie Henning Juul, du journal en ligne « 123nyheder.no »

Mort apparente, Monaco [Paris], Éditions du Rocher, 2012, 384 pages. Réédition : Paris, Bragelonne, sous le titre : Cicatrices : Une enquête d'Henning Juul, (Thriller Poche), 2018, 432 pages. Édition originale : Skinndød : Kriminalroman, 2010. [Une nuit de septembre il y a deux ans, dans l'incendie de son appartement, le journaliste Henning Juul a perdu son fils Jonas âgé de six ans. Lui-même a été grièvement brûlé au visage et sur le corps, et il se demande si le sinistre était réellement accidentel.

Pour son premier jour de reprise du travail, il se penche sur le cas d'une jeune étudiante en cinéma retrouvée assassinée dans une tente à Ekebergsletta Ħ, près d'Oslo. La victime a des marques de coups de fouet sur le dos et l'une de ses mains a été coupée. Les soupçons se portent sur le petit ami de la jeune femme, qui est un immigrant pakistanais.

Les médias parlent de cette affaire en disant que la Charia – la loi coranique – est arrivée en Norvège. Henning Juul a le sentiment que l'affaire n'est pas aussi simple qu'elle le semble et quand un nouveau meurtre est commis, il comprend que d'autres vies sont en danger. Il commence à enquêter et bientôt sa propre sécurité est également menacée.]

Douleur fantôme : Une enquête d'Henning Juul, Paris, Bragelonne, (Thriller), 2018, 456 pages. Réédition : Paris, Bragelonne, (Thriller Poche), 2019, 480 pages. Édition originale : Fantomsmerte : Kriminalroman, 2011. [Le spéculateur immobilier norvégien Tore Pulli doit rencontrer le Suédois Joachim Brolenius, mais il trouve ce dernier mort. La police retrouve sur les lieux du crime un objet appartenant au Norvégien. Ce dernier ne peut expliquer l'écart de seize minutes entre l'heure de la réunion et son appel téléphonique aux forces de l'ordre.

Depuis sa prison Tore Pulli contacte Henning Juul et lui propose un marché. Si le journaliste arrive à prouver l'innocence du détenu, ce dernier lui révélera en échange une information importante concernant la mort de son fils Jonas. Henning décide de prendre l'offre de Tore au sérieux sans lui en parler et commence ses investigations, avec l'aide d'Iver Gundersen, le nouveau compagnon de son ex-femme. Plus tard, Tore Pulli est retrouvé mort dans sa cellule, et Henning Juul doute que ce soit un suicide.]

Titres non traduits

« Blodtåke » (Brouillard de sang), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 1er janvier 2013. [Une femme âgée est retrouvée assassinée dans sa chambre d'une maison de retraite à Oslo. Elle a été poignardée avec des aiguilles à tricoter. Bjarne Brogeland, et sa collègue Ella Sandland, sont chargés de l'enquête.

La ministre de la Justice, Trine Juul-Osmundsen, est anonymement accusée de harcèlement sexuel envers un jeune politicien. La ministre est la sœur d'Henning Juul, et même s'ils n'ont pas eu de contacts depuis de nombreuses années, le journaliste va s'intéresser à l'affaire pour savoir qui est derrière ces accusations. En même temps, il se pose toujours des questions au sujet de l'incendie qui a provoqué la mort de son fils.]

« Våpenskjold » (Bouclier d'armes), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 1er septembre 2014. [Au cœur de la forêt suédoise, le premier jour de la chasse d'automne, un homme âgé est tué par balle. Hedda Hellberg, se rendait en Italie pour trois semaines, mais l'hôtel où elle devait séjourner n'a jamais entendu parler d'elle. En fait, toute trace d'elle s'arrête à Gardermoen, l'aéroport d'Oslo situé à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de la capitale.

Nora Klemetsen, une journaliste qui travaille pour le quotidien Aftenposten Ħ et qui est l'ex-épouse d'Henning Juul, enquête sur cette disparition. Elle ne peut pas croire que cette femme puisse avoir abandonné volontairement son mari et ses enfants. Les recherches d'Henning Juul au sujet de l'incendie qui a coûté la vie à son fils, vont croiser celles de la journaliste.]

« Banesår » (Fermer les blessures), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 2015. [Henning Juul cherche tous ceux qu'il pense pouvoir être responsables de la mort de son fils. Certains des suspects sont localisés à Natal, au Brésil, d'autres dans la ville de Tønsberg à une centaine de kilomètres au Sud d'Oslo. Un Albanais du Kosovo est particulièrement visé par le journaliste.

Henning Juul est assis dans un bateau sur un lac et un homme pointe sur lui une arme à feu. Entre-eux un cadavre qui sera bientôt jeté à l'eau, Henning sait qu'il va bientôt subir le même sort.]  

ERICSDOTTER, Åsa (Suède ↣ USA, 1981 – )

L'Épidémie, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2020, 384 pages. Édition originale : Epidemin, Stockholm : Albert Bonniers förlag, 26 juillet 2016. [Après une victoire historique aux élections, l'étoile montante de la politique, le charismatique Johan Svärd, a pris le pouvoir. La promesse électorale du nouveau Parti de la Santé, créé peu de temps auparavant, est d'éradiquer l'obésité chez les Suédois. La population du pays sera la plus saine et la plus mince du monde.

L'obésité est considérée comme une maladie, une menace à tous les niveaux. Les églises sont transformées en gymnases gratuits avec un animateur d'activité physique, et les matières scolaires ont été réduites à la nutrition et au sport. Le monde entier admire ce peuple suédois mince et en bonne santé et ses jeunes dirigeants sexy. Des interventions massives arrivent dans la vie quotidienne, comme des affiches au bord de l'autoroute ou des publicités dans les médias aux heures de grande écoute.

Un test de santé est instauré pour ceux qui demandent la nationalité suédoise et une limite de poids est appliquée sur les vols intérieurs. Des mesures de plus en plus strictes sont prises à l'encontre des personnes ayant un indice de masse corporelle au-dessus de « l'acceptable ». Ces personnes doivent payer une taxe spéciale, elles sont licenciées de la fonction publique et ne sont pas autorisées à rester dans leur logement. Les futures mères ayant un fœtus avec des gènes adipeux sont avortées.

Certains Suédois restent insensibles au mesures gouvernementales, ils restent vautrés sur leur canapé et se gavent de sacs de bonbons et de soda. Lorsque les statistiques nationales montrent que le peuple ne perd pas assez de poids, Johan Svärd qui veut gagner le prochain scrutin, adopte une solution radicale.

Landon Thomson-Jæger est un jeune chercheur en histoire de la guerre à l'université d'Uppsala, et il voit sa petite amie victime d'anorexie. Lui-même a quelques petits kilos en trop, et il cherche refuge contre la propagande politique dans une lointaine campagne. C'est là qu'il rencontre Helena, une femme en surpoids qui a été licenciée par le gouvernement, qui estimait que les infirmières trop grosses ont une mauvaise influence sur les patients.

Avec Molly, sa fille de huit ans, elle se cache des autorités, pour elle-même et sa petite qui avait été placée dans une classe spéciale réservée aux élèves obèses. L'infirmière scolaire avait émis l'idée que l'enfant devrait subir une opération chirurgicale pour lui placer un anneau gastrique.

Une nuit, Helena disparaît soudainement, elle est embarquée dans un camion, et Landon se retrouve seul avec Molly. Le jeune scientifique part à sa recherche, bien décidé à ce que la fillette retrouve sa mère. Ce sera un voyage effrayant à travers le climat social suédois de plus en plus cruel.]  

ERIKSSON, Caroline (Suède, 1976 – )

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Titres n'appartenant à aucune série

L'Île des absents, Paris, Presses de la Cité, (Danger Haute Tension), 2018, 253 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 17560 : Thriller), 2019, 256 pages. Édition originale : De försvunna, 2015. [Greta, son mari Alex et leur fille Smilla, âgée de quatre ans, sont en vacances dans leur chalet au bord du lac Maran. Un soir ensoleillé du mois d'août, ils partent en bateau vers l'île inhabitée au milieu du lac, dont la légende raconte qu'il est maudit.

Alex et Smilla partent explorer l'île, tandis que Greta reste dormir à bord car elle est fatiguée. Après sa sieste, elle part à la recherche du reste de la famille, se rend compte qu'Alex et Smilla ont disparu, et pleure. Elle est plongée dans un abîme croissant de confusion, et se demande si les pouvoirs maléfiques du lac sont vrais.

Après avoir attendu, elle finit par signaler leur disparition, et la police lui répond qu'elle n'a jamais été mariée et qu'elle n'a pas d'enfant. Mais n'aurait-elle pas dû donner à la police le nom et la date de naissance des disparus, les autorités auraient vérifié leur existence ?

Greta téléphone à Axel, mais n'obtient que sa messagerie vocale. Quelques jours plus tard, le téléphone de Greta sonne, le nom d'Alex apparaît à l'écran, mais elle n'a que le silence quand elle répond. Y a-t-il un lien entre la disparition de son mari et de sa fille, et ce qu'il s'est passé il y a de nombreuses années alors qu'elle était enfant, lorsque le père de Greta est mort ?]

C'est ainsi que tout s'achève, Paris, Presses de la Cité, (Danger Haute Tension), 2020, 236 pages. Édition originale : Hon som vakar, Stockholm : Bokförlaget Forum, 23 août 2017. [L'écrivaine bien connue Elena a déjà publié quatre romans, et le dernier a obtenu un grand succès. Mais depuis près de deux ans, elle n'a guère avancé dans l'écriture de son prochain livre. Elle s'est récemment séparée de son mari Peter, et ils se sont donnés un délai de trois mois avant de décider s'ils divorcent. Elle considère son mariage comme un échec à cause de la trahison de son époux, mais elle l'aime toujours. La vie des autres lui paraît beaucoup plus intéressante que la sienne, elle se sent de plus en plus seule.

Grâce à une connaissance de sa sœur, elle loue une maison dans un quartier calme de la banlieue de Stockholm. Son éditeur la presse de rendre sa prochaine œuvre, mais depuis sa séparation elle n'a pas écrit une seule ligne. Elle est frappée par le syndrome de la page blanche, elle manque cruellement d'inspiration. Elle montre des signes de dépression et une tendance à l'anorexie qui revient de nouveau, elle mange peu et mal.

Elle n'a encore pas déballé ses cartons depuis son déménagement, sauf ses livres. Chaque nuit elle les range et organise sa bibliothèque avec soin pour occuper le temps, car elle souffre d'insomnie. Elle vit sans grand contact avec le monde extérieur, et elle ne quitte presque jamais son logement. Sa sœur aînée affectueuse et protectrice, qui a six ans de plus qu'elle, vient dîner le vendredi soir avec son mari Valter, et lui conseille de se distraire. Autrefois les deux sœurs étaient très liées, mais maintenant Elena n'ose plus lui faire lire ses manucrits, elle ne lui a même pas parlé de son angoisse à l'idée d'écrire.

La seule occupation d'Elena pendant ses longues journées, est d'observer le comportement de la famille qui occupe la maison mitoyenne. Assise à la table de sa cuisine, elle regarde par la fenêtre de l'autre côté de la cour. C'est là que vivent les Storm, le brillant avocat Filip, son épouse Veronica, et leur fils adolescent Leo. Pendant l'une de ses nuits éveillées, elle assiste à une violente tempête familiale entre les deux adultes. Elle constate que chez ses voisins, les choses ne sont pas aussi idylliques qu'elles le paraissent, il se passe des événements étranges.

Leo Storm, âgé de quatorze ans, est un grand lecteur qui passe beaucoup de temps à la bibliothèque, et qui aimerait beaucoup devenir écrivain. L'adolescent intelligent, toujours avec un lourd sac à dos sur les épaules, reconnaissant la romancière, frappe à sa porte. Son but est d'obtenir de l'aide dans sa vie scolaire, plus précisément pour ses cours de littérature. Grâce à ce garçon, Elena apprend beaucoup de détails inimaginables sur sa voisine, ce qui l'effraie et l'attire à la fois. La mère de Leo, Veronica, est une femme au passé sombre, une femme capable de terribles actes.

Elena retrouve de l'inspiration pour continuer son manuscrit, les secrets des Storm en deviennent la source. Comparés à la vitesse à laquelle arrivent ses idées, ses doigts ne frappent pas assez vite le clavier de son ordinateur. Mais plus elle poursuit la surveillance de ses voisins, plus elle craint qu'un terrible drame ne se produise. Elle prend une décision, convaincue qu'elle est la seule capable d'arrêter une catastrophe, ce qui la met elle-même en danger de mort. Elena devient de plus en plus chaotique et sinistre à mesure que le temps passe, alors où se situe la frontière entre le fantasme et la réalité ?]  

Série Simone Boman, consultante en médiation

Titre non traduit

« Kom i min famn » (Viens dans mes bras), Stockholm : HarperCollins Nordic, 9 janvier 2020. [« Votre femme ne sait rien de moi, n'est-ce pas ? » Ce message texte apparaît sur le téléphone de Thomas, qui répond en disant qu'il doit y avoir erreur sur le destinataire, en y ajoutant une émoticône. Le propriétaire de l'appareil est un homme marié, il a une fille de quatre ans qu'il adore, et dans l'entreprise dans laquelle il travaille, c'est un cadre aimé et respecté par ses subordonnés.] Volet n° 1 de la série en version originale.  

ERIKSSON, Jerker (Suède, 1974 – )

L'un des deux auteurs qui écrivent sous le pseudonyme d'Erik Axl SUND. Voir ce nom  

ERIKSSON, Kjell (Suède ↣ Brésil, 1953 – )

 Nom complet : Karl Stig Kjell ERIKSSON 
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Série La commissaire Ann Lindell, en poste à Uppsala

La Terre peut bien se fissurer, Larbey, Gaïa, (Polar), 2007, 341 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 40) & Montréal, Leméac Éditeur, 2010, 428 pages. Édition originale : Jorden må rämna, 2000. [Au mois de décembre, un couple d'âge moyen est assassiné dans une villa à proximité d'Uppsala Ħ. La femme meurt pratiquement sous les yeux des policiers en murmurant quelque chose, peut-être le nom du tueur.

Peu de temps après, une jeune femme est exécutée avec une arme à feu au centre ville. Ann Lindell pense que le motif de ces meurtres est la vengeance.] Volet n° 2 de la série en version originale.

Le Cercueil de pierre, Larbey, Gaïa, (Polar), 2008, 359 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 33), 2010, 432 pages. Édition originale : Stenkistan, 2001. [Sur une route de campagne entre Uppsala et Näs, une matinée ensoleillée de juin, une jeune femme, Josefin Cederén, et sa fille de six ans, Emily, sont fauchées par une voiture. Les deux victimes décèdent sur place, personne n'a vu l'auteur des faits et tout indique qu'il s'agissait d'un accident.

Le même matin Sven-Erik Cederén, le mari et le père des victimes, disparaît. Il travaillait à Uppsala comme directeur de recherche pour la société pharmaceutique MedForsk. Quelques jours plus tard, on retrouve son corps sur une route forestière, et l'on conclut au suicide. Son mariage ne semblait pas particulièrement harmonieux, il pourrait être le meurtrier de son épouse, mais pourquoi aurait-il tué sa fille, qu'il aimait par-dessus tout ?

Sur une chaîne de télévision, des activistes forcent un journaliste à lire un communiqué dans lequel ils demandent à MedForsk d'arrêter immédiatement les tests illégaux sur les animaux. Ann Lindell est chargée de l'enquête sur les Cederén, et découvre que Sven-Erik avait récemment acheté une propriété en République Dominicaine.]

La Princesse du Burundi, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2009, 349 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 49), 2011, 416 pages. Édition originale : Prinsessan av Burundi, 2002. [En plein hiver, on retrouve dans la neige un homme qui a été torturé et assassiné. La police l'identifie comme étant John Jonsson, également connu sous le nom de petit John, l'un des meilleurs experts de la ville dans le domaine des poissons d'aquarium. Le frère de la victime entame des recherches pour retrouver le meurtrier, et parallèlement, Ann Lindell mène son enquête alors qu'elle vient de devenir une jeune maman.]

Le Cri de l'engoulevent, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2010, 380 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 94) & Montréal, Leméac Éditeur, 2013, 410 pages. Édition originale : Nattskärran, 2003. [Très tôt le matin du 10 mai 2003, un chauffeur de taxi est sur le point de terminer son travail. Alors qu'il circule dans Drottninggatan, une rue du centre-ville d'Uppsala, il découvre que toutes les vitrines des magasins ont été brisées et la rue est jonchée d'éclats de verre.

Puis un jeune homme est retrouvé assassiné à l'intérieur d'une librairie. Ann Lindell, qui reprend son service après un congé de maternité, est chargée de cette affaire. Existe-t-il un lien entre le vandalisme et le meurtre ?]

Les Cruelles étoiles de la nuit, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2012, 381 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 146), 2015, 440 pages. Édition originale : Nattens grymma stjärnor, 2004. [Un matin d'octobre, un fermier âgé, Petrus Blomgren, est retrouvé mort dans sa grange du village de Jumkil. Le lendemain, dans une autre localité, un autre fermier est assassiné dans sa cuisine. Ann Lindell et ses collègues n'ont aucune piste, ils ne trouvent aucun motif ni aucune arme ayant servi au meurtre.]

L'Homme des montagnes, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2013, 436 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 167), 2016, 480 pages. Édition originale : Mannen från bergen, 2005.

Titres non traduits

« Den upplysta stigen » (Le chemin lumineux), Göteborg : Lindelöws Bokförlag, 2009. Volet n° 1 de la série en version originale.

« Den hand som skälver » Θ (Cette main qui tremble), Stockholm : Ordfront förlag, 2007. [En novembre 1993 Sven-Arne Persson, conseiller municipal d'Uppsala, quitte une réunion importante puis disparaît. Douze ans plus tard, un habitant d'Uppsala fait du tourisme à Bangalore, dans le sud de l'Union Indienne, et voit un visage familier. Il est convaincu que c'est le conseiller municipal mystérieusement disparu.

Berglund, un collègue d'Ann Lindell, qui reprend le travail après un séjour à l'hôpital, est chargé de l'affaire du meurtre, apparemment sans mobile, d'un vieil homme. L'enquêteur découvre que la victime, Nils Dufva, avait un passé nazi, et interroge l'oncle du conseiller municipal.

Ann Lindell est confrontée à un mystère, le pied sectionné d'une femme est retrouvé dans l'archipel de Stockholm. L'enquêtrice s'intéresse à la communauté de Bultudden, près d'Östhammar Ħ. Dans cette localité vivent nombre d'hommes célibataires, et beaucoup d'entre-eux sont propriétaires d'une scie ou d'une hache. Au cours de l'enquête, la photo d'une Thaïlandaise apparaît, mais l'homme à qui appartient la maison où elle a probablement vécu ne répondra jamais à aucune question.] Volet n° 8 de la série en version originale.

Θ Ce titre devait paraître en traduction au mois de novembre 2016, mais il a été reporté.

« Svarta lögner, rött blod » (Mensonges noirs, sang rouge), Stockholm : Ordfront förlag, 2008. [Ann Lindell est amoureuse du journaliste Anders Brant, et elle est stupéfaite qu'il disparaisse soudainement sans explication. Un sans-abri nommé Gränsberg est assassiné, et la commissaire trouve dans une des poches de la victime, le numéro de téléphone d'Anders Brant.] Volet n° 9 de la série en version originale.

« Öppen grav » (Tombeau ouvert), Stockholm : Ordfront förlag, 2009. [Le calme de Käbo, un quartier huppé au Sud-Ouest d'Uppsala, est terminé lorsque le professeur Bertram von Ohler, 85 ans, reçoit le prix Nobel de médecine. Son voisin, le professeur d'université Johansson, observe de manière critique les événements qui se déroulent devant la maison du lauréat.

Des choses étranges commencent à se produire, une pierre est lancée contre la maison du lauréat, mais la police considère que c'est l'acte d'un gamin. Puis une lettre haineuse est publiée dans le journal local, et un jardinier voisin semble savoir quelque chose de crucial, pourquoi quelqu'un veut-il se venger ?]

« Den skrattande Hazaren » (Le Hazara qui rit) Θ, Stockholm : Ordfront förlag, 22 mai 2019. [Cela fait plus de deux ans qu'Ann Lindell a quitté la police d'Uppsala et a trouvé un autre emploi. Elle travaille aujourd'hui à la fabrication de fromages dans le village (fictif) de Tilltorp. Elle mène une vie heureuse, mais la nuit du réveillon du nouvel an, un incendie se déclare dans la vieille école du village.

Ce bâtiment était utilisé pour loger les demandeurs d'asile, et les services de secours dénombrent trois victimes. Son instinct d'enquêtrice se réveille et grâce à ses bonnes relations parmi les villageois, elle décide de s'occuper de cette affaire, car personne ne veut parler à la police.

Elle est contactée par une personne qui a été impliquée dans une de ses précédentes enquêtes, qui l'avertit qu'il va y avoir prochainement de nombreux morts. Que doit-elle faire avec cette information ? Quelques semaines plus tard, une bombe explose à Hökarängen, une banlieue au Sud de Stockholm.] Volet n° 11 de la série en version originale.

Θ Hazara : Membre d'un peuple vivant en Afghanistan et au Pakistan Voir la définition.

 

Diptyque Le commissaire Santos

Titres non traduits

« Spetsad : ett fall för kommissarie Santos » (Dentelle : Un cas pour le commissaire Santos), Stockholm : Ordfront förlag, 2013. [C'est le deuxième meurtre le même jour sur l'île d'Orlando au large de Salvador, sur la côte Est du Brésil. Ce coup de feu devant le bar du village, a vraiment dérangé le commissaire Santos pendant sa sieste.]

« Smärta : ett fall för kommissarie Santos » (Douleur : Un cas pour le commissaire Santos), Stockholm : Ordfront förlag, 2013. [Roland Nilsson est envoyé par la Fédération suédoise de football [soccer] pour trouver un projet à soutenir avant la Coupe du monde de 2014. Sur une île du Brésil, il rencontre un groupe de jeunes qui veulent former une équipe. Le seul problème est que beaucoup de personnes dans le village ne veulent pas d'un terrain pour ce sport. Un villageois, Oscar Gama, est retrouvé assassiné, et l'affaire est confiée au commissaire Santos.]  

ERNESTAM, Maria (Suède, 1959 – ) Ω

Le Peigne de Cléopâtre, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Littérature générale), 2013, 317 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 1346), 2015, 349 pages. Édition originale : Kleopatras kam, 7 septembre 2007. [Mari, Anna et Fredrik sont des amis de longue date. Après avoir séjourné de nombreuses années en Irlande, Mari essaye d'oublier une peine de cœur vécue dans ce pays. Anna s'est lassée de sa vie agitée et de ses innombrables amants, elle doit prendre soin d'un père malade. Fredrik se débat avec les démons de son enfance, et s'évade dans l'univers de la danse et de la musique dans les discothèques.

Tous trois dirigent une agence de services à la personne appelée « Le peigne de Cléopâtre », ils peuvent fournir de l'aide pour tout. De la décoration d'intérieur jusqu'au travail de jardin en passant par la déclaration de revenus ou l'éducation des enfants. Une vieille dame entre un jour dans leurs bureaux en souhaitant qu'ils éliminent son époux, en précisant qu'elle est prête à payer très correctement ce service. Après avoir été maltraitée toute sa vie, cette personne âgée veut être heureuse pour les quelques années qui lui restent.

Les responsables de l'agence déclinent l'offre, mais le conjoint d'Elsa, leur cliente, meurt peu après et les trois amis commencent à se soupçonner mutuellement.]

Titre non traduit

« Innanför murarna » (À l'intérieur des murs), Stockholm : Bokförlaget Forum, 29 août 2018. [Sofi reçoit une bourse pour écrire un document au sujet de l'œuvre de Marguerite Duras. Elle arrive à l'abbaye Sainte-Marie des Plaines, en Normandie, et on lui attribue une cellule. Dans ce monastère, il y a une bibliothèque qui contient des manuscrits, des textes de centaines de philosophes, et qui attire les chercheurs du monde entier. Elle laisse derrière elle en Suède, un mariage qui se désintègre et des relations sociales qui ne valent guère mieux.

Elle pense retrouver la paix de l'esprit et du corps, mais l'histoire sanglante des lieux va la rattraper, et elle ne se sent plus du tout en sécurité. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, pour ne pas mourir de faim, des adolescents-soldats allemands ont exécuté des soldats canadiens faits prisonniers. La nuit Sofi entend des bruits étranges, et elle est en proie à des visions des soldats qui autrefois occupaient l'abbaye.]

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FAGERHOLM, Monika (Finlande, 1961 – )

 Née à Helsingfors – ou Helsinki en langue finnoise – auteure suédophone 

Diptyque Eddie de Wire, jeune fille américaine

La Fille américaine, Paris, Stock, (La Cosmopolite), 2007, 600 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 32111 : Littérature & Documents), 2011, 640 pages. Édition originale : Den amerikanska flickan, 2004. [À l'automne 1969, la jeune Eddie de Wire est venue rendre visite à sa tante qui habite dans une station balnéaire à proximité d'une grande ville. Puis elle est découverte mystérieusement noyée dans le marais de Bule, et peu de temps après son petit ami Björn est retrouvé pendu dans une grange.

Quelques années plus tard, un matin glacial de novembre, Sandra Wärn et Doris Flinkenberg qui étaient encore enfants à l'époque des faits, commencent à reconstituer cette tragédie. Ces deux filles sont des amies inséparables, portent le même pull noir avec la même inscription, mais sont d'origine sociale très différente. Sandra vit dans une maison dans la plus belle partie de la forêt, tandis que Doris vit chez un cousin. Leur enfance aussi est contrastée, Sandra a vécu dans une famille riche, alors que Doris a été battue, négligée et a été retirée à la garde de ses parents.]

La scène à paillettes : Et la fille entre dans la danse avec des rubans d'or, Paris, Stock, (La Cosmopolite), 2011, 487 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 32538 : Littérature & Documents), 2012, 552 pages. Édition originale : Glitterscenen : Och flickan hon går i dansen med röda gullband, 2009.

Titre n'appartenant à aucune série

Lola à l'envers, Paris, Mercure de France, (Mercure noir), 2014, 545 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4237 : Policier), 2016, 550 pages. Édition originale : Lola uppochner, 2012. [À l'automne 1994, Jana Marton avait découvert dans un fossé de Flatnäs, le corps de Flemming Petterson, vingt-deux ans, le crâne défoncé. Ce meurtre est resté irrésolu jusqu'à présent. Dix-sept ans après cette affaire, elle revient avec ses amis dans cette petite ville finlandaise de la côte Sud, pour un repas chez Minnie Backlund, une vieille connaissance.]  

FALDBAKKEN, Knut (Norvège, 1941 – )

Série Le commissaire Jonfinn Valmann & son adjointe Anita Hegge

L'Athlète, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2009, 372 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2355 : Policier), 2010, 448 pages. Édition originale : Turneren : Kriminalroman, 2004. [Elisa Valmoe, excentrique et névrosée, vit dans une belle maison dans Østregate, une rue de Hama Ħ. Elle a souvent une perception de la réalité légèrement différente de celle du monde qui l'entoure. Elle est amoureuse de Jacob Lind, qui vit dans une maison de retraite juste en face de chez elle.

Ce dernier, qui avait plus de soixante-dix ans, est découvert mort après avoir participé, avec d'autres retraités, aux réjouissances du 17 mai, la fête nationale norvégienne. Quelques jours plus tard, deux autres victimes sont retrouvées chez Elisa Valmoe. Dans son jardin c'est le corps ensanglanté d'Edith Nyhus, qui a subit des violences sexuelles, et dans sa chambre est suspendu un Jésus musclé et séduisant.

La police de Hamar n'a que peu de traces et aucun meurtrier pris en flagrant délit, elle fait donc appel aux enquêteurs du Centre national de la police criminelle à Oslo. Les deux enquêteurs, Jonfinn Valmann et Anita Hegge, examinent l'affaire et s'étonnent de ne trouver aucune trace de Jacob dans les archives de l'administration. Ils sont également surpris de voir des toiles de maître dans son grenier, alors que les autres pièces de son logement sont pauvrement meublées. Jonfinn Valmann pense qu'il existe un lien entre tous ces décès. Puis une piste les mène au sombre passé d'Elisa et à une galerie d'art douteuse de la Seconde Guerre mondiale.]

Frontière mouvante, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2011, 368 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2808 : Policier), 2012, 368 pages. Édition originale : Grensen : Kriminalroman, 2005. [La proximité de la ville de Hamar avec la frontière suédoise en fait un lieu de passage pour les trafics en tout genre. Cela va de la drogue jusqu'à l'exploitation de filles venues d'Europe de l'Est en passant par les armes à feu. Comme de nombreuses petites routes relient les deux pays, la région est un paradis pour la contrebande.

Jonfinn Valmann a une liaison sentimentale avec sa collègue Anita Hegge, mais de nature pessimiste, il se dit que cela ne va pas durer. Il reçoit l'ordre de rejoindre le groupe de coopération trans-frontalière luttant contre le trafic de drogue. Anita Hegge est affectée au même groupe que lui, mais avec les agents opérant du coté suédois de la frontière, et cela ne le dérange pas tellement. Volet n° 2 de la série en version originale.

Gel nocturne, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2012, 368 pages. Édition originale : Nattefrost, 2006. [Jonfinn Valmann enquête sur la mort d'une jeune femme inconnue retrouvée le long d'une des innombrables routes traversant les forêts désertes. Lydia et Georg Hammerseng, deux personnes âgées, sont découvertes assassinées Villa Skogly, le domicile de Jonfinn Valmann. Les enfants adultes de ces derniers ont également subitement disparu.

Anita Hegge, chargée de l'affaire, est mal à l'aise. Son coéquipier, Jonfinn Valmann, refuse de dire pourquoi son amitié avec le couple décédé, qu'il connaissait depuis longtemps, avait cessé. Que veut-il cacher à ses collègues ?] Volet n° 3 de la série en version originale.

La série Le commissaire Jonfinn Valmann & son adjointe Anita Hegge comporte actuellement neuf titres, publiés :
de 2004 : « Turneren » (Traduit sous le titre « L'Athlète »)
à 2016 : « Gjensynet » (La réunion)
 

FALK, Ann Mari (Suède, 1916 – 1988)

Madame est morte, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1129), 1970, 191 pages. Édition originale : Madame är död, 1964. [« Madame est morte » est un poème de Harriet Löwenhjelm et probablement le dernier qu'Elise Stenberg, une femme encore jeune et séduisante, a lu avant sa mort. Elle a été impliquée dans un accident de voiture il y a quelques temps, probablement causé par une dose trop élevée de somnifères.

Elle était très malade et elle est décédée dans l'incendie d'une résidence d'été où elle logeait. Les circonstances de sa mort ne sont pas claires. Était-ce réellement un accident, elle paraissait joyeuse et heureuse, mais sa famille et ses amis avaient bien des raisons de vouloir sa mort.]  

FIORETOS, Aris (Suède, 1960 – ) Ω

Trilogie Biologie du corps humain

La Vérité sur Sascha Knisch, Monaco [Paris], Le Serpent à Plumes, (Fiction étrangère), 2008, 381 pages. Édition originale : Sanningen om Sascha Knisch, Stockholm : Norstedts, 20 septembre 2002. [Sascha Knisch, un jeune homme de 27 ans, est projectionniste au cinéma Apollo à Berlin dans une Allemagne au bord du gouffre. C'est un homme aux habitudes sexuelles particulières qui le font quitter sa petite amie Irma. Un soir de l'été 1928, il rencontre à nouveau une prostituée occasionnelle, Dora Wilms trois mois après leur rupture. Une semaine plus tard, le dernier vendredi de juin, il assiste au meurtre de cette énigmatique femme, sans voir le visage de l'assassin.

Sa présence sur place le rend hautement suspect aux yeux du commissaire Manetti, le jeune homme veut donc retrouver le meurtrier afin de se disculper. Mais il se retrouve pris dans un complot scientifique lié à la Fondation pour la recherche sexuelle. Pour le compte de cet organisme, le docteur Felix Karp mène des recherches scientifiques sur presque toutes les perversions et habitudes sexuelles. La fondation mène également des expériences sur la virilité masculine qui seront plus tard associées à la notion de suprématie aryenne. Pour prouver son innocence, Sascha Knisch doit comprendre la relation qui existait entre Dora Wilms et cette organisation.] Volet n° 2 de la trilogie en version originale.

Titres non traduits

« Stockholm Noir » (Stockholm Noir), Stockholm : Norstedts, 27 juillet 2000. [Un conte sombre sur la nature du cerveau, la possible demeure de l'âme, et la recherche sur le cerveau.] Volet n° 1 de la trilogie en version originale.

« [Dernier volet] » Aucune trace du dernier volet n'a été trouvée, alors que les journaux « Borås Tidning », « Svenska Dagbladet » ou « Dagens Nyheter » parlent de « biologisk trilogi ».  

FLØGSTAD, Kjartan (Norvège, 1944 – )

Des Hommes ordinaires, Paris, Stock, (La Cosmopolite), 2011, 525 pages. Édition originale : Grense Jakobselv, 2009. [Au début des années trente, deux jeunes Allemands instruits vont jusqu'à la frontière avec la Russie et même plus loin. Alf Magnus Mayen, un jeune Norvégien, est policier au poste-frontière de Grense Jakobselv Ħ, et hanté par la conduite de ses ancêtres, il tente de faire ce qui est bien en respectant les lois.]  

FOSSUM, Karin (Norvège, 1954 – )

Série Konrad Sejer & son adjoint Jacob Skarre

L'Œil d'Eve, Paris, Odin, (Énigme), 1999, 275 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 892 : Policier), 2001, 300 pages. Édition originale : Evas øye, 1995. [Eva Magnus, une jeune mère apparemment sans histoires, marche avec sa fille Emma, âgée de sept ans, et découvre un cadavre au bord de la rivière. Elle demande à sa fille de l'attendre, court vers le téléphone le plus proche, mais au lieu de contacter la police, elle appelle son vieux père malade.

La police retrouve le corps, Konrad Sejer et son équipe ne tardent pas à constater que la victime, Egil, est morte à la suite d'une violente agression. Les enquêteurs ont sur leur bureau le cas de Maja, une prostituée qui a été assassinée quelques jours plus tôt. Ces derniers constatent que le nom d'Eva Magnus est cité dans les deux affaires. Pourquoi Eva est-elle si mal à l'aise chaque fois que sa fille dit que c'est bien qu'elles aient beaucoup d'argent maintenant ?]

Ne te retourne pas, Paris, Odin, (Énigme), 2001, 310 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1146 : Policier), 2003, 336 pages. Édition originale : Se deg ikke tilbake! : Kriminalroman, 1996. [Une fillette de six ans est portée disparue, mais elle revient quelques heures plus tard en racontant qu'elle a trouvé un cadavre. Une adolescente de quinze ans, Annie Sofie Holland, est découverte près d'un étang, à proximité d'un petit village où tout le monde connaît tout le monde. Son corps nu a été disposé pour que l'on croit à un viol. Pour arrêter le tueur, Konrad Sejer doit d'abord connaître la victime, avec Jacob Skarre ils interrogent donc plusieurs suspects. Halvor, un garçon calme avec qui elle sortait, dit qu'Annie avait beaucoup changé ces derniers mois. Selon lui, elle était plus renfermée sans raison apparente, et elle était devenue déprimée.]

Celui qui a peur du loup, Paris, Jean-Claude Lattès, 2005, 366 pages. Réédition : Paris, J'ai Lu, (N° 8130 : Policier) 2006, 313 pages. Édition originale : Den som frykter ulven : Kriminalroman, 1997. [Kannick, jeune orphelin de douze ans, trouve le vieux Halldis Horn mort dans les escaliers de la petite ferme. Un jeune homme attaque la banque de la ville et prend un client en otage. Un lien étrange existe entre les deux affaires.]

Le Diable tient la chandelle, Paris, Jean-Claude Lattès, 2006, 354 pages. Réédition : Paris, J'ai Lu, (N° 8287 : Policier), 2007, 311 pages. Édition originale : Djevelen holder lyset : Kriminalroman, 1998. [Irma Funder, célibataire de soixante ans, est une femme laide qui mène une vie tranquille. Mais la belle Andreas, âgée de dix-huit ans et son camarade Zipp la suivent pour la cambrioler. Pendant qu'Andreas fait le guet, Zipp pénètre dans la maison de la vieille dame, mais il ne ressort pas.]

La Mort indienne, Paris, Jean-Claude Lattès, 2007, 388 pages. Réédition : Paris, J'ai Lu, (N° 8974 : Thriller), 2009, 347 pages. Édition originale : Elskede Poona : Kriminalroman, 2000. [Dans le petit village d'Elvestad, on retrouve dans un champ près de la maison de Gunder Jomann, un éternel célibataire, le corps mutilé et défiguré d'une jeune femme. La veille, ce dernier âgé de cinquante et un ans et discret vendeur de machines agricoles, avait attendu en vain sa nouvelle épouse Poona, qui arrivait de Mumbai.

C'est dans cette ville de l'Union Indienne qu'il l'avait rencontrée puis épousée deux semaines auparavant, et le couple avait décidé de vivre en Norvège. Lui-même aurait dû aller la chercher à l'aéroport, mais parce que sa sœur, Marie, a été victime d'un accident de la route et qu'elle est à l'hôpital, il avait envoyé un chauffeur de taxi chercher sa femme.

Konrad Sejer se demande pourquoi la victime a-t-elle subi un tel traitement et que faisait-elle dans ce champ, mais son enquête se heute au mur du silence. Tout le monde dans cette communauté fermée d'Elvestad sait quelque chose. Mais personne ne veut parler de peur que cela puisse porter préjudice à autrui. Tout le monde soupçonne tout le monde, jusqu'à ce qu'un habitant de la localité commette une erreur cruciale.]

Secondes noires, Paris, Jean-Claude Lattès, 2008, 310 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2804 : Policier), 2012, 352 pages. Édition originale : Svarte sekunder : Kriminalroman, 2002. [Ida Joner, qui va bientôt avoir dix ans, va jusqu'au kiosque pour acheter un magazine consacré aux chevaux. Au bout de deux heures ne la voyant pas revenir, Helga Joner, sa mère, s'inquiète.

Neuf jours plus tard, à la date où elle aurait fêté ses dix ans, on retrouve le corps de la fillette dans un terrain vague. Elle ne porte pas les vêtements de sport qu'elle avait lors de sa disparition, mais une chemise de nuit blanche. Konrad Sejer remonte la piste de l'acheteur du vêtement, une dame âgée nommée Elsa Marie Mork. Cette dernière a un fils de cinquante-huit ans, Emil Johannes, qui est handicapé mental.] Volet n° 6 de la série en version originale.

L'Enfer commence maintenant, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2012, 219 pages. Édition originale : Varsleren : Kriminalroman, 2009. [Par une chaude journée de fin d'été, dans un quartier résidentiel, une jeune femme est occupée à préparer le dîner. Dans le jardin derrière la maison, son bébé de huit mois dort dans son landau sous un arbre. Sa mère sait qu'elle entendrait immédiatement si quelque chose arrivait à l'enfant, mais lorsqu'elle va le chercher, elle constate avec horreur qu'il est couvert de sang. Emmené à l'hôpital, les médecins ne décèlent aucune blessure sur l'enfant et analysent le sang comme provenant d'un bœuf.

Konrad Sejer et Jacob Skarre interrogent les parents au sujet d'éventuelles querelles avec des voisins ou d'anciennes relations sentimentales de la mère, mais ne trouvent aucune piste sérieuse. Peu de temps après, une femme âgée découvre que quelqu'un a passé dans un journal une fausse annonce, celle de son décès. Ces événements sont les premiers d'une série qui créent une anxiété croissante dans la ville de Bjerkås Ħ.] Volet n° 10 de la série en version originale.

La série Konrad Sejer & Jacob Skarre comporte actuellement quatorze titres, publiés :
de 1995 : « Evas øye » (Traduit sous le titre « L'Œil d'Eve »)
à 2018 : « Formørkelsen » (L'éclipse)
 

FRIIS, Agnete & KAABERBØL, Lene (Danemark, 1960 – & 1974 – ) Ω

Quadrilogie Nina Borg, médecin

L'Enfant dans la valise, Paris, Fleuve Noir, (Thriller), 2013, 344 pages. Édition originale : Drengen i kufferten, 2008. [Une amie a demandé à Nina Borg, de la Croix-Rouge, de prendre une valise à la consigne automatique de la gare centrale. Elle fait transporter le bagage jusqu'à sa voiture, l'ouvre et découvre à l'intérieur un petit garçon aux cheveux clairs, petit et fragile, et qui n'a pas plus de quatre ans. C'est seulement quand elle voit ses lèvres bouger qu'elle réalise qu'il est en vie et qu'il ne comprend pas le danois. A-t-il été kidnappé ? Pourquoi est-il dans une valise à Copenhague ?

Plutôt que de confier l'enfant aux services sociaux, Nina Borg le garde chez elle, mais certaines personnes malintentionnées voudraient récupérer le petit garçon.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Meurtre silencieux : Une aventure de Nina Borg, Paris, Fleuve Noir, (Thriller), 2014, 441 pages. Édition originale : Et stille umærkeligt drab, 2010. [Dans les ruines d'un vieil hôpital militaire du nord de la Hongrie, deux garçons roms se dirigent vers des appareils dont ils espèrent revendre certains composants au marché noir. Ils trouvent un élément qui semble chaud comme s'il était vivant, la trouvaille de leur vie.]

Titres non traduits

« Nattergalens død » (La mort du rossignol), Copenhague : People's Press, 2011. [L'Ukrainienne Natascha Doroshenko est accusée du meurtre de son mari danois. Nina Borg a du mal à voir la jeune mère d'une fillette de huit ans comme une meurtrière.]

« Den betænksomme morder » (Le tueur réfléchi), Copenhague : People's Press, 2013. [Pour aller voir sa mère atteinte d'un cancer, Nina Borg se déplace à Viborg lorsqu'elle est agressée. Son assaillant marmonne la prière Notre Père dans une langue qu'elle identifie comme le tagalog, un dialecte parlé aux Philippines.]  

FRIMANSSON, Inger (Suède, 1944 – ) Ω

Trilogie Justine Dalvik

Bonne nuit, mon amour, Paris, First, (Thriller), 2010, 392 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 32330 : Policier/Thriller), 2011, 411 pages. Édition originale : God natt min älskade, 1998. [Qui est réellement l'excentrique et solitaire Justine Dalvik ? Elle semble mener une vie riche et indépendante dans sa maison de pierre au bord du lac Mälaren Ħ où vivaient déjà ses parents.

Mais dans son entourage plusieurs personnes disparaissent ou meurent. Son amant disparaît mystérieusement pendant un voyage alors que tous deux sont en vacances. Puis un de ses compagnons de route est tué, et un vieil ami d'école ne donne plus signe de vie. La réponse est à chercher dans son enfance.]

L'Ombre dans l'eau, Paris, First, (Thriller), 2011, 414 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 32462 : Policier/Thriller), 2012, 448 pages. Édition originale : Skuggan i vattnet, 2005. [Six ans se sont écoulés depuis qu'une femme a été assassinée. La vie a repris un ton plus calme car le risque d'être découverte a diminué, mais le passé menace de rattraper Justine. Elle fait des cauchemars, durant lesquels elle voit le corps de Berit dans les profondeurs du lac Mälaren. Un jeune policier ambitieux et le fils de Nathan s'intéressent à ce qu'il s'est réellement passé dans la jungle de Malaisie.]

Titre non traduit

« Fågelbarnet » (L'Enfant-oiseau), Stockholm : HarperCollins Nordic, 22 mai 2020. [Justine Dalvik vit toujours dans sa maison de pierre au bord du lac Mälaren, avec un gros oiseau. Son compagnon a construit une volière dans le jardin pour que l'animal puisse passer quelques heures au grand air. Alors qu'il est plus de minuit Justine n'arrive pas à trouver le sommeil, elle est anxieuse au sujet de Hans Peter, l'homme qui partage sa vie. Ce dernier est veilleur de nuit, mais ces derniers temps il a changé, il semble fatigué, et un jour il disparaît sans laisser de trace.]  

FRISK, Johan (Suède, 1968 – )

La Première fois était un mercredi, Caen, Presses universitaires de Caen, (Littérature nordique), 2003, 160 pages. Édition originale : Första gången han hörde ljuden var en onsdag, 2002. [Un meurtre à Göteborg Ħ, l'assassin et l'arme du crime sont introuvables.]  

FROBENIUS, Nikolaj (Norvège, 1965 – ) Ω

Je vous apprendrai la peur, Arles, Actes-Sud, (Lettres scandinaves), 2011, 330 pages. Édition originale : Jeg skal vise dere frykten, 2008. [L'univers d'Edgar Allan Poe, à travers le prisme de sa relation avec le critique littéraire Rufus W. Griswold]

Branches Obscures, Arles, Actes-Sud, (Lettres scandinaves), 2016, 279 pages. Édition originale : Mørke grener, 2013. [Jo Uddermann est l'auteur d'un roman sur un ami décédé. Puis sa propre autobiographie arrive chez son éditeur, mais il n'en est pas l'auteur.]  

FUGLEHAUG, Randi (Norvège, 1980 – )

Série Agnes Tveit, journaliste

Titre non traduit

« Fallesjuke » Θ (Paralysie), Oslo : Kagge Forlag, 13 janvier 2020. [Un dimanche du mois de juin près de la ville de Voss Ħ, quatre femmes en costume national sautent depuis un avion en vol. Elles se rejoignent dans les airs, pour l'inauguration de l'Ekstremsportveko (« La semaine des sports extrêmes »). Puis elles ouvrent leur parachute, sauf l'une d'entre-elles, Veslemøy Liland, qui tombe en chute libre et heurte le sol devant des centaines de personnes choquées. Peu de temps après, il n'y a aucun doute sur le fait que son équipement de saut a été saboté, les “cordes” ont été sectionnées, et la police ouvre une enquête pour meurtre. Qui pouvait en vouloir à ce point à cette mère d'un petit enfant, et pourquoi ?

Parmi les spectateurs, il y a Agnes Tveit, une ancienne journaliste du tabloïd national « Verdens Gang » (VG). Elle a abandonné la vie trépidante qu'elle menait à Oslo depuis près de vingt ans, et vient de revenir dans la ville où elle est née et où elle a grandi. Arrivée à l'âge de trente-neuf ans, elle veut fonder une famille dans un endroit calme, mais les mois passent sans qu'elle soit enceinte. Fredrik, son compagnon, est presque parfait c'est un médecin mais il est stressé et souvent absent. La fougue dans leur relation a disparu depuis longtemps, et elle commence à se demander sérieusement si elle a pris la bonne décision.

C'est une adepte des parts de pizza mangées rapidement, et elle n'est pas toujours préoccupée par le code de déontologie des journalistes. Elle a été embauchée depuis peu au journal local, le Avisa Hordaland Ħ, et cette affaire va lui permettre de sortir de son travail monotone. Elle commence sa propre enquête et découvre que le le rédacteur en chef de son journal et le responsable de la police ont chacun une tache dans leur passé. La grand-mère de la femme assassinée, qui est atteinte de démence et vit en maison de retraite, fait des déclarations énigmatiques au sujet d'une grande injustice survenue dans les années antérieures.

Elle interroge les trois autres parachutistes et amies de la victime, Gro, Joni et Katten, et constate que leur amitié n'était pas exempte de jalousie et de ressentiment. Les quatre sportives et la journaliste étaient à l'école ensemble, et cette dernière découvre que la victime souffrait d'épilepsie. Comment se fait-il que Veslemøy pratiquait encore ce sport, malgré sa maladie ? Les finances, en mauvais état, de l'organisme qui gère cette attraction ont-elles un rapport avec le meurtre ?

La journaliste estime que le scoop est peut-être trop gros pour son employeur actuel. Elle voit là l'occasion de restaurer son statut dans la presse de la capitale. Le rédacteur en chef estime qu'elle fouine de trop et qu'elle a trop d'imagination, et elle est écartée de l'affaire pour les journaux locaux. Elle pense que pour trouver l'assassin, elle doit se plonger dans l'histoire de la victime, quelque part dans leur jeunesse commune.

Un autre ami d'enfance, un policier nommé Victor, va lui apporter son aide. Ses recherches vont avoir des conséquences dramatiques, tant pour elle-même que pour les autres. De nombreux secrets se cachent dans cette belle campagne de l'Ouest du pays, si sombres qu'on ne peut pas en parler, même plusieurs années après. Son enquête va se terminer avec la cérémonie de clôture de l'Ekstremsportveko, lorsque de nouveau plusieurs personnes vont sauter en parachute.]

Θ Selon Stilton Literary Agency, les droits de traduction ont été vendus aux éditions Albin Michel.

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GAZAN, Sissel-Jo (Danemark ↣ Allemagne, 1973 – )

Diptyque Søren Marhauge en poste à Bellahøj (secteur de Copenhague)

Les Plumes du dinosaure, Monaco [Paris], Le Serpent à Plumes, (Serpent noir), 2011, 526 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 32690 : Policier/Thriller), 2012, 596 pages. Édition originale : Dinosaurens fjer, 2008. [À l'université de Copenhague, Anna Bella Nor n'est qu'à deux semaines de soutenir sa thèse sur l'origine des oiseaux. Mais Lars Helland, son superviseur, est assassiné dans son bureau, avec un exemplaire de la thèse d'Anna Bella posé sur ses genoux. Peu de temps après c'est Johannsen, un ami d'Anna Bella, qui lui aussi est victime d'un meurtre.]

Le Graphique de l'hirondelle, Paris, Mercure de France, (Mercure Noir), 2015, 539 pages. Édition originale : Svalens graf, 2013. [Trine découvre Kristian Storm, son professeur d'immunologie, pendu dans le bureau de ce dernier. Le résultat de plusieurs années de recherches a été effacé du disque dur de son ordinateur. Beaucoup pensent à un suicide, car l'enseignant avait été accusé de fraude scientifique et l'affaire était en cours d'examen par un comité.

Le commissaire Søren Marhauge apprend par son épouse Anna, qui travaille elle aussi à l'université, qu'un carton rempli de documents a disparu du bureau de la victime. Marie Skov, qui était l'une des étudiantes en master, ne croit pas à la version du suicide. Elle dit que Kristian Storm était insensible à l'opinion qu'on avait de lui.

Rentré tout récemment de Guinée-Bissau, le scientifique était sur le point d'apporter la conclusion à ses recherches. Après avoir reçu un document d'un confrère en mission à Haïti, il avait constaté des similitudes dans les deux pays. Le vaccin DTP (diphtérie-tétanos-poliomyélite) protégeait bien contre ces maladies, mais des effets secondaires entraînaient la mort des enfants vaccinés.]  

GERHARDSEN, Carin (Suède, 1962 – ) Ω

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Série Conny Sjöberg, en poste à Hammarby

La Maison en pain d'épice, Paris, Fleuve Noir, 2011, 297 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4524 : Domaine policier), 2012, 336 pages. Édition originale : Pepparkakshuset, 2008. [Après avoir été hospitalisée pour une fracture, une vieille dame rentre chez elle dans le quartier d'Hammarby Sjöstad Ħ et trouve dans sa cuisine un homme mort. Le commissaire Conny Sjöberg enquête sur ce qui s'avère être un meurtre. La victime est un agent immobilier de quarante-quatre ans, un bon père de famille. En peu de temps, plusieurs autres meurtres de personnes du même âge se succèdent dans le centre de la Suède.]

Hanna était seule à la maison, Paris, Fleuve Noir, 2012, 347 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4703 : Domaine policier), 2013, 360 pages. Édition originale : Mamma, papa, barn, 2009. [Hanna, âgée de trois ans, se réveille, sort de son lit pour ne pas réveiller sa mère et son petit frère qui crie tout le temps. Elle sait que son père est au Japon, et se rend compte que le reste de la famille est parti en la laissant seule dans un appartement fermé à clef.

Le lendemain matin, alors qu'elle courre pour faire du sport, Petra Westman trouve un nourrisson inconscient. À proximité, l'enquêtrice découvre aussi le cadavre d'une femme sans aucune pièce d'identité. Conny Sjöberg est confronté à une autre affaire. Jennifer, âgée de seize ans, est retrouvée assassinée dans les toilettes du Cendrillon, un navire de la Viking Line Ħ qui fait la navette entre Stockholm et la Finlande.]

La Comptine des coupables, Paris, Fleuve Noir, 2013, 311 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4675 : Domaine policier), 2014, 333 pages. Édition originale : Vyssan lull, 2010. [Une femme originaire des Philippines et ses deux petits enfants sont assassinés dans leur appartement. Pourquoi le père suédois des enfants vit-il isolé, presque sans contact avec le monde extérieur ? Il a pris une retraite anticipée et mène une vie assez solitaire à Södermalm.

Les enquêteurs ont du mal à faire avancer l'enquête, ils pensent pouvoir trouver le motif du triple meurtre dans le passé de la famille. Un jour on frappe à la porte de Conny Sjöberg, c'est sa grand-mère qu'il pensait être morte.]

La Dernière carte, Paris, Fleuve Noir, 2014, 322 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4899 : Domaine policier), 2015, 358 pages. Édition originale : Helgonet, 2011. [Sven-Gunnar Erlandsson, un père de famille, est assassiné de deux balles dans la nuque après une nuit passée avec des amis. Dans une poche de la victime on retrouve un jeu de cartes, s'agit-il d'un règlement de comptes entre joueurs de poker ?

Lorsque Conny Sjöberg commence son enquête, cette mort lui semble bien étrange. La victime était connu comme entraîneur d'une équipe de football [soccer] amateur, et très engagé dans l'aide aux exclus de la société.]

Dissonances, Paris, Fleuve Noir, 2015, 381 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 5086 : Domaine policier), 2016, 408 pages. Édition originale : Gideons ring, 2012. [Veronica, une jeune femme est retrouvée hébétée et nue, tôt un samedi matin de juin, dans la cage d'escalier d'une maison de Stockholm. La police est appelée pour prendre en charge la victime, qui ne parle à personne. L'appartement devant lequel elle se trouvait appartient au pianiste John Gideon, mais il ne semble pas être chez lui.]

Titres non traduits

« Hennes iskalla ögon » (Ses yeux glacés), Stockholm : Norstedts, 2013. Volet n° 6 de la série en version originale.

« Tjockare än vatten » (Plus épais que l'eau), Stockholm : Norstedts, 2014.

« Falleri, fallera, falleralla » (Falleri, fallera, falleralla), Stockholm : Norstedts, 2015.  

Titre n'appartenant à aucune série

Titre non traduit

« Det som göms i snö » (Ce qui est caché dans la neige), Stockholm : Bookmark Förlag, 25 septembre 2018. [Sur l'île de Gotland un après-midi de janvier 2014, les routes sont glissantes en raison de fortes chutes de neige. Jan, un homme d'affaires prospère, conduit trop vite et en état d'ébriété. Dans un virage, un autre automobiliste arrive en sens inverse, et ce dernier tente d'éviter la collision. Mais son véhicule dérape et tombe dans une ancienne carrière de calcaire près de Madvar.

Le responsable de l'accident ne contacte pas les secours, et ne cherche pas à aider l'accidenté. Immédiatement après l'accident, Jeanette et son amant circulent devant les lieux de l'accident, mais eux non plus ne font rien. Quelques jours plus tard, la neige fond, le toit de la voiture accidentée devient visible, et son conducteur est mort.

L'affaire est vite classée par la police, qui pense à un problème d'adhérence des pneus. En 2018, Jeanette est devenue sans abri, son mariage s'est brisé, elle est assise avec des ivrognes sur un banc du parc de Visby. Le corps d'un homme qui avait disparu quatre ans plus tôt, est retrouvé dans la forêt. La victime a été assassinée, mais quel est le rapport avec l'accident de janvier 2014 ?]  

GREBE, Camilla (Suède, 1968 – )

Série Les filles et l'obscurité

Un Cri søus la glace, Paris, Calmann-Lévy, (Calmann-Lévy Noir), 2017, 420 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 34843 : Policier/Thriller), 2018, 352 pages. Édition originale : Älskaren från huvudkontoret, 2015. [Emma travaille dans un magasin et entretient une liaison secrète avec son patron, un homme plus âgé qu'elle. Ce dernier, Jesper Orre, directeur de la chaîne de vêtements, disparaît le jour où il devait venir dîner chez Emma pour leurs fiançailles.

Peu après, une jeune femme est assassinée à Djursholm, une banlieue chic de Stockholm, et le propriétaire de la maison est Jesper Orre. L'assassin a décapité la victime et a placé la tête en évidence devant l'entrée avec du ruban adhésif pour lui garder les yeux ouverts.

Pour l'enquêteur Peter Lindgren, cette affaire lui rappelle le meurtre, dans le quartier de Södermalm à Stockholm, de Miguel Calderón qui a eu lieu il y a dix ans. Pour établir un profil psychologique du meurtrier, à l'époque il avait demandé la participation comme consultante de Hanne Lagerlind-Schön, mais on n'avait jamais arrêté le coupable.

Deux jours après le meurtre, la police ne connaît toujours pas l'identité de la victime, et Jesper Orre reste introuvable. Son signalement a été transmis à tous les postes-frontière et sa banque indique qu'il n'a pas retiré d'argent. Peter Lindgren reprend contact avec Hanne Lagerlind-Schön, avec qui il avait eu une brève relation sentimentale.]

Le Journal de ma disparition, Paris, Calmann-Lévy, (Calmann-Lévy Noir), 2018, 424 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 35270 : Policier/Thriller), 2019, 480 pages. Édition originale : Husdjuret, 2017. [Peter Lindgren, policier, et Hanne Lagerlind-Schön, psychologue, reprennent l'affaire du meurtre d'une fillette de cinq ans survenu une décennie plus tôt. La victime avait été retrouvée enterrée dans la forêt, près de la localité d'Ormberg Ħ, et n'a jamais été identifiée.

Malin Brundin âgée de vingt-cinq ans, enquêtrice locale fraîchement sortie de l'école de police, leur apporte son aide. À l'époque des faits, alors adolescente, cette dernière avait découvert le corps de la victime. Peter Lindgren disparaît subitement, et Hanne est retrouvée blessée en train d'errer dans la forêt. La jeune policière se retrouve seule pour continuer l'enquête.]

L'Ombre de la baleine, Paris, Calmann-Lévy, (Calmann-Lévy Noir), 2019, 400 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 35 662 : Policier/Thriller), 2020, 472 pages. Édition originale : Dvalan, Stockholm : Wahlström & Widstrand, 1er novembre 2018. [Dans la localité d'Ormberg, situé à environ deux cents kilomètres de la capitale, Manfred Olsson et son adjointe Malin Brundin enquêtent sur deux meurtres qui semblent avoir un lien avec le trafic de drogue. Les victimes ont été frappées post-mortem et leurs corps se sont échoués sur une côte de l'archipel de Stockholm.

Dans le même temps, l'enquêteur doit faire face à une situation familiale difficile. Un grave accident est arrivé à sa fille Nadia, âgée de deux ans. Elle est tombée d'une fenêtre du troisième étage et elle est maintenant dans le coma. L'enquête se complique et Manfred décide de demander l'aide d'Hanne Lagerlind-Schön, qui vit à Ormberg.

Samuel Stenberg n'a pas d'emploi stable, il est âgé de dix-huit ans, et il a une relation difficile avec sa mère. Cette dernière le met à la porte car elle a trouvé un sachet de poudre blanche dans la chambre de son fils et a détruit sa découverte. Le jeune homme est obligé de prendre l'avion car il est menacé par son fournisseur de drogue, un trafiquant nommé Igor.

Après être entré dans la clandestinité, le jeune homme répond à une annonce : Une riche famille de l'archipel de Stockholm cherche un auxiliaire de vie pour son fils Jonas atteint d'une lésion cérébrale. Le salaire n'est pas énorme, mais le gîte et le couvert sont fournis, et l'endroit constitue un refuge parfait pour un homme en fuite. La nouvelle vie de Samuel ne se passe pas comme prévu dans cette maison de Stuvskär, isolée en bord de mer. Une nuit, il se réveille à cause de bruits forts et de cris.]

L'Archipel des lärmes, Paris, Calmann-Lévy, (Calmann-Lévy Noir), 2020, 448 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 36019 : Policier/Thriller), 2021, 571 pages. Édition originale : Skuggjägaren, Stockholm : Wahlström & Widstrand, 4 novembre 2019. [Une nuit de février 1944, une prostituée pauvre, mère de plusieurs enfants, est retrouvée assassinée. Elle saigne à l'arrière de la tête, et elle a été clouée sur le sol de son appartement dans Klarakvarteren, un quartier de Stockholm. L'une des premières personnes arrivées sur place, est l'auxiliaire de police Elsie Svenns, l'une des premières femmes entrées dans cette profession. Mais elle n'a pas les mêmes pouvoirs que les hommes, elle n'est pas autorisée à travailler de manière opérationnelle.

Cette dernière est originaire de Korsholm, une ville de Finlande suédophone, et n'a pas eu une vie facile. Son mari Axel est décédé lors d'un déplacement de troupes dans le Nord du pays, pendant la guerre dite « de continuation » entre la Finlande et l'URSS Θ. Puis Elsie est tombée enceinte et en secret, elle a donné naissance à sa fille Britt-Marie, qui a été immédiatement adoptée par le couple Valdemar et Hilma.

Trente ans plus tard, une autre femme est retrouvée, tuée de la même façon à Östertuna, une banlieue (fictive) et endormie de la capitale suédoise. Britt-Marie est l'une des policières impliqués dans l'affaire, c'est la fille d'Elsie Svenns. Mais son chef refuse totalement de s'intéresser au travail de sa subordonnée, et Britt-Marie commence donc sa propre enquête.

Les rapports de Britt-Marie avec ses collègues masculins sont compliqués, car ces derniers, ainsi que leur syndicat, estiment qu'il ne devrait pas y avoir de femmes dans la police. Au printemps 1959, elle avait dix-huit ans, quand ses parents adoptifs lui ont parlé de sa mère biologique, et c'est ce qui l'a incitée à entrer dans la police. Avec son mari Björn et leur fils Erik, ils vivent à Östertuna, et la ville commence lentement à s'embourgeoiser.

Onze ans plus tard, en 1985, une troisième victime est à déplorer, assassinée de la même manière et dans le même appartement qu'en 1974, et Hanne Lagerlind-Schön participe à l'enquête. Une quatrième femme vient s'ajouter à la liste à l'été 2019, toujours selon le même mode opératoire, et l'affaire est confiée à Malin Brundin. Est-il possible qu'il n'y ait qu'un seul meurtrier depuis soixante-quinze ans, ou serait-ce une coïncidence ?

La chasse au tueur a des conséquences dévastatrices pour les policières qui travaillent sur ces affaires, Britt-Marie dans les années 1970, Hanne Lagerlind-Schön dans les années 1980 et Malin Brundin, qui s'occupe du dossier de l'été 2019.]

Θ En Finlande la Seconde Guerre mondiale s'est composée de trois guerres :
La guerre dite « d’hiver » de décembre 1939 à mars 1940.
La guerre dite « de continuation » de juin 1941 à septembre 1944.
La guerre dite « de Laponie » d'octobre 1944 à avril 1945.
 

Titre non traduit

« Alla ljuger » Θ (Tout le monde ment), Stockholm : Wahlström & Widstrand, 15 mars 2021. [Maria Foukara vit seule avec son fils âgé de dix ans, Vincent, qu'elle aime et qui est atteint du syndrome de Down, c'est à dire trisomique. Elle est heureuse, elle habite dans une belle maison, et elle a un emploi dans lequel elle s'épanouit. Lors d'une fête elle rencontre un Français nommé Samir dont elle tombe amoureuse, et ils se marient.

C'est un médecin et chercheur en cancérologie au Karolinska Institutet Ħ, qui a perdu Anna, son épouse suédoise et Sylvie, l'une de ses deux filles, dans un accident de voiture. Pour oublier cette tragédie, avec sa seconde fille Yasmine qui a survécu à l'accident alors qu'elle avait quatorze ans, il est venu s'installer à Stockholm.

Le 16 décembre 2000 Yasmine disparaît sans laisser de trace, après une fête à la maison. Gunnar, l'enquêteur chargé de l'affaire pense à un suicide. Mais plus tard Samir est arrêté pour le meurtre de sa fille, dont le corps n'a pas été retrouvé. Selon la police, elle a été victime d'un crime d'honneur, car elle sortait avec un garçon suédois, et cela provoque un drame familial.

Maria est sous le choc, bien qu'il soit d'origine marocaine, son mari était loin d'être un musulman pratiquant. Vingt ans plus tard, un corps est découvert dans la mer près de Kungsudd, non loin des falaises où l'on a vu Yasmine pour la dernière fois. Ce qui semblait être vrai il y a vingt ans pourrait-il être un mensonge aujourd'hui, qui a dit la vérité à l'époque ?]

Θ Selon Ahlander Agency, les droits de traduction ont été vendus aux éditions Calmann-Lévy

 

GREBE, Camilla & TRÄFF, Åsa (Suède, 1970 – )

 Auteures : deux sœurs 

Pentalogie Siri Bergman, psychiatre

Ça aurait pu être le paradis : roman noir, Monaco [Paris], Le Serpent à Plumes, (Serpent noir), 2010, 380 pages. Édition originale : Någon sorts frid, 2009. [Siri Bergman est âgée de trente-quatre ans et habite dans une maison de campagne typique, dans la banlieue de Stockholm. Elle vit seule, son mari est mort dans un accident de voiture l'an passé. Alors que son travail est d'aider les autres, elle a peur de l'obscurité, boit beaucoup et laisse les lumières allumées la nuit. L'une de ses patientes est retrouvée noyée à proximité du domicile de la psychiatre, mais est-ce réellement un suicide ?] Volet n° 1 de la série en version originale.

Les ouvrages de la pentalogie Siri Bergman, psychiatre, ont été publiés :
de 2009 : « Någon sorts frid » (Traduit sous le titre « Ça aurait pu être le paradis »)
à 2015 : « Eld och djupa vatten » (Feu et eau profonde)
 

GRØNDAHL, Jens Christian (Danemark, 1959 – )

Les Mains rouges, Paris, Gallimard, (Du monde entier), 2009, 203 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 5208), 2011, 192 pages. Édition originale : Røde hænder, 2006. [Sonja disparaît, en laissant la clef d'un casier de consigne automatique contenant un sac rempli de billets de banque.]  

GRUE, Anna (Danemark, 1957 – ) Ω

Série Dan Sommerdahl, détective privé

Je ne porte pas mon nom, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2010, 349 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2809 : Policier), 2012, 456 pages. Édition originale : Dybt at falde, 2007. [Lilliana est retrouvée étranglée un lundi soir froid de novembre chez Kurt & Ko, alors qu'elle faisait le nettoyage dans les bureaux. C'est l'agence de publicité la plus branchée de la ville provinciale (fictive) de Christianssund, une localité située au bord d'un fjord avec un quartier résidentiel chic.

Cette jeune lituanienne est anonyme, elle n'a pas de nom de famille ni d'adresse malgré le fait qu'elle occupait le même emploi depuis des années. Même son employeur, la société de nettoyage, ne la connaît pas non plus. L'affaire est confiée au commissaire Flemming Torp, qui découvre que la victime avait immigré illégalement au Danemark.

Dan Sommerdahl est le directeur artistique de Kurt & Ko, mais il est en congé de maladie depuis un certain temps, en raison d'une dépression dont il a du mal à se remettre. Le policier vient dîner dans la charmante villa des Sommerdahl, ses amis de longue date, avec l'idée d'en apprendre un peu plus au sujet du profil, des habitudes et des vices des autres employés de l'entreprise. Dan Sommerdahl est marié avec Marianne, qui est médecin mais aussi l'ex-petite amie du policier quand il était jeune, et les Sommerdahl ont deux enfants, Rasmus et Laura.

L'enquêteur propose à son hôte de l'accompagner sur les lieux du crime, pour identifier la victime. Quelques jours après, une autre femme est assassinée, et elle aussi est une inconnue. La cause de la mort de la seconde victime est très différente du premier meurtre, existe-t-il un lien entre ces deux affaires ?

Participer à une enquête, pour cet homme d'une quarantaine d'années sans expérience de policier, va le sortir de son apathie, il va retrouver l'énergie du passé. C'est excitant pour lui de pénétrer dans les profondeurs des différents suspects, et d'ouvrir de nouveaux scénarios. L'expert en mode de vie et en design, va se muer en enquêteur qualifié, déterminé à mettre en lumière le dangereux cocktail de sexe et d'intérêts.]

Le Baiser de Judas, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2012, 400 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 3141 : Policier), sous le titre : Le Baiser de Judas : Une enquête du détective chauve, 2013, 512 pages. Édition originale : Judaskysset, 2008. [Dan Sommerdahl reçoit un courriel de sa fille, lui demandant d'aider l'enseignante Ursula Olesen, âgée de cinquante-trois ans, qui a tenté de se suicider. Cette dernière était sur le point d'épouser Jakob Heurlin, âgé de vingt-neuf ans et, oubliant toutes les règles de prudence, elle lui avait offert une fortune de plusieurs millions qu'elle avait gagnée à la loterie. Un jour elle découvre que Jakob a disparu avec l'argent, et elle ne veut pas aller trouver la police, se sentant humiliée elle a honte de sa naïveté.

Le détective privé commence immédiatement une longue enquête qui va le mener de Copenhague jusqu'à Goa dans l'Union Indienne, pour savoir qui est réellement Jakob Heurlin, d'où vient-il et comment trouve-t-il ses victimes. En parallèle, le policier Flemming Torp enquête sur le meurtre d'un jeune étudiant à Christianssund, une ville située en Zélande. La victime faisait partie d'une secte, une stricte congrégation chrétienne, dont les membres sont exclus sans pitié ni miséricorde s'ils violent les principes fondateurs.]

L'Art de mourir, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2014, 425 pages. Édition originale : Kunsten at dø, 2009. [La sculptrice Kamille Schwerin a une maison magnifique, son beau et riche mari l'aime, son influence dans le monde de l'art est énorme et son père est une légende de la littérature danoise. De retour dans son atelier, elle constate que quelqu'un a détruit la production d'œuvres d'une année entière et a assassiné sa mère âgée de 83 ans. Rapidement, la police parvient à la conclusion qu'il s'agissait bien de Kamille que le meurtrier recherchait car elle recevait des lettres de menace. Le nombre de suspects est élevé, car l'artiste est détestée.

Mais les mois passent sans que le coupable soit arrêté. L'année suivante, le détective privé participe, sur une île déserte, à la même émission de télé réalité que Kamille Schwerin. Lorsque l'enquêteur Flemming Torp le découvre, il voit l'occasion d'obtenir de nouvelles informations pour son enquête sur le meurtre de la vieille dame. Mais il doit d'abord demander de l'aide à son vieil ami Dan Sommerdahl, et ce n'est pas si facile.]

Le Détective chauve, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2015, 396 pages. Édition originale : Den skaldede detektiv, 2010. [Thomas Harskov, un politicien à succès et son épouse Lene, une architecte d'intérieur, s'adressent au détective, craignant que leur fils Malthe soit prochainement victime d'un meurtre. Leurs deux premiers enfants sont morts à l'âge de seize ans et vingt sept jours précisément, et Malthe va bientôt atteindre cet âge.

Rolf est décédé après avoir été heurté par un train, et deux ans plus tard, sa sœur Gry a été victime d'une dose mortelle de cocaïne et de poison pour les rats. Comme les faits se sont déroulés à deux endroits distincts, à deux dates différentes, la police a conclu à une coïncidence, mais leurs parents sont convaincus qu'ils ont été assassinés.

Le détective privé doit avoir terminé sa mission avant le 4 juillet, c'est à cette date date que Malthe aura seize ans et vingt sept jours. Au départ, mis à part quelques spéculations et hypothèses de travail, il ne peut au rien prouver, puis au cours des deux mois et demi suivants, il examine le profil de plusieurs suspects, c'est un travail long et complexe. Dans sa vie privée il doit gérer ses relations avec son ex-femme et protéger sa nouvelle petite amie, l'actrice Kirstine Nyland, qui est harcelée depuis plusieurs mois par un photographe.

L'enquêteur privé découvre enfin l'identité du meurtrier, mais le jeune Malthe est parti avec des amis assister au grand festival de musique pop-rock de Roskilde. Comment faire pour retrouver quelqu'un parmi la foule des soixante-dix mille participants à cet événement, alors qu'il ne lui reste que quelques jours avant la date fatidique ?]

Titres non traduits

« Et spörgsmål om penge » (Une question d'argent), Copenhague : Politikens Forlag, 2012. [Dans une grande entreprise de construction l'un des deux associés, Peter Münster-Smith, a été tué d'un coup de couteau. L'enquêteur Flemming Torp découvre rapidement que beaucoup de personnes, le second associé et les employés, avaient un motif de le tuer. La victime était un célibataire qui collectionnait les belles montres, et qui tenait un journal personnel avec les photos et la date de ses nombreuses conquêtes féminines. En outre, il était un consommateur occasionnel de cocaïne.

Le détective privé est tenu régulièrement informé du déroulement de l'enquête par son cher ami Flemming, le policier chargé de cette affaire. Les journaux ont appelé cette histoire « Le meurtre d'un millionnaire ». La séduisante Benedicte Johnstrup, découvre que la police soupçonne son mari du meurtre, elle engage alors le détective chauve.]

« Sidste forestilling » (Dernière performance), Copenhague : Politikens Forlag, 2013.

« I lige linje » (En ligne droite), Copenhague : Politikens Forlag, 2016.  

GRUND, Maria (Suède, 1975 – )

Série L'enquêtrice Sanna Berling

Titre non traduit

« Dödssynden » (Péché mortel) Θ, Stockholm : Modernista Group AB, 12 mars 2020. [Au large de la côte Est de la Suède, dans un territoire fictif mais qui ressemble beaucoup à l’île de Gotland, on découvre un corps. C’est celui de Mia Askar, âgée de quatorze ans, qui est au bord d’une ancienne carrière de calcaire qui se remplit d’eau de pluie. L’adolescente est vêtue d’un treillis, elle a les poignets tailladés, et un morceau de ficelle est emmêlé dans ses cheveux. Sur l’une de ses hanches, il y a le nombre 26 écrit avec un marqueur bleu, et aux alentours de cet endroit isolé on ne relève aucune trace suspecte.

L’enquêtrice Sanna Berling, qui est chargée de l’affaire, conclut à un suicide. C’est une femme qui a perdu son mari et son fils dans l'incendie de leur maison. Elle connaît l’identité du pyromane responsable de la mort de ses proches, elle a son adresse dans la poche, et elle sait qu'un jour elle le tuera. Elle vit dans un local destiné à garer une voiture, dort sur un lit de camping, et avale des tranquillisants en permanence. Certains jours elle est tellement mal en point, qu’elle n’a plus la force de travailler.

Sa nouvelle collègue, Eir Pedersen, arrive à contrecœur dans son nouveau poste. Elle travaillait auparavant pour le NOA Δ, et ne souhaite qu’une chose, y retourner. Sa tenue vestimentaire fait penser quelqu’un qui coucherait sous les ponts, et elle a aussi ses démons. Une petite sœur a été une grande toxicomane, elle vit maintenant dans l’appartement de la policière, et celle-ci se sent responsable de sa cadette.

Le lendemain Marie-Louise Roos, une riche et âgée négociante en vieux livres, est assassinée chez elle à l'autre bout de l'île. En plus des coups de couteau qu’elle a reçus dans la poitrine, elle a deux blessures à la gorge qui semblent former une croix. Le mobile du crime pourrait être le vol d’ouvrages qu’elle commercialisait, compte-tenu de leur prix élevé. Son mari qui se déplaçait en fauteuil roulant a disparu, a-t-il été enlevé ou est-ce le tueur ?

Dans la pièce où la victime a été poignardée, on a mis le feu à des papiers et l’odeur de la fumée se mélange à l'odeur de moisissure. Sanna Berling constate que le livre « Le Paradis perdu » du poète anglais John Milton est en partie brûlé. Elle aperçoit sur le mur une photographie qui représente sept enfants portant des masques d'animaux. Ce cliché, le livre de poèmes ainsi que la marque sur la gorge de la vieille dame, vont la mettre sur une piste.

Quelques années plus tôt, des jeunes étaient dans un camp de vacances organisé par une paroisse catholique. Lors du séjour, de fausses exécutions ont été organisées et l’on a enduit le visage des enfants avec du sang. Sept enfants et sept péchés capitaux qui semblent avoir la clef du suicide de la jeune fille et du meurtre. Mais pour le duo féminin, cela va devenir une affaire beaucoup plus personnelle qu'elles n'auraient jamais pu l'imaginer. Ces deux morts ne sont que les premières d’une série de meurtres qui secoueront ce havre idyllique de la mer Baltique.]

Θ Selon Partnersinstories, les droits de traduction ont été vendus aux éditions Robert Laffont.
Δ Nationella Operativa Avdelningen – Département des opérations nationales de la police suédoise Ħ
 

GRYTTEN, Frode (Norvège, 1960 – )

Ne réveillez pas l'ours qui dort, Paris, Denoël, (Et d'ailleurs), 2008, 285 pages. Édition originale : Flytande bjørn, 2005. [Dans la morne petite ville d'Odda Ħ, un cadavre remonte à la surface de la rivière. Robert Bell, un journaliste qui a un sérieux penchant pour l'alcool, suit l'enquête aux côtés de son frère policier.]  

GUSTAFSSON, Lars (Suède, 1936 – )

Le Doyen : Roman, Paris, Joëlle Losfeld, (Littérature étrangère), 2010, 208 pages. Édition originale : Dekanen, 2003. [Spencer C. Spencer, philosophe & Paul Chapman, doyen de l'université d'Austin au Texas.]

Retour : Initiale auteur = G
 

HÅGENSEN, Lisa (Suède, 1966 – ) Ω

Trilogie Raili Rydell & Ylva, toutes les deux bibliothécaires

Ses yeux bleus, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2018, 298 pages. Réédition : Arles, Actes-sud (Babel noir n° 232), 2019, 368 pages. Édition originale : Hennes ögon blå, 2014. [En 1671, dans le petit village de Lövaren, Kirsti Martasdotter est emprisonnée, torturée, violée et accusée de sorcellerie. Huit mois plus tard, alors qu'elle est enceinte, elle arrive à s'évader et rentre chez elle. Mais l'enfant qui naît après le viol présente une particularité anormale. En arrivant, elle découvre que son mari a une nouvelle épouse.

En 2011, Raili, célibataire, en surpoids et âgée de de quarante ans, se réjouit de ses six semaines de vacances dans son chalet de cette localité rurale de Lövaren. Des phénomènes mystérieux se produisent dans les six maisons au bord du lac. Une femme est admise dans un service psychiatrique, et d'autres personnes disparaissent.

Avec Ylva, sa collègue de travail à Valludden Ħ, elles commencent à se plonger dans l'histoire du lieu et de ses habitants. Il y a une créature mauvaise et cruelle dans la forêt, qui existe depuis des centaines d'années, et on dit qu'elle a les yeux d'un bleu glacial. Raili et son voisin Olofsson entament une enquête, mais ils sont poursuivis par un meurtrier doté de forces très puissantes. Puis elle apprend qu'Olofsson est mort noyé.]

Titres non traduits

« Gäld till djävulen » (La dette envers le diable), Ljungskile : Fusce förlag AB, 2015.

« Rummet » (La chambre), Ljungskile : Fusce förlag AB, 2016.  

HAGERFORS, Lennart (Suède, 1946 – )

L'Homme du Sarek, Paris, Flammarion, 1991, 223 pages. Édition originale : Sarekmannen, 1989. [Un randonneur alpin pour une mission invraisemblable dans le massif du Sarek Ħ, au fin fond de la Laponie suédoise. En 1986, un homme qui n'a pas de nom, un être mal-aimé, effectue une tentative de meurtre.]  

HALBERG, Jonny (Norvège, 1962 – )

Titre non publié

« Flommen » (La Crue) Θ, Oslo, Kolon Forlag, 2000. [Le fermier Robert Gjørstad vit avec sa mère Grete, son frère Jonny, muet et handicapé, et sa sœur Nina âgée de seize ans. Leur ferme est située près du petit village de Melhus dans l'Est de la Norvège, et le policier local Ove Sand Stein vient leur rendre visite. Le représentant de l'ordre, qui est en uniforme, annonce qu'une très forte inondation va arriver, et que les occupants des lieux doivent quitter leur domaine pour se réfugier en ville.

Le père de Robert Gjørstad est mort il y a une trentaine d'années dans des conditions mal éclaircies. Robert pense que c'est son frère aîné Hugo qui a tué leur père, et la rumeur dit que Ludvik, le grand-père, aurait collaboré avec le gouvernement de Vidkun Quisling Ħ pendant la Seconde guerre mondiale. La nature qui se déchaîne va être l'occasion de faire resurgir un enchevêtrement de tragédies et de secrets familiaux latents. Stein, le policier pessimiste et taciturne, va tenter de faire la lumière sur les événements du passé.]

Θ Précisions :
La parution de ce titre a été annoncée pour le 10 mars 2011 (le 8 avril 2011 au Canada), puis pour le 1er janvier 2020, et maintenant elle est prévue pour le 31 décembre 2039.
Le traducteur, Jean-Baptiste Coursaud, en parle une première fois dans l'aticle L'antonomase et le mouchoir en papier en date du mardi 31 août 2010, puis une seconde fois dans Le patois poitevin au service du norvégien.
La BnF n'a répertorié qu'une seule entrée pour cet auteur : Flommen, le titre en VO.
 

HÄMÄLÄINEN, Karo (Finlande, 1976 – ) Ω

Une Soirée de toute cruauté Θ, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2019, 352 pages. Édition originale : Ilta on julma, Helsinki : Werner Söderström Osakeyhtiö, 28 août 2013. [En début de soirée un couple arrive à Londres par avion, directement depuis la Finlande, pour dîner chez des compatriotes et amis. Le repas a lieu dans un appartement de « The Shard », situé non loin de la Tamise c'est le plus haut gratte-ciel du Royaume-Uni. Cela fait dix ans que Robert, l'hôte de la réception, n'a pas revu son ami d'enfance Mikko. Celui-ci est un journaliste idéaliste qui a du succès et qui dénonce la corruption chez les banquiers et les politiciens.

Mikko reproche à Robert, qui est banquier, de s'être enrichi rapidement et impitoyablement en spéculant sur le marché des taux d'intérêt. L'épouse du journaliste, Veera, est un brillant médecin et elle a été autrefois la maîtresse du banquier. Robert considérant Elise, sa femme, comme un trophée sur une étagère, cette liaison est-elle réellement terminée ? Chacun des deux hommes a suivi la carrière du second uniquement avec les articles parus dans les médias Δ, et chacun a préparé de quoi assassiner l'autre. En fin de soirée, trois téléphones sonnent dans le vide, leurs propriétaires sont morts, empoisonnés avec de la strychnine insérée dans du pain.]

Θ Titre donné par le traducteur, Sébastien Cagnoli.
Δ Selon une étude de 2016, la Finlande est classée comme le pays la plus alphabétisé du monde.
 

HAMMER, Lotte & Søren (Danemark, 1955 – & 1952 – ) Ω

 Auteurs : sœur et frère 
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Série Konrad Simonsen, en poste à Copenhague

Morte la bête, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2011, 397 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 60) & Montréal, Leméac Éditeur, 2012, 526 pages. Édition originale : Svinehunde, 18 mars 2010. [Un lundi matin avant le début des cours, deux enfants découvrent les cadavres de cinq hommes, pendus dans la salle de sport de la Bagsværd Skoles Ħ, leur établissement scolaire. Les corps sont nus, disposés selon un motif géométrique et ont été mutilés avec une tronçonneuse.

Konrad Simonsen interroge le concierge de l'école, qui en sait peut-être davantage sur ces meurtres qu'il ne veut bien le dire. Les enquêteurs découvrent que les victimes ont un point commun, elles ont commis dans le passé des abus sexuels. Puis la fille de Konrad Simonsen est prise pour cible, et une course contre la montre s'engage pour retrouver le coupable.]

Le Prix à payer, Arles, Actes-Sud, (Actes noir), 2012, 458 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 98) & Montréal, Leméac Éditeur, 2013, 592 pages. Édition originale : Alting har sin pris, 1er octobre 2010. [Konrad Simonsen est appelé au Groenland Θ lorsqu'une délégation environnementale, en raison de la fonte des glaces, découvre un corps sur la banquise. La jeune femme danoise est à moitié nue, les chevilles et les mains liées, et le lieu du crime est à des centaines de kilomètres de toute habitation. Il est clair que c'est un meurtre.

Pourquoi le tueur l'a-t-il obligée à prendre une position macabre, agenouillée, avant de l'étouffer avec un sac en plastique ? La victime a disparu en 1983, alors qu'elle travaillait comme infirmière à la base américaine près de Søndre Strømfjord, ou Kangerlussuaq en groenlandais Ħ. C'est aussi à cette époque qu'elle a été assassinée, mais la glace a bien conservé le corps pendant vingt-cinq ans. L'enquêteur constate que la manière dont elle a été tuée lui rappelle l'homicide d'une autre jeune femme, une affaire qu'il a eu à traiter vingt ans plus tôt.]

  Θ Le Groenland a été une colonie danoise du XVIII° siècle jusqu'en 1953. Depuis 1979 c'est un territoire du Danemark avec une grande autonomie, et il est peuplé de 56 000 habitants sur une superficie de 2 175 600 km2. Le gouvernement danois contribue à hauteur de plus d'un tiers au budget de l'île.

Le Cercle des cœurs solitaires, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2013, 428 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 135), 2015, 528 pages. Édition originale : Ensomme hjerters klub, Copenhague : Gyldendal, 29 août 2011. [Dans une école de Copenhague, un collégien tire sur ses professeurs, tuant deux d'entre eux. Puis il séquestre ses camarades de classe, avant d'être abattu par la police. Konrad Simonsen qui a récemment été victime d'un accident cardio-vasculaire, pensait récupérer une affaire plus tranquille.]

La Fille dans le marais de Satan, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2018, 480 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 250, 2021, 576 pages. Édition originale : Pigen i Satans mose, Copenhague : Gyldendal, 27 août 2012. [Une jeune Nigériane est assassinée et jetée dans un marais. Par hasard, un chasseur et son chien trouvent le corps dans un état de décomposition avancée. La police locale utilise un terme péjoratif pour désigner la victime, ce qui enflamme les médias. Konrad Simonsen enquête sur les réseaux de traite des êtres humains et de prostitution, un monde où tout a son prix et où aucune erreur ne reste impunie.]

Titres non traduits

« Den sindssyge polak » (Le polak fou), Copenhague : Gyldendal, 24 mars 2014. Volet n° 5 de la série en version originale.

« Elskede Heidi » Θ (Heidi bien-aimée), Copenhague : Gyldendal, 6 mars 2015. [Un jour de février, Ida, une fillette de quatre ans, est kidnappée dans un jardin d'enfants de Copenhague. Konrad Simonsen n'accepte qu'à contrecœur de s'occuper de cette affaire, car les enlèvements ne relèvent pas de sa compétence. Quelques jours plus tard, l'enfant est retrouvée pendue dans la cage d'ascenseur d'un immeuble du quartier de Bellahøj à Copenhague. Dans le même temps, une adolescente est enlevée sur le chemin du retour après un entraînement de handball. Un policier qui était parti pêcher, est assassiné de deux balles.

Les parents des deux filles sont des policiers, le grand-père de la plus jeune est le chef adjoint de la police. Un schéma inquiétant se dessine, quelqu'un a l'intention de frapper les policiers en s'en prenant à leurs familles. De petits clips vidéo sont envoyés aux enquêteurs, à chaque fois que le kidnapeur voit une voiture de police passer dans la rue. Ces films montrent une cuve en verre qui se remplit graduellement d'eau, avec à l'intérieur l'adolescente disparue. La peur se propage et les équipiers de Konrad Simonsen restent chez eux pour protéger leurs enfants, et ils envisagent de « passer à la limite du droit ».] Volet n° 6 de la série en version originale.

Θ Selon Danish Literary Magazine, les droits de traduction ont été vendus aux éditions Actes-Sud.

 

La série Konrad Simonsen, en poste à Copenhague, comporte actuellement dix titres qui ont été publiés :
de 2010 : « Svinehunde » (Traduit sous le titre « Morte la bête »)
à 2019 : « Soldier blue » (Soldat bleu)
 

Série Amis et ennemis (Romans historiques)

Titres non traduits

« Vejen til Warszawa » (La Route pour Varsovie), Copenhague : HarperCollins Nordic, 2 mars 2020.

« Kobberslottet » (Le Château de Cobber), Copenhague : HarperCollins Nordic, 2 mars 2020.  

HANCOCK, Anne Mette (Danemark, 1979 – )

Série Heloise Kaldan, journaliste & Erik Schäfer, en poste à Copenhague

Fleur de cadavre : roman, Paris, Albin Michel, 2018, 384 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 35843 : Policier/Thriller), 2020, 416 pages. Édition originale : Ligblomsten, Copenhague : Lindhardt og Ringhof, 1er avril 2017. [Heloise Kaldan a publié un article controversé au sujet d'un grand industriel, mais n'a pas suffisamment vérifié ce que lui disait son informateur, et ce dernier lui a donné des documents erronés. Son journal, le Demokratisk Dagblad, lui demande donc de se mettre en retrait.

Elle reçoit à son domicile, dont peu de gens connaissent l'adresse, des lettres postées en France et envoyées par Anna Kiel. Celle-ci est recherchée depuis trois ans pour le meurtre d'un avocat de trente-sept ans, Christoffer Mossing.

Avec l'enquêteur Erik Schäfer, la journaliste se lance dans des investigations, en commençant par interroger les parents de l'avocat assassiné. La mère de ce dernier tente de surmonter son chagrin, mais Johannes, le père, a une attitude étrange. Il semble qu'il ne veuille pas que le meurtre de son fils unique soit élucidé.

Un autre meurtre a lieu, Anna Kiel est-elle réapparue, est-elle réellement l'auteure des lettres envoyées à Heloise ou y a-t-il plus d'un meurtrier ?]  

Trompe-l'œil, Paris, Albin Michel, 2021. Édition originale : Mercedes-snittet, Copenhague : Lindhardt og Ringhof, 1er juin 2018. [Lukas Bjerre, âgé de dix ans, ne se présente pas au centre de loisirs à quatorze heures. L'école constate que personne ne l'a vu de la journée, et alerte la police ainsi que les parents, Jens et Anne-Sofie Bjerre. Leur fils unique est un élève très intelligent, qui est en avance par rapport à ses camarades de classe.

Heloise Kaldan prépare un article, et pour cela effectue des recherches au sujet des soldats victimes du syndrome post-traumatique. Sans en parler à Martin Duvell, son petit ami, elle va se faire avorter, car sa grossesse est non planifiée et non désirée. C’est là qu’elle apprend la disparition du jeune, car son médecin est aussi le père de Lukas.

La journaliste se rend dans l'établissement scolaire où elle rencontre Erik Schäfer. On retrouve le téléphone du garçon, qui révèle que son utilisateur était victime de paréidolie Ħ. C’est un phénomène qui fait voir des visages dans des objets, et dans l’appareil il y a une photographie qui retient l’attention.

Ce cliché représente une porte de grange ressemblant à un faciès, serait-ce l’endroit où se trouve le garçon ? Le rédacteur en chef exige qu'elle arrête son projet d'article, pour publier des informations concernant l'enfant disparu. Lorsque l’enquête pointe vers les soldats, Erik Schäfer a besoin d'Heloise pour avancer parmi l'enchevêtrement de pistes.]

Titre non traduit

« Pitbull » (Pitbull), Copenhague : Lindhardt og Ringhof, 2 janvier 2020. [Heloise Kaldan est en train d'écrire un article au sujet des volontaires de la Croix-Rouge accompagnant les personnes en fin de vie. Pour cela elle se rapproche de Jan Fischhof, un homme âgé qui est en phase terminale d'un cancer.

Le malade, dans un moment de délire, reconnaît avoir été complice il y a de nombreuses années du meurtre d'un homme nommé Mázoreck. Quand il reprend ses esprits, le vieil homme supplie Héloise d'oublier ce qu'il vient de dire, car si elle remue le passé ils courent tous deux un grave danger.

La journaliste ne croit pas que Jan Fischhof puisse être un tueur de sang-froid, et se déplace dans le Sud du Jutland. Elle commence une enquête qui lui apprend qu'un décès a été classé comme une noyade, et qu'au milieu des années 1990 un certain nombre de jeunes femmes ont disparu. Pour continuer ses recherches, elle demande de l'aide à son ami le policier Erik Schäfer.]  

HARBITZ, Alf (Norvège, 1880 – 1964)

L'Homme de l'autre monde, Marcinelle-Charleroi, J. Dupuis fils, (Bibliothèque jaune n° 72), 1948, 224 pages. Édition originale : Mannen fra den annen verden, Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 1941.  

HELGASON, Hallgrímur (Islande, 1959 – ) Ω

Le Grand ménage du tueur à gages, Paris, Presses de la Cité, 2014, 312 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 16394 : Littérature – Best), 2015, 310 pages. Édition originale (en anglais) : The Hitman's guide to housecleaning, 2008. Publié en islandais, la même année, sous le titre : 10 ráð : til að hætta að drepa fólk og byrja að vaska upp (« Dix conseils pour arrêter de tuer les gens et commencer à nettoyer »). [On demande au Croate Tomislav Bokšic, alias « Toxic », tueur à gages aux soixante-six victimes, d'assassiner un agent du FBI.]  

HENRIKSEN, Levi (Norvège, 1964 – ) Ω

Du sang sur la neige, Paris, Presses de la Cité, (Sang d'encre), 2010, 354 pages. Édition originale : Snø vil falle over snø som har falt, 2004. [Dan (Daniel) Kaspersen, après deux ans d'emprisonnement pour trafic de drogue, revient à Skogli, le village de son enfance près de Kongsvinger Ħ, pour les funérailles de son frère Jakob. Leurs parents sont morts dans un accident de voiture alors que leurs deux enfants étaient encore adolescents, et Jakob avait continué de s'occuper de l'exploitation agricole.

Tout en cherchant des acheteurs pour la petite ferme familiale, avant de s'éloigner définitivement de Skogli, Dan a du mal à croire au suicide de son frère. En parlant avec les dernières personnes qui ont été en contact avec Jakob, il apprend que son frère a eu une relation avec une femme du village, Kristine Thrane, une chose dont il n'a jamais parlé à Dan.]  

HERGEL, Olav (Danemark, 1956 – )

Diptyque Rikke Lyngdal, une journaliste du « Morgenavisen »

L'Otage, Larbey, Gaïa, (Polar), 2008, 363 pages. Édition originale : Flygtningen, 2006. [Rikke Lyngdal effectue un reportage en Irak, pour dépeindre la vie quotidienne des soldats de l'armée danoise déployés dans ce pays. Puis elle est capturée par un groupe terroriste et ce dernier réalise une vidéo qui est diffusée sur Al-Jazeera et CNN. Les kidnappeurs posent leurs exigences au gouvernement danois, retirer ses troupes du pays, sous peine d'exécuter la journaliste.

Elle arrive à s'évader avec l'aide d'un de ses geôliers, et ce dernier décide de la rejoindre au Danemark. Rikke Lyngdal devient une vedette des médias, tandis que Nazir, son sauveur, est dénoncé comme terroriste et une chasse à l'homme commence.]

Origine étrangère, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2012, 444 pages. Édition originale : Indvandreren, 2010. [Zaki el Azizi, d'origine marocaine, et d'autres veulent fêter leur réussite scolaire dans une discothèque, mais le portier leur refuse l'entrée. Une bagarre éclate, le vigile est tué d'un coup de couteau, et Zaki se pose la question de savoir s'il doit être solidaire des autres jeunes immigrés.

Choisissant de se taire, il est emprisonné et découvre la dureté du monde carcéral. Des journaux s'emparent de ce fait-divers pour nourrir les haines nationalistes. Le Morgenavisen demande à Rikke Lyngdal d'écrire un article sur le sujet.]  

HERMANSON, Marie (Suède, 1956 – ) Ω

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Titres n'appartenant à aucune série

La Plage, Monaco [Paris], Le Serpent à Plumes, (Serpent noir), 2009, 318 pages. Édition originale : Musselstranden, 1998. [Depuis l'extérieur, sur la pointe des pieds, Ulrika regarde par la fenêtre la maison de Tangevik Ħ où elle a passé son enfance, et elle constate que rien n'a changé à l'intérieur. Puis elle emmène ses deux fils avec elle pour leur montrer la plage à proximité.

Dans une grotte difficile d'accès, ses garçons font une trouvaille effrayante, un crâne humain. Ulrika repense avec émotion à la disparition de Maja, la sœur adoptive de sa meilleure amie d'enfance, que l'on avait retrouvée six semaines plus tard, morte sur cette même plage.]

Zone B, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2014, 388 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 177), 2017, 448 pages. Édition originale : Himmelsdalen, 2011. [Himmelstal est une clinique des Alpes suisses pour les gens surmenés et fortunés, où l'on sert de très bons repas et où les médecins sont au service des résidents. Daniel vient à Himmelstal rendre visite à Max, son frère jumeau dont il n'avait pas de nouvelles depuis des années.

Ce dernier lui propose de prendre sa place, sa petite amie a reçu des menaces et il a besoin de quelques jours pour s'occuper du problème. Max ne revient pas et Daniel se rend compte qu'il est coupé du monde et qu'il ne peut plus partir, Himmelstal est plus dangereux qu'il ne le pensait.]

Le Pays du crépuscule, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2020, 288 pages. Édition originale : Skymningslandet, Stockholm : Albert Bonniers förlag, 19 août 2014. [Martina, âgée de presque vingt-deux ans, perd son emploi dégradant et mal payé de femme de ménage dans un hôtel. Elle devient également sans abri car le propriétaire du petit appartement où elle habite veut récupérer le logement immédiatement. Elle revient chez ses parents à Mälardalen et constate que la maison a été transformée, un mur a été supprimé pour obtenir un salon plus grand. Son ancienne chambre n'existe plus, et pour Martina, c'est comme si elle n'avait plus sa place.

Elle rencontre son ancienne amie Tessan, un diminutif de Therese, une fille fantasque aux seins siliconés qui lui propose un emploi, et elle ne dit pas non. Au domaine de Glimmenäs, à la périphérie d'Uppsala, Martina obtient un poste de secrétaire au service de Florence Wendman. C'est une vielle dame de quatre-vingt-sept ans, appelée Tante Florence, pour qui le temps s'est arrêté. Elle croit vivre dans les années de la Seconde Guerre mondiale, elle oscille entre hier et aujourd'hui, entre raison et folie.

Martina est chargée de la correspondance avec le père de Tante Florence, Ernst Wendman, haut diplomate au Caire. Elle doit envoyer des invitations pour un dîner, alors que tous les destinataires de ces courriers, ainsi que Ernst Wendman, sont décédés depuis longtemps. La cave à vins est bien garnie, et le peu de travail que demande Tante Florence compense largement le fait que ses employés doivent porter des vêtements des années quarante.

Une adolescente perdue dont personne ne sait rien puis deux garçons au chômage, que Tessan et Martina ont rencontrés lors d'une soirée en ville, les rejoignent à Glimmenäs. La nouvelle arrivante va interpréter le rôle de Judit Rosenbaum, une fille juive qui a échappé à la déportation en camp de concentration.

La propriétaire des lieux est victime d'un accident vasculaire cérébral et se retrouve à l'hôpital. Tous ces jeunes rêvent de pouvoir rester là pour toujours, et mettent au point un projet pour hériter du domaine. Jusqu'à ce que Carl Henrik Gyllenmård, qui n'est pas le bienvenu, se présente et vienne déranger leurs plans. C'est une personne du passé de Tante Florence, qui est le bénéficiaire du testament de la vielle dame. Pour ces jeunes, abandonner le monde onirique va entraîner une suite d'événements sanglants.]  

Diptyque Nils Gunnarsson, en poste à Göteborg & Ellen Grönblad, journaliste

Titres non traduits

« Den stora utställningen » (La Grande exposition), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 4 janvier 2018. [Le 8 mai 1923, l'exposition anniversaire est inaugurée à Göteborg. La jeune journaliste Ellen Grönblad est sur place, mais aussi le policier Nils Gunnarsson. La rumeur se répand selon laquelle Albert Einstein donnera une conférence.

Ce n'est seulement que deux jours plus tard que le scientifique est apparu. La presse a décrit les raisons de son retard comme étant dues à des « obstacles intermédiaires ». Mais que s'est-il vraiment passé ?]

« Pestön » (L'Île de la peste), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 7 juin 2021. [En 1925, le chef de la police Nils Gunnarsson est appelé dans un bidonville de Göteborg. Devant les habitations délabrées au bord de la rivière, il y a un homme mort que les gens ont sorti de l'eau.

L'enquête de Gunnarsson concernant l'homme inconnu, le mène d'abord dans les cercles les plus fins de la ville, puis dans la tristement célèbre île de la peste. Ce territoire servait auparavant de zone de quarantaine, où les marins étaient isolés afin de ne pas propager l'infection.]  

HESSELDAHL, Morten (Danemark, 1964 – )

Les Cerfs-volants, Larbey, Gaïa, (Polar), 2009, 318 pages. Édition originale : Drager over Kabul, 2007. [Nazir, de la sécurité du président afghan Hamid Karzaï et Mahmoud, islamiste radical.]

La Nuit vient de commencer, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2011, 384 pages. Édition originale : Natten er lige begyndt, 2009. [Une nuit fraîche de décembre dans les montagnes colombiennes, les FARC Ħ enlèvent Niels, un jeune Danois, et réclament à son employeur, Gustav Behrendt, une forte rançon. Niels est aussi un jeune activiste à Copenhague, impliqué dans des projets d'enlèvement en tant que membre du groupe clandestin de gauche « WORLD ». Dans le même temps, Steen Bolvig, un grand investisseur se mêle étroitement aux cartels colombiens de la drogue.]  

HILTUNEN, Pekka (Finlande, 1966 – )

Trilogie londonienne ; Lia Palaja, du magazine « Level »

Sans visage, Paris, Balland, 2013, 446 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 730 : Policier), 2014, 538 pages. Édition originale : Vilpittömästi sinun, 2011. [En passant en bus dans la City de Londres pour se rendre à son travail, Lia aperçoit le cadavre d'une prostituée lettone, aplati par un rouleau compresseur, et placé dans le coffre d'une voiture. Dans un bar elle rencontre une compatriote, Mari, et les deux Finlandaises vont enquêter pour connaître l'identité de la victime.]

Les Nuits du hacker, Paris, Balland, 2014, 400 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Série noire : Thriller), sous le titre : Écran noir, 2017, 448 pages. Édition originale : Sysipimeä, 2012. [Quelqu'un se sert du compte de deux jeunes Britanniques pour télécharger sur Internet une dizaine de vidéos montrant des lynchages. Peu après, les corps des victimes sont retrouvés dans différents endroits de la capitale du Royaume-Uni. Lia et Mari veulent résoudre cette affaire, aidées par leur équipe appelée « Le Studio ».]

Titre non traduit

« Varo minua » (Méfiez-vous de moi), Helsinki : Werner Söderström Oy, 2012. [Lia est interpellée à l'improviste par la police, qui commence à s'intéresser à la manière dont les deux Finlandaises luttent contre la ciminalité. Des guerres sans merci sont menées par des organisations criminelles pour le contrôle de chaque secteur ou quartier de la capitale britannique. L'équipe formant « Le Studio » doit faire face à un gang qui exécute avec une extrême brutalité quiconque se place en travers de son chemin.]  

HILTUNEN, Simo (Finlande, 1977 – )

Série Lauri Kivi, journaliste

Si vulnérable, Paris, Fleuve Éditions, (Fleuve Noir policier), 2018, 592 pages. Édition originale : Lampaan vaatteissa, Helsinki : Werner Söderström Oy, 14 août 2015. [Dans la ville d'Outokumpu Ħ, la veille de Noël, un père tue ses enfants devant sa femme, puis fait subir le même sort à cette dernière et enfin se suicide. Le journaliste Lauri Kivi publie un article dans le quotidien pour lequel il travaille, le Suomen sanomat Ħ, en disant que le terme de « famillicide » ne correspond pas à la réalité, il s'agit de meurtres.

Le jugement du journaliste est influencé par son enfance, la vie dans la famille d'un homme violent avec son épouse et ses enfants, Tuomas et Lauri. Un autre cas survient en Finlande, le meurtrier est un policier et l'on retrouve la violence familiale, l'inceste et la haine. Quelqu'un semble être derrière ces meurtres et le journaliste tente de le provoquer en le décrivant comme impuissant et agressif.]

Titre non traduit

« Ihmisen kuoressa : romaani » (Dans une coquille humaine: roman), Helsinki : Werner Söderström Oy, 30 septembre 2018. [Lauri Kivi est devenu célèbre, Reija Pääsky se tourne donc vers lui, car la police n'a pas trouvé la moindre explication au sujet de la disparition il ya trois ans, d'Amanda, la fille de cette dernière.]  

HJORTH, Michael & ROSENFELDT, Hans (Suède, 1963 – & 1964 – )

Série Sebastian Bergman, psychologue

Dark Secrets, Gennevilliers, Prisma, (Hors Collection), 2013, 454 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4941 : Domaine policier), 2014, 550 pages. Édition originale : Det fördolda, Stockholm : Norstedts, 18 août 2010. [Le psychologue Sebastian Bergman est l'un des plus grands experts suédois des tueurs en série, car il a une connaissance incroyable de la psyché humaine. Depuis qu'il a perdu sa femme dans le tsunami qui a ravagé les côtes du sud de la Thaïlande, il s'est retiré de tout travail de police et il essaie de gérer son chagrin. Sa mère vient de décéder, il est à Västerås pour débarrasser, nettoyer puis vendre la maison de son enfance.

Roger, un garçon de seize ans, a disparu et sa mère inquiète contacte la police. Pour diverses raisons les recherches ne commencent que quelques jours plus tard, et le garçon est retrouvé assassiné. La victime est découverte dans une zone marécageuse et le meurtrier lui a ôté le cœur. La police locale qui a été chargée de l'enquête initiale, n'est peut-être pas la plus intelligente du monde. L'affaire est donc confiée au niveau national, à un groupe dirigé par Torkel Höglund.

Sebastian Bergman et Torkel Höglund se connaissent depuis longtemps. Le psychologue donne occasionnellement son avis concernant l'affaire en cours, mais progressivement il s'implique de plus en plus, car il a une raison très personnelle de vouloir recommencer à travailler. Ne travaillant pas selon les méthodes conventionnelles, il irrite les autres enquêteurs, mais il obtient des résultats. Tous les indices montrent la direction de Palmlövsskolan, le bel établissement où Roger était scolarisé.]

Dark Secrets 2 : Le disciple, Gennevilliers, Prisma, (Hors Collection), 2014, 616 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4953 : Domaine policier), 2015, 715 pages. Édition originale : Lärjungen, Stockholm : Norstedts, 22 août 2011. [Un certain nombre de meurtres de femmes sont commis dans la région de Stockholm. Le mode opératoire rappelle les crimes commis par Edward Hinde. Un tueur en série qui a été arrêté par Sebastian Bergman il y a quinze ans, et qui est toujours en prison.

Le psychologue saisit l'opportunité de s'impliquer totalement dans l'enquête. Sa connaissance de l'ancienne affaire est plus qu'utile pour l'équipe d'enquêteurs, et cela lui offre également l'occasion d'être près de sa fille.]

Dark Secrets 3 : Le Tombeau, Gennevilliers, Prisma, 2015, 476 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4985 : Domaine policier), 2015, 621 pages. Édition originale : Fjällgraven, Stockholm : Norstedts, 11 octobre 2012. [Deux amies font de la randonnée dans les montagnes du Jämtland lorsqu'elles font une découverte macabre. Dans le sable près d'une rivière tourbillonnante, le squelette d'une main dépasse. Les fouilles mettent au jour six cadavres, dont deux enfants. Deux des morts sont un couple de Néerlandais, qui ont été portés disparus à l'automne 2003, mais les autres sont difficiles à identifier.]

La Fille muette, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2018, 480 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 243), 2020, 608 pages. Édition originale : Den stumma flickan, Stockholm : Norstedts, 18 septembre 2014. [Une famille est retrouvée assassinée dans sa maison. Les seuls suspects sont tués avec la même arme que pour la première affaire. Le témoin du meurtre de la famille, Nicole, âgée de dix ans, rend visite à ses cousins puis disparaît dans la forêt.

Nicole est retrouvée avant que le tueur ne comprenne qu'il y a un témoin, mais tellement traumatisée qu'elle est devenue muette. Elle ne fait que dessiner, et ses dessins montrent clairement qu'elle a vu le meurtrier. L'objectif de Sebastian Bergman est d'arriver à faire parler la fillette, elle lui fait penser à sa propre fille qu'il a perdue lors du tsunami.]

Recalé, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2019, 464 pages. Édition originale : De underkända, Stockholm : Norstedts, 7 octobre 2015. [Le jeune Miroslav Petrovic, âgé de vingt et un ans et utilisant le pseudonyme de Mirre, est très connu pour avoir participé à une émission de télé-réalité. Dans une école abandonnée d'Ulricehamn, il est retrouvé assis face à un coin de la pièce et coiffé d'un bonnet d'âne. Il est ligoté et il a été assassiné d'un projectile dans la tête, tiré par un pistolet à clous. Un questionnaire de culture générale, de plusieurs pages, est agrafé sur le dossier de sa chaise.

L'homme a été tué car il n'a pas réussi, loin de là, à répondre convenablement à vingt des soixante questions posées comme « Qu'est-ce qu'un nombre premier ? » ou « Qui a succédé au roi Oscar I av Sverige och Norge ? ». L'équipe du commissaire Höglund soupçonne une vengeance personnelle et recherche le meurtrier dans l'environnement de Mirre. Une enseignante prénommée Patricia, découvre dans une classe de sciences de Malmö, le corps d'un homme musclé et tatoué, avec une nouvelle fois deux feuilles de papier agrafées sur la victime.

En utilisant le pseudonyme de Sven Cato, le tueur envoie des lettres au journal Östersunds-Posten, ou participe à des discussions sur Internet. Dans les deux cas, il mentionne des détails que la police n'a pas révélés au public. Le meurtrier explique que les gens célèbres ne sont pas cultivés, bien qu'ils soient présentés comme des exemples à suivre. Il termine ses interventions par la locution latine « Ceterum censeo Carthaginem esse delendam », prononcée par Caton l'Ancien avant la guerre entre Rome et Carthage. Les cinq enquêteurs manquent de pistes, mais ils se rendent compte que le meurtrier n'a pas l'intention de s'arrêter.]  

Justice divine, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2021, 454 pages. Édition originale : En högre rättvisa, Stockholm : Norstedts, 31 octobre 2018. [Sebastian Bergman a été expulsé de la Riksmord après avoir franchi une limite, il a accepté l'idée de ne plus être sur le terrain. Maintenant il écrit des livres et se déplace dans les librairies du pays pour des séances de dédicace. Son ex-équipe a été fragmentée, et certains de ses membres se sont éloignés. La seule personne avec qui il a des contacts sporadiques est Úrsula.

Sa fille, Vanja Lithner, a préféré quitter Stockholm pour ne plus avoir à travailler avec son père, égoïste et arrogant. C'est une régression dans la carrière de cette femme, mais cela lui permet de s'éloigner de Sebastian. Elle ne lui a pas donné de nouvelles depuis quatre mois, et s'est installée dans un appartement meublé à Norbyvägen. Elle travaille pour la police criminelle dUppsala, sous la direction d'Anne-Lie Ulander.

Une série de viols se produit à Uppsala selon un modus operandi identique. L'agresseur arrive derrière sa victime, puis il lui place un sac sur la tête, et avec une seringue, lui injecte un produit somnifère avant de passer à l'acte. Le fait que les femmes aient à peine le temps de voir l'individu, rend difficile son identification. Depuis un mois, Vanja est l'une des personnes qui sont en charge de ces affaires d'agression.

La peur de nouveaux viols se renforce, l'une des victimes décède et une autre se suicide. La nouvelle patronne de Vanja se rend compte que l'enquête est difficile et complexe. Elle et sa petite équipe auront besoin d'aide pour résoudre l'affaire. Elle contacte la capitale, située à près de quatre-vingt kilomètres au Sud de sa ville de deux cents mille habitants.

Anne-Lie Ulander demande l'aide de Sebastian Bergman, qui au départ refuse catégoriquement. Quand il se rend compte que Vanja est impliquée dans le dossier, il accepte sans hésitation. Il espère avoir une autre chance de mieux connaître sa fille biologique, et de lui montrer qu'il ne lui veut que du bien. Mais celle-ci a toujours du mal à réaliser et accepter que Sebastian est son père.

Le psychologue reforme son ancienne équipe, et Vanja décide de se placer comme appât, ce qui la met en danger. Torkel Höglund, le chef de la Riksmord, doit engager une bataille avec Anne-Lie Ulander pour le poste de dirigeant de l'enquête. Vanja n'est pas très contente non plus de travailler de nouveau avec son père. Les enquêteurs devront mettre de côté leurs problèmes personnels et leurs conflits pour résoudre l'affaire. Les indices indiquent que le violeur suit un plan précis, les victimes n'ont pas été sélectionnées de façon aléatoire, mais quel est le lien entre-elles ?

Pourquoi tant de gens ne semblent pas vouloir que la vérité éclate, à commencer par certaines des victimes ? Pourquoi ces femmes sont-elles silencieuses concernant leur participation à un groupe au sein de l'Église luthérienne, huit ans plus tôt ? Il y a un vieux secret bien enfoui, que personne ne veut dévoiler, pas même Ingrid Drüber qui veut être élue évêque Ħ. Elle connaît toutes les personnes qui ont subi une attaque, mais elle ne veut pas aller en parler à la police, et elle va être la prochaine victime.]

Selon un article paru dans le Göteborgs-Posten le 18 septembre 2020, deux autres titres sont prévus dans cette série.
 

HØEG, Peter (Danemark, 1957 – )

Smilla et l'amour de la neige, Paris, Le Seuil, (Cadre Vert), 1995, 464 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 298), 1996, 512 pages. Édition originale : Frøken Smillas fornemmelse for sne, 1992. [La glaciologue Smilla Qaavigaaq-Jaspersen est née à Qaanaak (Thulé en danois), la localité la plus septentrionale d'Europe. Son père est un médecin danois amateur de golf, et sa mère est une chasseuse de phoques, mais ses parents se sont séparés. Groenlandaise au Danemark et Danoise au Groenland, elle enquête sur la mort d'Esajas.

Cet enfant du peuple inuit âgé de six ans, que la scientifique aimait bien, est tombé du toit d'un immeuble de Copenhague la veille de Noël. La police conclut à l'accident, il aurait glissé sur des tuiles, et elle classe l'affaire. Mais la neige ne ment pas et les traces disent à Smilla que c'est un meurtre. Ceux qu'elle interroge semblent vouloir étouffer l'enquête. Ses investigations vont la mener sur la piste d'une conspiration à Copenhague et des recherches médicales contraires à l'éthique.]

La Petite fille silencieuse, Arles, Actes-Sud, (Lettres scandinaves), 2007, 464 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel n° 1081) & Montréal, Leméac Éditeur, 2011, 528 pages. Édition originale : Den stille pige, 2006. [Kasper Krone est un artiste de cirque de 42 ans et un joueur de poker qui a une dette fiscale énorme. Un jour on lui dit que KlaraMaria âgée de dix ans, l'une de ses anciennes élèves à qui il donnait des leçons de comédie, a été enlevée. Mais d'autres enfants ont également disparu. Le clown part à la recherche de la jeune fille et la ramène, faisant une série de découvertes étranges sur l'identité de la fillette.]

Le Pouvoir de Susan, Arles, Actes-Sud, (Lettres scandinaves), 2019, 432 pages. Édition originale : Effekten af Susan, 2014. [En 1972, le parlement danois a mis en place la mystérieuse « Commission pour le futur » qui a prédit la destruction de la société occidentale. Pour mettre à l'abri les quatre mille personnes les plus indispensables au fonctionnement du pays, la commission doit d'abord les recenser.

Susan Svendsen, maître de conférence en physique expérimentale, âgée de 43 ans, est mariée à Laban et elle est la mère de Thit et Harald, âgés de seize ans tous les deux. Susan possède le don de faire en sorte que les gens se confient à elle et lui racontent leurs secrets les plus intimes, une capacité que la police a utilisée dans le passé.

Lors d'un voyage dans l'Union Indienne, Susan et sa fille Thit sont emprisonnées. La première pour avoir tué un homme qui tentait de la violer et la seconde pour trafic d'antiquités avec le Népal. Son fils Harald est poursuivi par des extrémistes qui lui reprochent d'avoir été beaucoup trop intime avec la fille d'un maharaja.

Un homme, Thorkild Hegn, qui dit être un diplomate de l'ambassade danoise mais qui dispose de pouvoirs étendus, propose à Susan de faire annuler toutes les accusations engagées contre elle et ses enfants. En échange, le soi-disant diplomate lui demande de retrouver les derniers membres encore vivants de la « Commission pour le futur », dont elle connaît l'une des protagonistes, et d'obtenir le procès-verbal de leurs dernières réunions.

De retour à Copenhague, Susan se met au travail dans une ville secouée par des pillages et des manifestations énormes contre l'augmentation des prix. Elle constate que demander à quelqu'un de parler de la « Commission » provoque le silence, la terreur et quelquefois un meurtre. Elle-même échappe de peu à la mort après que sa voiture ait été sabotée.]  

HÖGBERG, Erik Yngve (Suède, 1907 – 1945)

 Utilise aussi le pseudonyme d'Oliver WEST 

Meurtre en si-mineur, Paris, Presses de la Cité, (Cosmopolis), 1944, 253 pages. Édition originale : Mord i h-moll : Kriminalroman, 1943. [Les enquêteurs Jean Ferret, de la Sûreté de Paris et son disciple Philippe Orell, en poste à Genève, viennent d'arrêter un escroc international. Avant de rentrer dans son pays le lendemain, pour sa dernière soirée, le policier suisse se promène dans les rues de la capitale française. Après avoir brièvement rencontré une instrumentiste qui joue de la harpe, il décide d'assister à la Première de l'opérette « Le tournoi des cœurs », car la jeune femme fait partie de l'orchestre.

Selon le livret de cette œuvre, lors du deuxième acte qui se déroule dans un château médiéval, l'un des figurants doit se cacher pendant quelques instants à l'intérieur d'une armure. Voyant qu'il n'en ressort pas au moment voulu, sa partenaire essaye de meubler l'attente puis finit par ouvrir la cuirasse. Le comédien qui était à l'intérieur tombe la tête la première sur la scène, ce qui provoque l'effroi des spectateurs.

Le policier français lui aussi assistait à la représentation, sans s'être concerté avec son homologue helvétique. En examinant les lieux du drame, Jean Ferret constate que c'est un meurtre, de plus il trouve un révolver dans une poche de la victime. L'assassin a préalablement dénudé un câble à haute tension, puis à distance il a fait tomber une chaînette pour établir un contact électrique avec l'armure.

Le policier parisien interroge tour à tour les artistes, les musiciens ainsi que le personnel technique du théâtre Fanfaron. Puis il accuse la harpiste du meurtre et Philippe Orell fournit immédiatement un faux alibi à la musicienne. Les deux enquêteurs mènent séparément leur recherches, et se retrouvent régulièrement pour échanger les éléments qu'ils ont découvert. Les suspects sont au nombre de quatre, mais les policiers n'arrivent pas à déterminer quel est le coupable, et c'est le frère jumeau de Philippe Orell, philatéliste à Genève, qui leur donne la clef de l'énigme.]  

HÖGSTRAND, Olle (Suède, 1933 – 1994)

Derrière les masques, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1244), 1972, 185 pages. Édition originale : Maskerat brott, 1971. [Dans le secteur psychiatrique de la prison de Långholmen à Stockholm, une cellule est soigneusement gardée. Son occupant, Jens Fors, un étudiant âgé de vingt-deux ans, a lancé quatre semaines auparavant une grenade sur la voiture de l'ambassadeur américain, le tuant. En raison de son intelligence, le détenu est considéré comme très dangereux.

Deux femmes sonnent à la porte d'une maison dans une banlieue calme de Stockholm, l'une porte un masque de Donald et l'autre celui de Goofy, les personnages de Walt Disney. Lorsque Bengt Sundelin, le Premier ministre, rentre chez lui après un voyage aux États-Unis, sa fille Kristina Sundelin, âgée de cinq ans, et la nounou de cette dernière, Annika Bogren, ont été kidnappées.

Les ravisseurs ont envoyé à la presse un communiqué qui exige la libération de Jens Fors et son transfert dans un autre pays. Le gouvernement suédois, pour sauver la vie des otages, accepte les conditions posées. Mais l'affaire n'est pas terminée car les ravisseurs ont un objectif bien différent.]

La Dernière ligne droite, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1309), 1974, 250 pages. Réédition : Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Club des Masques n° 365), 1979, 250 pages. Édition originale : Spelarna, 1972. [Karl Berger, un journaliste de Stockholm, arrive pour un mois de repos paisible et sans histoire dans sa ville natale d'Årjäng, à environ trente kilomètres de la frontière avec la Norvège. Avec trois mille habitants c'est la localité principale du canton, et il profite de ses vacances pour prendre des nouvelles de Stilist, le cheval dont il est propriétaire.

Moins d'une heure plus tard, le cheval Sam Boy revient d'une course d'essai réalisée en un temps prometteur et se jette la tête la première contre le mur de l'écurie. L'animal meurt alors que le sulky était conduit par Håkan, le frère de l'entraîneur Jan Lindgren. Ce dernier trouve le comportement de l'équidé anormal, et demande qu'une autopsie de l'animal soit pratiquée par l'école vétérinaire.

Un homme qui travaillait sur l'hippodrome de Nordmarken est assassiné, des sommes d'argent importantes circulent lors des paris hippiques, puis deux autres meurtres se produisent. Une atmosphère oppressante commence à régner sur la piste et les écuries, et Karl doit trouver le coupable avant qu'il ne soit trop tard.]

Mic-mac en Suède, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1405), 1975, 249 pages. Édition originale : Skulden, 1973. [Daniel Strand, journaliste, participe à des réunions avec des officiers de l'armée suédoise. Au cours de l'une d'elles, il garde avec lui des documents ultra-secrets, au risque d'être fouillé en quittant les lieux.

Afin de finir de rembourser l'emprunt qu'il a contracté pour l'achat de sa maison, il décide de vendre aux Soviétiques les papiers dérobés. Lorsqu'il pénètre dans l'immeuble de la délégation commerciale de l'Allemagne de l'Est Θ, il est photographié par des agents de la SÄPO Ħ. Si la police l'interroge, il prétendra qu'il a un projet de reportage dans ce pays, et qu'il était venu se documenter.]

Θ À cette époque, dans l'espionnage, l'Allemagne de l'Est était un intermédiaire des Soviétiques

Un Désaxé, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1450), 1976, 253 pages. Édition originale : Mördaren, 1974. [Juha Välitalo et Lars Kollin enquêtent sur les meurtres de deux femmes à Stockholm puis d'une troisième à Uppsala. Cependant il n'y a aucun lien qui relie les victimes entre-elles, et les policiers se demandent ce qui pousse une personne à se transformer en tueur ?]  

HOLM, Ingebjørg Berg (Norvège, 1980 – )

Titre non traduit

« Rasende binne » Θ (L'ours enragé), Oslo, Vigmostad & Bjørke, 8 janvier 2021. [Dans un endroit isolé de l'archipel du Svalbard, un corps humain est recouvert de neige. Ce cadavre restera là jusqu'au printemps prochain, et lorsque la neige disparaîtra il commencera à se décomposer et nourrira animaux et plantes.

Plusieurs mois auparavant à Bergen, Njål, un climatologue, est marié depuis longtemps à Sol, une vicaire de l'Église luthérienne. Celle-ci a fait une fausse couche, et voyant qu'elle ne peut pas avoir d'enfants son mari la quitte. L'homme va vivre avec Nina, l'une de ses élèves du Centre d'études sur les changements climatiques. Lotta, une fille, naît de leur relation, mais Nina est en proie à une dépression post-partum prolongée, et Njål l'abandonne.

Maintenant, quelle se sent mieux, la mère veut la garde de Lotta au moins la moitié du temps. Tous deux mènent une bataille féroce pour être celui ou celle qui signera la publication de leurs travaux de recherche. Le couple est également rival pour l'obtention de crédits de recherche et pour une place dans un important projet climatique. Dans cette expédition scientifique qui doit se rendre au Svalbard, un seul d'entre eux peut y participer.

La nuit, Sol va se placer devant l'appartement de Njål et rêve de lui et de sa fille. Elle observe de loin les hostilités entre sa rivale et son ex-conjoint. Elle espère que celui-ci va avoir la garde de l'enfant et souhaite la disparition de Nina.]

Θ Selon Northern Stories, les droits de traduction ont été vendus aux éditions du Cherche-Midi.

 

HOLMÅS, Stig (Norvège, 1946 – )

Le Condor, Nantes, Éditions Le Passeur/Cecofop, 1997, 215 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Série noire n° 2603), 2001, 222 pages. Réédition : Paris, Sonatine, 2016, 256 pages. Édition originale : Kondoren, 1994. [William Malcolm Openshaw, poète et intellectuel.]  

HOLMÉN, Martin (Suède, 1974 –) Ω

Trilogie Harry « Kvisten » Kvist, ex-champion de boxe

Metropol – Volume 1 : Corps-à-corps, Paris, Hugo et Compagnie, (Hugo thriller), 2016, 384 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 5239 : Grands détectives), 2017, 356 pages. Édition originale : Clinch, 2015. [L'orphelin Harry Kvist vit à Stockholm dans les années 1930, où la ville grouille de trafiquants de tout poil, et de pauvres gens qui ont subi de plein fouet la crise économique. Autrefois boxeur de haut niveau chez les poids-moyens, Kvist passe maintenant ses journées à boire, et à recouvrer les dettes, avec une commission de 15%, pour quiconque veut l'embaucher. Sa fille adolescente, qui grandit de l'autre côté de l'Atlantique, lui manque cruellement.

Le nommé Zetterberg a une dette de plusieurs milliers de couronnes suédoises, il n'a donné qu'un acompte pour l'achat d'une voiture et il tarde à payer le solde. L'ex-boxeur se rend au domicile du débiteur et se charge, avec des moyens « frappants », de lui rafraîchir la mémoire. Harry Kvist lui donne vingt-quatre heures pour réunir la somme exigée, et lui promet de repasser pour l'encaissement. Quand il revient le lendemain, Zetterberg a été assassiné, et Harry devient le principal suspect du meurtre.]

Metropol – Volume 2 : Compte à rebours, Paris, Hugo et Compagnie, (Hugo thriller), 2017, 349 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 5367 : Grands détectives), 2018, 336 pages. Édition originale : Nere för räkning, 2016. [Le mercredi 20 novembre 1935, après avoir purgé une peine de dix-huit mois à la prison de Långholmen Ħ, Harry Kvist rentre chez lui. Dans son appartement du 43 Roslagsgatan, au dessus du magasin de pompes funèbres, quelqu'un l'attend avec une lettre provenant de l'une de ses plus vieilles amies, Elin, la fille de Beda.

Selon la version officielle, une nuit Petrus est entré dans la chambre de Beda, sa mère, a l'a battue à mort avec une pierre. Elin demande à Harry Kvist de faire une enquête, pour connaître la vérité. Ses recherches s'orientent vers un complot organisé depuis les plus hauts niveaux de la société suédoise. Il doit traquer le tueur, depuis les bas-fonds de la ville jusqu'au Palais royal. Maintenant, il s'agit de tuer ou d'être tué, il n'ya aucun moyen de revenir en arrière.]  

Titre non traduit

« Slugger » Θ (Slugger), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 13 octobre 2017. [En 1936, le prêtre Gabrielsson, un ami de Harry Kvist, est retrouvé assassiné sur l'autel de l'église Katarina à Södermalm Ħ. La police ne semble pas pressée de résoudre l'affaire. L'ex-boxeur suit la piste d'un groupe qui a des connexions jusqu'en Allemagne où le nazisme étend son idéologie dans une Europe instable. Ces individus complotent pour renverser le gouvernement et imposer en Suède un régime favorable à Hitler.

Dans sa vie privée, Harry Kvist rétablit le contact avec sa fille qui vit en Amérique, mais est-il préparé à la revoir ?]

Θ Selon Bonnier Rights-Suède, les droits de traduction ont été vendus aux éditions Hugo & Cie.

 

HOLT, Anne (Norvège, 1958 – )

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Série Hanne Wilhelmsen, en poste à Oslo

La Déesse aveugle, Paris, Odin, (Énigme), 1998, 309 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 767 : Policier), 2000, 388 pages. Édition originale : Blind gudinne, 1993. [Un vendredi soir près de la rivière Akerselva Ħ, en promenant son chien, l'avocate Karen Borg découvre le corps d'un trafiquant de drogue de faible envergure. Quelques heures plus tard, un jeune homme est assis au milieu de la route, couvert de sang. Arrêté et soupçonné du meurtre par Hanne et ses collègues, le suspect prend comme avocate Karen Borg.

C'est étrange, car cette dernière ne s'occupe plus que d'affaires commerciales, et sa dernière plaidoirie dans une affaire pénale remonte à huit ans. L'avocate du narco-trafiquant est assassiné chez elle avec une arme à feu, quelques jours plus tard. Tous ces gens de loi sont sortis de la même école de formation juridique, et tout le monde connaît tout le monde.

L'enquêtrice est lesbienne et ne veut pas montrer ouvertement son amour pour sa compagne. Pendant quinze ans, elle a réussi à cacher à ses collègues le fait qu'elle vivait avec une autre femme.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Bienheureux ceux qui ont soif, Paris, Odin, (Énigme), 1999, 239 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1040 : Policier), 2002, 230 pages. Édition originale : Salige er de som tørster, 1994. [Entre une série de viols et un meurtre, l'enquêtrice reconnaît en ce début d'été marqué par une forte chaleur, que les premiers ne sont pas prioritaires. Hanne Wilhelmsen et son collègue Håkon Sand tentent de résoudre deux problèmes apparemment distincts.

Tout d'abord, une femme de vingt-quatre ans, Kristine Håverstad, est brutalement violée dans son propre appartement. Ensuite, plusieurs samedis consécutifs, on retrouve disséminées dans la ville de nombreuses flaques de sang mais pas de cadavres.

Finn, le père de Kristine, pense que le violeur a brisé la vie de sa fille. Avec le numéro d'immatriculation des voitures stationnées dans la rue de sa fille, il mène sa propre enquête. Le corps d'une femme est retrouvé enterré, la victime est d'origine étrangère et elle a été violée avant d'être assassinée.] Volet n° 2 de la série en version originale.

La Mort du démon, Paris, Odin, (Énigme), 2002, 284 pages. Édition originale : Demonens død, 1995. [Agnès Vestavik, la directrice de Vårsol, un foyer de protection de l'enfance, est assassinée dans son bureau avec un couteau de cuisine. Hanne Wilhelmsen interroge les résidents et les employés. Un garçon de douze ans hyperactif et en surpoids, Olav, s'enfuit de l'établissement. L'enquêtrice se demande si l'enfant peut réellement, compte-tenu de son âge, être le meurtrier.] Volet n° 3 de la série en version originale.

La série Hanne Wilhelmsen comporte 10 titres, publiés :
de 1993 : « Blind gudinne » (Traduit sous le titre « La Déesse aveugle »)
à 2016 : « I støv og aske » (Dans la poussière et les cendres)
 

Pentalogie Le commissaire Yngvar Stubø & la psychologue Inger Johanne Vik

Une Erreur judiciaire : Une enquête de Vik et Stubø, Paris, Plon, (Policier), 2007, 332 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1884 : Policier), 2008, 416 pages. Édition originale : Det som er mitt, 2001. [Inger Johanne Vik, spécialiste des meurtres à caractère sexuel, entre en contact avec le vieil Alvhild qui est dans une maison de retraite et qui va bientôt mourir. Le dernier souhait du viel homme est de clarifier une vieille affaire remontant à 1956 dans laquelle Aksel Seier avait été condamné à neuf ans d'emprisonnement pour le viol et le meurtre d'une petite fille. La psychologue constate que tous les documents concernant cette affaire ont disparu.

Au même moment, Emilie, neuf ans, est enlevée alors qu'elle rentre de l'école avec son cartable sur le dos. Six jours plus tard, la petite Kim est kidnappée et lorsqu'on la retrouve, il y a un message sur son corps : « Là tu le méritais ». Sara Baardsen est à son tour enlevée à l'heure de pointe dans un bus de la ligne n° 20 à Oslo, puis assassinée. L'autopsie de cette dernière, comme celle de Kim, ne peut déterminer la cause de la mort.]

Cela n'arrive jamais : Une enquête de Vik et Stubø, Paris, Plon, (Policier), 2008, 346 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2061 : Policier), 2009, 440 pages. Édition originale : Det som aldri skjer, 2004. [Fiona Helle, une présentatrice populaire de la télévision est tuée chez elle de manière macabre, la langue arrachée et laissée près du corps. Le criminel a créé une scène de meurtre où chaque détail a un sens. Les messages bibliques ne laissent aucune place à l'interprétation.

Une deuxième victime est à dénombrer, c'est Vibeke Heinerback, la dirigeante d'un parti d'extrême-droite qui est retrouvée crucifiée au mur de sa chambre, un exemplaire du Coran placé près d'elle. L'écrivain ambitieux Vegard Krogh est assassiné, un stylo d'une grande marque planté dans l'œil. Ces gens ont-ils quelque chose d'autre en commun que d'être des personnes célèbres ?

Quatre ans après la première affaire, Inger Johanne Vik, qui est en congé de post-maternité, et Yngvar Stubø vivent ensemble, et ils ont eu une petite fille. L'enquête est trop importante pour que le commissaire n'en parle pas à la psychologue quand il rentre chez lui.

Car l'enquêteur a un sérieux problème, il ne trouve aucun indice, aucune trace d'ADN sur le lieu des meurtres, ou alors quand il trouve quelque chose cela n'a rien d'intéressant. La formation de profileuse qu'Inger Johanne a suivie au FBI n'a pas été perdue. Sans le vouloir, elle trouve la méthode diabolique suivie par le meurtrier.]

Madame la Présidente : Une enquête de Vik et Stubø, Paris, Plon, (Policier), 2009, 334 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2493 : Policier), 2009, 480 pages. Édition originale : Presidentens valg, 2006. [La première femme présidente des États-Unis, Helen Lardahl Bentley, arrive en voyage d'État en Norvège, pays où ses ancêtres ont vécu.

Le 17 mai 2005, jour de la fête nationale en Norvège, elle disparaît de sa chambre d'hôtel à Oslo sans laisser de trace. Le Secret Service des U.S.A. Ħ, le F.B.I., la police d'Oslo et le Politiets Sikkerhetstjeneste Ħ la recherchent. Les autorités norvégiennes décrètent que ces événements resteront secrets pendant cinquante ans. Les chemins d'Inger Johanne Vik et de la présidente américaine se sont déjà croisés, et les secrets des deux femmes remontent à la surface.]

Haine, Monaco [Paris], Le Serpent à Plumes, (Serpent noir), 2010, 574 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2718 : Policier), 2011, 528 pages. Édition originale : Pengemannen, 2009. [Le soir de Noël dans une ruelle déserte et enneigée de Bergen une femme de soixante-deux ans, Eva Karin Lysgaard, évêque de Bjørgvin pour la religion luthérienne, est mortellement poignardée. Qu'allait-elle faire si tard dans la nuit ? Personne n'a rien vu, il n'y a presque aucune trace matérielle et la famille de l'évêque est peu coopérative. Yngvar Stubø est désigné pour assister la police locale du district de Hordaland, et il est contraint de passer les fêtes de fin d'année à Bergen.

L'enquêtrice Silje Sørensen, de la police d'Oslo, se débat avec d'autres cas de meurtre. En premier, celui de Hawre Ghani, un demandeur d'asile kurde âgé de dix-sept ans. Son corps gonflé par l'eau, presque méconnaissable, a été retrouvé le dernier dimanche de l'Avent sur la jetée du quartier d'Aker Brygge Ħ. Ensuite ceux des toxicomanes, Runar, qui est retrouvé dans le parc Sofienberg, et Niclas Winther, un artiste que l'on pensait sorti de la drogue. Enfin celui d'une femme, dont le corps a été découvert au sous-sol de l'hôtel Continental.]

Titre non traduit

« Skyggedød » (La mort dans l'ombre), Oslo : Piratförlaget-Norvège, 2012. [Un vendredi après-midi d'été, Inger Johanne Vik rend visite à ses amis Jon et Ellen Mohr. Elle arrive au moment où le jeune Sander âgé de huit ans, le fils unique de ces derniers, est décédé tragiquement après avoir été laissé sans surveillance. L'enfant était atteint du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, et il est tombé d'une très haute échelle.

Yngvar Stubø est très occupé, ainsi que de nombreux policiers, par un autre cas d'ampleur, celui de l'attentat sur l'île d'Utøya Ħ. L'affaire est donc confiée à un jeune policier sorti de l'école de police seulement six semaines auparavant, Henrik Holme, qui est très peu sûr de lui. Dans cette maison du quartier le plus chic d'Oslo, il a toutefois l'intuition que quelque chose ne tourne pas rond.] Volet n° 5 de la série en version originale.  

Série Selma Falck, avocate et ex-athlète professionnelle

Titres non traduits

« En grav for to : Selma Falcks første sak » (Une tombe pour deux : La premère affaire pour Selma Falck), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 3 septembre 2018. [Selma Falck est une ancienne grande et populaire joueuse de handball ainsi qu'une ex-avocate célèbre. Elle a été obligée de quitter son métier, son mari, ses enfants et sa belle maison. Elle vient juste de s'installer dans un appartement miteux sans autre compagnie qu'un chat qu'elle ne supporte pas.

La sonnette retentit, c'est le riche Jan Morell, à qui elle doit une très grosse somme d'argent, qui vient lui proposer une mission. La fille adoptive de ce dernier, la plus grande skieuse de Norvège, a été testée positive lors d'un contrôle antidopage Θ. Le travail de l'ex-avocate est de prouver l'innocence de la sportive avant les prochains jeux olympiques d'hiver.

Hege Chin Morell qui est née en Chine, championne de ski de fond, le sport national dans le pays, proclame son innocence. Peu de temps après, Haakon Holm-Vegge, un skieur de fond de haut niveau est retrouvé mort, alors qu'il s'entraînait sur des skis à roulettes. L'autopsie de l'homme révèle des traces de la même substance que dans le sang de la jeune femme.

La panique se propage dans le groupe des skieurs de fond, en plus de perdre ses deux meilleurs éléments, toute l'équipe risque d'être exclue de la compétition olympique. Selma Falck, qui n'a pas beaucoup d'amis, commence son enquête aidée par un sans-abri nommé Einar. C'est un ancien policier qui a écrit le « Manuel pour enquêteurs » Δ, mais il a tué un homme et il vit maintenant dans la rue.]

Θ L'auteure s'est inspirée d'un cas réel, celui de Therese Johaug. Elle estime que la punition pour dopage de la skieuse est profondément insuste.
Δ Allusion à un autre auteur Norvégien, Jørn Lier HORST (Voir paragraphe suivant), qui a publié l'ouvrage jeunesse « Detektivhåndbok ».

« Furet / Værbitt : Selma Falcks andre store sak » (Furet / Morsure de temps : La deuxième affaire pour Selma Falck), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 11 septembre 2019. [Sa première affaire a permis à Selma Falck de mettre ses finances en ordre et de maîtriser sa dépendance au jeu. Elle a acheté un appartement et ouvert une agence de détective privé. La seule chose qu'il lui reste à réparer, c'est la relation avec ses enfants, mais cela s'avère difficile.

Elle se réveille à l'intérieur d'une cabane en feu, située dans une zone montagneuse. Elle parvient à s'extraire des lieux, mais n'a aucune idée de l'endroit où elle est ni de la manière dont elle est arrivée là. Elle se retrouve nue dans la neige, uniquement chaussée de bottes en caoutchouc trop grandes pour elle.

Dans les environs il n'y a aucune habitation, la température baisse et le blizzard s'installe. Lentement mais sûrement la mémoire lui revient, mais pas assez vite, elle est prise dans une conspiration avec laquelle il ne faut pas plaisanter. Cela concerne la ministre de la Justice, Tryggve Meier membre honoraire du Parti conservateur, et l'avenir de la nation est en jeu.]

« Mandela-effekten » (L'Effet Mandela), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 25 septembre 2020. [Selma Falck déjeune à Oslo avec une vieille amie, la parlementaire Linda Bruseth, dans un restaurant en plein air. Un tireur d'élite ouvre le feu, Linda est tuée d'une balle dans la tête, et Selma est blessée à l'épaule. La victime étant quasiment inconnue du grand public, la police pense que la détective privé était la cible du tireur.

Puis une juge de la Cour suprême, Kajsa Brien, est retrouvé pendu à un arbre, et ce n'est pas un suicide, c'est un meurtre. Le ministre de l'Enfance et de la Famille, Børre Rosenhoff, meurt dans des circonstances mystérieuses, c'est un empoisonnement. Selma pense que ces trois morts ont un point commun, les enfants retirés par décision de justice à leurs parents, et se lance dans une enquête.]

« Det ellevte manus » (Le Onzième scénario), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 23 septembre 2021.  

HORST, Jørn Lier (Norvège, 1970 – ) Ω

 Voir également les titres dans la section : Polars Jeunesse

Série William Wisting, chef de la police criminelle de Larvik

Fermé pour l'hiver, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2017, 368 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 852 : Policier), 2018, 448 pages. Édition originale : Vinterstengt : Kriminalroman, 2011. [En arrivant dans son chalet d'été à Stavern, Ove Bakkerud pense avoir un dernier week-end tranquille avant que celui-ci ne soit fermé pour l'hiver. Mais la porte d'entrée a été fraturée, l'habitation a été visitée par des cambrioleurs et elle a été saccagée. En vérifiant si un chalet voisin n'a pas subi le même sort, il découvre un cadavre atrocement torturé.

William Wisting est un enquêteur qualifié et expérimenté qui fait son travail avec minutie. Au cours de sa carrière à Larvik Ħ, il a déjà vu des victimes de meurtres, mais le spectacle dont il vient d'être témoin est nouveau pour lui. La journaliste Line Wisting s'installe contre sa volonté son père, le responsable de l'enquête, dans un chalet au bord de la mer et à proximité de la scène du meurtre. Ses recherches vont la conduire à la découverte d'un second corps.] Volet n° 7 de la série en version originale.

Les chiens de chasse, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2018, 480 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 878 : Policier), 2019, 464 pages. Édition originale : Jakthundene : Kriminalroman, 2012. Cecilia Linde a été assassinée il y a dix-sept ans. L'avocat de Rudolf Haglund, le meurtrier, fait libérer son client et demande la révision de l'affaire, car la preuve comportant l'A.D.N. du tueur a été falsifiée. William Wisting est suspendu de ses fonctions et avec l'aide de sa fille Line, une journaliste du tabloïd « Verdens Gang » (VG) Ħ, il doit découvrir qui a fabriqué cette fausse preuve. Volet n° 8 de la série en version originale.

L'Usurpateur, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2019, 448 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 903 : Policier), sous le titre : L'Usurpateur : Une enquête de William Wisting, 2020, 448 pages. Édition originale : Hulemannen : Kriminalroman, 2013. [Quelques semaines avant Noël, uniquement parce qu'il n'a pas payé sa facture d'électricité, Viggo Hansen est découvert à son domicile, mort depuis quatre mois. Il est assis dans son fauteuil devant son poste de télévision, à trois maisons de celle de William Wisting, et rien n'indique que sa mort soit la conséquence d'un crime.

Line se souvient que dans son enfance elle n'a pas très bien connu le défunt, mais elle s'empare de ce fait-divers pour illustrer un article sur la solitude, qui sera publié dans le tabloïd « VG ». Elle persuade son rédacteur en chef de l'autoriser à travailler quelques jours sur cette affaire. Elle veut creuser un peu plus dans la vie du défunt, retrouver ses anciens amis ou collègues et des personnes qui le connaissaient. En visitant la maison de Viggo Hansen, elle voit des indices qui laissent penser que l'homme a reçu une visite peu avant son décès.

Un autre corps est découvert sous la neige dans une plantation d'arbres, la mort remonte à plusieurs mois, et plusieurs femmes ont disparu dans le même secteur. Alors qu'il s'efforce d'identifier le cadavre retrouvé dans la neige, William Wisting reçoit la visite d'une équipe d'enquêteurs du F.B.I.

L'une des dix personnes les plus recherchées aux États-Unis pourrait être en Norvège. Cet individu a échappé à la police de Minneapolis il y a quelques années, et il pourrait être revenu dans le pays où ont vécu ses ancêtres. Un tueur en série qui prend l'identité de personnes qui ont vécu isolées tout au long de leur vie et dont personne n'a remarqué la disparition.] Volet n° 9 de la série en version originale.

Le Disparu de Larvik, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2020, 480 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio  : Policier), 2021, 480 pages. Édition originale : Blindgang : Kriminalroman, Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 30 mai 2015. [Par une froide nuit de janvier, un chauffeur de taxi de Stavern, Jens Hummel, dépose un client puis disparaît. Ni l'homme ni son taxi n'ont été retrouvés, et les médias critiquent William Wisting à cause de son manque de résultats.

Six mois plus tard, le véhicule est retrouvé dans une grange, dans le coffre il y a des traces de sang appartenant au disparu et son corps est sous un tas de fumier. À proximité, dans une cave de la ferme, la police découvre dix kilogrammes de drogue. La propriété a été louée à Frank Mandt, un ancien trafiquant d'alcool puis de drogue, que la police n'a jamais pu faire condamner.

Frank Mandt est mort d'une chute dans l'escalier de sa maison, et l'héritière du bien immobilier est sa petite fille, Sofie Lund. Cette dernière est une mère célibataire, et avec sa fille Maja âgée d'un an elle emménage à contrecœur dans la maison que lui a léguée son grand-père. Mais elle ne veut rien avoir à faire avec l'argent de son aïeul, elle est convaincue qu'il a laissé sa fille – la mère de Sofie – mourir en prison.

La nouvelle occupante a des souvenirs si douloureux qu'elle a fait enlever tout ce qui appartenait au vieil homme. Mais au sous-sol elle découvre un coffre-fort, fixé au sol par des boulons, dont elle n'a pas la clef. Curieuse de savoir ce qu'il contient, elle fait appel à un serrurier, et lorsque le meuble est ouvert, elle trouve un pistolet et un demi-million de couronnes norvégiennes.

Line Wisting, est enceinte et prévoit d'élever seule son enfant, elle a pris un très long congé pour attendre à la maison l'arrivée de son bébé. Son instinct de journaliste la conduit à renouer les liens avec Sofie, son ancienne camarade de classe. Cette dernière n'a qu'une envie, c'est de jeter à l'eau toutes ses découvertes, mais la fille de William Wisting arrive à convaincre son amie de les confier à la police. Sofie Lund suit les conseils de son amie, et transmet anonymement le pistolet, mais Line Wisting ne peut pas cacher l'information à son père.

Les tests balistiques déterminent que l'arme est une preuve cruciale dans une affaire qui tourmente le policier depuis trop longtemps, baptisée « Un meurtre le soir du nouvel an ». Cela soulève des doutes au sujet du véritable coupable dans une affaire d'homicide qui est sur le point d'être jugée. C'est aussi un élément en lien avec le meurtre du chauffeur de taxi. William Wisting est à la recherche d'un collègue ayant accordé un entretien aux médias et qu'il ne connait pas, Harald Ryttingen. Ce dernier, en poste à Agder Ħ, croit que le véritable coupable est derrière les barreaux et que l'affaire est enfin terminée.] Volet n° 10 de la série en version originale.  

Le Code de Katharina, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2021, 464 pages. Édition originale : Katharina-koden : Kriminalroman, Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 17 août 2017. [Lorsque Katharina Haugen a disparu, elle a laissé une valise toute prête, un bouquet de roses fraîches, et cinq livres empruntés à la bibliothèque. Sur une feuille de papier posée sur la table de la cuisine, il y avait un code composé d'une mystérieuse série de chiffres. Chaque année à la même époque depuis vingt-quatre ans, William Wisting relit le dossier d'enquête concernant cette disparition qui le préoccupe.

Le policier regarde le code qui n'a jamais été déchiffré, et il n'a toujours aucune idée de ce qu'il s'est passé. À l'époque il avait interrogé le voisin qui vivait de l'autre coté de la rue, et qui avait purgé une peine de trois ans et demi de prison. L'ex-femme de Martin Haugen, qui harcelait le couple depuis longtemps, a elle aussi été questionnée. Bien entendu, à l'époque les soupçons se sont également portés sur Martin Haugen, mais il avait un alibi très solide.

En guise de pénitence, chaque année il rend visite au mari de Katharina Haugen, qu'il n'a jamais pu aider, c'est devenu une tradition et ils ont développé une sorte d'amitié. Mais aujourd'hui 10 octobre, lorsque l'enquêteur arrive, comme d'habitude sans prévenir, la pluie tombe, et la maison semble vide. La porte est verrouillée, Martin Haugen ne répond pas au téléphone, et cela n'est jamais arrivé auparavant. Lorsque le policier revient un peu plus tard dans la soirée devant la maison, alors qu'il est en train de se garer il voit une silhouette disparaître entre les arbres.

Adrian Stiller arrive d'Oslo et se présente à William Wisting en lui demandant sa coopération. Le nouveau venu dirige un groupe de la police criminelle, créé pour enquêter sur les anciennes affaires non résolues. Nadia Krogh, la fille d'un multimillionnaire, a été kidnappée deux ans avant la disparition de Katharina. Le ravisseur avait demandé dans un message composé avec des mots découpés dans des journaux, trois millions de couronnes norvégiennes. Grâce à de nouvelles techniques scientifiques, on a trouvé l'empreinte de Martin Haugen sur la lettre de demande de rançon.

Le collègue de William Wisting souhaite que ce dernier invite le principal suspect en organisant un week-end de pêche dans une maison au milieu de la forêt. Parallèlement il souhaite que Line Wisting publie dans le tabloïd « VG » une série d'articles relatifs à la disparition de l'adolescente. Mais Adrian Stiller ne sait pas encore que Martin Haugen a disparu. La coopération entre le jeune insomniaque et son aîné expérimenté va s'avérer délicate. Les deux enquêteurs doivent trouver un point de départ sur lequel s'entendre pour résoudre l'affaire.] Volet n° 12 de la série en version originale.

Titres non traduits

« Nøkkelvitnet : Kriminalroman » (Le témoin-clef), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 2004. [William Wisting doit abandonner ses recherches concernant le vol d'un véhicule qui transportait des valeurs, survenu il y a quelques années. Le policier et ses adjoints, Nils Hammer et Torunn Borg, manquent d'indices et l'enquête ne progresse pas, l'opération a visiblement été organisée par des professionnels. C'est un été très chaud, il n'y a pas de vent, et leurs vacances d'été débutent dans deux heures.

C'est alors qu'on leur confie le cas d'un homme âgé retrouvé mort à son domicile Θ. C'est un voisin, inquiet de voir le courrier s'accumuler dans la boite aux lettres, qui a fait la macabre découverte. La victime se nomme Preben Pramm, elle est nue sur son canapé, les pieds et les mains liés. Ce retraité de soixante-dix ans, a été horriblement torturé, il a eu les ongles arrachés.

L'homme n'avait ni parents ni amis, et apparemment aucun contact avec ses voisins. Dans la maison, tout a été retourné, mais il ne semble pas que le ou les tueurs aient trouvé ce qu'ils cherchaient. Le décès remonte à une semaine, et les enquêteurs se demandent pourquoi est-il mort d'une manière si brutale. C'est l'un des meurtres les plus bizarres de l'histoire criminelle récente en Norvège.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Θ Ce titre est basé sur une affaire réelle qui n'a jamais été jugée, le meurtre de Ronald Ramm le 8 décembre 1995. Après avoir lu le livre, plusieurs personnes ont contacté les enquêteurs pour apporter leur témoignage. En juin 2017 le dossier a été ouvert pour la quatrième fois, par Knut Vidar Vittersø de la police de Larvik,.

« Felicia forsvant : Kriminalroman » (La disparition de Felicia), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 2005. [Une entreprise de travaux publics est en train de construire une piste cyclable à proximité de Stavern, lorsqu'elle découvre un squelette humain. Après enquête, William Wisting découvre qu'il s'agit de Felicia Natholm, qui avait disparu depuis 1979. L'affaire remonte à vingt-cinq ans, et comme elle sera prescrite dans cinq jours, l'enquêteur entame un course contre la montre pour arrêter le meurtrier.

En parallèle, un jeune homme se présente à la police pour signaler la disparition de sa fiancée. Le corps de cette dernière est retrouvée sur un promontoire à Farriskilen, et après quelques jours, le policier constate que les deux affaires sont liées.] Volet n° 2 de la série en version originale.

« Når havet stilner : Kriminalroman » (Lorsque la mer se calme), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 2006. [Un homme est abattu devant une pharmacie à Stavern. Dans une maison de vacances de Kaupang Ħ, une jeune femme est brûlée. En pleine mer flotte un yacht sans pilote, et il y a plein de sang à l'intérieur. Ces trois événements n'ont apparemment aucun rapport entre-eux, mais William Wisting est certain qu'il en existe un.]

« Den eneste ene : Kriminalroman » (Le premier et le seul), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 2007. [Un jour de juillet, alors qu'une chaleur étouffante règne sur la ville, Kajsa Berg disparaît alors qu'elle se rendait au centre de remise en forme. Cette joueuse de handball est la plus douée de la catégorie élite, et elle a un rôle central dans l'équipe nationale. Plus tard les pompiers interviennent sur un feu de forêt, ils découvrent le cadavre calciné d'un homme enchaîné à un arbre, et à côté il y a un chat avec les pattes avant coupées.

William Wisting est chargé de l'affaire de la jeune sportive, mais comment a-t-elle pu se volatiliser sans laisser de trace, et sans que personne ne le remarque ? Les enquêteurs constatent que sa brosse à dents et sa trousse de toilette ont disparu, serait-ce un départ volontaire ? Parallèlement, l'épouse du policier part en mission pour le NORAD Ħ, les jours passent et elle n'appelle pas son mari pour lui donner de nouvelles.] Volet n° 4 de la série en version originale.

« Nattmannen : Kriminalroman » (L'homme de la nuit), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 2009. [Par un matin froid d'automne, le brouillard est étrangement épais sur la place principale de la ville de Larvik. Le ciel s'éclaircit et l'on découvre la tête d'une fille qui a été placée sur un pieu. On ne connaît pas l'identité de la victime, mais elle parait très jeune. Toute la Norvège est ébranlée, et les médias exigent une solution rapide. Puis un nouveau corps est retrouvé au fond de la rivière. William Wisting constate que ces affaires s'étendent bien au-delà des frontières du pays, dans le milieu des trafiquants d'armes et de drogue.]

« Bunnfall : Kriminalroman » (Précipitation), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 2010. [Au milieu de l'été sur une plage de Stavern, un garçon trouve une chaussure de sport contenant un pied gauche. Durant la semaine qui suit, on découvre trois autres pieds gauches, à différents endroits le long de la côte. William Wisting fait le lien avec trois hommes retraités et une femme souffrant de troubles mentaux, disparus à l'automne précédent.

Line Wisting est en mission dans la région pour écrire un article de fond au sujet des personnes condamnées pour meurtre. Elle veut savoir ce que leur peine leur a fait en tant qu'êtres humains.] Volet n° 6 de la série en version originale.

« Når det mørkner : Kriminalroman » (Quand la nuit tombe), Oslo : Gyldendal Norsk Forlag, 5 novembre 2016. [William Wisting est au début de sa carrière, c'est un jeune policier inexpérimenté qui est confronté à l'affaire d'une vieille voiture stationnée dans une grange. À cette époque il est marié avec Ingrid, et ils ont deux jeunes enfants, les jumeaux Thomas et Line. William Wisting pense rechercher le propriétaire mais découvre qu'il y a des impacts de balles sur le véhicule et cela l'amène à un cas de disparition. Son enquête a des liens avec des événements dramatiques qui se sont déroulés dans les années 1920.] Volet n° 11 de la série en version originale.  

« Det innerste rommet : Kriminalroman » Θ (La Pièce de la maison la plus intime), Oslo : Capitana Forlag, 24 Septembre 2018. [Le respecté membre du parlement Bernhard Clausen, ancien dirigeant du Parti travailliste, meurt d'une crise cardiaque dans un restaurant de Stavern. Dans la résidence du défunt on découvre neuf grandes boîtes en carton, remplies de billets de banque en euros, en dollars et en livres sterling. Au total cela représente quatre-vingt millions de couronnes norvégiennes, ce qui est incompatible avec l'image d'un ancien ministre de la Santé et des Affaires étrangères.

Les boîtes contenant l'argent se trouvaient dans la pièce la plus intime de la maison, celle qui n'a pas de fenêtres. L'argent provient-il d'un vol survenu il y a près de vingt ans ? William Wisting est convoqué à la hâte pour une réunion chez le procureur général qui le charge de cette affaire. Les intérêts de la nation ont peut-être été mis en péril, on lui donne l'ordre de rester discret vis à vis la presse et du public.

Le chef de la police criminelle de Larvik obtient l'autorisation de recruter les éléments qu'il souhaite. De ce fait, il intègre dans son groupe sa fille Line, qui a quitté son travail au tabloïd « Verdens Gang » (VG). Une autre femme arrive dans l'équipe d'enquêteurs, c'est Espen Mortensen, une légiste scientifique.

Pour travailler en paix, ils ne restent pas dans les locaux de police, ils installent leur quartier général au sous-sol du domicile de William Wisting. Les policiers viennent à peine de commencer leurs investigations, lorsque le chalet dans lequel on a trouvé l'argent est détruit par un incendie.

Leur travail est d'en apprendre le plus possible sur la vie du politicien, par exemple, que lui est-il arrivé entre le décès de sa femme d'un cancer et l'accident de moto de son fils ? Dans le même temps, les enquêteurs se penchent sur le cas de Simon Meier, qui a disparu lors d'une partie de pêche sur le lac Gjersjøen en 2003.

Peu de temps après, on retrouve une lettre anonyme qui avait été adressée au procureur général. Dans ce courrier on dénonçait l'implication de Bernhard Clausen dans la disparition en 2003 du jeune homme qui pêchait, mais l'affaire n'avait pas eu de suite.] Volet n° 13 de la série en version originale.

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Gallimard.

 

« Illvilje : Kriminalroman » Θ (Le Mal à l'état pur), Oslo : Capitana Forlag, 9 Septembre 2019. [Tom Kerr, a été condamné à vingt et un ans de détention, le maximum possible, pour le meurtre de deux adolescentes. Ce tueur sadique a été reconnu coupable d'enlèvement, de viol, de torture et de démembrement des corps. L'affaire s'est déroulée il y a cinq ans, et les victimes ont été retrouvées à proximité du lac Nøklevann Ħ.

Aujourd'hui, après quatre ans derrière les barreaux, il fait une offre à la police. En échange d'un transfert dans une prison de son choix, il est prêt à indiquer l'endroit où est enterrée Taran Norum. C'est une jeune femme de dix-neuf ans qui a disparu, et l'assassin prétend qu'il s'agit de sa troisième proie.

La police a une idée, la zone marécageuse d'Eftang, qu'elle fouille à l'aide de chiens, mais ne trouve rien. William Wisting ne croit pas que le détenu ait des remords ou qu'il soit sincère. Mais s'il reste une chance de retrouver le corps et de le rendre à sa famille, il doit la saisir. Pour atteindre cet objectif, la seule possibilité est de permettre au tueur de désigner l'endroit exact.

Parallèlement, le corps de Nanna Thamle, une jeune fille d'Oslo, est retrouvé par un randonneur dans la forêt près de Svartskog. Les indices montrent qu'elle a été assassinée, des semaines auparavant, selon la méthode utilisée par Tom Kerr. Mais celui-ci purge sa quatrième année de détention, il ne pouvait donc pas commettre ce meurtre.

Cela pourrait être un imitateur, mais les soupçons s'orientent vers celui que la presse a surnommé « l'Autre », le complice de Tom Kerr. Cet homme est probablement devenu plus audacieux, et il a commencé à agir seul. Son existence a été brièvement évoquée lors du procès du tueur en série, mais son identité demeure toujours un mystère.

Pour la venue de Tom Kerr, la sécurité est sous la responsabilité de William Wisting, les lieux faisant partie de son district. L'avocat du meurtrier et Adrian Stiller, l'enquêteur chargé de l'affaire Taran Norum, sont présents. Pour filmer toute l'opération, le jeune-policier a recruté Line Wisting, la fille du chef de la police criminelle de Larvik.

Le terrain devient de plus en plus difficile, et pour lui permettre de marcher, on enlève la chaîne qui entrave les pieds du monstre. Soudain une explosion se produit dans laquelle Line Wisting ainsi que plusieurs policiers sont blessés, et Tom Kerr s'enfuit dans la forêt avec une arme à la main. La question qui se pose est de savoir de quelles complicités a-t-il pu bénéficier ?

William Wisting est désigné comme le bouc émissaire de l'opération qui a mal tourné. Son vieil adversaire, Terje Nordbo des affaires internes, pense qu'il a réussi à faire tomber le chef de la police criminelle. Celui-ci n'a pas l'intention de se laisser distraire par la commission de discipline, il doit retrouver rapidement le ou les tueurs.

Selon les psychiatres, « l'Autre », le complice du sociopathe, est un individu très intelligent, capable de développer des stratégies à long terme. Line utilise les vidéos qu'elle a enregistrées, pour trouver des détails et comprendre comment l'évasion s'est produite. L'enquêteur se rend vite compte que « l'Autre » pourrait être bien plus proche qu'il ne le pense.] Volet n° 14 de la série en version originale.

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Gallimard.

 

« Sak 1569 : Kriminalroman » Θ (Affaire 1569), Oslo : Capitana Forlag, 18 Septembre 2020. [William Wisting est âgé de soixante-deux ans, et commence sa deuxième semaine de congés d'été, lorsqu'il trouve un courrier dans sa boite aux lettres. Dans une enveloppe blanche sans nom d'expéditeur, il y a une simple feuille sur laquelle on a marqué « Affaire 12-1569/99 ». C'est le numéro d'un dossier dans les archives de la police, qui le conduit à un meurtre qui remonte à plus de quinze ans.

Une nuit au cours de l'été 1999, Tone Vaterland, âgée de dix-sept ans, est rentrée seule chez elle après son travail au restaurant Bamblegrillen. Elle a pris un bain puis elle a disparu, et deux jours plus tard, on a retrouvé son corps ainsi qu'une empreinte A.D.N. qui désignait Danny Momrak, le petit ami de la victime.

L'affaire a été jugée et l'homme a été condamné à dix-sept ans de prison, mais il est clair que quelqu'un veut que William Wisting regarde cette histoire selon une nouvelle approche. Ce n'est pas lui qui était responsable de l'enquête, mais dans les documents relatifs à cette affaire, il trouve quelque chose qui place ce cas sous un jour effrayant.

Parallèlement il observe comment une affaire locale de personne disparue se transforme en un reportage national. Agnete Roll a disparu depuis trois jours et aucun indice n'a pu être trouvé. William Wisting reçoit de nouvelles lettres, dont une concerne un cas similaire à celui de Tone Vaterland, et dont l'enquêteur avait été chargé. Pour savoir s'il existe un lien jusqu'ici inconnu entre les deux meurtres, le chef de la police criminelle de Larvik se lance à la recherche de l'expéditeur de ces courriers.]

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Gallimard.

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INDRIÐASON, Arnaldur (Islande, 1961 – ) Ω

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Série Erlendur Sveinsson, en poste à Reykjavík

La Cité des Jarres, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2005, 288 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1494 : Policier), sous le titre : La Cité des Jarres : Une enquête de l'inspecteur Erlendur Sveinsson, 2006, 336 pages. Réédition : Paris, Les Éditions Retrouvées, 2014, 336 pages. Édition originale : Mýrin, 2000. [Holberg, un homme d'environ soixante-dix ans, solitaire et apparemment sans histoire, est retrouvé assassiné dans son appartement décrépit. Le meurtrier a laissé une phrase mystérieuse, écrite sur un morceau de papier et la photo en noir et blanc de la tombe d'un enfant. Lorsque l'on parvient à déchiffrer l'inscription sur la photo, la sépulture est celle d'une fillette de quatre ans qui est décédée en 1968.

Un lien existe entre cette affaire et le fichier génétique de la population islandaise Ħ, qui rassemble l'ADN de 500 000 Islandais morts ou vivants. Le site où se trouve le fichier est appellé « la Cité des jarres » en raison du nombre de bocaux contemant des organes humains.] Volet n° 3 de la série en version originale.

La Femme en vert, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2006, 300 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1598 : Policier), sous le titre : La Femme en vert : Une enquête d'Erlendur, 2007, 352 pages. Édition originale : Grafarþögn, 2001. [Au mois d'avril, un garçon a invité ses camarades de classe ainsi que ceux du quartier pour son huitième anniversaire. Un étudiant en médecine vient chercher son petit frère, et il voit une enfant en train de mâchouiller un objet. Le futur médecin constate que la petite fille de deux ans porte à sa bouche un os, une côte humaine. Tóti, le frère de la petite, révèle d'un air penaud qu'il a trouvé l'os sur un chantier, en bas de la rue.

Erlendur et ses adjoints interdisent l'accès du lieu où a été trouvé l'os, au grand dam de l'entrepreneur de travaux publics. Un archéologue détermine que le cadavre doit être enterré depuis quarante ou soixante ans. Ce secteur de Grafarholt og Úlfarsárdalur à la périphérie de Reykjavík, aujourd'hui appelé « Quartier Millenium », n'était autrefois que des collines très peu peuplées.

Skarphéðinn est l'archéologue chargé d'extraire les ossements, et il procède avec une rigueur scientifique, donc très lentement. Quelque chose dans la position du squelette, une main dirigée vers la surface, fait penser à Erlendur que la victime a été enterrée vivante. Cela le rend déterminé à résoudre ce mystère, et il démarre ses recherches sans savoir s'il s'agit d'un homme ou d'une femme.

Elínborg et Sigurður Óli se demandent s'il faut consacrer du temps et de l'énergie pour une si vieille affaire. Les enquêteurs envisagent le cas de quelqu'un qui était désorienté et qui se serait perdu dans la neige. À l'époque dans le secteur, il n'y avait que quelques chalets d'été et une vieille maison située près de l'endroit où a été retrouvé le corps. Une base militaire britannique, qui a été transférée aux Américains, était installée à proximité.

Les policiers apprennent que le propriétaire de cette habitation était Benjamín Knudsen. Pendant la guerre Sólveig, la fiancée de ce dernier, a disparu, quand il a découvert qu'elle était enceinte d'un autre homme. Son corps n'ayant jamais été retrouvé, Erlendur est donc enclin à penser que le squelette pourrait être celui de cette jeune femme. Elsa, la petite-fille de Benjamín a conservé dans sa cave tous les papiers de son grand-père.

Avec les documents d'Elsa, Sigurður Óli apprend qu'une famille avait loué, pendant des années, la vieille maison. Les occupants étaient Margrét, son mari Þorgrímur, leurs enfants Mikkelína, qui était handicapée et qui était la fille d'un précédent mariage de Margrét, ainsi que Símon, et Tómas le cadet. L'homme, Grímur comme on l'appelait, était un individu violent qui maltraitait sa femme, physiquement comme psychologiquement.

Dans sa vie privée, Erlendur a beaucoup de soucis avec ses deux enfants, à commencer par sa fille. Eva Lind Erlendursdóttir est toxicomane, enceinte, n'arrive pas à arrêter de se droguer assez longtemps, puis elle perd son fœtus et beaucoup de sang. Erlendur lui rend visite tous les jours, et lui parle de son enquête alors qu'elle est dans le coma. Son fils, Sindri Snær Erlendursson, a de sérieux problèmes avec l'alcool.]

La Voix, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2007, 336 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1831 : Policier), sous le titre : La Voix : Une enquête d'Erlendur, 2008, 408 pages. Édition originale : Röddin, 2003. [Le portier d'un grand hôtel de luxe de Reykjavík, qui tenait le rôle du père Noël, est retrouvé assassiné au sous-sol de l'immeuble, juste avant un goûter d'enfants. La victime a le pantalon sur les chevilles et un préservatif sur le sexe. Le directeur ne semble se préoccuper que de la réputation de l'établissement, et il impose la discrétion aux autres membres du personnel.

Pour pouvoir enquêter plus facilement, Erlendur s'installe dans cet hôtel, ce qui lui permet de parler longuement avec la femme de chambre. Il rencontre également un mystérieux collectionneur de disques avide d'enregistrements d'enfants de chœur, le Britannique Henry Wapshott. L'enquêteur découvre ainsi que la victime, Guðlaugur, avait enregistré dans sa jeunesse des albums de chansons car il avait une belle voix.

La fille d'Erlendur, Eva Lind, qui vient de faire une fausse couche, lui rend visite de temps en temps pour tenter de l'aider, mais parfois elle se fait expulser de l'hôtel car elle est prise pour une prostituée.]

L'Homme du lac, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2007, 390 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2169 : Policier), sous le titre : L'Homme du lac : Une enquête du commissaire Erlendur Sveinsson, 2009, 408 pages. Édition originale : Kleifarvatn, 2004. [En juin 2000, le lac Kleifarvatn Ħ se vide lentement après des mouvements tectoniques. Une géologue chargée de mesurer le niveau de l'eau découvre sur le fond du lac un squelette lesté par un émetteur radio. L'appareil, qui date de la guerre froide, porte des inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacées, mais on peut lire l'année de fabrication, 1961. Erlendur et ses adjoints s'orientent alors vers les affaires de disparitions non résolues dans les années soixante.]

Hiver arctique, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2008, 334 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2407 : Policier), 2010, 408 pages. Édition originale : Vetrarborgin, 2005. [Par une froide matinée de janvier, un petit garçon âgé de dix ans, Elias, est retrouvé au pied d'un immeuble, dans une banlieue de Reykjavík à forte densité d'immigrés. Son corps est figé dans une mare de sang, des traces de coups de couteau sont visibles et son pull-over est déchiré.

Les parents de l'enfant sont divorcés, le père est Islandais, la mère est Thaïlandaise et elle a la garde de ses enfants. L'enquêteur demande à la mère de l'aider dans ses recherches à l'école de l'enfant. Le demi-frère de la victime disparaît, et les enquêteurs se demandent s'il est impliqué dans l'affaire ou s'il a simplement peur pour sa propre vie. Au même moment, une femme a disparu de chez elle sans laisser de message et sa voiture est toujours dans le garage.

La fille et le fils d'Erlendur veulent des réponses concernant le comportement étrange de leur père, qui est hanté depuis des années par un événement. Erlendur et son frère Bergur, ce dernier alors âgé de deux ans, accompagnaient leur père sur la lande d'Eskifjarðarheiði Ħ. Lors d'une soudaine tempête de neige, Erlendur a lâché la main de Bergur, ce dernier s'est égaré et malgré d'intenses recherches, son corps n'a jamais été retrouvé. La mère des deux enfants croyait que Bergur avait été entraîné vers le mont Harðskafi.]

Hypothermie, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2010, 304 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2632 : Policier), 2011, 349 pages. Édition originale : Harðskafi, 2007. [Lorsque Maria était enfant, son père s'est noyé sous ses yeux, et il y a deux ans elle a perdu sa mère, Leonora, emportée par la maladie. Elle est âgée maintenant d'une cinquantaine d'années quand une amie, Karen, la découvre pendue dans son chalet de vacances sur les bords du Þingvallavatn (le lac de Þingvellir) Ħ.

L'autopsie ne révèle rien d'anormal, la victime était seule chez elle et avait téléphoné à son mari peu avant. Mais Erlendur ne croit pas à la version du suicide, et mène une enquête informelle basée sur ses propres intuitions, sans l'aide de ses adjoints. Le policier voit ses soupçons renforcés quand il reçoit l'enregistrement d'une mystérieuse séance que la victime a eu avec un médium, peu de temps avant sa mort.

En même temps l'enquêteur extrait des archives les dossiers de trois disparitions restées sans solution, qui datent d'une bonne trentaine d'années. À cette époque il était un jeune policier (Voir plus bas : Erlendur Sveinsson, « jeune adjoint du/de la commissaire Marion Briem »).]

La Rivière noire, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2011, 304 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2828 : Policier), 2012, 360 pages. Édition originale : Myrká, 2008. [Dans un appartement de Reykjavík, un homme est retrouvé la gorge tranchée. On ne constate aucun signe d'effraction ou de bagarre, mais une écharpe de femme avec une odeur caractéristique est retrouvée sous le lit. Dans les poches de la victime, on retrouve des comprimés de Rohypnol, la drogue utilisée par les violeurs. L'autopsie révèle étrangement la présence de la même substance dans son organisme.

En l'absence d'Erlendur, parti faire de la randonnée et injoignable, c'est son adjointe, Elínborg, qui est en charge de l'affaire, aidée par Sigurður Óli. Une jeune femme est longuement interrogée par la police, car elle est la propriétaire du vêtement qui a été retrouvé sur les lieux du crime. Le père de la suspecte se présente à la police, et affirme qu'il est l'auteur involontaire du meurtre, en voulant protéger sa fille.

L'enquêtrice est inquiète, car l'un de ses fils souhaite quitter la maison, et il évite tout contact avec ses parents. De plus, il publie sur Internet, avec des commentaires désobligeants, tout ce qu'il entend à la maison au sujet de l'enquête. Mais Elínborg est contente que son mari soit mécanicien, qu'il n'ait aucun souci professionnel et donc qu'il ne soit pas obligé d'en parler quand il rentre chez lui.]

La Muraille de lave, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2012, 350 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 3028 : Policier), 2013, 401 pages. Édition originale : Svörtuloft, 2009. [Pour rendre service à un ami, Sigurður Óli accepte d'aller trouver une employée de la Banque centrale, adepte du libertinage, qui se livre à un chantage. En arrivant, l'adjoint d'Erlendur constate qu'elle a été poignardée et que l'appartement a été saccagé. L'agresseur qui est toujours sur les lieux du crime, frappe le policier et s'enfuit à la vitesse de l'éclair.

L'enquête révèle que la victime et son mari, un guide qui emmène les gens en randonnée sur les glaciers d'Islande, étaient des consommateurs de drogue occasionnels et qu'ils étaient très endettés. Existe-t-il un rapport entre cette affaire et la disparition d'un banquier qui faisait de la marche dans la péninsule de Snæfellsnes ?]

Étranges rivages, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2013, 304 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 3251 : Policier), 2014, 360 pages. Édition originale : Furðustrandir, Reykjavík : Vaka-Helgafell, 1er novembre 2010. [Avec du matériel de camping, Erlendur s'installe à l'Est du pays dans la ferme où il a vécu quand il était enfant. Aujourd'hui l'habitation est passablement délabrée et ouverte à tous les vents, il ne profite que du toit qui le protège de la pluie. En se promenant, il rencontre un voisin nommé Bóas, qui chasse un renard ayant attaqué son troupeau. Les deux hommes parlent de leurs activités respectives, et Bóas raconte une histoire qui remonte à près de soixante ans.

Une nuit de 1942, alors qu'une forte tempête sévissait, un groupe de soldats britanniques avaient été surpris par la brusque montée d'un cours d'eau. Certains s'étaient perdus dans la montagne, d'autres s'étaient noyés mais tous avaient pu être secourus et lon avait retrouvé les corps des victimes. Dans le même temps la jeune mariée Matthildur Kjartansdóttir, l'épouse de Jakob Ragnarsson, faisait le trajet en sens inverse pour aller voir sa mère à Reyðarfjörð. En tentant de traverser le col de Hrævarskörð elle avait disparu et ne sera jamais retrouvée.

Les rumeurs qui ont courru à l'époque vont du suicide à l'accident, en passant par la vengeance ou un meurtre commis par son mari. Erlendur est en congé, mais commence une enquête personnelle au sujet de la disparition de cette jeune femme. La plupart des protagonistes de l'époque sont morts, mais il reste tout de même quelques personnes qui avaient des intérêts dans cette histoire.]

Les Fils de la poussière, Paris, Anne-Marie Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2018, 288 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 5093 : Policier), 2019, 358 pages. Édition originale : Synir duftsins, 1997. [Au début des années 1990, Erlendur accompagné du jeune et strict Sigurður Óli, se rend sur les décombres d'une maison calcinée où ils trouvent le corps d'un enseignant à la retraite. Dans un autre quartier de Reykjavík, un des anciens élèves de l'enseignant, enfermé dans un hôpital psychiatrique depuis des années, se suicide. La police découvre, dans le passé des deux victimes, un lien qui remonte à la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale.

Dans sa vie privée, Erlendur est divorcé et il a une relation compliquée avec sa fille, Eva Lind, qui est toxicomane. Cette dernière, un jour réclame l'aide de son père, un autre jour elle le déteste.] Volet n° 1 dans la série en version originale

Dans sa thèse « Création de personnage et manifestation d'empathie dans le livre Grafarþögn Φ par Arnaldur Indriðason », Harpa Stefánsdóttir signale :
« Arnaldur lui-même a déclaré qu'en écrivant son premier livre, il s'était accidentellement retrouvé dans une histoire criminelle et ne s'en est rendu compte qu'après l'avoir terminé ».

Φ Traduit sous le titre « La Femme en vert ».

Les roses de la nuit, Paris, Anne-Marie Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2019, 290 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 5283 : Policier), 2020, 336 pages. Édition originale : Dauðarósir, 1998. [Un soir, peu après les célébrations du 17 juin Ħ, pour leur troisième rencontre, un jeune homme et sa petite amie décident de prendre un raccourci en traversant le vieux cimetière de la rue Suðurgata. Tous deux s'assoient dans l'herbe et entendent un bruit, puis la jeune fille distingue une tache blanche sur une sépulture. En s'approchant ils découvrent le corps dénudé d'une jeune femme sur la tombe de Jón Sigurðsson, le héraut de l'indépendance islandaise.

Erlendur et ses collègues découvrent rapidement que la victime était une prostituée d'une vingtaine d'années consommatrice d'héroïne, mais personne ne connaît son identité ni d'où elle vient. Pourquoi la victime était-elle précisément sur cette tombe ? Elínborg et Sigurður Óli commencent donc leurs recherches dans le milieu de la drogue, et une piste les mène aux fjords de l'Ouest de l'Islande, la région d'où est originaire Jón Sigurðsson.

L'enquête révèle que cela découle d'un problème qui concerne l'ensemble du pays et qui pourrait entraîner l'un des plus grands changements sociaux de l'histoire de l'Islande.] Volet n° 2 dans la série en version originale  

Trilogie Erlendur Sveinsson, jeune adjoint de Marion Briem

Le Duel, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique), 2014, 320 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4093 : Policier), 2015, 408 pages. Édition originale : Einvígið, 2011. [En pleine guerre froide, à Reykjavík les préparatifs pour le championnat du monde d'échecs Ħ sont à leur apogée. La ville fourmille de touristes, de journalistes, de passionnés du jeu d'échecs et d'agents secrets des deux superpuissances.

Dans un cinéma de quartier la séance est terminée et la salle est nettoyée avant la prochaine projection. Un garçon simple et silencieux de dix-sept ans, Ragnar Einarsson, est découvert, il a reçu plusieurs coups de couteau dans le cœur. Le magnétophone à cassette dont il se servait pour un oui ou pour un non en enregistrant ce qui était à proximité, a disparu.

Ce meurtre est apparemment incompréhensible, qui aurait pu en vouloir à cet adolescent ringard qui est allé au cinéma tout seul ? La police est très occupée mais le/la commissaire Θ Marion Briem trouve près du corps de la victime un paquet de cigarettes soviétiques. Le meurtrier ferait-il partie de l'équipe de Boris Spassky ?

Erlendur Sveinsson est un jeune agent de la circulation routière au regard triste. Marion Briem a un ressentiment voilé contre son père qui ne l'a pas reconnu(e) à sa naissance. Dans son enfance il/elle a séjourné dans un sanatorium danois Δ en raison d'une tuberculose, maladie qui sévissait sur l'île, où une amitié est née avec une autre pensionnaire.]

Θ Arnaldur Indriðason voulait que le lecteur ne sache jamais si Marion Briem est un homme ou une femme. En Islande les noms de famille sont formés en concaténant le prénom du père avec un suffixe.
Pour les hommes, le suffixe est « son » (qui signifie « fils de »).
Arnaldur INDRIÐASON est le fils de Indriði G. ÞORSTEINSSON.
Hugleikur DAGSSON est le fils de Dagur ÞORLEIFSSON

Pour les femmes, le suffixe est « dóttir » (qui signifie « fille de »).
Eva Björg ÆGISDÓTTIR est la fille de Ægir JÓHANNSSON.
Sigríður Hagalín BJÖRNSDÓTTIR est la fille de Björn Vignir SIGURPÁLSSON.
Katrín JÚLÍUSDÓTTIR est la fille de Júlíus STEFÁNSSON.

Δ L'Islande n'est indépendante que depuis le 17 juin 1944. Entre le 1er décembre 1918 et son indépendance, elle était un royaume en union personnelle avec le Danemark.

Les Nuits de Reykjavik, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2015, 260 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4224 : Policier), 2016, 360 pages. Édition originale : Reykjavíkurnætur, 2012. [Hannibal, un sans-abri alcoolique, vivait dans un réduit en béton à coté d'une canalisation d'eau chaude. Plusieurs fois dans le passé les policiers l'ont conduit dans une cellule au poste de police, pour éviter qu'il meure de froid. Son corps est retrouvé par des enfants qui jouaient sur un radeau de leur fabrication, dans les anciennes tourbières de Kringlumýri Ħ.

La police classe rapidement l'affaire, l'homme ne portait aucune marque de violence, il semble s'être noyé après voir consommé trop d'alcool, mais Erlendur prend cette histoire à cœur. Peu avant son décès, la victime avait dit que que l'on avait incendié son précédent refuge dans la cave d'une petite maison, et personne ne l'avait crue, pas même Erlendur. C'est Hannibal qui avait été accusé d'avoir involontairement provoqué le sinistre, et il avait été expulsé par les propriétaires de l'immeuble.

Erlendur Sveinsson est âgé de vingt-huit ans, il travaille la nuit et il est confronté aux accidents de voiture, aux cambriolages, et aux violences domestiques. Mais, obsédé de ne pas avoir écouté le clochard et de lui avoir manifesté autant d'indifférence que les autres policiers, il entame une enquête. Sur son temps de repos, un an après la noyade, il retourne voir le réduit en béton qui est maintenant occupé par un autre sans-abri, et discute avec le nouvel utilisateur des lieux.]

Le Lagon noir, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2016, 320 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points, n° 4578 : Policier), sous le titre : Le Lagon noir : Une enquête de l'inspecteur Erlendur, 2017, 384 pages. Édition originale : Kamp Knox, 2014. [En 1979 une femme est en train de se baigner dans un lagon isolé, à proximité de Grindavík Ħ, la vapeur sort de l'eau et lors d'une éclaircie elle voit le corps d'un homme qui flotte. L'autopsie révèle que ce dernier présente de nombreuses fractures, comme après une chute depuis un avion en vol.

Marion Briem et Erlendur cherchent l'identité de la victime, quand une jeune femme se présente aux enquêteurs, pour leur dire que la victime est son frère. Il travaillait sur la base aérienne américaine de Miðnesheiði, près de l'aéroport de Keflavík. Pour leurs investigations sur un site militaire des USA, les policiers islandais sont obligés d'être accompagnés par des agents de la police militaire américaine, et ceux-ci ne sont pas très coopératifs.

Un matin de 1953, Dagbjört, une jeune fille de dix-neuf ans, était partie du domicile parental, mais n'était jamais arrivée à l'école ménagère. À l'époque les recherches pour retrouver la disparue avaient mobilisé beaucoup de monde, et la police avait exploré plusieurs pistes. En premier, celle d'une fugue avec un garçon – dont on a jamais su ni le nom, ni l'âge – qui habitait « Kamp Knox », un bidonville qui a été rasé depuis.

En second, celle d'une mauvaise rencontre avec des militaires de la base américaine située sur le trajet quotidien de la jeune fille. Mais ni les recherches réalisées par la population ni les pistes suivies par la police, n'avaient abouti à un résultat concret. En parallèle avec l'affaire du corps de l'homme découvert dans un lagon, Erlendur regarde la disparition de Dagbjört sous un angle différent. En visitant l'ex-domicile de la disparue, Erlendur trouve dans un réduit un indice intéressant.]  

Titres n'appartenant à aucune série

Bettý, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2011, 214 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2924 : Roman noir), 2017, 240 pages. Édition originale : Bettý, 2003. [Un juriste peu fortuné donne une conférence ayant pour sujet : la situation des négociations entre les armateurs islandais et l'Union Européenne. La compagne du propriétaire d'une importante société maritime d'Akureyri Ħ, Bettý, vient trouver le juriste après l'exposé. Elle lui explique que son conjoint aimerait bénéficier des connaissances de l'homme de loi.

Bettý n'est pas officiellement mariée, elle a vingt-trois ans de moins que son compagnon, mais elle doit hériter de tout si celui-ci décède le premier. L'avocat et la jeune femme se revoient plusieurs fois, cette dernière fait tout pour avoir une relation sexuelle. Ses manœuvres incluent le fait de ne pas porter de sous-vêtements sous sa robe, et elle parvient à l'objectif qu'elle s'était fixée.

Puis l'armateur est assassiné et la police arrête le conseiller juridique et le place en détention provisoire, sans que soit fixé une date de libération. Dans sa cellule, entre deux interrogatoires, il a tout le temps de repenser aux événements qui l'ont conduit derrière les barreaux, et il s'en veut d'avoir été aussi naïf.]

Le Livre du roi, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique), 2013, 320 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 3388 : Policier), 2014, 425 pages. Édition originale : Konungsbók, 2006. Roman historique et polar nationaliste. [En 1955 à Copenhague, Valdemar, un étudiant islandais féru de manuscrits anciens, arrive pour suivre des cours d'histoire. En poche il a une lettre de recommandation fort élogieuse rédigée par son enseignant de Reykjavík. Son nouveau professeur est bien étrange, car il a un amour immodéré pour l'alcool et un caractère peu facile.

Certaines rumeurs disent qu'il a aidé activement l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale. D'autres disent qu'il a été arrêté par la Gestapo et qu'il a réussi à s'évader. La vérité c'est qu'il avait été arrêté pour avoir aidé une jeune résitante danoise, et n'avait dû son salut qu'à un bombardement des Alliés qui avait détruit en partie l'immeuble où il était détenu.

Néanmoins, après avoir subi un interrogatoire serré au sujet des manuscrits islandais, l'étudiant se lie d'amitié avec son nouvel enseignant de Copenhague. Pendant la guerre, ce dernier a perdu de vue un précieux manuscrit, le Codex Regius qui date de 1271, et qui fait partie des Eddas Ħ. Tous deux vont parcourir l'Europe à la recherche du précieux document.

En Allemagne de l'Est, ils sont arrêtés par la police alors qu'ils venaient de fracturer l'entrée d'une chapelle funéraire. Leur enquête leur avait appris que l'objet tant recherché devait certainement se trouver à cet endroit. Après une nuit en prison et alors qu'ils pensaient y rester longtemps, ils sont expulsés du pays, et continuent leurs recherches. Mais ils sont surveillés de loin par un groupe qui souhaite mettre la main sur ce codex, dans un but idéologique.]

Opération Napoléon, Θ Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2015, 356 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4430 : Policier), 2016, 423 pages, traduit de l'anglais : Operation Napoleon. Édition originale : Napóleonsskjölin, 1999. [En 1945, alors que la Seconde Guerre mondiale tire à sa fin, un bombardier allemand survole l'Islande, pris dans le blizzard il s'écrase au Sud du Vatnajökull Ħ, le plus grand glacier d'Europe. Curieusement, des soldats américains et allemands sont à bord, et l'un de ces derniers a un porte-documents relié au poignet par une chaînette.

En 1996, lorsque le glacier se met à fondre, une image satellite montre la partie avant de la carcasse de l'appareil. Les militaires de la base américaine de Miðnesheiði, près de l'aéroport de Keflavík, réagissent étrangement vite et occupent les lieux.

Deux jeunes Islandais, Elias et Johann, sont témoins de cette intervention. Le premier des deux parvient à entrer brièvement en contact avec sa sœur Kristín, une jeune avocate au ministère des Affaires étrangères, puis les deux jeunes disparaîssent.]

Θ Ce titre a été traduit de l'anglais et non de l'islandais. Voir le site Polar des Glaces.

 

Titre publié avec ceux d'autres auteurs

Huit nouvelles, par des auteurs membres de Hið íslenska glæpafélag, l'association islandaise des écrivains de polars.

Titre non traduit


« Leyndardómar Reykjavíkur 2000 » (Les Mystères de Reykjavík 2000), Reykjavík, Félag íslenskra bókaútgefenda, 2000. [Les auteurs des autres nouvelles de cet ouvrage, sont : Viktor Arnar Ingólfsson (Voir ce nom), Hrafn Jökulsson, Birgitta Halldórsdóttir, Stella Blómkvist, Árni Þórarinsson (Voir ce nom), Gunnar Gunnarsson et Kristinn Kristjánsson.] Arnaldur Indriðason est l'auteur de la quatrième nouvelle.  

Trilogie des ombres (Seconde guerre mondiale)

L'ordre de parution des traductions n'est pas celui des originaux, voir le site Polar des Glaces.

Dans l'ombre : Trilogie des ombres, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2017, 352 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4730 : Policier), 2018, 390 pages. Édition originale : Þýska húsið, 2015. [Au début de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis veulent éviter que l'Islande, province du Danemark occupé, ne tombe sous domination allemande. Les USA veulent également protéger leurs convois maritimes, ils envoient donc des troupes sur cette île. Elles remplacent celles des Britanniques qui regagnent leur pays pour le défendre en cas de débarquement allemand. Des milliers d'hommes arrivent, qui n'avaient jamais entendu parler de l'Islande auparavant.

De nouveaux arrivants viennent de la campagne environnante s’installer dans la grande ville, à la recherche d'une vie meilleure. Les habitants en veulent aux militaires étrangers pour avoir courtisé les jeunes filles, et c’est une source de tension. Avec leur argent et leurs produits modernes, les soldats sont bien plus attirants que n'importe quel autochtone.

À Reykjavík en août 1941, dans un appartement situé au sous-sol, on découvre un homme tué d’une balle dans la tête. Apparemment il venait de rentrer chez lui, il est vêtu de son pardessus et il a la clef de la porte à la main. Avec du sang, le meurtrier a marqué une inscription sur le front de la victime.

Flóvent est le seul enquêteur de la capitale dans le domaine criminel, et il n’a débuté sa carrière que depuis quelques années. Formé à Londres par Scotland Yard, il a ensuite effectué un stage de quelques mois dans la police d’Édimbourg. Il souhaite moderniser le travail d’enquêteur, et il est en charge de l’affaire.

En arrivant sur place, il fait sortir l’un des deux policiers, le second est déjà dehors après avoir vomi et dit qu’il ne veut plus revenir sur les lieux. Une inspection rapide ne donne pas l'impression que quelque chose a été volé, les tableaux sont accrochées aux murs, et les fenêtres sont fermées, ce ne peut pas être un cambriolage.

Le projectile mortel ayant été tiré par un Colt 45, l’arme individuelle des soldats américains, les soupçons se dirigent vers eux. Flóvent reçoit donc l’aide de Thorson, un Canadien de la police militaire. Ce dernier n’a aucune expérience d’enquêteur, mais il parle islandais. Ses parents avaient quitté l’île aux volcans pour s’installer au Manitoba Ħ.

Le défunt semble être le locataire, Felix Lunden, un représentant de commerce. Par formalité, sa logeuse vient l’identifier dans les locaux du médecin légiste. Elle est étonnée et demande s’il y a eu un deuxième meurtre. Elle affirme que le corps n'est pas celui de Felix, ce qui déconcerte l’enquêteur.

Une capsule de cyanure de potassium est retrouvée dans l’appartement, et l’analyse montre qu’elle est de fabrication allemande. Des rumeurs courent au sujet d'une éventuelle visite de Winston Churchill. Flóvent et Thorson doivent garder une longueur d'avance sur les services américains de contre-espionnage.

Les deux policiers cherchent à savoir qui est le mort et pourquoi était-il là. Naturellement, ils aimeraient savoir où se trouve Felix, mais il se cache et sa famille refuse de coopérer. Le père du fugitif se déplace en fauteuil roulant, c’est le médecin à la retraite Rudolf Lunden, un pro-nazi d'origine allemande.

L’homme qui a été assassiné s’appelait Eyvindur, c’était un ami d’enfance de Felix. Lui aussi était représentant de commerce en meubles et en vaisselle. Peu de temps avant Vera, sa petite amie qui cause des problèmes où qu'elle aille, l'avait quitté pour un officier britannique. Le meurtre pourrait n’être qu’une simple histoire de jalousie.]

La Femme de l'ombre : Trilogie des ombres, Paris, Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2017, 330 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4882 : Policier), 2018, 384 pages. Édition originale : Petsamo, 2016. [En 1940, le paquebot « Esja » doit rapatrier en Islande, depuis le port de Petsamo Θ, à l'époque situé en Finlande, Δ, trois-cents personnes qui fuient la Seconde Guerre mondiale. Parmi les passagers du navire, se trouve une jeune femme qui était élève infirmière en Suède. Elle attend son fiancé, étudiant à Copenhague, mais celui-ci ne viendra pas.

Au printemps 1943, l'enquêteur Flóvent est chargé de l'affaire du corps d'un homme rejeté par la mer à Nauthólsvík. Dans le même temps, un jeune homme est violemment agressé à Klambratún Ħ.]

Θ Opération authentique, mais qui s'est déroulée en réalité au port de Liinahamari, situé près de la ville de Petsamo. Voir YLE, la chaîne finlandaise de TV.
Δ Voir plus bas : la Finlande a été amputée de plusieurs territoires.

Passage des ombres : Trilogie des ombres, Paris, Anne-Marie Métailié, (Bibliothèque nordique : Noir), 2018, 304 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 5023 : Policier), 2019, 363 pages. Édition originale : Skuggasund, 2013. [À Reykjavík dans les années 1940, un militaire américain découvre le corps de Rosamunda, une jeune couturière qui a été étranglée. Le crime a eu lieu derrière le Théâtre national, dans une zone dangereuse de la ville connue sous le nom de « quartier de l'ombre ».

Dans les années 1990, un homme inquiet contacte les autorités, car il n'a pas vu son voisin depuis longtemps. La police s'introduit dans l'appartement de Stefán Þórðarson, âgé de quatre-vingt-dix ans, et le découvre allongé dans son lit. Le petit logement est en ordre et son propriétaire est âgé, apparemment il est mort dans son sommeil. L'autopsie révèle la présence de fibres textiles dans ses voies respiratoires, il a été assassiné, étouffé avec un oreiller. Sur son bureau des coupures de journaux évoquent le meurtre des années de la Seconde Guerre mondiale.

L'ex-enquêteur Konráð est informé de ce cas par une ancienne collègue de la police, et pour sortir de l'ennui de sa vie de retraité, il commence l'enquête à titre privé. Cette affaire des années 1940 il s'en souvient, car il a grandi dans ce « quartier de l'ombre », et il se demande pourquoi, après tout ce temps, un vieux meurtre refait-il surface ?]  

Série Konráð, policier retraité

Ce que savait la nuit, Paris, Anne-Marie Métailié, (Bibliothèque nordique), 2019, 320 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 5125 : Policier), 2020, 360 pages. Édition originale : Myrkrið veit Θ, Reykjavík : Vaka-Helgafell, 2017. [La clarté diminue chaque jour un peu plus, le thermomètre va bientôt afficher des valeurs négatives, des touristes allemands visitent le Langjökull Ħ. Le guide islandais leur explique que le glacier fond lentement en raison du réchauffement climatique.

C'est alors qu'à leur surprise, ils voient une tête humaine très bien conservée qui dépasse de la glace. Le médecin légiste détermine qu'il s'agit de Sigurvin, un entrepreneur qui a disparu trente ans auparavant, en 1985.

Konráð était l'enquêteur qui s'était totalement investi dans les recherches initiales, mais actuellement retraité, il n'est donc pas chargé de l'enquête. Aujourd'hui il pleure son épouse Erna, qui est décédée d'un cancer, et après une brève hésitation il décide de réexaminer l'affaire de façon non-officielle.

L'associé de la victime, Hjaltalín, avait été un temps le seul suspect, mais en raison de l'absence de corps, rien n'avait pu être retenu contre lui. Aujourd'hui, bien qu'en phase terminale d'une grave maladie, il reçoit la visite de Konráð qui vient l'interroger. L'homme continue de proclamer son innocence, et quelques temps plus tard il succombe à la maladie.

Mais de nouveaux témoignages et l'intuition de Konráð le conduisent dans une autre direction. Vilmar est un jeune homme qui avait été le témoin d'un élément important pour les premières recherches. Mais il est mort inexplicablement il y a sept ans heurté par une voiture une nuit d'hiver. Hjördís, la sœur de ce dernier, apporte à l'enquêteur des documents que son frère avait gardé.] Volet n° 1 dans la série en version originale

Θ Le titre est extrait d'un poème de Jóhann Sigurjónsson qui commence par « Það er margt sem myrkrið veit… » (Il y a beaucoup de choses que les ténèbres savent…).

Les Fantômes de Reykjavík, Paris, Anne-Marie Métailié, (Bibliothèque nordique), 2020, 320 pages. Édition originale : Stúlkan hjá brúnni, Reykjavík : Vaka-Helgafell, 1er novembre 2018. [Deux personnes âgées anxieuses s'adressent à Konráð, car elles sont sans nouvelles de leur petite-fille depuis plusieurs jours. Depuis la mort dans un accident de voiture de leur fille, le couple a la tutelle de la disparue. Le grand-père est un fiscaliste respecté, et la grand-mère avait occupé une fonction publique importante.

L'ex-policier n'a pas très bien connu les gens qui viennent le trouver, guère plus que bonjour et bonsoir. C'est surtout son épouse décédée, Erna, qui était une grande amie de la femme âgée. Les grands parents disent que Danní, la disparue, est une adolescente difficile et rebelle. Selon eux, elle est aussi toxicomane et impliquée dans le trafic de drogue.

La jeune fille de dix-sept ans, pour financer sa consommation personnelle, a fait passer en contrebande une valise pleine de drogue. Elle était partie de Copenhague, et n'a pas été arrêtée par les douanes à son arrivée en Islande. La grand-mère explique à Konráð ne pas s'être adressée à la police, par crainte de la publicité et voir les médias faire le siège de sa maison.

L'ex-enquêteur se met à la recherche de la personne qui s'est éclipsée, et fini par la retrouver dans un appartement. Danní a une aiguille dans le bras et elle est morte, apparemment victime d'une surdose de drogue. La première hypothèse est un accident, mais cela pourrait être un meurtre maquillé. Quelqu'un aurait-il voulu la faire taire pour toujours ?

Le logement dans lequel Konráð a découvert la victime est saccagé, et il était celui de Lassi, le petit ami de Danní. Ce dernier est un drogué avec une série de petites condamnations sur son casier judiciaire. L'enquêtrice Marta était une élève de Konráð, et lui a succédé dans l'équipe des homicides.

Elle est chargée de de l'affaire de l'enlèvement de Lassi par la mafia des stupéfiants. La police tend un piège aux ravisseurs du garçon, sous la forme d'un sac rempli de faux médicaments. Le véhicule des malfaiteurs heurte un lampadaire, et ses deux occupants sont arrêtés. Lassi est inconscient et doit être hospitalisé en soins intensifs.

Konráð n'a pas eu une enfance heureuse, sa sœur Beta et leur mère ont quitté le domicile familial. Lui est resté vivre avec leur père violent et alcoolique, mais qu'il l'aimait. Pendant la Seconde Guerre, le père de Konráð et Engilbert organisaient des opérations dans lesquelles ils gagnaient beaucoup d'argent.

Les deux homme étaient impliqués dans un commerce de spiritueux, et c'était en grande partie de la fraude. L'un des acheteurs n'a pas payé, le restaurateur Svanbjörn, le père de Konráð frappe son débiteur et celui-ci paie le lendemain. Un second restaurant est incendié et deux semaines plus tard, le père de Konrad est assassiné devant l'abattoir local.

De nos jours, plus Konráð essaie de découvrir la vérité, plus il découvre de faits sur son père, poignardé au cours d'une nuit froide par un inconnu. Lors d'une exposition de photographies aériennes de la ville à différentes époques, il rencontre Eygló. Celle-ci est la fille d'Engilbert, et elle a hérité de son père d'un don de médium.

Elle dit qu'elle a eu la vision d'une fillette morte il y a un demi-siècle, qui ne pourra reposer en paix que si elle retrouve sa poupée. Puis elle demande à Konráð d'essayer de se pencher sur la question. L'ex-policier ne croit pas au surnaturel, mais ne peut pas rejeter cette demande, car sa relation avec Eyglór est basée sur sa confiance.

Au début des années 1960, le jeune poète Leifur traverse le pont sur le petit lac Tjörnin, situé au milieu de Reykjavík. C'est alors qu'il voit une poupée flotter sur l'eau, et il veut la ramener sur le parapet du pont au cas où son propriétaire viendrait la chercher. Arrivé sur la berge, il voit dans le lac le corps d'une fillette de douze ans, Nanna.

La petite fille qui s'est noyée, faisait partie des derniers habitants du secteur de Skólavörðuholt à Reykjavík. L'affaire a été classée comme accident, mais il n'est jamais trop tard pour rendre justice. L'ex-enquêteur consulte le dossier établi à l'époque par la police, puis il va interroger Eymunður, le demi-frère de Nanna,

Ensuite il va parler avec Leifur, le poète en herbe qui a découvert le corps, et il arrive au moment où l'artiste veut se suicider en incendiant sa maison. Konráð arrive à le sauver des flammes, et il récupère par la même occasion le jouet de la petite. Le dessin qu'il va découvrir à l'intérieur de la poupée, l'autoportrait de la peite fille, va avoir une incidence sur les trois affaires en cours.]

La Pierre du remords, Paris, Anne-Marie Métailié, (Bibliothèque nordique), 2021, 320 pages. Édition originale : Tregasteinn, Reykjavík : Vaka-Helgafell, 1er novembre 2019. [Une femme est assassinée chez elle et, sur un bureau dans l'appartement, on trouve un document portant le numéro de téléphone de Konráð. La victime avait fait appel à l'ex-policier pour retrouver son enfant. Un demi-siècle plus tôt elle avait accouché puis le nouveau-né avait été adopté.

Konráð s'en veut à présent d'avoir refusé cette mission, et il est maintenant déterminée à la mener à bien. C'est une histoire de honte et de désespoir, de regrets intenses et d'échos d'actes pervers qui remontent loin dans le passé.]

Titre non traduit

« Þagnarmúr » (Le Mur de silence), Reykjavík : Vaka-Helgafell, 1er novembre 2020 Θ. [Dans une maison en pierre de Reykjavík, des secrets sont retrouvés enfermés dans le mur du sous-sol. Konráð cherche à faire la lumière sur les maux du passé, couverts par le silence pendant des décennies. En même temps la police s'intéresse à lui, car il n'a pas dit la vérité le jour où son père a été assassiné. Qu'a-t-il voulu cacher pendant toutes ces années ?]

Θ Les ouvrages d'Arnaldur Indriðason paraissent tous les ans, le 1er novembre.

 

INGELMAN-SUNDBERG, Catharina (Suède, 1948 – ) Ω

 Nom complet : Catharina Maria Fredrika INGELMAN-SUNDBERG 

Quadrilogie Le gang des seniors, Märtha et ses amis

Comment braquer une banque sans perdre son dentier, Paris, Fleuve Noir, 2014, 425 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 16271 : Littérature – Best), 2015, 467 pages. Édition originale : Kaffe med rån, 2012.

Le Gang des dentiers fait sauter la banque, Paris, Fleuve Noir, 2015, 379 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 16540 : Littérature – Best), 2016, 416 pages. Édition originale : Låna är silver, råna är guld, 2014.

Comment prendre le large sans perdre sa perruque !, Paris, Fleuve Noir, 2016, 450 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 17060  : Littérature – Best), 2017, 512 pages. Édition originale : Rån och inga visor, 2016.

Titre non traduit

« Goda rån är dyra » (Les bons vols coûtent cher), Stockholm : Bokförlaget Forum, 23 septembre 2020. [Après un vol de diamants, Märtha et les autres sont contraints de fuir Stockholm et découvrent qu'il y a des problèmes dans une grande partie du pays. Lors de leur voyage vers la campagne, ils découvrent que la station-service est fermée, et que la connexion Internet ne fonctionne pas.]  

INGÓLFSSON, Viktor Arnar (Islande, 1955 – )

L'Énigme de Flatey, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2013, 359 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 3167 : Policier), 2014, 384 pages. Édition originale : Flateyjargáta, 2002. [Au printemps 1960, deux hommes et un enfant chassent le phoque au large de Flatey Ħ. Sur un îlot du fjord de Breiðafjörður, ils découvrent un corps à l'état de squelette. Dans une poche de la victime, il y a un message composé d'une série de trente-neuf lettres.

Le 1er juin 1960, Kjartan, un jeune enquêteur du district de Patreksfjörður, est envoyé sur place. Le corps est celui du Danois Gaston Lund, qui avait disparu depuis plusieurs mois. L'homme était un spécialiste des sagas rassemblées dans le « Livre de Flatey », un ouvrage qui est conservé à la bibliothèque locale. Peu de temps après, un autre cadavre est retrouvé sur Flatey, mais cette fois, le dessin d'un oiseau est tatoué sur le dos de la victime.]

Titre non traduit

« Engin spor : skáldsaga » (Aucune trace), Reykjavík : Mál og menning, 1998. [Par un matin froid le 18 janvier 1973, la gouvernante découvre l'historien célibataire Jacob Kieler junior, âgé de quarante-huit ans, mort dans sa belle villa de Reykjavík. Dans cette maison rien n'est jeté, tout est méticuleusement archivé et des pièces entières ressemblent au musée d'une famille riche. L'autopsie démontre que ce n'est pas la balle qu'il reçu qui a causé sa mort, mais le saignement qui a suivi.

Halldór, qui est marié depuis trente-cinq ans, est celui qui dirige le groupe d'enquêteurs. Jóhann Pálsson est un spécialiste des indices et des preuves scientifiques, il a été formé aux États-Unis, et il a la capacité de se souvenir des empreintes digitales presque aussi bien que des visages. La fragile et sensible Hrefna, est âgée de trente-trois ans, mère célibataire d'une fille de quinze ans, et elle était auparavant dans la police en uniforme. Egill est un irascible, enclin à la chicane, qui abuse de temps en temps de son rôle dans un but personnel.

Ce meurtre est inexplicable pour l'équipe d'enquête, il n'y aucune trace dans la maison et le défunt n'avait pas d'ennemis. Jacob Kieler senior, le père de la victime, a été tué de la même manière presque trente ans plus tôt en juillet 1945, est-ce une coïncidence ou l'œuvre d'un tueur en série ? Les policiers finissent par trouver la clé du coffre-fort, qui contient sept agendas, qui retracent les moments clefs du père. Ces document vont jusqu'au 8 juillet 1945, lorsqu'il écrit « Matthias vient demain ». Matthias était son frère, violoncelliste en Allemagne pendant de nombreuses années, et Jacob sera assassiné cinq jours plus tard.

Jacob Kieler senior a d'abord étudié l'ingénierie au Danemark, puis en Allemagne et en Amérique, et c'est là qu'il a succombé à la fascination du chemin de fer. C'est devenu son rêve, il voulait construire une ligne de chemin de fer reliant le Nord et le Sud de l'Islande, avec l'aide de l'État ou de financiers étrangers. La Seconde Guerre mondiale a entraîné des revers dans l'opération, et il a noté les informations détaillées concernant ses premiers succès dans un journal en douze volumes.]

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JACKSON, Stina (Suède ⇄ USA, 1983 – )

Titre non traduit

« Silvervägen » Θ (La Route d'argent) Δ, Stockholm : Albert Bonniers förlag, 22 mai 2018. [Sur un peu moins de cinq cents kilomètres, la route 95 part de Skellefteå , une localité minière au Nord de la grande ville suédoise d'Umeå. Elle se termine au port norvégien de Bodø, c'est une région à faible densité de population, avec des forêts et des montagnes désertes. Elle est appelée la route d'argent, en référence au peuple sámi qui fabriquait, il y a mille ans, des bijoux avec ce matériau. Les produits étaient ensuite exportés, ainsi que du minerai de plomb, de Nasafjäll jusqu'au golfe de Botnie, la partie septentrionale de la mer Baltique située entre la Suède et la Finlande.

Tôt un matin il y a trois ans, Lelle a déposé sa fille Lina, âgée de dix-sept ans, à l'arrêt du bus du petit village (fictif) de Glimmersträsk. Elle partait pour son premier emploi d'été, et on ne l'a plus jamais revue . Un témoin a déclaré n'avoir vu personne quand il est arrivé pour attendre le bus, qui devait passer quelques minutes plus tard. Depuis cette date ce père, professeur dans un lycée, cherche sa fille en sillonnant tous les étés la route 95, puisque la police a refermé le dossier. Au cours de ces trois années, l'enquête officielle n'a donné aucun résultat, et Lina semble avoir été engloutie par la terre. Au volant de sa voiture, il tente de trouver de nouveaux indices, le soleil de minuit, les moustiques et la lumière du jour permanente lui permettent de ne pas dormir.

Cette disparition lui a coûté son mariage avec Arnette, celle-ci estime qu'il a une part de responsabilité, et elle tente de faire face à la douleur en reconstruisant sa vie avec une autre personne. Le chagrin ronge cet homme de l'intérieur, il vit seul, approche lentement de la paranoïa, mange peu, est incapable de se reposer, fume et boit beaucoup. Chaque vieux hangar vide, chaque maison, chaque ferme, chaque sentier où il s'est arrêté pour enquêter est reporté sur sa carte routière, et il ne reste plus un pouce de papier qui n'ait pas été marqué.

L'automne arrive, Lelle a repris ses fonctions d'enseignant, et une adolescente, Meja, fait partie de ses nouvelles élèves. Elle vient d'arriver avec Silje, sa mère alcoolique souffrant de troubles psychiques, pour rejoindre Torbjörn, le nouveau compagnon de cette dernière, rencontré par Internet et plus âgé qu'elle. La jeune fille n'a pas eu une vie facile, obligée de déménager sans cesse et contrainte de veiller sur sa mère. L'adolescente, qui n'a pas toujours mangé à sa faim et qui n'a pas toujours porté des vêtements à sa taille, a le même âge que Lina à l'époque où cette dernière a disparu.

Meja se sent seule et un soir en se promenant dans les bois elle rencontre Carl-Johan, qui vit dans une ferme avec ses deux frères et leurs parents. Ce sont des gens qui sont convaincus qu'une catastrophe mondiale se produira, ils vivent en autosuffisance avec la capacité de ne pas dépendre de l'extérieur pendant cinq ans. Elle est accueillie dans cette famille à bras ouverts, elle est heureuse de ne plus être liée à sa mère et, pour la première fois de sa vie, elle a un sentiment d'appartenance et peut se nourrir régulièrement. Le foyer qui la reçoit a banni les technologies modernes, et la jeune fille ne peut pas prendre avec elle son téléphone, mais cela ne la dérange pas.

Une autre jeune fille avec le même physique que Lina disparaît dans cette petite ville où tout le monde se connaît. Lelle s'efforce de convaincre la police qu'il existe un lien avec la disparition de sa progéniture. Cet homme n'abandonnera pas ses recherches, tant que sa fille ne sera pas retrouvée morte ou vivante. Les trajectoires de Lelle, qui est convaincu que Lina est vivante, et Meja vont converger pour trouver la vérité, et seront liées par des événements dramatiques.]

Θ Prix de la Clef de Verre pour l'année 2019.
Δ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Fayard.
Δ Selon le traducteur Jean-Baptiste Bardin, ce titre doit paraître aux éditions Mazarine.
Lieu de naissance de l'auteure.
L'auteure s'est inspirée des disparitions de femmes le long de la route 16 du Canada, aux environs de 1970.
 

JACOBSEN, Hans Peter (Danemark, 1892 – 1973)

L'Affaire Anderson, Éditions Colbert, (Police Collection), 1946, 124 pages. Édition originale : Mysteriet Anderson, 1940. [L'ermite Anderson est retrouvé mort sur la lande. Les curieux ayant piétiné les lieux, il est donc difficile pour la police et le médecin de déterminer si c'est un meurtre ou un suicide. Commence alors une longue enquête, dans laquelle il s'avère que les habitants du village ont tous une responsabilité d'une manière ou d'une autre.]  

JACOBSEN, Steffen (Danemark, 1956 – )

Pentalogie La commissaire Lene Jensen & Michael Sander, détective privé

Trophée, Paris, S. W. Télémaque, (Entailles), 2014, 525 pages. Réédition : Paris, Pocket, (Thriller-Noir) 2015, 608 pages. Édition originale : Trophæ, 2013. [Elisabeth Caspersen-Behncke découvre dans le coffre-fort de son père, un chef d'entreprise récemment décédé, un DVD qui montre les derniers instants atroces d'un jeune couple. Dans un paysage enneigé, on voit un jeune homme conduit au bord d'une falaise, puis exécuté. Elle s'adresse à Michael Sander, ex-militaire, pour savoir qui étaient les victimes, et quel était le rôle de l'industriel décédé dans cette affaire.

La commissaire Lene Jensen, âgée de quarante ans et divorcée, enquête sur la mort de Kim Andersen, un ancien combattant, retrouvé pendu à un arbre le lendemain de son mariage. L'homme avait récemment gagné beaucoup d'argent, alors pourquoi se serait-il suicidé, surtout avec les mains menottées dans le dos ?] Volet n° 1 de la série en version originale.

Le Parc, Paris, S. W. Télémaque, (Entailles), 2016, 340 pages. Édition originale : Gengældelsen, 2014. [Un kamikaze déclenche une explosion sous l'un des manèges les plus populaires du parc Tivoli Ħ, et plus de mille personnes sont tuées. Sept mois plus tard, la police n'a toujours arrêté personne pour cet attentat.

Lene Jensen, qui a participé à l'enquête infructueuse, est maintenant proche d'une grave dépression nerveuse. Le suicide de sa fille n'a pas amélioré sa santé, au contraire elle boit trop, dort mal et a beaucoup de mal à se concentrer sur son travail. Pour sortir de la déprime elle fait du bénévolat à Lifeline, un service téléphonique d'aide aux jeunes suicidaires, et elle est entrée en contact avec une jeune femme islamique.

Lorsque cette dernière se suicide à la gare de Nørreport, la commissaire ne croit pas à cette version, et voit soudain un lien possible avec la bombe du parc Tivoli. Avec Michael Sander, ils découvrent que le PET (le service de renseignement danois), mais aussi d'autres services, en savent plus qu'ils ne veulent bien le dire. Une nouvelle attaque pourrait bien se produire, de nouveaux terroristes sont déjà arrivés au Danemark et ils se sont fixés un objectif.] Volet n° 2 de la série en version originale.

Titres non traduits

« Et bjerg af løgne » (Une Montagne de mensonges), Copenhague : Politikens Forlag, 2015. [La compagnie danoise Nobel Oil a un projet d'exploration pétrolière dans l'Ouest du Groenland. Ce projet est soutenu par le gouvernement du Danemark, les élus du Groenland, et la Banque de Développement de la Chine finance l'opération.

Le géologue de la société, Peter Holm, découvre un paramètre qui peut détruire les installations de forage lorsqu'elles seront mises en place. Ce dernier vient présenter ses travaux au directeur de Nobel Oil, et le lendemain le géologue est assassiné dans une rue de Copenhague. La clef USB sur laquelle il y avait les dernières analyses du géologue a disparu.]

« Enhjørningen » (La Licorne), Copenhague : Politikens Forlag, 2016. [Une jeune femme est retrouvée morte dans une plantation au nord de Kalundborg Ħ, et il n'y a aucun moyen de l'identifier. Elle a reçu une balle dans le dos, et ses vêtements sont imprégnés d'eau salée. Avec ses dernières forces, elle s'est gravée une série de lettres et de chiffres sur la peau du ventre.

Le laboratoire de la police retrouve du sable dans ses chaussures et le médecin légiste détermine que la victime a accouché deux ou trois mois plus tôt. La commissaire Lene Jensen prend l'affaire à contrecœur.

Michael Sander vient de terminer une mission commencée quatre mois plus tôt, il a retrouvé dans l'Union Indienne le fils du milliardaire Bertram Monell. Sur le chemin du retour, il s'est arrêté à Paris, il a rencontré une jeune beauté au bar de l'hôtel et ils ont passé la nuit ensemble.

Maintenant il est chargé de retrouver Bettina, une virtuose du violon de renommée mondiale, qui a disparu depuis un an et demi. Les polices du monde entier ont déclaré l'affaire insoluble, mais un proche de la disparue ne veut pas abandonner.

Les deux affaires vont converger vers un milliardaire sans scrupules, et dans une clinique privée, le mythe de la licorne, celui de l'enfant génétiquement parfait avec des capacités optimales.]

« Ghostwriter » (Le ré-écrivain), Copenhague : Lindhardt og Ringhof, 9 novembre 2018. [Michael et Lene sont maintenant mariés et vivent avec leur fille. Michael a réduit sa charge de travail comme détective privé, en tout cas c'est ce que croit Lene.

La commissaire enquête sur le cas du directeur d'une grande entreprise pharmaceutique, découvert mort dans sa voiture. Vieux et malade, il avait engagé quelqu'un pour écrire sa biographie et il voulait dévoiler une découverte scientifique faite par une équipe de recherche. Mais à quelques kilomètres de là on retrouve l'homme qui était censé écrire la biographie, assassiné d'une balle dans la tête.]  

JAKOBSDÓTTIR, Svava (Islande, 1930 – 2004)

La Saga de Gunnlöd, Paris, José Corti, (Merveilleux), 2002, 317 pages. Édition originale : Gunnlaðar saga, 1987. [Dans les années 1980, Dís est arrêtée au Musée National du Danemark, pour le vol étrange et insensé d'une urne en or de valeur inestimable. L'adolescente de Reykjavík clame haut et fort, convaincue de la légitimité de son geste, qu'elle doit récupérer son bien de naissance.

Selon l'Edda de Snorri, l'urne en or contenait l'hydromel de poésie dont elle, Gunnlöð, avait la garde. Son père, le géant Suttung, avait caché l'objet dans sa demeure, la montagne des Hnitbjörg (« Les rochers qui s’entrechoquent »). Óðinn séduisit la gardienne des lieux, restât trois nuits avec elle, et avec l'aide de Baugi, le frère de Suttung, il lui dérobât l'urne pour en boire le contenu.

Le père de Dís a refusé de s'impliquer dans l'affaire, affirmant qu'il était trop occupé. Sa mère fait le déplacement jusqu'à Copenhague pour être plus près de la prison où Dís est en détention provisoire. C'est une femme d'affaires bourgeoise, qui craint pour ses ambitions commerciales avec le gouvernement. Si sa fille était accusée d'appartenir à un groupe terroriste, elle pourrait dire adieu à son projet de contrat.

Mère et fille sont involontairement entraînées dans un monde de déesses, de prêtres sacrificiels, de trônes d'or, de rochers et de rois qui s'affrontent. Mais pourquoi Dís a-t-elle été convoquée dans le monde de la mythologie islandaise à l'âge du bronze ? Nous sommes en 1985, et l'accident dans la centrale nucléaire de Tchernobyl vient de se produire, l'auteure fait un parallèle entre une catastrophe mythologique et une autre moderne.]  

JANSON, Mårten (Suède, 1933 – )

 Pseudonyme de Jan MÅRTENSON : Voir aussi ce nom

Trilogie Jonas Berg, diplomate auprès de l'O.N.U.

Le Timbre jaune, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1370), 1975, 186 pages. Édition originale : Tre skilling banco, 1971. [En faisant du rangement dans la maison de son oncle, Jonas Berg trouve une enveloppe affranchie d'un timbre-poste britannique très rare, donc d'une grande valeur. Le lendemain matin, on retrouve devant la maison, le corps du voleur qui a dérobé l'enveloppe. Apparemment il a fait une chute mortelle depuis une fenêtre de l'étage, mais sur la victime on ne retrouve pas l'objet subtilisé.] Volet n° 2 de la série en version originale.

Le Prix Nobel et la mort, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1463), 1977, 249 pages. Réédition [Sous le nom de Jan Mårtenson] : Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Club des Masques n° 495), 1983, 249 pages. Édition originale : Nobel pristagaren och döden, 1972. [Le professeur John Cumberland, qui a reçu il y a peu le prix Nobel, séjourne dans une pension de famille. Parmi les clients de cet établissement, il y a également Jonas Berg. Après le repas de Noël, alors qu'il neige, le professeur a une conversation avec le diplomate à l'extérieur de la maison. Puis le scientifique remet au diplomate une lettre sous enveloppe.

L'office religieux se termine et les participants quittent le lieu de culte. On constate alors que John Cumberland est mort, apparemment à la suite de troubles cardiaques. Les pompes funèbres locales viennent chercher le corps, et plus tard Jonas Berg se renseigne auprès ces dernières, mais l'entreprise mortuaire dit qu'elle n'est pas intervenue.

La chambre du diplomate est fouillée en son absence, mais la lettre que lui avait remise le Prix Nobel était bien cachée. Jonas Berg entre en contact avec la fille du professeur, destinataire du courrier, mais cette dernière refuse d'en évoquer le contenu.] Volet n° 3 de la série en version originale.

Titre non traduit

« Telegrammet från San José » (Télégramme de San José), Stockholm : Wahlström & Widstrand, 1971. [Jonas Berg, jeune secrétaire de l'ambassade de Suède à San José, envoie un télégramme : le beau-fils du président a été assassiné.]  

JANSSON, Anna (Suède, 1958 – ) Ω

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Série Maria Wern, en poste à Visby

L'Inconnu du Nord, Issy-les-Moulineaux, Éditions du Toucan, (Toucan noir), 2009, 432 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 31848 : Policier/Thriller), 2010, 408 pages. Édition originale : Främmande fågel, 2006. [Une pandémie de grippe aviaire atteint l'île de Gotland. Le cuisinier d'un camp de sport, Berit Hoas, se blesse puis se rend à l'hôpital et meurt rapidement.

Le responsable de la prévention des maladies constate que le médicament Tamiflu se révèle inefficace, et décide que les cinquante enfants et leur entraîneur doivent être mis en quarantaine. La police de Visby Ħ est chargée de veiller à ce que personne ne pénètre dans la zone d'exclusion.

Toute l'île est fermée au monde extérieur et l'enquêtrice Maria Wern, veuve et mère de deux enfants, cherche sur Internet un homme qui vend des médicaments contre la grippe aviaire. La policière a une raison très personnelle d'agir, son fils Emil Θ fait partie du groupe d'enfants confinés.] Volet n° 7 de la série en version originale.

Θ C'est aussi le personnage principal de livres pour enfants écrits par Anna Jansson. La série compte actuellement quinze titres.

Le Pacte boréal, Paris, Éditions du Toucan, (Toucan noir), 2010, 315 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 32547 : Policier/Thriller), 2012, 336 pages. Édition originale : Stum sitter guden, 2000. [Dans les bois à proximité de la petite ville (fictive) de Kronköping, près d'Uppsala Ħ, on retrouve un homme assassiné avec une lance enfoncée dans l'estomac. Dans les arbres aux alentours il y a un coq, un lapin et un chat. L'enquêtrice repense à un autre meurtre commis neuf ans plus tôt.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Derrière les remparts, Paris, Éditions du Toucan, (Toucan noir), 2012, 377 pages. Édition originale : Silverkronan, 2003. [Wilhelm Jacobsson disparaît sans laisser de trace sur le bateau qui assure la liaison avec l'île de Gotland. Alors que le festival médiéval annuel de Visby se déroule, le dossier de disparition arrive sur le bureau de Maria Wern.

Quelques jours plus tard, une dame âgée promène son chien et l'animal commence à gratter le sol puis déterre un cadavre, celui de Wilhelm. Le village préhistorique de Vallhagar Ħ où a été découvert le corps comporte des sépultures datant de l'âge du fer, et Maria Wern pense : « On lui a donné l'enterrement d'un chef ».] Volet n° 4 de la série en version originale.

Voir également l'article : Le mystérieux massacre antique de l'île d'Öland.

Les noces perdues, Paris, Éditions du Toucan, (Toucan noir), 2015, 427 pages. Édition originale : Drömmen förde dej vilse, 2010. [Une vielle légende de l'île de Gotland raconte l'histoire d'une jeune femme qui s'est noyée lors de sa nuit de noces. Depuis lors, elle tente d'attirer les hommes dans les courants des profondeurs sous-marines de la côte Ouest. Le mythe prend vie tôt un matin quand une infirmière habillée en mariée est retrouvée assassinée, juste avant le milieu de l'été, dans le jardin botanique de Visby.

Maria Wern est chargée de cette affaire, mais le meurtrier, grâce à une technologie qui dépasse tout ce que l'on pensait possible, peut suivre et observer chaque mouvement de la police.] Volet n° 11 de la série en version originale.

La série Maria Wern, en poste à Visby, la principale ville de l'île de Gotland, comporte actuellement vingt-deux titres publiés :
de 2000 : « Stum sitter guden » (Traduit sous le titre « Le Pacte boréal »)
à 2021 : « Galgbergets väktare » (Le gardien de Galberget)
 

Série Kristoffer Bark, en poste à Örebro

Titres non traduits

« Dotter saknad » (La fille recherchée), Stockholm : Norstedts, 27 août 2019.

« Skuggan bakom dig » (L'ombre derrière toi), Stockholm : Norstedts, 12 août 2020.  

JANSSON, Susanne (Suède, 1972 – 2019)

Diptyque Maya Linde, photographe

Les Âmes englouties, Paris, Presses de la Cité, (Suspense Thrillers), 2019, 313 pages. Réédition : Paris, Pocket, (n° 17 758 : Policier – Thriller), 2020, 331 pages. Édition originale : Offermossen, Stockholm : Wahlström & Widstrand, 30 mars 2017. [Nathalie Ström a loué une petite maison dans les bois, sans eau courante. Elle prépare sa thèse de doctorat en biologie des zones humides, en faisant des prélèvements dans les marais au Nord-Ouest du lac Vänern Ħ. À l'âge du fer, les victimes de sacrifices humains en offrande aux dieux étaient enterrées dans cette zone. C'est une région où elle a vécu jusqu'à l'âge de douze ans, avant d'être séparée de ses parents, et elle est inexorablement attirée par ce territoire.

Elle se lie d'amitié avec Johannes Ayeb, un étudiant en école d'art qui passe régulièrement devant chez elle en faisant du sport. Un jour, elle découvre son ami blessé à la tête et inanimé, et la police trouve dans les poches de la victime, un petit sac contenant des pièces de monnaie en or. L'enquête officielle est menée par Maya Linde, une photographe d'art de renommée internationale. Elle travaille à temps partiel pour la police comme photographe judiciaire, et sa mère était déjà policière. Son équipier est Leif Berggren, un policier qui prendra sa retraite dans deux ans.

Le lendemain Nathalie revient dans le secteur où son ami a été agressé, et voit qu'une fosse d'environ deux mètres de long a été creusée. Elle ne peut pas utiliser son téléphone pour contacter la police, car la zone n'est pas couverte par le réseau de télécommunications. Elle se déplace donc jusqu'à l'aire de stationnement des véhicules pour passer son appel. Lorsque les deux enquêteurs arrivent, elle veut les guider jusqu'à l'endroit de sa découverte, mais elle n'arrive plus à retrouver l'emplacement.

Quelque chose tracassait Maya Linde, mais son esprit n'arrivait pas à exprimer nettement cette préoccupation. Soudain elle se souvient qu'en explorant les environs du lieu où avait été découvert Johannes Ayebs, elle avait buté sur un obstacle sur le sol avant de chuter. Munie d'une pelle, Maya retrourne sur place, découvre le sommet d'un pieu qui dépasse du sol, et commence lentement et difficilement à dégager la terre autour. Après un travail intensif, elle met au jour le corps d'un homme vêtu d'une veste en cuir, et dans ses poches il y a encore des pièces en or. Dix années auparavant, déjà, une jeune fille momifiée avait été découverte au même endroit. Le corps datait de l'antiquité et avait été appelé « La fille aux airelles ».

Maya Linde discute avec Göran Dahlberg, un ancien professeur de physique, dont l'épouse a disparu, et ce dernier est convaincu que l'endroit est peuplé de revenants. Selon une liste tenue par l'ex-enseignant, une vingtaine de personnes ont disparu dans le secteur au cours des années passées, dont une touriste allemande qui se promenait dans les marais. L'homme se met à questionner la photographe au sujet du dernier corps retrouvé, il veut savoir si la victime a été enterrée avec des bijoux ou des objets de valeur. De terribles souvenirs d'enfance reviennent en mémoire chez Nathalie Ström, un jeu avec un camarade qui s'était mal terminé.]  

Eaux sombres, Paris, Presses de la Cité, (Sang d'encre), 2021. Édition originale : Vintervatten, Stockholm : Wahlström & Widstrand, 20 août 2020. [Martin, sa femme Alexandra et leurs deux jeunes enfants s'installent à la fin de l'été dans la résidence secondaire de la famille. Cet ancien chalet de pêcheurs est situé sur la pittoresque île d'Orust Ħ, au large des côtes suédoises. L'épouse et la petite Nellie, qui n'a que quelques mois, se rendent à Göteborg au début d'un week-end.

L'homme et le garçonnet sont sur le point de terminer leur pique-nique au bord de la mer. Martin perd de vue son fils Adam, âgé de trois ans, pendant quelques minutes pour répondre au téléphone. Quand il tourne son regard vers l'endroit où le garçon était en train de jouer, il ne voit plus l'enfant. Tout ce qu'il trouve, c'est le petit seau rouge avec lequel jouait Adam, flottant dans l'eau.

En trouvant l'une des bottes de l'enfant dans la mer, la police conclut à un accident, une noyade. Mais ce père est convaincu que quelqu'un ou quelque chose a attiré le garçon dans les profondeurs sous-marines. La disparition de son fils plonge cet homme dans une profonde dépression, et il s'isole de plus en plus de sa famille. Perdant le contrôle de la réalité, il en arrive à s'immerger pour tenter de retrouver son fils, avant d'être repêché in-extremis par sa femme.

La photographe d'art Maya Linde a décidé qu'elle avait besoin de changer de vie. Elle organise un échange de maison avec un autre artiste, ce qui va l'amener à séjourner sur l'île d'Orust pendant un an. Lorsqu'elle apprend la disparition d'Adam, elle ne peut s'empêcher de s'y intéresser et se lie d'amitié avec Martin.

Dans les boîtes rangées au grenier, tous deux découvrent des faits étranges sur des tragédies qui remontent loin dans le temps. Cela concerne d'autres enfants qui vivaient dans la maison, les drames se sont déroulés toujours le même jour de janvier, et les victimes ont toutes disparu au même endroit, à plusieurs décennies d'intervalle.]  

JARLSKOV, Flemming (Danemark ↣ Grèce, 1947 – 2014)

Pentalogie Carl Kock, chauffeur de taxi et détective privé

Coupe au carré : Une enquête de Carl Kock, La Tour d'Aigues, Éditions de l'Aube, (L'Aube noire), 1997, 321 pages. Édition originale : Tyrkernes gade : Kriminalroman, Copenhague : Gyldendal, 1990. [Des commerçants du quartier de Vesterbro à Copenhague confient un travail à Carl Kock. Sa mission est de surveiller leurs magasins afin de découvrir qui commet des actes de vandalisme. Ses employeurs qui sont déçus par les résultats obtenus, mettent fin au contrat. Le lendemain, le détective privé lit dans le journal qu'un détaillant turc de légumes, a été tué dans son magasin. L'un des clients de l'enquêteur, Olesen, un marchand de meubles, a été arrêté par la police.

La maîtresse du suspect est la sexy Tina Bauer, propriétaire d'un magasin de vêtements d'occasion. Elle s'adresse à Carl Kock, car elle a une autre version de l'affaire à raconter. Ce dernier a très peu de clients, il est obligé de travailler aussi comme chauffeur de taxi. Sous le charme de sa cliente, il accepte de mener des recherches pour découvrir le tueur. Mais il a aussi un objectif personnel, il veut maintenir l'illusion de son existence en tant que détective.] Volet n° 2 de la série en version originale.

Les ouvrages de la pentalogie Carl Kock ont été publiés :
de 1988 : « Skjult kamera » (Caméra cachée)
à 2008 : « Dommeren » (Le juge)
 

JEFFMAR, Marianne (Suède ⇄ Belgique, 1935 – )

Série Susan Decker, journaliste

L'Homme qui voulait être Simenon, Θ Paris, Phébus, (D'aujourd'hui. Étranger), 2003, 188 pages. Édition originale : Mannen som ville vara Simenon : roman, Eslöv : Brutus Östlings bokf Symposion, 2000. [Bernard Wouters, un écrivain raté qui habite à Bruxelles, est obsédé par un destin à la Georges Simenon Ħ. Deux jours après son arrivée à Paris, il est découvert assassiné dans une ruelle proche de la rue Saint-Denis, le quartier des prostituées.

Susan Decker (En traduction : Suzanne De Decker), qui travaille pour le quotidien belge « Le Soir » Ħ, vient sur place en espérant découvrir pourquoi il a été tué. Pour résoudre l'énigme, l'enquêtrice-journaliste va utiliser l'œuvre et la biographie de Simenon lui-même.] Volet n° 3 de la série en version originale.

Θ Publié en traduction à l'occasion du centenaire de la naissance de Georges Simenon.

 

La série Susan Decker, journaliste, comporte six titres publiés :
de 1999 : « I skuggan av en lögn » (Dans l'ombre d'un mensonge)
à 2002 : « Det största brottet » (Le plus grand crime)
 

JENSEN, Flemming (Danemark, 1948 – ) Ω

Le Blues du braqueur de banque : Roman, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, 2012, 189 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel n° 1278), 2014, 220 pages. Édition originale : Bankrøver blues, 2008. [Max, homme politique, a assassiné son meilleur ami, qui est aussi le Premier ministre.]  

JOENSUU, Matti Yrjänä (Finlande, 1948 – 2011)

Série Timo Harjunpää & son adjointe Onerva Nykänen, en poste à Helsinki

Harjunpää et le fils du policier : Roman à propos d'un crime et de ce que l'on ne voit que dans l'œil de son voisin, Paris, Gallimard, (Série noire n° 2480), 1997, 222 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 165 : Policier), 2000, 288 pages. Édition originale : Harjunpää ja poliisin poika : Romaani rikoksesta ja siitä mitä me emme näe omassa silmässämme, 1983. [Une nuit dans le parc public de Kaisaniemi, Leo Melin, seize ans, et Mikael Bergman, quatorze ans, agressent Taisto Nousiainen pour des raisons futiles. Les parents des jeunes ne se soucient pas beaucoup d'eux, sauf lorsqu'ils ont fait quelque chose de mal. Le plus jeune des agresseurs est le fils de Nils Bergman, un policier, et l'épouse de ce dernier semble avoir peur de lui, en tout cas elle ne le contredit jamais. La victime meurt un peu plus tard à l'hôpital, d'une hémorragie à l'abdomen.] Volet n° 5 de la série en version originale.

Harjunpää et les lois de l'amour, Paris, Gallimard, (Série noire n° 2557), 1999, 269 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 334 : Policier), 2004, 272 pages. Édition originale : Harjunpää ja rakkauden lait, 1985. [Helena, une femme d'une cinquantaine d'années, est découverte morte allongée au bord de son lit, comme si quelqu'un s'était couché à côté d'elle. Aucune trace de lutte ou d'un intrus n'apparaît, mais Timo Harjunpää et son adjointe Onerva Nykänen, veuve et mère d'un petit garçon, commencent à soupçonner un meurtre. Pourquoi des femmes intelligentes, riches, mais solitaires sont-elles si facilement escroquées par un individu nommé Auervaara ?] Volet n° 7 de la série en version originale.

Harjunpää et l'homme-oiseau, Paris, Gallimard, (Série noire n° 2596), 2000, 430 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 311 : Policier), 2003, 432 pages. Édition originale : Harjunpää ja rakkauden nälkä, 1993. [À Helsinki la nuit, un étrange promeneur semble avoir la clef de toutes les maisons, aucune serrure ne lui résiste. L'homme n'utilise pas la violence et ne vole rien, mais les femmes se réveillent avec un maniaque sexuel dans leur chambre.

La police ne prend pas au sérieux la déposition des victimes, et certaines de ces dernières se demandent si elles n'ont pas rêvé. Le nombre de plaintes augmentant, Timo Harjunpää et Onerva Nykänen commencent une enquête.] Volet n° 9 de la série en version originale.

Harjunpää et le prêtre du mal, Paris, Gallimard, (Série noire n° 352), 2006, 368 pages. Édition originale : Harjunpää ja pahan pappi, 2003. [À heure de pointe, un homme tombe sous le métro d'Helsinki. Parmi la foule qui attendait, un seul témoin certifie que la victime a été poussée. Les enquêteurs trouvent étrange que l'homme soit tombé au milieu de la rame, et non pas devant la cabine de conduite. Puis d'autres victimes sont à déplorer, et à chaque fois les caméras de surveillance ont filmé, sur les quais des stations, le même prêtre. Timo Harjunpää ne croit pas que ce soit une coïncidence.] Volet n° 10 de la série en version originale.

La série Timo Harjunpää & son adjointe Onerva Nykänen, en poste à Helsinki, comporte onze titres publiés :
de 1976 : « Väkivallan virkamies » (Le responsable de la violence)
à 2010 : « Harjunpää ja rautahuone » (Harjunpää et la maison de fer)
 

JOHNSRUD, Ingar (Norvège, 1974 – ) Ω

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Trilogie Fredrik Beier & son adjointe, Kafa Iqbal

Les Adeptes : Une enquête du commissaire Fredrik Beier, Paris, Robert Laffont, (La Bête Noire), 2016, 560 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4656 : Policier), 2017, 528 pages. Édition originale : Wienerbrorskapet, 2015. [Annette Wetre, fille d'un homme politique influent, et son fils de trois ans, membres de la secte « La Lumière de Dieu » disparaissent. La police perquisitionne les locaux de la secte, près d'Oslo dans une ferme isolée appelée Solro, et découvre au sous-sol, un laboratoire de pointe.]

Les Survivants : Une enquête du commissaire Fredrik Beier, Paris, Robert Laffont, (La Bête Noire), 2017, 596 pages. Édition originale : Kalypso, 2016. [Dans la villa d'une veuve on retrouve un corps, celui d'un homme déclaré mort il y a vingt ans. Dans un égout à Groruddalen se trouve les restes d'une autre personne. Les deux victimes sont liées à une opération militaire secrète de l'hiver 1992.]  

Titre non traduit

« Korset » Θ (La croix), Oslo : H. Aschehoug & Co, 1er juin 2018. [L'un des hommes les plus fiables du gouvernement est retrouvé mort dans un service de lavage de voitures à Oslo. Un célèbre journaliste de télévision disparaît quelques jours plus tard, il avait publié des informations au sujet du politicien et il avait fait des recherches au sujet du père de Fredrik Beier. Ce dernier et sa collègue Kafa Iqbal doivent combattre un ennemi qui a toujours une longueur d'avance, car il y a une « taupe » au sein de la police.]

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Robert Laffont.

 

Titre n'appartenant à aucune série

Titre non traduit

« Gudmoren » (La Marraine), Oslo : H. Aschehoug & Co, 9 octobre 2020. [Dans une maison du village de Vike, près d'une mine désaffectée, Leif et Tobias découvrent un homme nommé Ringo qui s'est pendu. Les deux policiers concluent au suicide, et contactent la fille du défunt pour lui signaler qu'elle est l'héritière. Cette dernière, Stella, est une strip-teaseuse qui vient d'être libérée après plusieurs années de prison. Elle arrive dans la localité pour assister aux funérailles de son père, mais vingt-cinq ans auparavant, elle avait juré de ne plus le revoir.]  

JONASSON, Jonas (Suède, 1961 – ) Ω

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Paris, Presses de la Cité, (Littérature contemporaine), 2011, 453 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 14857 : Littérature – Best), 2012, 512 pages. Édition originale : Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann, 2009. [Allan Karlsson, artificier de génie, ne veut pas fêter ses 100 ans.]

L'Assassin qui rêvait d'une place au paradis, Paris, Presses de la Cité, (Domaine étranger) 2016, 381 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 16807 : Littérature – Best), 2017, 352 pages. Édition originale : Mördar-Anders och hans vänner (samt en och annan ovän), 2015. [Le trio : Johan Andersson (alias Dédé le meurtrier) libéré après 30 ans de prison ; Johanna, une pasteure défroquée et un réceptionniste amer de voir l'héritage sur lequel il compte, partir en fumée.]  

JÓNASSON, Ragnar (Islande, 1976 – ) Ω

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Série Dark Iceland ; Ari Thór jeune policier à Siglufjörður

Ari Thór : Nom complet et orthographe islandaise = Ari Þór Arason

Snjór, Paris, Éditions de La Martinière, (Département Textes), 2016, 347 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4526 : Policier), 2017, 346 pages traduit de l'anglais : Snowblind. Édition originale : Snjóblinda, 2010. [Siglufjörður est un village de pêcheurs Ħ au Nord de l'Islande, qui n'est accessible que par une route creusée sous la montagne. C'est la localité la plus septentrionale du pays, et personne ne ferme sa porte à clef.

C'est la première affectation d'Ari Þór, qui vient tout juste de sortir de l'école de police, il est donc peu expérimenté, et qui est loin de sa fiancée, restée à Reykjavík. Alors qu'il était encore jeune, il a perdu ses parents et a dû se frayer presque seul un chemin dans le monde.

Une jeune femme est retrouvée à moitié nue, en sueur et inconsciente dans la neige, et un vieil écrivain très estimé fait une chute mortelle dans le théâtre local. Une avalanche et des tempêtes de neige incessantes ferment le col routier et l'obscurité permanente rend l'atmosphère pesante.] Volet n° 2 de la série en version originale.

Mörk, Paris, Éditions de La Martinière, (Département Textes), 2017, 325 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4757 : Policier), 2018, 284 pages, traduit de l'anglais : Nightblind. Édition originale : Náttblinda, 2014. [Herjólfur, un collègue d'Ari Þór, est abattu à bout portant dans la nuit, alors qu'il enquêtait aux abords d'une vieille maison abandonnée. Un patient est interné, contre sa volonté, dans un hôpital psychiatrique de Reykjavík. Puis une mystérieuse jeune femme s'installe dans la région, fuyant quelque chose qu'elle n'ose pas révéler.] Volet n° 6 de la série en version originale.

Nátt, Paris, Éditions de La Martinière, (Département Textes), 2018, 340 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4937 : Policier), 2019, 312 pages, traduit de l'anglais : Blackout. Édition originale : Myrknætti, 2012. [Au cours d'une « nuit » Θ d'été, sur le rivage d'un fjord tranquille du Nord de l'Islande, on retrouve le corps d'un homme près d'une maison isolée et inoccupée. La victime est un homme nommé Elias Freysson, il été sauvagement et mortellement battu et possède un lien avec Siglufjörður. Ari Þór n'est pas chargé de l'affaire, mais il apporte sa contribution à ses collègues.

Une jeune journaliste, Isrùn, quitte Reykjavík à destination de Siglufjörður pour commencer seule sa propre enquête sur le meurtre. Pourquoi cette dernière est-elle tellement intéressée par cette affaire, est-ce seulement l'envie d'être la première à écrire un article sur le sujet ?] Volet n° 3 de la série en version originale.

Θ En Islande entre mai et mi-août, la lumière du jour est permanente. En 2010, le ciel a été obscurci par les cendres provenant de l'éruption du volcan Eyjafjöll Ħ.

Sótt, Paris, Éditions de La Martinière, (Département Textes), 2018, 345 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 5054 : Policier), sous le titre : Sótt : Les enquêtes de Siglufjördur, 2019, 345 pages, traduit de l'anglais : Rupture. Édition originale : Rof, 2012. [En 1955, deux jeunes couples viennent s'installer dans le fjord inhabité de Hedinsfjörður, non loin de Siglufjörður. Leur séjour est interrompu par la mort mystérieuse d'une des jeunes femmes. L'affaire ne sera jamais éclaircie. Cinquante ans plus tard, une vieille photographie réapparaît qui prouve que les deux couples n'étaient pas seuls. La journaliste Isrùn se penche sur le cas d'un enfant qui a disparu en plein jour.] Volet n° 4 de la série en version originale.

Vík : Une enquête à Siglufjörður, Paris, Éditions de La Martinière, (Département Textes), 2019, 296 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 5218 : Policier), 2020, 288 pages, traduit de l'anglais : Whiteout. Édition originale : Andköf, 2013. [Ari Þór et sa compagne Kristín se préparent à devenir parents, ce qui leur donne l'occasion de réfléchir au devoir de chaque génération. Ásta Káradóttir revient à Kálfshamarvík Ħ, un village où elle a vécu lorsqu'elle était jeune, c'est une très petite communauté qui se compose de quelques maisons.

Deux jours avant Noël, le jour le plus court de l'année, la jeune femme est retrouvée morte au pied des falaises. Les rochers sont glissants à cause de la neige, est-ce un accident, a-t-elle sauté volontairement, ou quelque chose de plus sinistre est survenu dans la vieille maison abandonnée qui jouxte le phare ?

Parti spécialement de Reykjavík, l'enquêteur Tómas arrive à Þorláksmessa, mais compte-tenu de l'approche des fêtes, il y a une pénurie de personnel. Son ancien subordonné, le jeune policier Ari Þór, est en en poste dans la localité voisine de Siglufjörður. L'enquêteur venu de la capitale lui téléphone pour lui demander son aide et de venir le rejoindre. Tous deux découvrent que Tinna, la sœur cadette de la victime, et leur mère Seiunn ont elles aussi trouvé la mort au même endroit, vingt-cinq ans auparavant.

Les suspects ne sont pas nombreux, Óskar et Þóra, frère et sœur, Reynir, un riche propriétaire foncier, et Arnór, le fermier voisin. Les policiers sont confrontés à une série de secrets de famille, qui arrivent en cascade.] Volet n° 5 de la série en version originale.

Sigló Θ Δ, Paris, Éditions de La Martinière, (Département Textes), 2020, 352 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points : Policier), 2021. Édition originale : Vetrarmein, Reykjavík : Bjartur og Veröld, 2020. [Le week-end de Pâques est dans trois jours et la neige tombe doucement sur Siglufjörður, et une foule de touristes arrive pour utiliser les pistes de ski. En plein milieu de la nuit, on retrouve un corps dans la rue principale, celui d'une jeune fille de dix-neuf ans qui est tombée du balcon d'une maison. Sur le mur de sa chambre, un vieil homme qui n'a plus toute sa raison et qui vit dans une maison de retraite, écrit qu'elle a été assassinée.

Six ans après son arrivée dans la localité, Ari Þór a obtenu une promotion, mais il est séparé de sa compagne Kristín. Celle-ci vit en Suède avec leur fils de trois ans, et la réunion de toute la famille est prévue pour les vacances. Mais les conditions météorologiques se dégradent fortement, provoquant une avalanche qui coupe l'alimentation en électricité et l'accès routier à Siglufjörður.]

Θ Avant–première francophone : Voir l'article sur le site Polar des Glaces.
Δ La bande annonce est à l'adresse www.youtube.com/watch?v=Jqz0wIje6Dg.

Titre non traduit

« Fölsk nóta » (Une Fausse note) Θ, Reykjavík : Bjartur og Veröld, 2009. [Ari Þór est un jeune étudiant qui, à sa grande surprise, reçoit un virement d'un montant exorbitant en provenance du Royaume-Uni. Le compte bancaire britannique est récent et semble avoir été ouvert par son père. Ce dernier et sa sœur ont disparu neuf ans auparavant, alors qu'Ari Þór était encore très jeune.

Peu de temps après cette disparition, la mère d'Ari Þór est décédée dans un accident de voiture en Belgique, et l'enfant a été élevé par sa grand-mère paternelle. Pourquoi son père a-t-il disparu sans laisser de trace, et comment a-t-il pu abandonner sa femme et son fils ?] Volet n° 1 de la série avec Ari Þór Arason, mais qui ne se déroule pas à Siglufjörður.

Θ Traduction du titre original par Hanna Steinunn Þorleifsdóttir, via Polar des Glaces.

 

Trilogie Hidden Iceland / L'enquêtrice Hulda Hermannsdóttir

La trilogie suit l'ordre chronologique inverse, avec un espace de dix ans entre chaque volet.

La dame de Reykjavik, Paris, Éditions de La Martinière, (Département Textes), 2019, 259 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 5174 : Policier), 2020, 312 pages, traduit de l'anglais : The Darkness. Édition originale : Dimma, Reykjavík : Bjartur og Veröld, 7 novembre 2015. [Hulda Θ est une femme plutôt solitaire, qui n'a ni amis ni famille, et qui n'a pas non plus de bonnes relations avec ses collègues. Elle est triste, âgée de 64 ans et elle doit prendre sa retraite très prochainement. Sa carrière s'est déroulée dans un environnement masculin, à plusieurs reprises une promotion lui a été refusée au profit d'un homme.

Magnus, son patron, lui dit sans ménagement de vider son bureau. Un jeune homme, une étoile montante de la police, va bientôt prendre sa place, elle peut très bien partir maintenant. Elle demande néanmoins une faveur, et on lui accorde, celle de s'intéresser à une vieille affaire.

Elle choisit le cas d'Elena, une jeune réfugiée venue de Russie, qui avait été retrouvée l'an passé morte sur les rochers de la plage de Vatnsleysuströnd Ħ. Après une enquête superficielle, pour ne pas dire bâclée, on avait conclu à un suicide par noyade et le dossier avait été refermé. Avant son départ définitif de la police, Hulda n'a que deux semaines pour découvrir la vérité, et ses propres collègues tentent de freiner ses investigations.

L'enquêtrice se met au travail et apprend que Katja, une autre femme russe, avait disparu de l'auberge où la première logeait en attendant l'examen de sa demande d'asile. Ses recherches la conduisent vers des cas de prostitution et de maltraitance d'enfants.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Θ Le mot Hulda :
Pseudonyme de la poète Unnur Benediktsdóttir Bjarklind (1881 – 1946).
Signfie « caché » ou « secret » en vieux norrois.

L'Île au secret, Paris, Éditions de La Martinière, (Département Textes), 2020, 352 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points : Policier), 2021, 312 pages, traduit de l'anglais : The Island. Édition originale : Drungi, Reykjavík : Bjartur og Veröld, 28 octobre 2016. [Hulda est âgée d'environ cinquante-cinq ans, elle est au sommet de sa carrière, à la recherche d'une promotion, et s'intéresse à deux meurtres commis à dix ans d'intervalle.

À l'automne 1987 un jeune couple, Benedikt et sa petite amie Katla, part dans les fjords de l'Ouest pour un voyage romantique. Les parents de Benedikt les accueillent dans leur résidence secondaire, à Heydalur Ħ. Le froid règne à l'extérieur de l'habitation et lors d'une discussion, ils parlent des sorcières islandaises de la région au dix-septième siècle. Puis la jeune femme est assassinée, elle est découverte par la police locale avec du sang séché sur le crâne. Le père du jeune homme est arrêté, accusé et reconnu coupable du meurtre.

En 1997, Benedikt invite trois de ses amis à passer une fin de semaine sur Elliðaey Ħ dans l'archipel des Westmann (« Les hommes venus de l'Ouest »). On ne sait pas très bien ce qui a pu convaincre Dagur, Alexandra et Klara d'accepter cette invitation, dont le but déclaré est de rendre hommage à Katla pour le dixième anniversaire de sa mort.

Sur cette île la plus septentrionale des Vestmannaeyjar, ils habitent dans un gîte, près de hautes falaises. C'est l'unique maison qui subsiste d'un ancien village de pêcheurs dont les habitants sont partis peu avant la Seconde Guerre mondiale. Sans électricité et presque coupés du monde, ils sont les seuls sur ce territoire de moins d'un demi kilomètre carré.

Le groupe évoque les événements du passé qui les ont tous liés, et des secrets de longue date commencent à resurgir. À la fin du séjour, l'une des deux femmes du groupe meurt dans un accident, on retrouve son corps au pied d'une falaise. Ce n'est que lorsque le corps est examiné à Reykjavík que l'on découvre des marques sur la gorge de la victime, c'est donc un assassinat. Hulda commence une enquête, en coupant l'herbe sous le pied de Lýdur, son ancien rival dans la police, et elle est convaincue que personne ne dit la vérité.

Hulda vient de revenir en Islande après un séjour aux États-Unis à la recherche de son père biologique. C'est un quelqu'un qu'elle n'a jamais connu, un militaire américain qui n'a jamais su qu'il avait laissé une femme enceinte en Islande. Elle n'avait pour cela qu'un seul élément, une courte liste d'hommes de l'armée américaine, tous prénommés Robert.]  

La Dernière tempête, Paris, Éditions de La Martinière, (Département Textes), 2021, 336 pages, traduit de l'anglais : The Mist. Édition originale : Mistur, Reykjavík : Bjartur og Veröld, 25 octobre 2017. [Peu avant Noël 1987, une tempête fait rage sur les collines de l'Est de l'Islande et la neige tombe abondamment. Einar et sa femme Erla vivent dans une habitation qui est isolée pendant de nombreux mois de l'année. Leurs plus proches voisins sont beaucoup trop loin d'eux pour venir les voir, compte tenu des conditions climatiques actuelles. Cette ferme de Þorláksmessa est régulièrement sujette à des pannes de courant et de téléphone, surtout en hiver.

Erla voulait juste s'asseoir tranquillement dans son fauteuil et lire un ouvrage de Halldór Kiljan Laxness Ħ. Un homme se présente à l'improviste à la porte, en prétendant avoir perdu de vue ses compagnons de chasse au tétras. Le vieux couple, les propriétaires intrinsèquement confiants et honnêtes, offre l'hébergement à ce visiteur à demi gelé qui dit s'appeler Leo. Erla est réveillée au milieu de la nuit suivante par un bruit et elle est convaincue que Leo se promène dans la maison.

En ce jour de Noël 1987, Hulda qui est âgée de quarante ans, est sur son lieu de travail. Elle mène une enquête, jusqu'ici infructeuse, au sujet d'Unnur, qui a disparu depuis plusieurs mois sans laisser de trace. Cette jeune femme de vingt ans, qui habite Reykjavík, avait pris une année sabbatique pour voyager à travers l'Islande en auto-stop. L'enquêtrice appelle depuis son bureau pour prendre des nouvelles de son mari Jón, un homme d'affaires prospère, et de leur fille adolescente, Dimma.

En février 1988, Hulda reprend ses fonctions après une absence de quelques semaines, due à un drame personnel. Elle se débat avec son traumatisme, sa culpabilité supposée et préfère se plonger dans son travail pour fuir et oublier sa douleur. Son patron lui confie une nouvelle affaire, deux corps ont été découverts dans une ferme de l'Est du pays, et la police locale pense qu'ils sont là depuis plusieurs semaines, depuis l'époque de Noël.]  

Trilogie Helgi Reykdal & Suite de la série Hulda Hermannsdóttir

Titre non traduit

« Hvíti dauði » (La mort blanche), Reykjavík : Bjartur og Veröld, 15 octobre 2019. [En 1983, deux personnes sont mortes de tuberculose dans un hôpital d'Akureyri Ħ et il était clair que leur décès n'était pas naturel. Presque trente ans plus tard, en 2012, alors que cette affaire n'a toujours pas été résolue, un jeune enquêteur criminel rédige sa thèse qui a pour thème ces événements. Pour son enquête, Hulda Hermannsdóttir reçoit l'aide de Helgi Reykdal.]  

Titres n'appartenant à aucune série

Titres non traduits

« A Moment By the Sea » (Un Moment à la mer), Londres, Orenda Books, décembre 2014. Ouvrage écrit directement en anglais. [Dans le village de pêcheurs d'Eyjafjord, un homme qui travaille comme ouvrier, rencontre une fille et ils se fiancent en secret. Mais le père de la future mariée s'oppose à leur union, estimant que sa fille mérite mieux, et le jeune homme est obligé de fuir. Après un long voyage il arrive à Siglufjörður à une époque où il n'y avait pas encore d'antenne-relais pour la télévision. Loin du village, il s'installe près du fjord, à un endroit où personne d'autre ne voulait vivre.]

« Þorpið » Θ (Le village), Reykjavík : Bjartur og Veröld, 5 novembre 2018. [Una, une jeune enseignante de Reykjavík âgée d'une trentaine d'années, est célibataire et a du mal à joindre les deux bouts. Elle boit pour échapper à son passé et à ses démons. Son père s'est suicidé alors qu'elle n'était qu'une adolescente, et elle craint de finir par l'imiter. Une amie lui conseille de postuler pour un emploi d'enseignante dans une localité située à l'extrême pointe de la péninsule Nord-Est de l'Islande. Una suit ce conseil, elle y voit une chance d'échapper à la tragédie qui éclipse son passé.

Elle répond à cette offre, elle est acceptée et prend ses fonctions en 1985 au petit village de Skálar Ħ dans la péninsule de Langanes. C'est un hameau qui avait été pendant un temps une communauté prospère de pêcheurs, la population a compté avant la Seconde Guerre mondiale plus d'une centaine d'âmes. Aujourd'hui, les habitants ne sont plus que de dix et les élèves ne sont que deux Δ. Mis à part Salka, la propiétaire de son logement, et un jeune homme barbu, tout le monde n'est pas particulièrement heureux de la voir arriver et lui fait sentir.

C'est une communauté refermée sur elle-même, et tout le monde a quelque chose à cacher. Lors du traditionnel spectacle de Noël dans l'église, l'une de ses élèves s'effondre soudainement et est emmenée inconsciente chez un médecin. Après deux décès inexpliqués, celui de son élève et celui d'une autre jeune fille cinquante ans plus tôt, Una se sent menacée. Elle apprend bientôt qu'il y a le fantôme d'une petite fille dans le grenier de la maison qu'elle loue. La nuit c'est parfois comme si elle n'était pas seule dans sa chambre, et elle commence à craindre pour sa vie et sa santé mentale.]

Θ L'auteur écoute de la musique en écrivant, pour ce titre il a trouvé une vieille berceuse, « Lullubía litla Þrá », qui a été pour lui un fil rouge.
Δ Dans la réalité, ce village était déjà abandonné depuis le milieu du vingtième siècle. Voir les photos de l'auteur visitant ce lieu : www.langanesbyggd.is/is/stjornsysla/frettir/skalathorpid-tilvalid-sogusvid-fyrir-bok.
 

JÓSEPSSON, Ævar Örn (Islande, 1963 – )

Pentalogie Katrín, Guðni, Árni et leur chef Stefán, en poste à Reykjavík

Les Anges noirs, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2012, 365 pages. Édition originale : Svartir englar, 2003. [Après une soirée en discothèque, Birgitta Vésteinsdóttir, divorcée, âgée de trente-sept ans et mère de deux enfants, disparaît à Reykjavík sans laisser de trace. En Islande elle est l'une des rares expertes en informatique et elle avait testé une application antiterroriste destinée aux services secrets américains. A-t-elle été victime d'un complot politique ?

Les policiers ont chacun leur méthode de travail, et ils ont en charge non seulement les crimes mineurs, mais aussi des affaires plus importantes. Ils commencent une enquête qui va les mener du monde souterrain de Reykjavík jusqu'au Pentagone.] Volet n° 2 de la série en version originale.

Les ouvrages de la pentalogie Katrín, Guðni, Árni et leur chef Stefán, ont été publiés :
de 2002 : « Skítadjobb » (Un sale boulot)
à 2008 : « Önnur líf » (Une autre vie)
 

JUNGERSEN, Christian (Danemark, 1962 – ) Ω

L'Exception, Paris, Denoël, (Thriller), 2006, 732 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 37258 : Policier/Thriller), 2007, 799 pages. Édition originale : Undtagelsen, 2004. [Malene et Iben, deux amies employées au Centre danois d'information sur les génocides, reçoivent d'étranges menaces de mort par courriel.]

Lésions dangereuses, Paris, Denoël, (Suspense), 2014, 471 pages. Édition originale : Du forsvinder, 2012. [Frederik, lors d'un trajet en voiture avec sa femme Mia et leur fils, se met à conduire beaucoup trop vite.]  

JUNGSTEDT, Mari (Suède ↣ Espagne [îles Canaries], 1962 – ) Ω

Série Anders Knutas & Karin Jacobsson, en poste à Visby

Celui qu'on ne voit pas, Paris, Plon, (Policier), 2007, 358 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 31678 : Policier/Thriller), 2010, 442 pages. Édition originale : Den du inte ser, 2003. [Au début de l'été, Helena Hillerström, âgée de trente-cinq ans, a invité un groupe d'amis dans la résidence d'été qu'elle a reçue en héritage. Un peu plus tard, elle sort promener son chien puis elle est retrouvée assassinée, et son animal a été décapité. Le meurtrier a utilisé une hache et a placé la culotte de sa victime dans la bouche de cette dernière.

Anders Knutas arrête Per, le petit ami de la victime, qui était jaloux et qui l'avait déjà frappée auparavant. Une autre jeune femme qui avait disparu, une jeune coiffeuse nommée Frida Lindh, devient la seconde victime, et les enquêteurs comprennent qu'il n'y a qu'un seul tueur. La panique gagne les habitants de l'île ainsi que les futurs vacanciers, et la police de Visby Ħ doit résoudre ces affaires avant que la saison touristique ne commence. Le journaliste Johan Berg, qui semble bien informé, est attiré par une amie des victimes, Emma Winarve.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Les Ombres silencieuses, Paris, Plon, (Policier), 2008, 298 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 32114 : Policier/Thriller), 2011, 416 pages. Édition originale : I denna stilla natt, 2004. [On approche de l'Avent et la neige tombe sur l'île de Gotland balayée par le vent. Fanny Jansson, âgée de quatorze ans, disparaît soudainement sur le chemin du retour de l'écurie, après s'être occupée des chevaux de course.

Le commissaire Anders Knutas et sa collègue Karin Jacobsson manquent d'indices et sont sous la pression des médias dont l'intérêt grandit chaque jour. Les enquêteurs découvrent que la jeune fille avait trop de responsabilités dans sa famille, en raison d'une mère alcoolique, d'un père musicien souvent absent et d'un manque d'amis. Elle est retrouvée étranglée dans la forêt.

Ce meurtre peut-il avoir un lien quelconque avec un autre décès, celui d'Henry Dahlström, survenu une nuit quelques semaines plus tôt ? Ce vieux photographe alcoolique est mort d'un coup de marteau, après avoir gagné une grosse somme d'argent lors d'une course hippique, et l'on avait mis cela sur le compte d'une bagarre entre ivrognes.]

Le Cercle intérieur, Monaco [Paris], Le Serpent à Plumes, (Serpent noir), 2011, 378 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 32468 : Policier/Thriller), 2012, 376 pages. Édition originale : Den inre kretsen, 2005. [Une vingtaine d'étudiants en archéologie, venus de différents pays, participent à un stage international de fouilles à Fröjel, sur la côte Ouest de Gotland. Sous un chaud soleil d'été, ils creusent dans un port qui date des Vikings, et qui s'avère riche en objets anciens.

Non loin de là, dans une réserve ornithologique, une jeune femme, la Néerlandaise Martina Flochten, âgée de vingt et un ans, a été assassinée à la manière d'un meurtre rituel. La victime est retrouvée pendue à un arbre, elle est nue, elle a été éventrée, et son corps porte les marques d'un rituel.

Anders Knutas et ses collègues se demandent si cet homicide a un rapport avec un cheval d'équitation retrouvé décapité dans un jardin par des petites filles. La tête de l'équidé avait été retrouvée près du port, devant la maison du président du comité de construction d'un complexe immobilier.]

Le Dandy mourant, Monaco [Paris], Éditions du Rocher, 2012, 316 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 33128 : Policier/Thriller), 2013, 403 pages. Édition originale : Den döende dandyn, 2006. [Egon Wallin est retrouvé nu un dimanche matin froid et hivernal, suspendu à la porte de Dalman dans les remparts de la vieille ville de Visby. La veille, ce marchand d'art réputé avait organisé avec succès une exposition des œuvres de Mattis Kalvalis, un jeune artiste lituanien encore inconnu en Suède.

L'homme a été étranglé et les enquêteurs découvrent qu'il avait vendu la galerie d'art dans laquelle il travaillait depuis vingt-cinq ans, et son logement sur l'île. Il comptait aussi quitter Monika, celle qui était sa femme depuis vingt ans, pour s'installer à Stockholm.

Le célèbre tableau « Den döende dandyn » du peintre Nils Dardel est découpé de son cadre puis volé, dans un musée capitale suédoise. Cela créé un scandale national, Anders Knutas et Karin Jacobsson voient là un lien avec leur affaire, et ils reçoivent le renfort d'un collègue qui arrive de Stockholm, le très bavard Martin Kihlgård.] Volet n° 4 de la série en version originale.

La série Le commissaire Anders Knutas, en poste à Visby, & son adjointe Karin Jacobsson, comporte actuellement seize titres publiés :
de 2003 : « Den du inte ser » (Traduit sous le titre « Celui qu'on ne voit pas »)
à 2021 : « Där den sista lampan lyser » (Où brille la dernière lampe)
Retour : Initiale auteur = J
 

KAABERBØL, Lene (Danemark, 1974 – )

Voir le duo d'écrivaines Agnete FRIIS & Lene KAABERBØL  

KALLENTOFT, Mons (Suède ↣ Espagne [îles Baléares], 1968 – ) Ω

 Nom complet : Mons Erik Ingemar KALLENTOFT 
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Série La commissaire Malin Fors, en poste à Linköping

Hiver, Monaco [Paris], Le Serpent à Plumes, (Serpent noir), 2009, 483 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2680 : Policier), 2011, 490 pages. Édition originale : Midvinterblod, 2007. [Le mardi 31 janvier à la périphérie de Linköping Ħ un matin d'hiver particulièrement rigoureux, un automobiliste remarque un homme nu recouvert de neige et pendu à un arbre près du fleuve Stågån. Les marques sur le corps rappellent les vieux rituels pratiqués lors de sacrifices humains et la victime est décédée des suites de coups portés au visage.

Malin Fors, mère célibataire d'une fille de quatorze ans, et son adjoint Zackarias « Zeke » Martinsson sont chargés de cette affaire. Pour identifier la victime, ils demandent aux médias de diffuser une photo de la victime, et apprennent ainsi qu'il s'agit d'un nommé Bengt Andersson. Qui a pu s'en prendre à l'un des exclus de Linköping, un cas social excentrique obèse et solitaire, auquel personne ne s'intéressait ?]

Été, Monaco [Paris], Le Serpent à Plumes, (Serpent noir), 2010, 440 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2825 : Policier), 2012, 445 pages. Édition originale : Sommardöden, 2008. [C'est l'été le plus chaud que l'on ait vu dans l'Östergötland, la température frôle des 45° centigrades et la forêt qui borde Linköping s'embrase. Tôt un matin, Josefin âgée de quatorze ans est retrouvée nue et violée dans le plus grand parc de la ville. La victime ne se souvient de rien, elle est atteinte du syndrome catatonique Ħ. Les enquêteurs se demandent comment s'est-elle retrouvée dans le parc ? En parallèle, Malin Fors et Zeke Martinsson recherchent une autre jeune fille qui a disparu.

L'ex-mari de la commissaire et leur fille Tove, sont en vacances à Bali, la policière se concentre donc sur son travail. Le corps de la seconde adolescente disparue est découvert enterré sur une plage. Il semble que chaque piste suivie par Malin Fors et son adjoint aboutisse dans une impasse.]

Automne, Monaco [Paris], Le Serpent à Plumes, (Serpent noir), 2011, 475 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2868 : Policier), 2012, 453 pages. Édition originale : Höstoffer, 2009. [Un matin sous une pluie battante, deux personnes recrutées comme assistants de chasse, attendent en vain le nouveau propriétaire du château de Skogså, près de Linköping. Puis ils découvrent le corps de l'avocat Jerry Petersson, criblé de quarante coups de couteau et flottant dans les douves du château. La victime était le nouveau propriétaire des lieux qui vivait seul, et qui était connu pour son style de vie luxueux, mais comment s'est-il retrouvé là ?

L'enquête de Malin Fors commence par s'orienter vers les vendeurs du domaine, la riche et puissante famille Fågelsjö. Elle n'était pas heureuse de céder son bien à un enfant du pays, né de condition modeste. Un accident de voiture qui remonte à plusieurs décennies attire l'attention des enquêteurs, car le défunt y avait survécu, mais ce n'était pas le cas de tous les passagers du véhicule.]

Printemps, Monaco [Paris], Le Serpent à Plumes, (Serpent noir), 2011, 549 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 3007 : Policier), 2013, 500 pages. Édition originale : Vårlik, 2010. [Une mère et ses deux fillettes mangent à une terrasse. Une bombe détruit une banque, tuant les enfants.]

La 5e saison, Paris, Le Seuil, 2013, 458 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 3164 : Policier), 2014, 520 pages. Édition originale : Den femte årstiden, 2011. [Une assistante sociale, Maria Murvall, a été retrouvée errante et nue dans la forêt à proximité de Linköping. La victime a été torturée, s'est murée dans le silence et a été internée dans un hôpital psychiatrique. Malin Fors enquête sur cette affaire depuis un bon moment, y compris sur son temps de repos. Mais les investigations n'ont débouché pour l'instant sur aucune piste.

La policière est invitée à une fête chez les parents de son compagnon, et elle rencontre une psychiatre. Cette dernière lui décrit les symptômes présentés par une de ses patientes. L'enquêtrice constate un modus operandi similaire à l'affaire Maria Murvall. Elle déplore le manque de coordination dans la police, pour n'avoir pas été informée de cette affaire.]

Les Anges aquatiques, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2014, 484 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4005 : Policier), 2015, 525 pages. Édition originale : Vattenänglar, 2012. [Le couple Andergren est assassiné dans sa villa. Ella, leur fille adoptive âgée de cinq ans, a disparu.] Volet n° 6 de la série en version originale.

La série La commissaire Malin Fors, en poste à Linköping, comporte actuellement treize titres qui ont été publiés :
de 2007 : « Midvinterblod » (Traduit sous le titre « Hiver »)
à 2020 : « Satanskäftarna » (Les mâchoires sataniques)
 

Diptyque Palma de Majorque

Titres non traduits

« Se mig falla » (Me voir tomber), Stockholm : Bokförlaget Forum, 3 mai 2019. [Tim et Rebecka Blanck séjournaient il y a trois ans aux Baléares dans l'île de Majorque, avec leur fille Emme âgée de seize ans. Cette dernière est sortie un soir faire la fête et n'est jamais rentrée chez elle. Les parents ont divorcé et le père a fait le serment de rechercher sa progéniture sans répit. Pour cela, il s'est installé dans la ville de Palma Ħ, et a ouvert une agence de détective privé.

Lorsqu'il est chargé d'enquêter sur une affaire d'infidélité présumée, il se trouve entraîné dans un monde de corruption et de cupidité sans merci.]

« Hör mig viska » (Écoute-moi chuchoter), Stockholm : Bokförlaget Forum, 29 avril 2020. [Tim Blanck pensait qu'il avait enfin découvert ce qui était arrivé à sa fille. Mais les éléments qu'il avait trouvé l'ont induit en erreur, et il doit tout recommencer.]  

Titre n'appartenant à aucune série

Titre non traduit

« Pesetas » (Pesetas), Stockholm : Bokförlaget Forum, 13 octobre 2020. [Trois hommes et deux femmes, tous dans la trentaine et fatigués de leur travail et de la vie en général, sont à la recherche de quelque chose de nouveau. Dans les années 90 à Madrid, Caterina a raté ses études de médecine, et elle est fatiguée de son travail d'infirmière. Sofia est alcoolique et rejetée par son riche père. Carl est un architecte suédois qui enchaîne les faillites. Emilio et Paco gagnent leur vie en vendant de la cocaïne. Les trois hommes décident d'attaquer une banque.]  

KALLENTOFT, Mons (Voir § précéd.) & D’autres auteurs

Série Les travaux d'Hercule

Les quatre titres suivants ont été écrits en association avec LUTTEMAN, Markus (Suède, 1973 – ) Ω

Zack : Tome I, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2016, 447 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 824 : Policier), sous le titre : Zack, 2017, 528 pages. Édition originale : Zack, 2014. [Quatre Thaïlandaises d'un salon de massage sont assassinées à Stockholm. De nombreux préservatifs trouvés sur place, font penser aux enquêteurs que les victimes se livraient à la prostitution.

Contactée, la Thaïlande répond que les femmes qui portent le même nom que les victimes, sont bien vivantes. L'enquêteur veut interroger une autre Thaïlandaise plus âgée, et elle prend la fuite lorsqu'elle voit le policier, mais ce dernier arrive à la rattraper.

Avec sa collègue Deniz Akin, qui a fui le Kurdistan à l'âge de douze ans, Zack Herry se déplace jusqu'au repaire d'un gang de motards connus pour leur violence. Les deux enquêteurs sont accueillis par des tirs d'armes automatiques, et ils doivent se mettre à couvert avant de riposter.

Quelques jours plus tard, la femme thaïlandaise est brutalement jetée d'une voiture devant l'hôpital, grièvement blessée. Son corps est lacéré par des morsures que les médecins attribuent à des chiens ou des loups. Intérrogée par Zack Herry, avant de mourir elle a le temps de prononcer le nom d'un lieu-dit situé dans les environs.]

Leon : Zack, tome II, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2017, 384 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 861 : Policier), 2018, 464 pages. Édition originale : Leon, 2015. [Une victime est retrouvée crucifiée sur une cheminée d'usine. La police reçoit une vidéo montrant un garçon dans une cage.]

Bambi : Zack, tome III, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2018, 486 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 899 : Policier), 2019, 528 pages. Édition originale : Bambi, 2016. [Une fête d'été avec un groupe de jeunes gens riches se termine tragiquement, tous les participants s'entre-tuent, sans qu'il y ait de lutte. Peu de temps après, les cadavres jonchent une île dans l'archipel de Stockholm, un suicide collectif d'adolescents. Les victimes des deux affaires ont un point commun, elles ont avalé des petites pilules roses portant l'image de Bambi, la création de W. Disney.

Dans sa vie privée, Zack est pour la première fois depuis longtemps dans une période où il est heureux, mais son bonheur ne dure pas.]

Titres non traduits

« Heroine » (Une Héroïne) [Féminin de héros], Stockholm : Bookmark förlag, 12 juin 2017. [Le métro a brûlé et les bus ne circulent plus à Stallhagen, une banlieue (fictive) de Stockholm. Les gangs ont pris le pouvoir, le secteur est devenu une zone de non-droit. Lorsqu'une voiture de police explose, le gouvernement réagit. Zack Herry est envoyé seul et sous couverture dans cette banlieue, pour sauver Helena Svensson, une femme surnommée « l'héroïne » à cause de son engagement social. Pour exécuter sa mission, il ne dispose que de 24 heures.]

Les deux titres suivants ont été écrits en association avec KAROLINA, Anna (Voir ce nom)

« Falco » (Falco), Stockholm : Bookmark förlag, 11 juin 2018. [Une adolescente tue plusieurs personnes dans le métro de Stockhom, et Zack Herry arrive à temps pour l'empêcher de faire plus de victimes. La Suède est sous le choc. La jeune fille a-t-elle planifié seule cet acte horrible ou fait-elle partie d'un groupe ? Faut-il s'attendre à d'autres attaques ?

Un policier était inflitré dans un réseau de trafic de drogue, il est retrouvé assassiné, et Zack Herry doit prendre la relève de son collègue.] Volet n° 5 de la série en version originale.

« Albino » (Albinos), Stockholm : Bookmark förlag, 14 octobre 2019. [Au mois de novembre dans la banlieue de Stockholm, sur la piste d'athlétisme d'un stade, on retrouve dans la neige le corps d'un homme. Un bras a été coupé et il est mort d'une hémorragie. Le même jour une jeune femme, mannequin de mode, est kidnappée.

Zack Herry et sa nouvelle collègue, Sharin Nahib, constatent que les deux victimes sont des albinos. Tous deux se demandent si le commerce des éléments du corps des albinos est arrivé en Suède, car certaines croyances disent que cela apporte prospérité et bonheur.

Les relations de Zack Herry avec sa compagne Hebe deviennent de plus en plus difficiles. Certes, il l'aime mais mais il est rongé par l'idée terrifiante qu'elle pourrait être sa sœur.]

Le titre suivant a été écrit par Mons Kallentoft seul

« Olympia » (Olympie), Stockholm : Bokförlaget Forum AB, 3 mai 2021. [Au début du mois de juin, Zack se tient sur la terrasse de son nouvel et grand appartement de la place Mosebacke à Stockholm. Le luxueux logement est loin de son ancien quartier pauvre, mais le prix à payer est élevé.

La sonnerie du téléphone le sort de ses pensées, c'est Douglas Juste, le chef de l'unité spéciale, qui lui apprend une terrible nouvelle. Devant une aire de jeux à Lidingö Ħ, deux personnes vêtues de noir sont descendues de leur moto, l'une d'elles a sorti un pistolet et a tué froidement deux enfants.]  

KALLIFATIDES, Theodor (Grèce ↣ Suède, 1938 – )

Trilogie La commissaire Kristina Vendel, en poste à Huddinge

Juste un crime, Paris, Payot & Rivages (Rivages/Thriller), 2008, 264 pages. Réédition : Paris, Payot & Rivages, (Rivages/Noir n° 815), 2011, 276 pages. Édition originale : Ett enkelt brott : Roman, 2000. [Les premiers jours du printemps peu après le dégel, dans le lac de Vårbyfjärden Ħ, un sac en plastique noir refait surface. À l'intérieur don découvre le cadavre d'une femme tuée avec une arme à feu.

L'enquêtrice Kristina Vendel, la nouvelle responsable de la brigade 6 de la police de Huddinge Ħ, arrive avec beaucoup de mal à déterminer que la victime était une Estonienne.]

Le Sixième passager, Paris, Payot & Rivages (Rivages/Thriller), 2011, 240 pages. Réédition : Paris, Payot & Rivages, (Rivages/Noir n° 1033), 2016, 240 pages. Édition originale : Den sjätte passageraren : Kriminalroman, 2002. [À Huddinge un petit avion d'une compagnie privée s'abîme dans un lac au milieu de la forêt, et seulement cinq des six victimes sont identifiées. Qui était le dernier occupant de l'appareil, un garçon aux cheveux noirs, âgé de douze à treize ans ?

La chirurgienne Eva Strömhed appelle l'enquêtrice en lui demandant de venir à la morgue de l'hôpital. Elle veut lui montrer de larges cicatrices sur le corps de la sixième victime, ainsi que des traces de maltraitance.

Lors d'une visite culturelle avec un groupe, une vieille enseignante déverrouille la porte de l'ancienne église, et découvre les corps de deux pré-adolescents sur l'autel. Les deux jeunes ont été assassinés et ils présentent le même âge et les mêmes caractéristiques ethniques que la victime inconnue retrouvée dans l'avion.]

Dans son regard, Paris, Payot & Rivages (Rivages/Thriller), 2016, 450 pages. Édition originale : I hennes blick : Kriminalroman, 2004. [Plusieurs meurtres ont eu lieu à Stockholm et dans sa région, au Grand Hôtel, près du lac Gömmaren Ħ et dans une salle de concert.]  

KANGER, Thomas (Suède, 1951 – ) Ω

Série La commissaire Elina Wiik, en poste à Västerås

Le Temps du loup, Paris, Presses de la Cité, (Sang d'encre), 2009, 333 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4325 : Domaine policier), 2010, 336 pages. Édition originale : Söndagsmannen, 2004. [Oskar Kärnlund, ancien policier de Västerås Ħ, est sur un lit d'hôpital victime d'un infarctus. Ne sachant pas s'il pourra survivre, il demande à Elina Wiik de se pencher sur une vieille affaire qui va bientôt être prescrite. Ylva Malmberg a été retrouvée étranglée dans une forêt un matin d'automne il y a vingt-cinq ans, mais on n'a jamais retrouvé sa fille âgée de cinq mois.

Une course contre la montre commence, car l'enquêtrice ne dispose que de trente jours avant la date de prescription. Elle va récupérer le dossier dans les archives de la police, l'étudie puis commence à réinterroger les témoins de l'époque.] Volet n° 4 de la série en version originale.

Les Disparus de Monte Angelo, Paris, Presses de la Cité, (Sang d'encre), 2010, 260 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 4430 : Domaine policier), 2011, 314 pages. Édition originale : Gränslandet, 2007. [En vacances dans le sud de l'Italie, un matin la commissaire trouve le corps de son amant, un couteau en plein cœur.] Volet n° 5 de la série en version originale.

La série La commissaire Elina Wiik, en poste à Västerås, comporte six titres publiés :
de 2001 : « Första stenen » (Première pierre)
à 2011 : « Drakens år » (L'année du dragon)
 

KARJEL, Robert (Suède, 1965 – ) Ω

Diptyque Ernst Grip

Mon nom est N, Paris, Denoël, (Sueurs froides), 2016, 424 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 825 : Policier), 2017, 496 pages. Éditions originales : De redan döda (en grand format), 2010 et Innan evigheten (en petit format). [Sur une base militaire secrète de l'Océan Indien, Ernst Grip, agent de la SÄPO Ħ, doit déterminer si un homme détenu par le F.B.I. est un ressortissant suédois. Ce dernier, nommé « N » est soupçonné d'une attaque terroriste à Topeka, au Kansas. L'enquêteur suédois commence à se demander si les Américains n'ont pas une raison cachée de l'avoir fait venir.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Du sang sur le sable, Paris, Denoël, (Sueurs froides), 2017, 464 pages. Édition originale : Efter monsunen, 2016. [À Djibouti, le lieutenant Per-Erik Slunga est tué sur un champ de tir lors d'un exercice militaire. Les supérieurs hiérarchiques de la victime ne se montrent pas très coopératifs avec l'enquêteur Ernst Grip.

Des pirates somaliens kidnappent une famille suédoise de quatre personnes qui naviguait sur un voilier dans l'océan Indien. Lorsque les ravisseurs posent leurs exigences, le gouvernement suédois tergiverse. L'agent de la SÄPO est chargé de négocier avec les preneurs d'otages.]  

KAROLINA, Anna (Suède, 1974 – ) Ω

 Pseudonyme d'Anna Karolína LARSSON 

Sélectionnez une série :
 

Trilogie Amanda Paller

Bonobo club, Paris, Piranha, (Black Piranha), 2017, 464 pages. Édition originale : Stöld av babian : Kriminalroman, 2014. [Amanda Paller est en poste à Västerort (la partie Nord-Ouest de Stockholm), et s'est engagée dans la police pour une raison très personnelle. Elle veut enquêter sur le suicide quelques années plus tôt, après avoir été violée, de sa grande sœur Sanna. Quelqu'un est forcément responsable, Amanda veut découvrir qui est-ce, et l'heure de la vengeance est venue.

Deux hommes sont en tête de sa liste. Le premier est Adnan Nasimi, un trafiquant de drogue qui vient de sortir de prison, qui était l'amant de Sanna, et qui a une dette énorme envers la mafia. Le second est Magnus Blomberg, un policier aux méthodes peu orthodoxes, qui vend des informations internes à la presse, et qui était l'enquêteur chargé de l'affaire du viol de Sanna.

Dans sa poursuite de la vérité, elle ne sait pas qui est ami ou ennemi, mais elle est prête à tout sacrifier. Lors de ses recherches, elle découvre que d'autres cas similaires à celui de sa sœur ont été étouffés par la police. Mais peut-on être policière et vengeresse en même temps ?]

Titres non traduits

« Står dig ingen åter » (Ne plus te revoir), Stockholm : Norstedts, 2015. [Trois ans après le premier volet de la série, l'enquêtrice est maintenant une mère célibataire. Une femme tue sa fille de sept ans et commence à la manger, lorsque la police arrive elle a l'oreille de son enfant dans la bouche.

On ne trouve aucun motif à son geste, si ce n'est que la meurtrière était sous l'emprise d'une substance appelée « drogue cannibale ». Plusieurs autres assassinats ont lieu à Stockholm avec comme points communs, la victime faisait partie de la proche famille du meurtrier et ce dernier n'a pas pris la drogue volontairement.

Amanda Paller s'infiltre, sous couverture, dans l'organisation responsable du trafic, et parallèlement continue son enquête concernant la mort de sa sœur aînée. Quand son propre enfant est kidnappé, elle doit garder la tête froide sous peine d'être démasquée.]

« Förlorat ansikte » (Le visage perdu), Stockholm : Norstedts, 2016. [Une jeune réfugiée, Tara, se fait jeter de l'acide sur le visage, et un homme la conduit à l'hôpital, mais il disparaît avant que que l'on puisse connaître son identité. Quand Amanda Paller prend en charge l'enquête, elle se rend compte que quelque chose d'autre est derrière l'attaque, était-ce un crime d'honneur ? Puis Tara disparaît de sa chambre d'hôpital, alors qu'Amanda et son collègue Samir étaient chargés de la protéger.]

 

Titre n'appartenant à aucune série

Titre non traduit

« Sjusiffrigt » (Sept chiffres), Stockholm : Bookmark förlag, 7 novembre 2017. [Julia, Carla et Nikolina préparent l'enlèvement d'un jeune milliardaire, elles ont soigneusement planifié leur coup, rien ne peut mal se passer. Après l'opération, la rançon n'est pas payée, elles sont contraintes de commettre de nouveaux crimes.]

 

Série L'ex-enquêtrice Ebba Tapper & l'avocate Angela Köhler

Titre non traduit

« Försvararen » (Le Défenseur), Stockholm : Bokfabriken, 17 septembre 2020. [La veille de Noël, Jasmine Moretti dit à son frère jumeau Nicolas que l'un d'eux mourra aujourd'hui. Saouls et bruyants, ils continuent de faire la fête en allant dans les toilettes du pub consommer de la cocaïne. Puis ils rentrent très tard, Nicolas dort sur le canapé de Jasmine, ils doivent fêter leur trentième anniversaire le lendemain.

Quand Nicholas se réveille, il constate que sa sœur a été assassinée, et ne voulant pas être accusé du meurtre il s'enfuit. Pour sa défense il embauche l'avocate Angela Köhler, et celle-ci veut le voir acquitté, qu'il soit coupable ou non. L'avouée se rend au domicile de l'ancienne enquêtrice Ebba Tapper, et la réveille en lui disant qu'elle a besoin d'aide dans l'affaire la plus médiatique du moment.]  

KATZ KREFELD, Michael (Danemark, 1966 – ) Ω

Série Thomas « Ravn » Ravnsholdt

La Peau des anges, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2017, 352 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 230), 2019, 400 pages. Édition originale : Afsporet, 2013. [La police a placé en congé de maladie Thomas Ravnsholdt après la mort d'Eva, sa compagne. Elle a été assassinée chez elle, lors d'un cambriolage. Avec son chien Møffe, un bouledogue obèse et vieillissant, il s'est réfugié à Christianshavn Ħ sur une péniche aménagée.

Johnson, un ami serveur dans un bar de Havodderen, lui demande de retrouver Marja, une jeune prostituée disparue quelques années auparavant. L'enquête le force à retourner sur son ancien lieu de travail, dans les quartiers malfamés de Copenhague. Son enquête le mène sur la piste d'un réseau de prostitution, dirigé par un ressortissant d'Europe de l'Est nommé Slavros, qui dispose d'une série de maisons closes dans toute l'Europe.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Disparu, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2020, 384 pages. Édition originale : Savnet, 2014. [Mogens Slotsholm comptable solitaire, s'enfuit de Copenhague car il est l'auteur d'un gros détournement de fonds au détriment de son employeur, une entreprise artisanale. Sa destination est Berlin, où il doit rencontrer secrètement une connaissance, une femme, mais il disparaît subitement.

Thomas Ravnsholdt, qui ne s'est toujours pas remis de la mort d'Eva, a pris sa retraite de la police, et passe le plus clair de son temps à boire de la bière dans sa taverne préférée. Un jour, la très élégante et séduisante Louise, sœur du disparu, vient le voir dans sa péniche pour qu'il l'aide à retrouver Mogens Slotsholm.

Les recherches de l'ex-policier et de Louise leur apprennent que onze hommes célibataires ont également disparu à Berlin, et ils ont été retrouvés nus et noyés. Ce sont les victimes d'un tueur en série, apparemment animé d'une fascination pour l'eau.

La sœur du disparu et « Ravn » accèdent au dossier poussiéreux caché dans les archives allemandes concernant une horrible affaire qui remonte à 1989, quelques mois avant la chute du mur de Berlin. Une histoire qui prend ses racines au temps de la STASI Ħ, où un agent de cette police politique, le colonel Hausser, avait torturé une jeune femme et sa famille.] Volet n° 2 de la série en version originale.

Titres non traduits

« Sekten » (La secte), Copenhague : Lindhardt og Ringhof, 30 octobre 2015. [Ferdinand Mesmer, un homme d'affaires important, demande à Thomas Ravnsholdt de retrouver son fils Jakob. Dix ans auparavant, ce dernier a quitté son emploi dans l'entreprise paternelle. Puis il a fondé un mouvement religieux appelé « L'Élu de Dieu » installé sur l'île Amager Ħ, dans la mer Baltique.

Un autre enquêteur privé avait commencé des recherches, mais lui aussi a disparu. Lorsque Thomas Ravnsholdt commence son enquête, il doit d'abord savoir ce que la secte est capable de faire. Ses recherches révèlent une terrible tragédie dans le passé du père et du fils.]

« Dybet » (Profond), Copenhague : Lindhardt og Ringhof, 28 octobre 2016. [Avec le temps, Thomas Ravnsholdt a progressivement mis sur pied son agence de détective privé, mais le meurtre de son ancienne compagne Eva n'a toujours pas été résolu. Un nommé Morten s'adresse à lui car il est à la recherche de Kasper, un camarade d'école.

Lorsque Morten et Kasper étaient jeunes, ils ont assassiné une petite fille de trois ans puis ont été placés dans des centres fermés pour jeunes délinquants. Plus tard, les autorités leur ont donné une nouvelle identité, c'est pourquoi Morten rencontre beaucoup de difficultés pour retrouver l'autre collégien.

Cela fait plus de vingt ans qu'ils n'ont plus de contacts, mais le client de « Ravn » soupçonne son ami d'être à l'origine d'une série d'agressions bestiales contre des femmes à Copenhague. Les détails sur ces affaires qu'il a lus dans la presse, lui font penser au mode opératoire utilisé contre la fillette plusieurs décennies auparavant. Le souhait de ce dernier, qui a mauvaise conscience au sujet des actes de son passé, est qu'il n'y ait pas de nouvelle victime.]

« Pagten » (Le pacte), Copenhague : Lindhardt og Ringhof, 2 novembre 2017. [Cela fait cinq ans que « Ravn » a perdu sa compagne, et la version officielle est qu'elle se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment lorsqu'un combrioleur l'a tuée. Aujourd'hui il apprend par l'ancien patron d'Eva, l'avocat Christopher Bruhn, qu'elle a été assassinée par un tueur à gages engagé par d'ex-collègues corrompus de Thomas Ravnsholdt. Tous ces gens sont dirigés par une personne effroyablement puissante au sommet de la société.

Celui qui lui a fourni les renseignements est le défenseur d'un tueur à gages nommé Igor Kaminsky actuellement en prison. Ce dernier détient d'autres informations cruciales pour Thomas Ravnsholdt, mais tout à un prix, et dans ce cas il est de soixante et onze millions de couronnes danoises. S'il veut présenter les responsables du meurtre d'Eva devant la justice, « Ravn » devra faire un pacte – une alliance – avec le diable.]

« Skytsengel » (Ange gardien), Copenhague : Lindhardt og Ringhof, 31 octobre 2019. [Thomas Ravnsholdt a fait un voyage de plusieurs mois avec sa péniche, mais quand il revient à Christianshavn, tout a changé dans ce paisible quartier. Un tireur d'élite a ouvert le feu depuis le toit de l'église faisant de nombreux blessés et morts. Parmi les blessés se trouve Belinda qui est enceinte ainsi que Johnson, un très bon ami de « Ravn ». Le meurtrier n'a laissé aucune trace et peu après il frappe de nouveau, cette fois dans la localité de Kødbyen Ħ.

Le détective privé se lance à la recherche du meurtrier lorsque Miriam, une jeune avocate, le contacte. Celle-ci lui dit qu'une femme est à la recherche de son fils, et qu'elle aimerait lui confier cette mission. L'ex-policier refuse car il veut retrouver celui qui a grièvement blessé l'un de ses amis, il n'a pas le temps de se consacrer à deux missions simultanément. L'avocate précise alors que la personne disparue est un militaire qui a combattu en Afghanistan et qui aurait menacé de se venger du système. Thomas Ravnsholdt comprend qu'il y a là une piste sérieuse, et avec l'avocate ils vont poursuivre l'enquête.]  

KAZINSKI, A. J. (Danemark)

 Pseudonyme d'Anders RØNNOW-KLARLUND & Jacob WEINRICH : Voir ces auteurs

Pentalogie Niels Bentzon, psychologue & Hannah Lund, astrophysicienne

Le Dernier homme bon, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2011, 568 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 32610 : Policier/Thriller), 2012, 720 pages. Édition originale : Den sidste gode mand, 2010. [L'enquêteur Tommaso di Barbara, de la police vénitienne, a découvert un lien troublant entre une trentaine de morts mystérieuses un peu partout dans le monde. Les victimes portaient toutes une étrange marque dans le dos.

Elles exerçaient la profession de pédiatre, de secouriste, etc, et son supérieur ne veut rien savoir de cette grossière histoire, il interdit la poursuite de l'enquête. Comme toutes les pistes laissent présager de prochains meurtres dans la capitale danoise, un jour de décembre, il envoie via Interpol une notice d'avertissement à la police du Danemark.

À Copenhague l'affaire est confiée à Niels Bentzon, un négociateur qui intervient lors de prise d'otages, mais qui a été mis à l'écart car il est dépressif et il a une phobie des voyages en avion. Sa mission est de trouver la prochaine victime possible, une personne bonne. Mais qui peut mériter le qualificatif de « Une personne bonne »  ?

Il sélectionne une dizaine de noms dans le « secteur de la bonté », tous résidant à Copenhague, de manière à ce que l'on ne puisse plus accuser la police de n'avoir rien fait. Mais ce n'est que lorsqu'il entre en contact avec l'astrophysicienne Hannah Lund, que l'affaire progresse. En tant que mathématicienne, celle-ci calcule et obtient les dates et les scènes de deux crimes possibles.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Le Sommeil et la mort, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2013, 546 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 33564 : Policier/Thriller), 2014, 670 pages. Édition originale : Søvnen og døden, 2012. [Niels Bentzon tente d'empêcher une femme nue de se jeter sur une voie de chemin de fer depuis un pont. Elle est apparemment mentalement perturbée et sous l'emprise de la drogue, mais il n'arrive pas à la dissuader de sauter.

La victime est au milieu des rails, avec l'arrière de la tête brisé et l'on découvre un mystérieux message écrit sur sa main. Les enquêteurs apprennent que ce n'est pas une malade mentale, c'est une danseuse du Kongelige Ballet de Copenhague, portée disparue depuis deux jours.] Volet n° 2 de la série en version originale.

Les ouvrages de la pentalogie Niels Bentzon, psychologue & Hannah Lund, astrophysicienne, ont été publiés :
de 2010 : « Den sidste gode mand » (Traduit sous le titre « Le Dernier homme bon »)
à 2017 : « Miraklernes nat » (La nuit des miracles)
 

KAZINSKI, A. J. (Voir § précéd.) & RYDAHL, Thomas (Voir ce nom)

La Mort d'une sirène, Paris, Robert Laffont, (La Bête Noire), 2020, 560 pages. Édition originale : Mordet på en havfrue, Copenhague : Politikens Forlag, 6 septembre 2019. [En 1834, la ville de Copenhague est en proie à la pauvreté, aux maladies, à la criminalité et aux tensions entre les classes sociales. La misère ne cesse de croître, la police est inefficace et des crimes odieux restent non résolus. Le pays est en guerre contre la Prusse et l'Autriche, avec comme enjeu les territoires du Schleswig, du Holstein et du Lauenbourg.

Le jeune, maigre et pauvre écrivain Hans Christian Andersen, âgé de vingt-neuf ans, est de retour d'un voyage en Italie Θ. Après avoir essayé plusieurs métiers, il rêve de devenir célèbre en tant que poète. Les années précédentes, il a tenté de devenir acteur, danseur de ballet, ou écrivain de pièces de théâtre, mais rien ne réussit, il a perdu toute confiance en lui.

Les cercles littéraires se moquent de lui, et ses seules visites sont pour Anna, une prostituée. Simplement pour parler et découper dans une feuille de papier la silhouette de cette femme, il s'assoit à coté d'elle et il obtient la tranquillité d'esprit. Anna et sa sœur Molly rêvent d'une vie meilleure, elles travaillent dur pour reprendre une taverne, et elles ont déjà fait un premier versement.

Le corps de la femme que rencontrait Andersen est repêché dans l'eau sale du canal de Copenhague, elle a été assassinée d'une manière bestiale. La sœur cadette de la victime, qui a le poète vu avec Anna la nuit où elle a disparu, le désigne comme l'assassin. Emprisonné dans un cachot du donjon, il semble être sur le point d'être exécuté. Grâce à l'intervention d'un mécène, il est temporairement libéré, et on lui donne trois jours pour éviter la hache du bourreau et prouver son innocence.

Andersen assure à Molly que ce n'est pas lui qui a tué sa sœur aînée, et la persuade de l'aider à découvrir la vérité. Cette dernière est également une prostituée, mais elle est plus forte, plus courageuse, et plus intelligente qu'Andersen qui a peur de presque tout. Mais ce dernier peut voir des choses que les autres ne voient pas, et il peut entendre les morts parler.

Molly se rend compte qu'Andersen est innocent, et tous deux ainsi que la petite Marie, la fille de la victime, vont se lancer à la recherche du meurtrier. Hans Christian essaie de réconforter l'orpheline âgée de six ans, mais que dire à une enfant qui puisse soulager sa douleur ? Pour la consoler, le poète sans lecteurs lui narre des histoires fantastiques, et ce sera peut-être le début des contes qui feront plus tard sa renommée.

Commence alors une enquête qui va les conduire de la pègre de Copenhague jusqu'à la Maison royale et les puissantes familles de la ville. Son indice la plus important, réside dans les mutilations que le tueur a fait subir à la victime. Comment un poète désargenté et une prostituée peuvent-ils s'infiltrer dans les cercles supérieurs de la société, alors que des poursuivants sont sur leurs talons ? Lorsqu'il aura découvert le meurtrier, Andersen se verra interdire de révéler quoi que ce soit sur l'affaire, sous peine de sanctions.]

Θ Hans Christian Andersen a décrit sa vie en détail, mais pour une raison que l'on ignore, il n'a rien noté au sujet de l'année 1834. Le trio d'auteurs s'est emparé de ce vide pour placer le roman à cette époque.
 

KEPLER, Lars (Suède) Ω

 Pseudonyme des époux Alexandra COEHLO-AHNDORIL (1966 – ) & Alexander AHNDORIL (1967 – ) 
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Série L'enquêteur Joona Linna

L'Hypnotiseur, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2010, 509 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 84) & Montréal, Leméac Éditeur, 2013, 628 pages. Édition originale : Hypnotisören, 2009. [Josef, un adolescent, vient d'échapper au massacre de sa famille, sa petite sœur et leur mère ont été assassinées. L'enfant survivant est gravement blessé, et l'enquêteur demande l'aide d'Erik Maria Bark, l'un des rares véritables experts de l'hypnose médicale.]

Le Pacte, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2011, 505 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 102), 2014, 601 pages. Édition originale : Paganinikontraktet, 2010. [Une jeune femme à bord d'un voilier qui dérive au gré des courants et le suicide du directeur de « l'Inspection pour les Produits Stratégiques de la Suède » – l'organisme qui gère l'export de matériel de guerre –, deux morts dans l'univers des marchands d'armes.]

Incurables, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2013, 560 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 123), 2015, 608 pages. Édition originale : Eldvittnet, 2011. [Dans Birgittagården, un centre pour adolescentes en difficulté, Miranda est retrouvée dans un bain de sang par ses petites camarades, lors d'une nuit sombre d'automne. L'infirmière Elisabeth Grim est elle aussi assassinée. On retrouve l'arme du crime, un marteau, sous l'oreiller de Vicky Bennet, l'une des adolescentes de l'internat, qui a disparu. Flora Hansen, qui se croit médium, contacte la police en disant qu'elle a vu un fantôme, que l'arme du crime est une pierre, et Joona Linna a tendance à la croire.]

Le Marchand de sable, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2014, 515 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 170), 2017, 560 pages. Édition originale : Sandmannen, Stockholm : Albert Bonniers förlag, 5 novembre 2012. [On trouve un jeune homme errant sur pont ferroviaire, une nuit froide d'hiver à Stockholm. Il a contracté la maladie du légionnaire et il est sévèrement déprimé.]

Désaxé, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2016, 576 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 201), 2018, 592 pages. Édition originale : Stalker, Stockholm : Albert Bonniers förlag, 24 octobre 2014.

Le Chasseur de lapins, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2018, 576 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir), 2021, 528 pages. Édition originale : Kaninjägaren, Stockholm : Albert Bonniers förlag, 24 octobre 2016. [Après avoir purgé deux ans dans la prison de haute sécurité de Kumla Ħ, Joona Linna est invité par la police à une réunion secrète. Elle a besoin de son aide pour arrêter un tueur connu sous le nom de « Chasseur de lapins ». Lorsque Joona Linna entre dans la salle de réunion, le Premier ministre se lève et lui dit : « Cette rencontre n'a jamais eu lieu ».]

Lazarus, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2019, 544 pages. Édition originale : Lazarus, Stockholm : Albert Bonniers förlag, 19 octobre 2018. [Un homme est retrouvé mort dans un appartement d'Oslo. La victime s'avère être inconnue en tant qu'explorateur de tombes et collectionneur de trophées. Lorsque la police ouvre le congélateur dans la cuisine, elle découvre des restes de cadavres en décomposition, parmi lesquels figure le crâne de l'épouse de Joona Linna.

Quelques jours plus tard, Joona Linna est contacté par une enquêtrice allemande qui lui demande son aide au sujet d'un meurtre survenu dans un camping près de Rostock. Joona comprend que le modèle qui commence à se dessiner est insensé, mais il est impossible de l'ignorer.]  

L'Homme du miroir, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2021, 512 pages. Édition originale : Spegelmannen, Stockholm : Albert Bonniers förlag, 21 octobre 2020. [Jenny, une élève de dix-sept ans, disparaît sans laisser de trace sur le chemin du retour de l'école. L'ensemble du pays suit l'enquête, mais malgré les efforts de la police et de la famille, elle ne sera jamais retrouvée. Cinq ans plus tard, elle est découverte assassinée, sur une aire de jeux pour enfants au centre de Stockholm. La jeune fille a été hissée en haut des barres d'escalade à l'aide d'un treuil, et Joona Linna se demande qui a pu faire ça.

Grâce à des caméras de surveillance, l'enquêteur parvient à retrouver un témoin oculaire, mais c'est un homme mentalement perturbé. Ce dernier, Martin, est un homme qui est marqué par un traumatisme, il se blâme pour la mort de sa fille Alice. Comme il n'a aucun souvenir de ce qu'il a vu, Joona Linna contacte l'hypnotiseur Erik Maria Bark. L'épouse du témoin, Pamela, s'occupe d'une jeune fille inadaptée comme si c'était l'enfant qu'elle a perdu. Puis elle reçoit un avertissement anonyme, lui disant que si son mari parle cela aura de graves conséquences.]

 

Titre non traduit

« Hypnotisören – The Black Edition » (L'Hypnotiseur – Édition noire), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 11 juin 2019. [L'histoire de base est la même que pour le premier opus de la série, mais le rythme a été accéléré, Joona Linna a un rôle plus important, et de nouvelles scènes ont été ajoutées.]

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Actes-Sud.

 

Titre n'appartenant à aucune série

Playground, Arles, Actes-Sud, (Exofictions), 2017, 416 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 213), 2019, 416 pages. Édition originale : Playground, 2015. [Lieutenant (de l'armée de terre) Jasmine Pascal-Anderson]  

KJÆRSTAD, Jan (Norvège, 1951 – ) Ω

Titre n'appartenant à aucune série

Aléa : Roman, Paris, Gallimard, (Du monde entier), 1996, 307 pages. Édition originale : Rand, 1990. [Dans une rue derrière la bibliothèque Deichman Ħ à Oslo, un homme est retrouvé mort, et un journal consacre quelques maigres lignes à ce fait-divers. Un deuxième homme et une femme viennent allonger la liste qui va atteindre six victimes.

Tous ces décès semblent inexplicables aussi bien à la police qu'à la journaliste Lucy Holmen qui publie plusieurs articles à ce sujet. Les personnes assassinées semblent, à première vue, avoir été tirées au sort. Les enquêteurs arrêtent un suspect, mais il est relâché, ce n'est pas lui le coupable.]

Trilogie Jonas Wergeland

Le Séducteur, Cenon, Monsieur Toussaint Louverture, 2017, 640 pages. Édition originale : Forføreren, 1993. [Jonas Wergeland, rentre tard dans la soirée d'un voyage à l'étranger, et découvre sa femme Margrethe assassinée sur une peau d'ours polaire. L'homme est une grande vedette de la télévision, qui présente une série de documentaires télévisés nommée « Penser en grand », consacrée à vingt-trois Norvégiens célèbres. C'est un séducteur de belles femmes qui sont devenues des personnes importantes dans la société norvégienne.]

Titres non traduits

« Erobreren » (Le Conquérant), Oslo : H. Aschehoug & Co, 1996.

« Oppdageren » (L'Explorateur), Oslo : H. Aschehoug & Co, 1999.  

KOPPEL, Hans (Suède, 1964 – )

 Pseudonyme de Petter LIDBECK 

Châtiments, Paris, Presses de la Cité, (Polars et Suspense), 2013, 282 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 15757 : Thrillers), 2016, 310 pages. Édition originale : Kommer aldrig mer igen, 2011. [Mike Zetterberg, son épouse Ylva et leur fille Sanna vivent dans une maison à Helsingborg. Un vendredi soir, après son travail, Ylva ne rentre pas chez elle à l'heure habituelle.

Son mari pense qu'elle a dû aller prendre un verre avec une collègue, mais le lendemain Ylva n'est toujours pas revenue. Commençant à s'inquiéter, il contacte la police qui voit dans le mari un suspect qui veut se forger un alibi.]

Désir mortel, Paris, Presses de la Cité, (Polars et Suspense), 2015, 306 pages. Édition originale : Kom ska vi tycka om varandra, 2012. [Anna est un épouse modèle, mais lors d'une réunion professionnelle elle accepte les avances du jeune Erik, de quinze ans son cadet.]

Représailles, Paris, Presses de la Cité, (Polars et Suspense), 2017, 282 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 17332 : Thrillers), 2019, 345 pages. Édition originale : Om döda ont, 2013. [Calle Collin, journaliste indépendant & Anders Malmberg, chroniqueur.]  

KREFELD, Hermann (Danemark, 1903 – 1962)

Les Griffes du léopard, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 406), 1951, 243 pages. Édition originale : Leopard-Kloen, 1946. [Herbert Blistrup, propriétaire du domaine de « Finstrup », rentre chez lui après sa promenade du soir. Quelques heures plus tard, un domestique le découvre assassiné, avec une profonde griffure sur le visage, qui semble avoir été faite par un fauve. La police locale interdit l'accès à la scène du crime, en attendant l'arrivée du commissaire Hjarbæk et de son ajoint, qui viennent de Copenhague.

La pluie qui est tombée a rendu boueux les alentours de la maison, mais il n'y aucune empreinte de chaussure dans la pièce où l'on a retrouvé l'homme. Les enquêteurs en concluent que le meurtrier doit faire partie des personnes qui habitent sur place et interrogent le neveu de la victime. Puis les policiers apprennent qu'un tigre s'est échappé d'un cirque voisin, et vont interroger le responsable qui avoue qu'il a retrouvé l'animal et qu'il l'a tué. Pour éviter des ennuis avec les autorités, le propriétaire a enterré la bête, mais l'analyse montre qu'il n'y a pas de trace de sang humain sur les pattes du félin.]  

KRISTENSEN, Monica (Suède ↣ Norvège, 1950 – )

 Nom complet : Monica KRISTENSEN SOLÅS 

Série Fjeld Knut, en poste au Svalbard (ex-Spitzberg)

Le Sixième homme, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2011, 267 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 87) & Montréal, Leméac Éditeur, 2013, 384 pages. Édition originale : Kullunge, 2008. [Plusieurs écoliers disparaissent du jardin d'enfants de Longyearbyen Ħ, la principale ville du Svalbard Ħ, puis reviennent sans dire où il sont allés. Personne ne s'inquiète, on est habitué à ce que les enfants s'éloignent pendant un certain temps.

Mais la petite Ella ne rentre pas, et les traces qu'elle a laissées conduisent à des mines de charbon abandonnées, avec des tunnels étroits et sombres. Fjeld Knut commence une course contre la montre pour retrouver l'enfant. Puis le père d'Ella disparaît à son tour.]

Opération Fritham, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2013, 297 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 115), 2014, 382 pages. Édition originale : Operasjon Fritham, 2009. [En mars 1941 deux frères norvégiens qui ont déserté l'armée allemande tentent de rentrer chez eux et ils ont faim et froid. Pour se mettre à l'abri, ils entrent dans une petite chapelle près de Kirkenes Ħ, et volent une icône de grande valeur. Le pasteur et son fils, qui tentaient de s'y opposer, sont assassinés.

Le 13 mai 1942 lors de la tentative de reconquête du Svalbard, deux navires norvégiens, le baleinier « Selis » et le brise-glace « Isbjørn », sont coulés par les bombardiers allemands et quinze soldats alliés perdent la vie Θ.

Dans les années 1970, une commémoration est prévue à Ny-Ålesund à laquelle doivent assister des vétérans allemands, russes, anglais et norvégiens, pour la réconciliation et le pardon. Aidé du jeune historien Henrik Sigernes, Fjeld Knut doit résoudre l'affaire de 1941, sinon quelqu'un sera de nouveau tué. Mais une personne ne veut pas que la vérité apparaisse.]

Θ L'opération militaire de 1942 et son nom de « Fritham » sont authentiques, voir :
Musée du Svalbard svalbardmuseum.no/no/kultur-og-historie/krigen
Radio et TV publiques de Norvège www.nrk.no/norge/skipsvrak-undersokes-1.517428.

Vodka, pirojki et caviar, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2014, 304 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 151), 2016, 386 pages. Édition originale : Den døde i Barentsburg, 2011. [Fjeld Knut ne sait pas pourquoi il est ici, dans la ville minière russe de Barentsburg Ħ, un anachronisme de la guerre froide. Pas plus qu'il ne sait pourquoi les Russes Θ veulent soudainement qu'un policier norvégien enquête sur un banal accident. Après son arrivée plusieurs décès ont lieu, les conditions météorologiques se dégradent et Fjeld Knut est dans l'impossibilité de repartir.]

Θ La présence des Russes au Svalbard :
Le Svalbard est un territoire norvégien.
Le traité de Paris en 1920, accorde à la Russie le droit d'avoir des industries et du personnel russe.

L'Expédition, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2016, 320 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 215), 2019, 384 pages. Édition originale : Ekspedisjonen, 2014. [Une expédition norvégienne est partie du Svalbard pour atteindre le pôle Nord. Elle se compose de quatre hommes, Karsten, Mads, Terje et Svein et de chiens de traîneau. Arrivé au 87° parallèle nord, à trois cents kilomètres du pôle, Svein, le quatrième membre de l'expédition, est frappé par une maladie inexplicable. Les animaux sont eux aussi victimes de ce mal mystérieux, certains des chiens meurent et d'autres sont affaiblis.

Un hélicoptère sanitaire dépose l'enquêteur Fjeld Knut, mais le responsable de l'expédition refuse d'abandonner ses équipiers. L'hélicoptère repart vers Longyearbyen Θ avec uniquement le malade, le policier reste sur place. Dans l'expédition le moral chute rapidement lorsque la météo se dégrade. De plus, la réserve de nourriture diminue, du matériel est perdu et un ours blanc affamé rôde dans le secteur.]

Θ Voir les articles :
Longyearbyen, la ville où il est interdit de mourir
Au Svalbard, un chaud polaire

Titre non traduit

« Hollendergraven » (Tombe de Néerlandais), Oslo : Forlaget Press, 2007. [Le MS Isbjørn, le premier navire touristique de l'été, fait escale au Svalbard, et les passagers descendent à terre. Le bateau appartient aux frères Olsen, des hommes d'affaires de Tromsø, et les participants à la croisière ne sont que sept, des Anglais pour la plupart.

La guide touristique, Anette, leur dit qu’il y a des cimetières, mais que ce sont des sites dans lesquels il est interdit d'entrer. Ces lieux datent de l'époque de la chasse à la baleine par les Anglais et les Néerlandais, il faut leur montrer du respect.

La jeune Suédoise leur dit également que tout ce qui est creusé dans le sol du Svalbard remonte tôt ou tard à la surface. Au fil des ans, il dégèle en été et il gèle en hiver, et les cercueils se retrouvent à l'air libre. Il n'y a aucune marque sur ces tombes, ni nom ni croix.

Les touristes ne tiennent pas compte des recommandations, et vont visiter un cimetière. L’une des participantes glisse dans la neige et chute dans le caveau d’un Néerlandais. Le cercueil se brise et ils découvrent à l’intérieur une tête humaine fraîchement décapitée.

Le gouverneur du Svalbard contacte la police, et l’enquêteur Fjeld Knut est chargé de cette affaire. Mais personne ne sait qui est la victime, aucune disparition n’a été signalée. Personne ne sait non plus pourquoi elle a été tuée, ni où se trouve le reste du corps.

La suspicion se propage dans la petite communauté où les crimes sont aussi rares que les accidents sont monnaie courante. Le policier va fouiller dans des secrets bien gardés depuis plusieurs années, qui datent d’une époque où quelque chose de cruel et d'inexplicable s'est produit.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Retour : Initiale auteur = K
 

LÄCKBERG, Camilla (Suède, 1974 – ) Ω

 Nom complet : Jean Edith Camilla LÄCKBERG ERIKSSON 
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Série Erika Falck, romancière à Fjällbacka

La Princesse des glaces, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2008, 384 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 61) & Montréal, Leméac Éditeur, 2012, 508 pages. Édition originale : Isprinsessan, 2003. [Après la mort soudaine de ses parents, Erica Falck revient dans la maison de son enfance à Fjällbacka Ħ. Elle découvre dans une baignoire d'eau gelée, le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner.]  

Le Prédicateur, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2009, 384 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 85), 2013, 512 pages. Édition originale : Predikanten, 2004. [Un petit garçon découvre au bord de la mer une jeune femme qui a été assassinée et dont le corps a été posé sur deux squelettes.]  

Le Tailleur de pierre, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2009, 480 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 92), 2013, 608 pages. Édition originale : Stenhuggaren, 2005. [En début de matinée au mois d'octobre, l'un des pêcheurs de Fjällbacka, Frans Bengtsson, remonte ses casiers à homard et trouve une petite fille noyée. On pense à un accident, mais l'autopsie révèle que Sara, âgée de sept ans, a de l'eau douce savonneuse dans les poumons. Quelqu'un l'a donc assassinée dans une baignoire avant de la rhabiller et de la jeter à la mer, mais qui pouvait lui vouloir du mal ?]

L'Oiseau de mauvais augure, Arles, Actes Sud, (Actes noirs), 2010, 365 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 111), 2014, 481 pages. Édition originale : Olycksfågeln, 2006.

L'Enfant allemand, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2011, 464 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 121), 2014, 601 pages. Édition originale : Tyskungen, 2007.

La Sirène, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2012, 416 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 133), 2015, 526 pages. Édition originale : Sjöjungfrun, 2008. [Christian, l'ami bibliothécaire d'Erika, reçoit des lettres de menaces, et l'un des amis de ce dernier a disparu depuis plusieurs semaines. L'affaire de cette disparition est confiée à l'équipe du commissariat de Tanumshede, dirigée par Patrik Hedström. Malgré le fait qu'elle soit enceinte de jumeaux, Erika enquête elle aussi.]

Le Gardien de phare, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2013, 461 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 158), 2016, 576 pages. Édition originale : Fyrvaktaren, 2009. [Erika Falck enquête sur l'île de Gräskar Ħ, et s'efforce de soutenir sa sœur Anna.]

La Faiseuse d'anges, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2014, 436 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 175), 2017, 512 pages. Édition originale : Änglamakerskan, 2011. [À l'été 1974, sur l'île de Valö une famille disparaît sans laisser de trace. On ne retrouve qu'Ebba, une enfant âgée d'un an.]

Le Dompteur de lions, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2016, 400 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 206), 2018, 400 pages. Édition originale : Lejontämjaren, 2014. [Une jeune fille disparue depuis plus de quatre mois, erre à moitié nue à travers la forêt enneigée. En arrivant sur la route, elle est heurtée par un automobiliste et l'on découvre qu'elle a les yeux crevés et de nombreuses blessures.]

La Sorcière, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2017, 704 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 223), 2019, 784 pages. Édition originale : Häxan, 2017. [Nea, une fillette de quatre ans vit avec ses parents dans une ferme isolée. Elle est retrouvée morte à l'endroit précis où Stella, même âge, a été assassinée trente ans plus tôt.]  

Martin Molin, en poste à Fjällbacka

Cyanure, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2011, 160 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 71) & Montréal, Leméac Éditeur, 2012, 154 pages. Édition originale : Snöstorm och mandeldoft, 2006. [Martin Molin accompagne sa petite amie Lisette sur l'île de Valö Ħ pour une réunion de famille. Au cours du premier repas, le grand-père meurt étouffé, juste après avoir précisé à ses enfants qu'il les rayait de son testament.]  

Diptyque Faye Adelheim

La Cage dorée : La Vengeance d'une femme est douce et impitoyable, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2019, 304 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir), 2021, 368 pages. Édition originale : En bur av guld, Stockholm : Bokförlaget Forum, 11 avril 2019. [Faye Adelheim a vécu lorsqu'elle était jeune un drame qui l'a marquée, et elle décide de s'installer dans la capitale. Elle est maintenant une femme douce qui a réalisé tout ce dont elle avait toujours rêvé. Elle a un mari, jeune aristocrate parfait, une fille chérie et elle vit dans un domicile luxueux d'un beau quartier de Stockholm.

Elle a sacrifié ses ambitions en laissant tomber ses études d'économie à la Handelshögskolan, pour se consacrer à sa famille et à son mari. Mais de sombres souvenirs de son enfance à Fjällbacka avec un père violent, lui reviennent en mémoire. La vie de femme au foyer fait qu'elle déprime et se sent de plus en plus comme prisonnière dans une cage dorée.

Un jour elle surprend Jack, son conjoint, au lit avec l'une des collaboratrices de ce dernier. De plus, il la quitte et divorce en emportant tout l'argent du couple sans rien lui laisser. Ceci alors qu'elle a grandement contribué au succès de son époux dans les affaires. Humiliée, elle change brutalement de comportement et commence à planifier, avec deux autres femmes, une lente et cruelle vengeance féminine. Elles vont concevoir un plan, employer tous les moyens pour anéantir son mari et récupérer son entreprise.] Volet n° 1 en version originale.

Des Ailes d'argent : La Vengeance d'une femme est douce et impitoyable, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2020, 288 pages. Édition originale : Vingar av silver, Stockholm : Bokförlaget Forum, 13 mai 2020. [Juste au moment où Faye pensait que tous ses problèmes étaient bien terminés et que la paix était revenue, son existence est de nouveau menacée. Elle a refait sa vie à l'étranger, elle vit anonymement depuis deux ans en Italie, avec sa mère Ingrid et sa fille Julienne. L'entreprise entièrement féminine de produits cosmétiques qu'elle a créée, nommée Revenge, connaît un grand succès.

Mais lorsque les produits de sa société doivent être introduits aux États-Unis, une menace sérieuse émerge soudainement et Faye est contrainte de revenir à Stockholm. Quelqu'un essaie d'acheter beaucoup d'actions de son vaisseau amiral pour en prendre le contrôle, et elle soupçonne une personne de l'entourage de son ex-mari. Avec l'aide d'un groupe de femmes triées sur le volet, elles forment une fraternité féminine se vont se battre pour sauver ce qui leur appartient.

Dans sa vie privée, son ex-conjoint Jack est en détention, et lors d'un voyage d'affaires, elle tombe amoureuse. Son nouveau compagnon se prénomme David, et elle a d'intenses ébats amoureux avec lui. Mais parfois l'alcool qu'elle consomme trop et sa passion pour l'homme de ses rêves l'affaiblissent dans son combat. Son ex-époux s'évade de prison avec un autre détenu, et elle sait qu'il fera tout pour la retrouver et la tuer.]  

Diptyque Vengeance

Femmes sans merci, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2020, 144 pages. Édition originale : Kvinnor utan nåd Θ, Stockholm : Bokförlaget Forum, 21 novembre 2018. [Ingrid Steen est une ancienne journaliste qui, à la naissance de sa fille, a sacrifié sa carrière au bénéfice de son mari Tommy lorsqu'il est devenu rédacteur en chef du quotidien Kvällsbladet. Pendant longtemps elle a sauvegardé les apparences, il n'y avait aucun nuage dans son couple, alors qu'elle était convaincue du contraire. Pour en avoir le cœur net, un jour elle cache un dictaphone dans la veste de son mari, et découvre qu'il la trompe avec une jeune collègue de celui-ci.

Viktoria Brunberg s'est enfuie de Russie où elle avait une position sociale élevée, de l'argent et beaucoup d'amis. Son fiancé, un caïd de la mafia de Iekaterinbourg Ħ, a été exécuté par une bande rivale, et elle risquait sa vie en restant en Russie. Un homme qui cherchait une épouse lui a payé son billet d'avion, mais en arrivant dans la petite bourgade de Sillbo près de la ville de Heby en Suède centrale, elle a trouvé l'enfer. Malte, son mari ivrogne et obèse, la traite « comme une poupée gonflable qui doit faire la cuisine et garder la maison propre ».

Birgitta Nilsson, est une enseignante d'école primaire qui est à deux ans de la retraite, et qui s'est mariée très jeune à Jacob. Elle est la mère de jumeaux, et ne va plus chez son médecin pour éviter de montrer les ecchymoses laissées par les coups de son mari. Mais un jour, le docteur lui apprend qu'elle a un cancer du sein, et lui reproche de ne pas avoir passé les mammographies de routine.

Elles ne se connaissent pas, elles sont de condition sociale et d'âge différents, et pourtant elles ont un point commun. Elles sont obligées de mener une vie “normale” en dehors de la maison, comme si de rien n'était. Elles peuvent changer leur vie, l'important est de prendre une décision, cesser d'être des victimes et devenir des mantes religieuses. Au même moment, chacune d'elles va commettre le crime parfait en tuant un autre mari que le sien.]

Θ Publié en avant-première en italien, sous le titre Donne che non perdonano.

 

Sans passer par la case départ, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2021. Édition originale : Gå i fängelse Θ, Stockholm : Bokförlaget Forum, 14 avril 2021. [Quatre adolescents sont réunis dans la grande et luxueuse maison de l'un d'eux, située près du détroit de Skurusundet Ħ et du lac Mälaren. Max, Liv, Anton et Martina se connaissent depuis l'enfance, ils ont formé un groupe dans lequel ils n'acceptent pas les intrus, et ils s'apprêtent à célébrer le nouvel an dans quelques heures.

Dans quelques mois ils vont entrer à l'université, ce sont les meilleurs amis, tout comme leurs parents qui font la fête dans la villa voisine. Les huîtres, le caviar et le champagne ont été fournis par un traiteur en quantité généreuse, et lorsque cela ne suffit pas, ils vont se servir à la cave, ils ont tout ce que l'argent peut acheter. Mais ils s’ennuient, ils ont de sombres secrets, avant tout vis à vis de leur famille, qu'ils ne partagent avec personne pas même entre eux.

Victimes de l'égoïsme de leurs parents qui ne se sont pas assez occupés d’eux, ils ont peur de leur ressembler. En attendant minuit, Liv propose de jouer au Monopoly, mais au lieu de payer avec les billets, le perdant doit confesser une vérité. L'alcool et la fatigue aidant, au fil du jeu chacun laisse échapper un secret bien gardé. Mais l'un d’eux avait un plan complexe derrière ce jeu prétendument inoffensif.]

Θ Publié en avant-première en italien, sous le titre Il gioco della notte.

 

LÄCKBERG, Camilla (Voir § précéd.) & FEXEUS, Henrik (Suède, 1971 – ) Ω

Trilogie L'enquêtrice Mina Dabiri & le mentaliste Vincent Walder

Titre non traduit

« Box » Θ (Caisse d'illusionniste), Stockholm : Bokförlaget Forum / Bokförlaget Ester Bonnier, parution de l'original prévue pour l'automne 2021. [Une femme est retrouvée morte, transpercée par une épée, dans une caisse où un illusionniste fait entrer sa partenaire. La police se demande s’il s’agit d’un tour de magie qui a déraillé ou si c’est un meurtre ? L'enquêtrice Mina Dabiri, en poste à Stockholm, est chargée de cette affaire. Elle fait appel au mentaliste Vincent Walder, expert en langage corporel et en magie.

Tous deux établissent un lien avec une affaire précédente et se rendent compte qu'ils poursuivent un tueur en série. Leur but est de l’arrêter avant que le nombre de victimes n'augmente. Mais il semble que ces assassinats soient en rapport avec leurs passés respectifs. Pour mettre fin à l’activité du meurtrier, ils doivent avoir une longueur d'avance sur lui et comprendre sa folie.]

Θ Selon Nordin Agency, les droits de traduction ont été vendus aux éditions Actes-Sud.

 

LAGERCRANTZ, David (Suède, 1962 – ) Ω

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Seconde trilogie Millénium

Ce Qui ne me tue pas, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2015, 481 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 180), 2017, 544 pages. Édition originale : Det som inte dödar oss, 2015. [Mikaël Blomkvist reçoit un appel du professeur Frans Balder, un chercheur de pointe dans le domaine de l'intelligence artificielle. Ce dernier prétend avoir sur une information de premier plan sur les services de renseignement américains.]

La Fille qui rendait coup sur coup, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2017, 448 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 228), 2019, 464 pages. Édition originale : Mannen som sökte sin skugga, 2017. [Lisbeth Salander est incarcérée dans une prison de haute sécurité. Lorsqu'elle reçoit la visite de son ancien tuteur, les ombres d'un passé resurgissent.]

La Fille qui devait mourir, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2019, 384 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir), 2021, 400 pages. Édition originale : Hon som måste dö, 21 août 2019 Θ. [Un sans-abri est découvert mort dans un parc public du centre de Stockholm. La médecin légiste, Fredrika Nyman, a l'intuition que ce décès n'est pas naturel et contacte Mikaël Blomkvist, qui accepte à contrecœur de se charger de l'affaire. On a entendu à plusieurs reprises le sans domicile fixe marmonner des propos à l'encontre de Johannes Forsell, le ministre suédois de la Défense. Était-ce des paroles en l'air, ou y a-t-il vraiment un lien avec le gouvernement ?

Mikael aimerait l'aide de Lisbeth Salander, mais elle a quitté le pays après l'enterrement de Holger Palmgren et elle est injoignable. Ce que personne ne sait, c'est qu'elle s'est installée à Moscou une fois pour toutes, avec sa sœur Camilla.]  

Titre n'appartenant à aucune série

Indécence manifeste, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2016, 384 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 195), 2018, 384 pages. Édition originale : Syndafall i Wilmslow, Stockholm : Albert Bonniers förlag, 9 janvier 2009. Roman historique. [Leonard Corell est un homme qui à l'air doux, timide, peu sûr de lui, il a récemment quitté l'uniforme et vient d'être affecté au départment des affaires criminelles de Wilmslow. C'est une petite ville du comté de Cheshire dans le Nord-Ouest de l'Angleterre, où il ne se passe pratiquement jamais rien d'important. Le jeune policier de vingt-huit ans n'aime pas ce qu'il fait et n'aime pas non plus le montant de son salaire.

Ce matin du 8 juin 1954, il est chargé de l'affaire d'un homme de quarante et un ans, retrouvé sur son lit dans une maison sur Adlintgon Road. La découverte macabre a été faite par une vieille dame qui venait effectuer quelques tâches ménagères pour le compte de la victime. Sur la table de chevet il y a un pomme en partie croquée, et dans l'atmosphère de la pièce, on sent une odeur d'amandes amères. Dans une autre pièce l'enquêteur voit un flacon marqué « acide cyanhydrique », une substance réputée pour dégager une odeur d'amandes amères.

Comme en pareil cas, il se demande si c'est un suicide, un accident ou un meurtre, et la vieille femme lui apprend l'identité du défunt, Alan Turing. Ce nom lui rappelle vaguement quelque chose, et il se souvient que l'individu avait été condamné quelques années plus tôt pour « indécence manifeste », car il était homosexuel. La justice lui avait laissé le choix entre la prison ou un traitement comportant la prise d'œstrogènes. Θ

Rapidement le policier se retrouve sous la pression de ses supérieurs, sur demande du ministère des Affaires Étrangères, pour qui l'option du suicide est la seule possible. Ce que demande sa hiérarchie, c'est de savoir si la personne décédée a pu transmettre aux Soviétiques des secrets d'État qui seront classés confidentiels jusqu'au début du prochain millénaire.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Alan Turing a fait partie du service britannique du chiffre, installé à Bletchley Park, à soixante kilomètres de Londres. Avec d'autres scientifiques, il a réussi à casser le code d'Enigma Ħ, la machine qui servait à l'armée allemande pour coder ou décoder ses messages.

En pleine guerre froide, les autorités se demandent si les ex-agents du M.I.6. Ħ, Donald Duart Maclean et Guy Burgess, n'ont pas obtenu pour le compte des Soviétiques des secrets détenus par Alan Turing. Ces deux agents étaient des espions au sein des services secrets du Royaume-Uni. Alors qu'ils étaient sur le point d'être arrêtés par le M.I.5. Δ, le contre-espionnage, ils se sont réfugiés à Moscou.

Lorsqu'il était jeune, Leonard Corell rêvait d'entrer à l'université pour faire des études de mathématiques, et il se plonge dans la vie et dans l'œuvre du défunt. Plus il avance dans ses recherches, plus il est convaincu que l'homme de la maison sur Adlintgon Road pourrait avoir été victime d'un complot impliquant les plus hauts cercles du pouvoir.]

Θ L'homme sera réhabilité en 2013 par le gouvernement britannique.
Δ Voir l'ouvrage de Peter Wright, ancien chef du M.I.5., « Spy catcher », éditions Robert Laffont, 1987.
 

Trilogie Hans Rekke & Micaela Vargas

Titre non traduit

« Obscuritas » (Obscuritas), Stockholm : Norstedts, 11 janvier 2021. [Nous sommes à l'été 2003 et les États-Unis viennent d'envahir l'Irak. Près de Stockholm, à Hässelby, un arbitre de football [soccer] d'origine afghane a été assassiné. Giuseppe Costa, le père impulsif de l'un des joueurs, est accusé du meurtre et l'affaire semble terminée.

Le suspect nie catégoriquement son implication dans cette affaire, et les enquêteurs décident de consulter le professeur Hans Rekke. C'est un expert de renommée mondiale dans le domaine des techniques d'interrogatoire, si quelqu'un peut faire parler Costa, c'est bien lui.

Chez lui à Djursholm Ħ, l'excentrique spécialiste accueille les policiers, et démonte complètement l'enquête préliminaire. Toutes les charges sont abandonnées, et l'homme est libéré, mais Micaela Vargas, une jeune policière de Husby, refuse d'abandonner.

Avec Hans Rekke elle va continuer les recherches pour trouver le véritable meurtrier, ce qui les mène sur une piste terroriste. Qui était réellement cet arbitre, une victime ou un criminel ?]  

LANG, Maria (Suède, 1914 – 1991)

 Pseudonyme de Dagmar Maria LANGE 
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Série Le commissaire Christer Wijk, chef de la brigade criminelle

Nous n'irons plus au bois, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 798), 1963, 255 pages. Réédition : Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Club des Masques n° 10), 1966, 256 pages. Édition originale : Kung Liljekonvalje av dungen, 1957. [La jeune et belle Anneli Hammar vit avec sa mère et son beau-père dans la ville (fictive) de Skoga Θ. La veille de son mariage avec le riche Joakim Kruse, elle entre dans la boutique de fleurs de Fanny Falkman pour regarder son bouquet de mariée, puis disparaît.

Le lendemain, le commissaire Christer Wijk vient saluer chez elle Gretel Ström, la mère d'Anneli, et assister au mariage, mais il est obligé de rechercher la future mariée. On retrouve cette dernière assassinée sur la plage, non loin de la maison où elle vivait, avec un bouquet de lys à la main.]

Θ Allusion à la ville natale de l'auteure, Nora, dans le comté d'Örebro Ħ

Troisième étage, porte à droite, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 802), 1963, 255 pages. Édition originale : Ofärd i huset bor, 1955. [Une belle et ancienne maison située dans Östermalm à Stockholm, a été modernisée pour former des logements de tailles diverses, et elle appartient à l'avocate Aurore Rydefelt. La concierge, Märta Schedin, frappe à la porte d'un appartement et comme personne ne répond, elle entre. Sur le sol de la cuisine elle découvre le corps de l'avocat Jörgen Lööw, âgé d'une trentaine d'années il esr le neveu de la propriétaire des lieux, et une forte odeur de gaz flotte dans l'air.

L'un des appartements est occupé par Gudrun Assarsson, une blonde aux joues roses qui travaille comme coiffeuse et sa co-locataire Camilla Martin qui a douze ans de moins que Christer Wijk. Cette dernière est chanteuse d'opéra, et remporte un franc succès dans le drame lyrique « La Walkyrie » de Richard Wagner. Le chef du Stockholmskriminalens (département des enquêtes criminelles de Stockholm), Åke Nord, est le responsable de l'enquête. Christer Wijk lui apporte son aide car il fréquente Gudrun, et ce dernier se demande s'il s'agit d'un meurtre ou d'un suicide.]

Rêves dangereux, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 845), 1964, 186 pages. Édition originale : Farliga drönmar, 1958. [Andreas Hallman, prix Nobel de littérature, vit dans une maison entourée de hauts murs. Dans cette demeure vivent aussi sa femme, Björg, son fils Jon, issu d'un premier mariage ainsi que l'épouse de ce dernier, Cecilia et leurs enfants Kåre et Ylva. Celle-ci est la secrétaire de son grand-père, mais elle se blesse et l'éditeur demande à Malin Skog de venir la remplacer.

On célèbre l'anniversaire de Cecilia, la nuit suivante Malin se lève et découvre dans la salle de bains Jon qui est mort. Le médecin de famille, Gregor Isander, dit qu'il s'agit d'une mort naturelle. Malin Skog a des doutes concernant la mort « naturelle » de Jon, puis elle est poussée dans un escalier et on tente de l'étouffer avec un oreiller.

Dans un café la nouvelle secrétaire rencontre Lars "Petrus" Turesson, un policier qui travaille à Västerås, et lui fait part de ses soupçons. Le commissaire Christer Wijk se rend sur les lieux sous un prétexte quelconque, le prix Nobel est furieux de voir un étranger chez lui, mais il se calme lorsqu'il apprend la profession du visiteur. Un peu plus tard, lors d'un repas, Andreas Hallman est pris de violentes convulsions, puis il meurt. Le laboratoire de la police trouve dans son organisme des traces d'une plante, le parathion.]

Ah ! Les femmes, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 864), 1965, 186 pages. Réédition : Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Club des Masques n° 270), 1976, 188 pages. Édition originale : Att vara kvinna, 1961. [Le congrès annuel de l'Association des Femmes se tient à Blacksta. Cinquante représentantes, une par profession, sont rassemblées dans le Herrgården. La présidente, Eva-Gun Nyrén, est candidate à sa réélection, mais la vice-présidente, Zettergren, s'y oppose.

Au cours de la nuit on entend un cri, et Betti Borg est retrouvée morte dans son lit. Camilla Martin, qui est présente au titre des chanteuses d'opéra, téléphone immédiatement à Christer Wijk, qui est chez lui. Åsa Stenius, médecin et nouvelle présidente de l'association, affirme que c'est une mort naturelle, une insuffisance cardiaque, et interdit que l'on s'approche de la victime.]

Les Lampions sont éteints, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 891), 1965. Édition originale : Vår sång blir stum, 1960. [Un banquet est organisé au Stadshotelllet de Skoga avec des enseignants et des étudiants. Harald Hellman, enseignant, rentre dans sa chambre d'hôtel à 23 h 45. Une demi-heure plus tard, Puck Bure le découvre mort. Le commissaire Christer Wijk distribue une feuille de papier à tous les participants en leur demandant de noter leur emploi du temps pour la demi-heure cruciale.]

Cours… mon aiguille, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 920), 1966, 186 pages. Réédition : Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Club des Masques n° 216), 1974, 186 pages. Édition originale : Siden, sammet, 1964. [À contrecœur le commissaire accompagne son épouse Camilla Martin pour une fête dans une maison de haute couture. En voyant un beau manteau pour hommes et une robe blanche qu'il aimerait que Camilla porte, il ne regrette plus d'être venu.

Dans la soirée, Marie Melander découvre la principale cliente, la très riche et belle Veronica Thorén, assassinée avec un arme blanche. La victime est la fille du millionnaire Erik Green, et son premier mari était le multi-millionnaire Frostell. Le corps est enveloppé dans le tissu qui allait servir à faire une robe, et l'arme du crime pourrait être une paire de ciseaux. Palle Davidsen, l'adjoint du commissaire ; Alarik Ahlgren, le médecin légiste et Lindstedt, l'expert des scènes de crime, sont au travail sur les lieux du meurtre.]

Les Chats rouges, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 996), 1968, 192 pages. Édition originale : De röda kattorna, 1965. [Bodil Odén, 26 ans, revient de Paris et entre dans son appartement dans le quartier de Gärdet à Stockholm. Elle s'inquiète quand elle ne trouve pas sa sœur Ingalill Odén, dix-neuf ans. Elles vivent seules, leurs parents sont morts dans un accident de voiture. Elle contacte Christer Wijk et lui demande de l'attendre dans la localité de Rämen.]

La Sainte Lucie, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1041), 1968, 192 pages. Édition originale : Vitklädd med ljus i hår, 1967. [Une jeune fille déguisée en « Lucie » apporte un gâteau empoisonné dans l'appartement du couple Margot et Staffan Palm, le matin de la Sainte-Lucie Ħ. Après avoir mangé un morceau de la pâtisserie, Margot meurt. Mais qui était réellement visé, elle ou son mari ?]

Pullman n° 12, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1107), 1970, 192 pages. Réédition : Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Club des Masques n° 330), 1976, 192 pages. Édition originale : Ingen returbiljett, 1968. [Un train circule entre Stockholm et Örebro. Peu avant l'arrivée, à la gare de Frövi Ħ, Martin Olsén est découvert assassiné. Au terminus du train, Anders Löving, commissaire du comté, est le premier sur les lieux, suivi du chef de la brigade criminelle, Christer Wijk.]

Tes Yeux se fermeront, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1149), 1971, 191 pages. Édition originale : Intrigernas hus, 1969. [Les convives sont attablés à l'Operagrillen, et tous ont choisi de manger du poisson, sauf Love Bauman une chanteuse d'opéra. Après avoir dîner, cette dernière présente des symptômes d'empoisonnement, elle a trouvé des grains blancs dans la sauce de son steak.

Le chef Werner Vögeli peut certifier que cela ne vient pas de sa cuisine, puisqu'il a goûté sa préparation, et qu'elle a été servie à plusieurs autres invités. Le docteur Bringel prend soin d'elle, et Camilla Martin en informe son mari, le commissaire Christer Wijk.

La jeune danseuse Anette Redin a eu une journée noire, elle a été sévèrement réprimandée par Erik Bruhn, le directeur de ballet. Après le spectacle, elle reste dans les coulisses de l'Opéra du Théâtre Royal, puis soudain, la lumière s'éteint. Elle est agressée, reçoit un coup de pied dans la tête et perd connaissance.

Quand elle revient à elle, Sonja Montell, la directrice récemment nommée à ce poste, a un couteau planté dans le dos. La femme de ménage, madame Eriksson, appelle le veilleur de nuit qui arrive immédiatement. Ce dernier contacte alors la police et le chef de la brigade criminelle arrive à six heures du matin.

L'enquêteur constate que l'arme du crime vient du restaurant Operacällarens, et cherche à savoir qui était réellement Sonja Montell. Pourquoi la victime est-elle revenue en Suède après la mort de « Tante Margrethe Andersen », dont elle avait hérité ? Est-ce que la tentative d'empoisonnement contre Love Bauman et le meurtre sont liés ?]

Toute la ville dort, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1231), 1972, 187 pages. Édition originale : Staden sover, 1970. [En hiver à Skoga, quelqu'un effectue des appels téléphoniques anonymes et envoie des lettres de menaces. Eva-Marie Hesser est mariée à Håkan Hesser. Ils vivent dans une villa blanche à Skoga. Elle est retrouvée étranglée chez elle. Anders Löving est responsable de l'enquête, et Christer Wijk arrive à réanimer une deuxième victime en lui faisant du bouche-à-bouche.]

Le Carnet de l'assassin, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1303), 1973, 188 pages. Édition originale : Mördarens bok, 1971. [Dans les bureaux d'un riche éditeur de Stockholm, Bibbi, une jeune fille, a été assassinée. Almi Graan [anagramme de Maria Lang ?] téléphone à Christer Wijk et le persuade de venir, bien qu'il soit fiévreux.]

Qui attend à l'auberge ?, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1376), 1975, 186 pages. Édition originale : Vem väntar på värdshuset?, 1972. [En revenant de Skoga où ils ont été voir Helena, la mère du commissaire, Camilla Martin et Christer Wijk se trompent d'itinéraire. Par hasard ils arrivent à l'auberge de Kolbäck où Herbert Edgren, un riche fabricant, fête ses 70 ans avec toute sa famille.

Dans un autre secteur de l'auberge, Johan Jorenius, professeur agrégé de biologie, donne une conférence sur la protection de l'environnement. Dans la soirée, Dis Dalman, la jeune femme qui devait bénéficier de l'héritage de l'industriel, est assassinée.]

Nous étions treize en classe, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1456), 1976, 186 pages. Réédition : Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Club des Masques n° 509), 1983, 188 pages. Édition originale : Vi var tretton i klassen, 1973. [Fredrika Levén-Lagervall, 60 ans, organise le 1er juin 1973 une réunion des anciens élèves de l'école Ahlströmska à Stockholm. Après la fête, elle découvre Patrik Kilander mort. Elle en informe Almi Graan et cette dernière contacte Christer Wijk chez lui. Le commissaire arrive accompagné d'un de ses adjoints, Palle Davidsen. Les enquêteurs dressent une chronologie des événements de 00 h 20 (la dernière fois que l'on a vu la victime) à 01 h 08 (l'heure où l'on a constaté la mort).]

La Nuit de juin n'aura pas lieu, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1500), 1977, 187 pages. Édition originale : Det är ugglor i mossen, 1974. [Dans son chalet isolé sur les bords du lac, Ulf Ulfsson invite plusieurs personnes pour son anniversaire. Le lendemain matin Sandra Grandin explore les environs, mais elle trébuche, glisse, dévale la pente jusqu'au marécage, et découvre Ulf Ulfsson noyé. L'oncle de Sandra, Hans Anton Hallje, appelle le brigadier Leo Berggren. Par chance, Christer Wijk est de passage à Skoga pour voir sa mère. Dans la poche de la victime, la police trouve la clef d'un coffre-fort qui renferme un million de couronnes suédoises.]  

Trilogie Les époux Bure : Puck et son mari Einar

Trois petits tours et puis s'en vont, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 879), 1965, 191 pages. Édition originale : Se, döden på dig väntar, 1955. [Au Drottningholms Slottsteater Ħ de Stockholm on répète l'opéra de Mozart « Cosi fan tutte ». Une chanteuse d'opéra, Tove Monrad, est retrouvée assassinée.] Volet n° 2 de la série en version originale.

N'oubliez pas Tommy, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1011), 1968, 188 pages. Réédition : Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Club des Masques n° 288), 1976, 188 pages. Édition originale : Inte flera mord!, 1951. [Le professeur Johannes M. Ekstedt, égyptologue à l'université d'Upsal, accepte d'accompagner sa fille Puck et son gendre Einar à condition qu'on ne lui parle plus de meurtres. Les époux Bure, nouveaux mariés, sont des passionnés de polars, et l'un de leurs grands amis est le commissaire Christer Wijk.

Tous trois partent pour la localité de Skoga au début de leurs deux dernières semaines de vacances, accompagnés par une chatte blanche nommée Thotmès III Θ. C'est le scientifique qui a trouvé cet animal en Égypte lors de fouilles effectuées l'hiver précédent, et qu'il a ramenée avec lui en Suède. Leur habitation de Skoga fait partie d'un groupe de six maisons dans un secteur appellé La Vallée, et elle appartient à la sœur de Puck.

Le lendemain de leur arrivée, Puck et son mari se lèvent assez tard et rejoignent le professeur, installé en train de lire sous la véranda. Ce dernier leur annonce qu'il y a un cadavre dans le jardin de leur maison, au bord de la rivière. Cette remarque provoque l'hilarité de Puck et d'Einar qui croient à une plaisanterie.

Puck va jusqu'à l'endroit indiqué par son père, et découvre Tommy (Tomas) Holt qui a été poignardé avec un coupe-papier que l'égyptologue avait acheté au Caire. Elle demande à son père pourquoi il n'a pas prévenu la police plus tôt, et ce dernier répond que l'homme ne risquait pas de bouger. Pour qu'un corps intéresse le professeur, il faut qu'il ait au minimum plusieurs millénaires.

Le commissaire Christer Wijk est malade, c'est Anders Löving le commissaire du comté qui est chargé de l'affaire. La victime est le fils adoptif du colonel en retraite Holt et de sa femme Margit, qui habitent en face de chez Puck et Einar. Le colonel avait chassé son fils de la maison trois ans auparavant, l'accusant de lui avoir volé trois mille couronnes.

L'enquête continue lentement, personne ne veut parler à Anders Löving, c'est Puck qui reçoit l'aveu d'une écrivaine voisine. La romancière reconnaît avoir hébergé Tommy depuis qu'il était revenu à Skoga, il y a trois jours, et en l'absence de son mari avoir eu une liaison avec le jeune homme. Puck recommande à cette femme d'aller parler au responsable de l'enquête.

Christer Wijk arrive à Skoga pour voir sa mère, et il détrompe Puck car elle croyait qu'il allait diriger l'enquête. Le chef de la brigade criminelle s'occupe principalement des affaires de la ville de Stockholm, de plus il est actuellement en vacances. Mais le commissaire est très connu dans la ville, et en quelques heures quatre personnes viennent le voir pour s'accuser du meurtre.] Volet n° 3 de la série en version originale.

Θ Thotmès III – ou Thoutmosis III –, pharaon qui a régné de 1504 à 1450 avant J.-C.

 

Titre non traduit

« Mördaren ljuger inte ensam » (Le meurtrier ne ment jamais seul) Θ, 1949. [Dans la chaleur étouffante de l'été, l'historien Rutger Hammar et sa femme Ann-Sofi ont invité Puck Ekstedt et son fiancé Einar Bure. Pour le temps d'un week-end, sur leur île privée du lac Uvlången près de Skoga, ils ont aussi invité d'autres personnes pour danser, nager, et manger des plats délicieux. Les autres participants sont Lil, la fille du propriétaire de Luxury Films Ltd, qui vient avec George, un bel homme, ainsi que la sculptrice Marianne Wallman et sa compagne.

La pluie commence à tomber, Puck s'abrite sous un épicéa et découvre le corps de la sculptrice qui a été étranglé avec un foulard de soie rouge. Lorsque le policier local arrive, le corps a disparu et le représentant de la loi déclare que les visiteurs de la ville ont trop d'imagination. Einar fait appel à son ami le commissaire Christer Wijk, un grand maigre fumant la pipe, et ce dernier interroge les personnes présentes. Puck fait preuve d'une grande polyvalence, préparant le dîner quand la maîtresse de maison est fatiguée, réconfortant les désemparés et remplissant la fonction de sténographe pour la police.]

Θ Traduction du titre original par Pierre Grimaud.

 

Titre n'appartenant à aucune série

Trois vieilles sœurs, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 901), 1966, 191 pages. Édition originale : Tre små gummor, 1963. [Ellen Bengtsson, 80 ans, l'une des quatre personnes qui devait hériter de 100 000 dollars, a été assassinée. Le futur commissaire Christer Wijk n'est encore qu'un enfant à cette époque.]

L'œuvre de Maria Lang comporte 43 titres, publiés :
de 1949 : « Mördaren ljuger inte ensam » (Le meurtrier ne ment jamais seul).
à 1990 : « Se Skoga och sedan… » (Voir Skoga puis…)
 

LAPIDUS, Jens (Suède, 1974 – )

Trilogie Stockholm noir

L'Argent facile, Paris, Plon, (Thriller), 2008, 536 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 14085 : Thriller), 2009, 724 pages. Édition originale : Snabba cash : Hatet, drivet, jakten, 2006. [L'étudiant Johan Westlund, alias JW, vend de la cocaïne dans Stureplan, une rue de la capitale suédoise, pour mener une vie de luxe. À ses amis riches qu'il fréquente lors de festivités nocturnes, il ment sur ses origines sociales, il veut paraître comme venant lui aussi d'un milieu aisé. Parallèlement il recherche sa sœur Camilla qui a disparu il y a quatre ans, il veut savoir ce qui lui est arrivé.

Le Chilien Jorge Salinas est incarcéré, il estime être le bouc émissaire de gangsters serbes. Pour s'évader de la prison d'Österåker, il est en train de mettre au point un plan, mais ce n'est pas une tâche aisée. Quand il parvient à s'enfuir, il courre vers la forêt environnante, et il lui reste encore un long chemin à parcourir avant d'être totalement libre. Avant tout, il a besoin d'argent, mais aussi de changer d'apparence.

L'ex videur de discothèque, le Serbe Mrado Slovovic, utilise sa force musculaire pour le trafic de drogue et d'autres activités illégales, au service de son chef Radovan Kranjic. Cependant il a le sentiment d'être maltraité et sous-estimé par son patron, il aimerait plus de respect de la part de son supérieur. Pour lui comme pour sa fille Lovisa, il rêve d'une vie meilleure.

Dans le monde des revendeurs de drogue à Stockholm, la concurrence est féroce, et elle ne peut se terminer que d'une seule manière : une lutte pour la vie et la mort.]

Mafia blanche, Paris, Plon, (Thriller), 2009, 558 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 14086 : Thriller), 2009, 763 pages. Édition originale : Aldrig fucka upp, 2008.

Life Deluxe, Paris, Plon, (Thriller), 2013, 536 pages. Édition originale : Livet deluxe, 2011.  

LARSEN, Michael (Danemark, 1961 – ) Ω

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Titres n'appartenant à aucune série

Incertitude, Paris, Payot & Rivages, (Rivages/Thriller), 1998, 244 pages. Réédition : Paris, Payot & Rivages, (Rivages/Noir n° 397), 2001, 278 pages. Édition originale : Uden sikker viden, Copenhague : Samleren, 1994. [Lorsque la belle et jeune Monique Milazar est retrouvée étranglée dans une cave à Copenhague, la police n'a apparemment aucune piste. Mais les enquêteurs soupçonnent le journaliste Martin Molberg, car la victime était sa petite amie. Elle travaillait comme hôtesse de l'air pour la compagnie Scandinavian Airlines System.

Dans l'appartement de sa bien-aimée parmi ses effets personnels, Martin Molberg découvre deux indices. Sur le premier, un bout de papier froissé, il y a le nom d'un homme et un numéro de chambre d'un hôtel chic de Los Angeles. Le second est une photo érotique de Monique ayant une relation sexuelle avec un homme, dans une chambre de cet hôtel.

Le Danois fait le voyage jusqu'à la ville américaine, et loge à l'hôtel Four Seasons. Officiellement il exerce son métier de journaliste, qui est d'écrire un article au sujet des vedettes de cinéma. En réalité, c'est parce que sur le papier qu'il a trouvé il y avait écrit : « Jack Roth Pascal, hôtel Four Seasons, chambre 505 ».

Parmi les employés de l'établissement où il séjourne, personne ne se souvient de ce mystérieux Jack Roth Pascal. Après avoir rencontré Natasha Noiret, une autre hôtesse de l'air de la S.A.S., il rentre à Copenhague. Pour surmonter une douleur indéfinissable, et souffrant d'une dépression nerveuse, il additionne les antidépresseurs et le whisky. Dans la capitale danoise, il constate que sa fiancée menait une vie qu'il n'avait jamais soupçonnée.

Bientôt il se retrouve face à flot de questions sans réponses, et plus il essaye de découvrir la vérité, plus elle s'éloigne de lui. Une grosse somme d'argent avait été déposée sur leur compte bancaire commun, et il se retrouve dans le labyrinthe de la technologie. Derrière la mort de Monique, il découvre une conspiration des industries de l'informatique, du cinéma et des médias.]

Le Serpent de Sydney, Paris, Payot & Rivages, (Rivages/Thriller), 1999, 328 pages. Réédition : Paris, Payot & Rivages, (Rivages/Noir n° 455), 2002, 414 pages. Édition originale : Slangen i Sydney, Copenhague : Centrum, 1997. [Annika Niebuhr, divorcée et âgée d'une trentaine d'années, est la fille d'un couple dano-suédois qui s'est installé en Australie. Elle est fascinée par les reptiles depuis son enfance danoise, et après ses études de médecine, elle s'est spécialisée dans les morsures de ces animaux. Elle figure parmi les spécialistes reconnus de cette discipline.

Elle a opté pour ce domaine, car en Australie, un tiers des espèces est mortel. Sur les dix serpents les plus venimeux au monde, sept sont australiens. Le venin du plus dangereux de ces derniers, est huit cents fois plus puissant que celui du serpent à sonnette américain. Les premiers symptômes arrivent en quelques minutes, et les victimes meurent généralement très rapidement.

Elle est médecin de garde au Prince of Wales Hospital de Sydney, lorsqu'une femme inanimée lui est amenée par des touristes suédois. La victime oscille entre la vie et la mort, et présente les symptômes d'une morsure à la main par un serpent. Annika lui administre un traitement d'urgence, puis elle tente de trouver un antidote. Tant que l'on ne sait pas quelle espèce de reptile est en cause, la victime peut développer plus tard une réaction dangereuse.

Elle demande une analyse du sang de la jeune femme, et lorsque le résultat revient du laboratoire elle n'a plus aucun doute. Le venin est celui d'un taïpan du désert, le serpent le plus dangereux au monde. Or cette espèce endémique d'Australie vit dans les régions arides, donc très loin de Sydney ou de ses environs, la ville la plus peuplée de l'île-continent.

Elle se souvient de cas survenus dans la banlieue de la ville, impliquant un serpent tigre ou un serpent brun de l'Est qui s'étaient glissés à l'intérieur d'une voiture. Dans le cas présent, pour ces deux espèces les marques de morsure auraient été différentes de celles constatées, et l'on aurait retrouvé l'animal enroulé autour du cou de la fille. Elle se rend compte que c'est une tentative de meurtre.

Malgré tous les efforts déployés pour sauver cette femme, elle ne peut que constater que la neurotoxine a provoqué une mort cérébrale. C'est alors que se produit un phénomène extraordinaire, sa patiente ressuscite avec toute son énergie. L'inconnue arrache les perfusions et les sondes, se redresse et s'enfuit devant le personnel médical médusé.

Peu après, une amie d'Annika, spécialiste du cerveau, est retrouvée morte. Elle travaillait pour les services de renseignement australien, et l'on a conclu au suicide. Mais lorsque Annika reçoit deux scanners cérébraux sur lesquels elle voit le nom de son petit ami, elle décide d'aller au fond des choses. Puis elle est confrontée à un taïpan du désert, et soupçonne un complot.]

Le Cinquième soleil, Paris, Payot & Rivages, (Rivages/Noir n° 566), 2005, 395 pages. Édition originale : Femte sol brænder, Copenhague : Centrum, 2000. [Dans un appartement du quartier d'Østerbro à Copenhague, un vieil archéologue, Dieter Klein, est retrouvé assassiné dans un lit. Sur le mur, au-dessus du corps, on a peint une svastika, ou croix gammée. Dans la bibliothèque, la police trouve une grosse pierre taillée et gravée de pétroglyphes. Cet objet, nommé « Herrestrupstenen » date de l'âge de bronze, et il a été découvert dans le secteur d'Odsherred Ħ en 1874. La victime essayait de déchiffrer les inscriptions figurant sur la pierre, mais tous les documents qu'elle avait rédigés ont disparu.

La police, qui piétine sur cette affaire, demande de l'aide à la jeune, belle et célibataire Alexandra Killis. Elle est également archéologue, et apparemment elle est incapable de s'engager dans une relation stable. Elle est installée au Danemark, mais elle a un passé égyptien qui l'a traumatisée. Elle se consacre totalement à son travail, avec un intérêt particulier pour l'archéo-astronomie. Elle étudie les connaissances en astronomie à l'époque de l'antiquité nordique, à l'âge du bronze.

Contrairement aux hiéroglyphes, les pétroglyphes ont résisté jusqu'à présent à toute tentative pour les décrypter. En espérant que cela lui donnera une piste dans le meurtre de son confrère, Alexandra se lance dans une tentative pour déchiffrer les dessins rupestres. Elle reçoit l'aide amicale de chercheurs amateurs, de spécialistes de l'intelligence artificielle et d'autres gentils originaux.

Ce travail devient un voyage dangereux dans les connaissances préhistoriques, car certaines personnes qu'elle rencontre ne sont pas celles qu'elles prétendre être. Pour ses recherches elle doit voyager en avion, l'appareil a un accident mais elle ne fait pas partie des victimes de l'écrasement. Pour Alexandra, cela devient également une confrontation dramatique avec un passé qu'elle pensait avoir laissé derrière elle.]

Au Pays de la nuit, Paris, Bernard Pascuito, 2006, 359 pages. Édition originale : Den Store tid : Aftenlandet Θ, Copenhague : People's Press, 2004. [Lars Mikkelsen, étudiant de l'école latine de Frederiksborg, surprend son père en compagnie de la femme de ménage. Dans la ferme de ce riche négociant inculte et borné, du nord de la Zélande, tous deux sont dans une relation sexuelle. En ayant assez de la tyranie paternelle et de l'éducation sans amour, le jeune homme quitte la maison de son enfance pour s'installer dans la ville moderne de Copenhague.

À peu près au même moment, en cet hiver 1878, Copenhague est secouée par le meurtre brutal d'une jeune femme. La victime a été retrouvée derrière le vieux moulin Lavendelstrædes Mølle, elle a été décapitée et la tête était loin du corps. Le rêve de Lars Mikkelsen est de devenir écrivain, mais la concurence est rude dans ce domaine. Dans la capitale danoise il va rencontrer l'amour, mais aussi les intrigues de pouvoir et les illusions brisées. Apparemment il n'a aucun lien avec l'assassinat, mais ce fait divers revient un siècle plus tard comme sujet de conversation, lors d'un dîner en ville.]

Θ Ce titre est le premier volet en VO, du diptique « Den Store tid » (La grande époque). Le second volet a pour titre : « Den store tid : Stormen », (La grande époque : La tempête) Copenhague : People's Press, 2008.
 

Diptyque L'enquêteur Jan Folmer

Titres non traduits

« Mordet på øen » (Le Meurtre sur l'île), Copenhague : Lindhardt og Ringhof, 20 octobre 2015. [Une nuit sur l'ile d'Ærø Ħ, une femme est assassinée dans une maison déserte. L'enquêteur Jan Folmer du département des homicides de Copenhague, et son jeune adjoint Frank Bolbro sont chargés de cette affaire. Leurs recherches les mènent à trouver un lien avec une autre affaire. Celle du meurtre d'une jeune blogueuse de mode à Copenhague, dont ils ont également la charge. Les deux policiers sont obligés de risquer leur vie pour arrêter ce tueur qui a l'intention de continuer de faire des victimes.]

« Dødens kode » (Le Code de la mort), Copenhague : Turbine, 8 novembre 2017. [Une adolescente de quatorze ans est retrouvée morte dans les toilettes du port de Marstal sur Ærø. Certaines caractéristiques concernant la victime et la scène du crime semblent relier ce meurtre à un autre affaire. Celle de la femme qui a été assassinée dans une maison déserte, alors que toute la police ainsi que l'enquêteur Jan Folmer pensaient que ce cas était résolu.]  

LARSSON, Anna Karolína (Suède, 1974 – )

Voir le nom sous lequel ses romans sont publiés : Anna KAROLINA  

LARSSON, Åsa (Suède, 1966 – )

Série Rebecka Martinsson, avocate fiscaliste

Horreur boréale : Une enquête de Rebecka Martinsson, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2006, 352 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 612 : Policier), 2011, 389 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 35473 : Policier/Thriller), sous le titre : Les Nouveaux prophètes, 2020, 448 pages, Traduction entièrement revue. Édition originale : Solstorm, 2003. [Viktor Standgård, a été renversé par une voiture, puis il a été transporté à l'hôpital. Son cœur s'est arrêté de battre, il a été déclaré cliniquement mort, mais grâce aux efforts des médecins, il est revenu à la vie.

Cet homme a écrit un livre à partir de l'expérience qu'il a vécue, et l'ouvrage a eu un succès mondial dans le milieu des nouvelles religions. Avec l'argent qu'il a gagné, il a fondé sa propre Église, dans la ville de Kiruna Ħ à l'extrême nord de la Suède.

Sanna Standgård découvre le corps de son frère Viktor, dans l'église qu'il a aidé à créer. La victime a les mains coupées, elle a été éventrée et les yeux sont sortis de leur orbite, un meurtre peut-être rituel, commis au milieu de l'allée sur l'autel de la paroisse.

Les enquêteurs Anna-Maria Mella, mariée, trois enfants, dans une grossesse très avancée d'un quatrième, et son adjoint Sven-Erik Stålnacke, soupçonnent Sanna. Le couteau taché de sang utilisé pour tuer la victime a été retrouvé chez Sanna, et Carl von Post, le procureur a décidé qu'elle est coupable et elle est inculpée.

Rebecka Martinsson travaille comme avocate fiscaliste à Stockholm, dans le cabinet Meijer & Ditzinger, et elle est au bord de l'épuisement professionnel. C'est alors qu'elle reçoit un appel téléphonique de Sanna Standgård qui lui demande de venir à son secours.

Rebecka est née à Kiruna, Viktor et sa sœur Sanna, étaient des amis d'enfance. Mettant sa carrière en péril, elle part en avion pour la ville qu'elle avait quittée en disgrâce des années auparavant. En arrivant, avec les aurores boréales qui dansent et la neige qui tombe, Rebecka retrouve Sanna qu'elle n'a pas vue depuis plusieurs années.]

Le Sang versé, Paris, Albin Michel, (Domaine étranger), 2014, 471 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 33914 : Policier/Thriller), 2015, 497 pages. Édition originale : Det blod som spillts, 2004. [Deux ans après le premier volet, Rebecka Martinsson est encore partiellement sous l'effet du traumatisme qu'elle a subi lors de cette affaire. Sous prétexte d'accompagner l'un de ses collègues de travail, elle en profite pour revenir dans sa région natale. Elle séjourne chez ses parents, dans le petit village de Torneälven près de Kiruna, et n'a pas lu les journaux depuis un certain temps.

Elle ne sait donc pas que quelques semaines plus tôt, le jour de la Saint-Jean, la pasteure Mildred Nilsson a été assassinée. Le jour le plus long de l'année, la victime a été retrouvée mutilée et pendue à l'orgue dans l'église de Jukkasjärvi, en face de la statue du biologiste Lars Levi Laestadius. Elle était la seule femme de la congrégation et elle était une militante féministe. L'enquêtrice Anna-Maria Mella qui est de retour après sa quatrième maternité, et son collègue Sven-Erik Stålnacke cherchent des indices dans le village de Poikkijärvi.]

La Piste noire, Paris, Albin Michel, (Romans étrangers), 2015, 457 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 34273 : Policier/Thriller), 2016, 512 pages. Édition originale : Svart stig, 2006. [Un pêcheur découvre le cadavre torturé d'une femme, au bord d'un lac gelé.]

Tant que dure ta colère, Paris, Albin Michel, (Romans étrangers), 2016, 331 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 34711 : Policier/Thriller), 2017, 352 pages. Édition originale : Till dess din vrede upphör, 2008. [À la fonte des glaces, le cadavre d'une jeune fille remonte à la surface du lac (fictif) de Vittangijärvi.]

En sacrifice à Moloch, Paris, Albin Michel, (Romans étrangers), 2017, 448 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 35127 : Policier/Thriller), 2018, 480 pages. Édition originale : Till offer åt Molok, 2012. [En Laponie suédoise un ours féroce est abattu. Dans le village de Lainio on sait que l'animal a mangé le chien de Samuel Johansson, mais dans la panse du plantigrade on retrouve les restes d'un homme. Peu après, une femme est retrouvée dans son lit, assassinée à coups de fourche. Cette dernière avait la garde de son petit-fils Marcus et l'on retrouve l'enfant qui s'était caché dans la forêt.]  

LARSSON, Björn (Suède, 1953 – )

Le Cercle celtique, Paris, Denoël, (Thrillers), 1995, 321 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 9 : Policier), 1998, 454 pages. Édition originale : Den keltiska ringen, 1992. [En plein hiver sur un voilier au large de l'Écosse, MacDuff et Mary sont des amoureux en fuite. Ils sont poursuivis par des inconnus.]

Le Mauvais œil, Paris, Grasset, (Littérature étrangère), 2001, 314 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 30212 : Littérature & Documents), 2005, 409 pages. Édition originale : Det onda ögat, 1999. [À Paris, une bombe dans des constructions souterraines gigantesques.]

Les Poètes morts n'écrivent pas de romans policiers : roman, Paris, Grasset, 2012, 490 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 33678 : Policier/Thriller), 2015, 450 pages. Édition originale : Döda poeter skriver inte kriminalromaner : ett slags kriminalroman, 2010. [Un soir pluvieux et orageux de novembre, l'éditeur Karl Petersén persuade Jan Y. Nilsson, poète talentueux mais dont les livres se vendent peu, d'écrire un polar. Un après-midi de février, l'éditeur vient rendre visite à l'auteur pour lui annoncer qu'il a vendu les droits de traduction du roman « L'homme qui détestait les riches » à pas moins de sept pays. Nilsson, le poète éternellement pauvre, sera bientôt un homme riche.

En entrant dans la péniche qui servait de domicile au poète, l'éditeur découvre ce dernier mort, pendu à une corde. On croit tout d'abord à un suicide, mais il s'avère que c'est un meurtre. L'enquêteur Barck se demande pourquoi a-t-on assassiné le poète, si ce n'est pour empêcher son roman sur la délinquance financière de paraître.]  

LARSSON, Stieg (Suède, 1954 – 2004)

 Ne pas confondre avec LARSSON, Stig (Suède, 1955 – ), auteur de pièces de théâtre 

Première trilogie Millénium

Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2006, 574 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 37) & Montréal, Leméac Éditeur, 2010, 705 pages. Édition originale : Män som hatar kvinnor, 2005.

La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, Arles, Actes-Sud, (Actes noir), 2006, 800 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 52) & Montréal, Leméac Éditeur, 2011, 705 pages. Édition originale : Flickan som lekte med elden, 2005.

La Reine dans le palais des courants d'air, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2007, 710 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 72) & Montréal, Leméac Éditeur, 2013, 880 pages. Édition originale : Luftslottett som sprängdes, 2007.  

LAHTELA, Silvo (Finlande ↣ Allemagne, 1959 – )

 Né à Helsinki de père Finlandais, réside en Allemagne et écrit en allemand 

Ultime retour à Berlin, Paris, Fleuve Noir, (Les Noirs n° 35), 1997, 206 pages. Édition originale : Alp-Traum Terror : Kriminalroman, (Berlin-crime n° 15), 1995. Held est un jeune chauffeur de taxi qui veut devenir un poète & Fritz Todtenmann, terroriste international, qui s'emporte contre ses complices incompétents.]  

LEHTOLAINEN, Leena (Finlande, 1964 – ) Ω

 Nom complet : Leena Katriina LEHTOLAINEN 
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Série Maria Kallio, enquêtrice ou avocate

Mon Premier meurtre, Larbey, Gaïa, (Polar), 2004, 217 pages. Réédition : Paris, J'ai Lu, (N° 9547 : Policier), 2011, 281 pages. Édition originale : Ensimmäinen murhani, 1993. [Maria Kallio est entrée dans la police fédérale à la sortie du lycée, mais après quelques années à interroger les petits délinquants, elle trouve son travail monotone. Elle avait repris ses études à la faculté de droit, mais les a temporairement interrompues. Elle s'est occupée de quelques homicides, dont celui d'un homme qui a tué sa femme avec une hache, ou celui d'un individu ivre qui a poignardé un ami.

Elle accepte de remplacer pour six mois un collègue de la police d'Helsinki, et dans son nouveau service elle doit faire ses preuves. Surtout parce-qu'elle est une femme, qu'elle est jeune – elle n'a que vingt-trois ans – et de surcroît elle des cheveux roux et bouclés. Avec ses taches de rousseur sur le nez et un air d'éternelle jeune fille, elle n'inspire ni la peur ni le respect, mais elle a une volonté de fer et la langue bien pendue.

Pendant un week-end, une chorale composée de huit étudiants répète une œuvre de Giuseppe Verdi, dans une villa du quartier Vuosaari à Helsinki. Le double quatuor de l'Association des étudiants des provinces de l'Est de la Finlande, est composé d'autant d'hommes que de femmes.

Le lundi matin après une soirée fortement alcoolisée, la salle de bains étant occupée, l'un des membres du chœur veut se débarrasser d'une gueule de bois. Avant le petit déjeuner, il se dirige vers une plage de la mer Baltique pour se baigner. C'est alors qu'il découvre de corps de Jukka Peltonen, le fils des propriétaires de la villa, qui flotte près des rochers, avec un énorme trou dans le crâne.

L'affaire aurait dû être confiée à l'enquêteur Kalevi, mais celui-ci n'est pas joignable, c'est donc Maria Kallio qui hérite du dossier. La policière voit son travail rendu difficile par le fait qu'elle connaissait la plupart des jeunes depuis le lycée. Par exemple, à l'époque de leurs études, la victime sortait avec la colocataire de Maria Kallio. Résoudre l'affaire ne sera pas une chose simple, car tous les suspects ont un mobile, l'argent, le pouvoir ou la jalousie.] Volet n° 1 de la série en version originale.

La Poisse, Larbey, Gaïa, (Polar), 2006, 220 pages. Réédition : Paris, J'ai Lu, (N° 9626 : Policier), 2011, 313 pages. Édition originale : Harmin paikka, 1994. [Avocate à Espoo Ħ, Maria Kallio, qui vient d'obtenir son diplôme de droit, enquête sur le meurtre d'Armi Mäenpää surnommée « la poisse », la belle-sœur de son compagnon. La conseillère juridique et Pertti Ström, le responsable de l'enquête officielle, étaient dans la même promotion à l'école de police.

Mais le policier n'apprécie pas du tout que Maria Kallio se mêle de l'affaire, bien qu'elle soit l'avocate de Kimmo, le fiancé de la victime qui a été placé en détention provisoire. L'avocate interroge plusieurs personnes dans les environs de la scène du crime, et découvre un témoin qui n'avait jamais été entendu par la police.] Volet n° 2 de la série en version originale.

Un Cœur de cuivre : Roman, Larbey, Gaïa, (Polar), 2009, 230 pages. Réédition : Paris, J'ai Lu, (N° 9629 : Policier), 2011, 314 pages. Édition originale : Kuparisydän, 1995. [Maria Kallio est cheffe intérimaire de la police dans la localité (fictive) d'Arpikylä. C'est la ville de son enfance en Carélie du Nord, où l'exploitation minière s'est arrêtée faute de matière première. On découvre au pied d'une tour, le corps de Meritta Flöjt, une artiste à la réputation sulfureuse. Plus tard, Jaska, un collègue de Maria Kallio, est assassiné.] Volet n° 3 de la série en version originale. Volet n° 3 de la série en version originale.

Femme de neige : Roman, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2012, 299 pages. Édition originale : Luminainen, 1996. [De nouveau affectée à la police d'Espoo, Maria Kallio est invitée à parler d'autodéfense lors d'une conférence organisée par Elina Rosberg, connue comme féministe radicale. Le lieu de la réunion est un magnifique manoir, situé dans le parc national de Nuuksio Ħ. C'est un refuge pour femmes ayant des problèmes divers, et il est strictement interdit aux hommes.

Quelques jours après le séminaire, la fondatrice et propriétaire du centre isolé en pleine nature, celle qui avait convié l'enquêtrice, disparaît. Le lendemain de Noël on retrouve son corps sous un sapin dans la forêt proche, vêtue uniquement d'une chemise de nuit, et portant des traces d'ecchymoses et de blessures.

L'autopsie révèle la présence d'un mélange d'alcool, de somnifères et d'antibiotiques dans le sang. La policière se demande si c'est un suicide ou un meurtre, et dans ce dernier cas, si l'assassin venait de l'extérieur. Elle interroge les pensionnaires présentes au moment des faits, parmi lesquelles Milla Marttila, une strip-teaseuse de Vaasankatu, un quartier bohème d'Helsinki, et Johanna Säntti, mère d'une famille de neuf enfants, appartenant à une secte religieuse. Elle s'intéresse aussi au compagnon de la victime, le poète Joona Kirstilä, qui a une attitude étrange.

Parallèlement, Markku « le fou » Halttunen s'évade de prison, où il purgeait une peine pour avoir attaqué des banques. C'est Maria Kallio qui l'avait arrêté, et le malfaiteur compte bien se venger en s'en prenant à celle qui l'a mis derrière les barreaux. La vie personnelle de Maria devient de plus en plus compliquée, et la police d'Espoo s'efforce de retrouver le tueur avant qu'il ne soit trop tard.] Volet n° 4 de la série en version originale.

La Spirale de la mort : Roman, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2015, 318 pages. Édition originale : Kuolemanspiraali, 1997. [En sortant d'un supermarché d'Espoo, une femme et ses deux enfants découvrent un corps dans le coffre de leur véhicule. La victime est Noora Nieminen, une patineuse artistique âgée de seize ans, qui a été assassinée avec l'un de ses patins à glace. Les enregistrements des caméras filmant les véhicules en stationnement sont de mauvaise qualité, et n'apprennent rien aux enquêteurs.

Jane Θ, le partenaire artistique de la victime, a un comportement étrange. Maria Kallio fait enlever la voiture de ce dernier afin qu'elle soit minutieusement examinée par le laboratoire de la police. L'enquêtrice qui en est à son cinquième mois de grossesse, pense qu'elle sera en congé de maternité lorsque sera choisi le remplaçant de son chef de service. Elle estime que ses chances d'obtenir le poste sont bien minces.] Volet n° 5 de la série en version originale.

Θ En Finlande, Jane est un prénom masculin.


 
La série Maria Kallio, enquêtrice de police ou avocate, comporte actuellement seize titres publiés :
de 1993 : « Ensimmäinen murhani » (Traduit sous le titre « Mon Premier meurtre »)
à 2020 : « Jälkikaiku » (Réverbération)
 

Quadrilogie Hilja Ilversko, garde du corps

Le Lynx, Paris, Hachette-livre, (Black Moon : Thriller), 2013, 407 pages. Édition originale : Henkivartija, 2009. [Hilja Ilveskero, âgée de trente-quatre ans, vit sur l'île Hevonpersiinsaari Ħ, et elle a appris son métier de garde du corps à la Queens Security Academy de New-York. Elle est recrutée par Anita Nuutinen, une riche femme d'affaires finlandaise, pour l'accompagner lors d'un déplacement en Russie.

À Moscou cette dernière insiste pour acheter un manteau en fourrure de lynx, Hilja Ilversko refuse et démissionne en quittant immédiatement le magasin. Un peu plus tard, sa cliente est assassinée et l'ex-garde du corps est interrogée par la police comme suspecte.] Volet n° 1 de la série en version originale.

La Loi du lion, Paris, Hachette-livre, (Black Moon : Thriller), 2013, 394 pages. Édition originale : Oikeuden jalopeura, 2011. [Lors d'un voyage en Italie avec David Stahl, le bien-aimé de la jeune Hilja Ilversko, l'homme disparaît. Elle rentre en Finlande et contacte la police tout en se demandant s'il est encore vivant. Elle travaille pour un client possédant un restaurant, et lorsque quelqu'un commence à menacer l'entreprise, Hilja est entraîné dans un réseau de crimes internationaux.] Volet n° 2 de la série en version originale.

Titres non traduits

« Paholaisen pennut » (Les Chats du diable), Helsinki : Kustannusosakeyhtiö Tammi, 2012. [Hilja Ilveskero travaille pour un homme d'affaires finlandais, et lors du mariage de son client, des personnes qui ne sont pas invitées se présentent. Bientôt la jeune garde du corps se retrouve face à une tragédie de son enfance, le meurtre de sa mère.]

« Tiikerinsilmä » (L'Œil du tigre), Helsinki : Kustannusosakeyhtiö Tammi, 2016. [Lovisa Johnson, âgée de quatre-vingt-douze ans, engage Hilja Ilveskero, car la vieille dame soupçonne une tentative d'assassinat contre sa personne. C'est une femme d'affaires qui a déjà reçu des menaces et qui a fait fortune dans l'industrie du vêtement.

Les plus proches parents de la vieille dame sont les petits-enfants de sa sœur Olivia et il y a eu plusieurs morts subites dans la famille. Lorsque la jeune garde du corps entre dans le manoir de sa cliente, dans cette habitation qui a deux siècles, elle a l'impression d'être dans un vieux roman policier anglais.]  

Titre n'appartenant à aucune série

Titre non traduit

« Valapatto » (Valapatto), Helsinki : Kustannusosakeyhtiö Tammi, janvier 2019. [Tomas Lupo est un linguiste italo-finlandais qui est parti de Roccastrada et qui arrive, via Rome, pour donner une conférence. À l'aéroport d'Helsinki-Vantaa, il est accueilli alors qu'il avait précisé que la ville lui était familière et qu'il pouvait se rendre à l'hôtel par ses propres moyens. Au lieu de le conduire vers son lieu de séjour, ses accompagnateurs le ligotent, l'enferment dans un sac avant de le jeter dans un lac près de la ville de Siuntio.

Un miracle empêche l'homme de se noyer et le fait dériver inconscient vers le rivage. Le comte Anders Silvercreutz avait créé une réserve naturelle de deux-cents hectares. Aino est la surveillante de cet espace protégé, et se promène avec son chien Helmi lorsque l'animal se met à grogner à l'approche du plan d'eau. Elle découvre Tomas et le ramène dans son habitation de garde du parc, où elle n'a pas de téléphone mobile ni d'accès à Internet.

À l'aide des images de vidéo-surveillance, tous deux arrivent à déterminer que les agresseurs font partie d'un gang de motards. Leur enquête leur apprend que ces individus pour lesquels la vie humaine a peu de valeur, se sont trompés d'objectif en s'en prenant à Tomas. Cette bande voulait punir celui qu'elle tient pour responsable d'un accident qui a causé la mort de leur chef, et qui rendu unijambiste un autre membre du groupe.

Paavo Vainio est un ami de jeunesse, celui qui a défendu Tomas victime de brimades, lorsqu'ils étaient à l'école. En Italie, Paavo a utilisé la voiture de Tomas, et sur la base du numéro d’immatriculation, les motards ont tenté d'assassiné ce dernier. Tomas se demande s'il doit rompre le serment qu'il a fait il y a si longtemps, et qui consistait à se faire l'avocat de Paavo ?]  

LIFFNER, Eva-Marie (Suède, 1957 – )

Chambre noire, Paris, Payot & Rivages, (Rivages/Thriller), 2007, 214 pages. Réédition : Payot & Rivages, (Rivages/Noir n° 761), 2010, 288 pages. Édition originale : Camera, 2001. [La photographe Johanna Hall découvre, dans l'appartement dont elle vient d'hériter de son oncle Jacob, une série de photographies et un journal codé qu'elle finit par déchiffrer.]

Imago, Paris, Payot & Rivages, (Rivages/Thriller), 2010, 304 pages. Édition originale : Imago, 2003. [À l'été 1938, un corps est découvert dans une tourbière du Schleswig, à la frontière germano-danoise. Il s'agit du cadavre d'un soldat du 19° siècle. En 2000, Esmé Olsen, femme de ménage à l'Institut des études historiques de Copenhague, tombe par hasard sur des documents d'archives de 1938.]

Le Rêveur et la peine, Paris, Payot & Rivages, (Rivages/Thriller), 2012, 256 pages. Édition originale : Drömmaren och sorgen, 2006. [L'architecte Lars Israel Wahlman se souvient du début de sa carrière, dans les dernières années du XIX° siècle.]  

LILLEGRAVEN, Ruth (Norvège, 1978 – ) Ω

Trilogie Clara Lofthus

Tout est à moi, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2021, 350 pages. Édition originale : Alt er mitt, Oslo : Kagge Forlag, 21 septembre 2018. [Un couple et ses deux jumeaux mènent une vie confortable, ils habitent dans une grande villa d'une banlieue résidentielle à l'Ouest d'Oslo, dont le mari a hérité. Ce dernier, Haavard Fougner, est issu d'une riche famille d'avocats, il est né dans la capitale et c'est le premier de la famille à devenir médecin, il est pédiatre au centre hospitalier Ullevål Ħ.

Clara Lofthus est originaire de la région de Vestlandet en Norvège occidentale, qu'elle a quittée pour venir étudier le droit dans la capitale. Elle travaille à Oslo dans une haute fonction, comme conseillère au cabinet du ministre de la Justice. Elle a rencontré son futur époux chez la grand-mère de ce dernier, où elle travaillait pour payer ses études.

Une nuit, Ahmad un enfant pakistanais de quatre ans est amené inconscient à l'hôpital, alors que Haavard est de garde. Le père insiste sur le fait que le garçon est tombé d'un arbre, mais le médecin voit que cette explication ne tient pas. Sur l'enfant il constate des ecchymoses d'époques différentes ainsi qu'un saignement cérébral. En chirurgie le garçon ne peut pas être sauvé, et Haavard sait qu'il s'agit de mauvais traitements.

Un premier immigrant est assassiné, c'est le père arrogant et violent du garçon maltraité, qui est retrouvé mort dans la salle de prière de l'hôpital. Des témoins ont vu Haavard avec Sabiya Rana, sa maîtresse et collègue, à proximité de la scène du meurtre. L'arme du crime, un pistolet semi automatique Glock 17, était enfermée dans un tiroir du bureau de cette dernière.

Quelques semaines plus tard, Oslo est secoué par un second meurtre d'immigrant, celui de Melika Omid Carter, mi-Iranienne mi-Américaine. De nouveau Haavard se trouve à proximité des lieux du crime, et il devient fortement suspect. Après sa journée de travail, il est placé en garde à vue et interrogé de manière approfondie. D'autres victimes sont à déplorer alors que le médecin avait un alibi, son innocence pourrait-elle dépendre des derniers meurtres ?

Ces affaires arrivent sur le bureau du ministre, pour lequel travaille Clara, et cela affecte à la fois la vie privée et la vie professionnelle du couple. Puis Clara devient secrétaire d'État, ce qui va lui permettre de continuer à se battre pour son projet de loi. Ce texte législatif oblige quiconque travaillant dans un organisme public, à dénoncer les cas de violence ou de harcèlement contre des enfants. Jusqu'à présent son projet a été sabordé devant le Parlement par le ministre de la Justice et le Premier ministre.

La vie quotidienne du couple est faite de tentatives pour maintenir une relation qui a commencé à se refroidir. Lorsqu'ils rentrent chez eux le soir, Clara et Haavard se retrouvent face à une routine faite de solitude, de non-dits, et de rancœur. Tous deux se retrouvent face à leur passé et aux souvenirs qu'ils n'ont jamais voulu voir remonter à la surface. Qui était Clara avant de rencontrer son mari ? Comment a-t-elle surmonté la perte de son petit frère, mort des mains de son beau-père ? Pourquoi la mère de Haavard, qui est internée dans un établissement psychiatrique, demande-t-elle à le rencontrer ?]

Titre non traduit

« Av mitt blod » (Les Liens du sang), Oslo : Kagge Forlag, 7 mai 2021. [Un mois après avoir été nommée ministre de la Justice, un soir Clara rentre chez elle. Ses jumeaux ont disparu, ils ont été kidnappés, et sur la table de la cuisine elle trouve une lettre. Ce message lui dit de ne prévenir personne de l'enlèvement de ses enfants, sinon…]  

LIND, Amanda (Suède, 1973 – )

 Pseudonyme de Johanna NILSSON 

Diptyque Francy, qui dirige la mafia de Stockholm

L'Évangile selon Francy, Paris, First, 2011, 430 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 14714 : Thriller), sous le titre : Francy – saison 1 : L'évangile, 2011, 470 pages. Édition originale : Francys evangelicum, 2010. [Francy a été élevée pour prendre en charge l'empire du crime, de la drogue, de la violence et de la prostitution, elle dirige maintenant la mafia de Stockholm. D'un autre côté elle est mariée et mère de deux enfants, elle en attend un troisième, elle doit donner à ses enfants une éducation normale.

Ce n'est pas une combinaison simple, elle a du mal à communiquer avec ses proches, et elle délègue certaines tâches familiales à son mari et à son fils. Lorsque Francy est impliquée dans une sanglante guerre mafieuse, cela exige toute son attention tout en créant une situation qui met sa vie en danger.]

Le Testament de Francy, Paris, Les Escales, (Escales noir), 2012, 344 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 14715 : Thriller), sous le titre : Francy – saison 2 : Le testament, 2013, 443 pages. Édition originale : Francys testamente, 2011.  

LINDELL, Unni (Norvège, 1957 – ) Ω

Série Cato Isaksen & son équipe, en poste à Oslo

Le Treizième signe, Paris, Stock, 2001, 379 pages. Édition originale : Slangebæreren, 1996. [À la fin de l'hiver, trois meurtres inexpliqués se produisent. Le modus operandi est le même, mais aucun point ne permet de relier les victimes entre elles.

Un tueur en série est en liberté à Oslo, et la vie privée de Cato Isaksen est intimement liée à la mentalité du meurtrier. Les enquêteurs entament une course contre la montre, et quand ils comprennent enfin qui est le tueur, il est presque trop tard.] Volet n° 1 de la série en version originale.

La série Cato Isaksen, en poste à Oslo, comporte actuellement onze titres publiés :
de 1996 : « Slangebæreren » (Traduit sous le titre « Le Treizième signe »)
à 2020 : « Drönaren » (Le drone)
 

LINDGREN, Minna (Finlande, 1963 – )

Trilogie La maison de retraite du Coucher de soleil

Les Petits vieux d'Helsinki mènent l'enquête, Paris, Calmann-Lévy, 2015, 347 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4312 : Littérature), 2016, 352 pages. Édition originale : Kuolema ehtoolehdossa, 2013. [Des nonagénaires déchaînés font grincer des dents le personnel de leur maison de retraite. En plein cœur d'Helsinki, découvrez la résidence du Bois du Coucher de soleil. D'apparence charmante, il ne fait en réalité pas si bon finir ses jours dans cette maison de retraite où le drame ne cesse de frapper.]

Les Petits vieux d'Helsinki font le mur, Paris, Calmann-Lévy, 2015, 374 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4479 : Littérature), 2017, 380 pages. Édition originale : Ehtoolehdon pakolaiset, 2014. [La maison de retraite du Coucher de soleil se transforme en enfer. Des ouvriers étrrangers envahissent l'établissement pour exécuter des travaux. Ne parlant pas le finnois, ils maudissent cette langue. Un trou apparaît dans le mur, des objets disparaissent et les résidents doivent utiliser des toilettes portables. Anna-Lisa, Irma et Siiri, sont forcées de quitter leurs chambres pour aller s'installer dans le centre d'Helsinki.]

Les Petits vieux d'Helsinki se couchent de bonne heure, Paris, Calmann-Lévy, 2016, 350 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points, n° 4654 : Littérature), 2017, 312 pages. Édition originale : Ehtoolehdon tuho, 2015. [Les meilleures amies, Irma et Siiri sont soulagées de pouvoir enfin rentrer dans leur résidence, mais bien des choses ont changé dans leur maison de retraite ! Elles sont de plus en plus méfiantes vis à vis de la nouvelle direction et planifient un acte de sabotage.]  

LINNA, Martti (Finlande, 1966 – ) Ω

Série Reijo Sudenmaa, enquêteur dans la région des Grands Lacs

Le Royaume des perches, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2013, 182 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel noir n° 127), 2015, 238 pages. Édition originale : Ahventen valtakunta, 2007. [Le sexagénaire taciturne Ilpo Kauppinen pêche à bord de son canot, au milieu de l'un des Grands Lacs Ħ. Sur son émetteur-récepteur radio mobile, il reçoit un appel de sa femme Hilkka, lui disant que quelqu'un pénètre dans leur maison.

Le temps de revenir jusqu'au rivage, il constate que son épouse a disparu. La police utilise des chiens pour trouver une piste, mais sans résultat. Contrairement au téléphone, les communications par émetteur-récepteur radio ne laissent pas de trace. L'enquêteur ne peut donc pas fixer très précisément l'heure du crime. Quelques jours plus tard, la sœur de la disparue est assassinée.] Volet n° 1 de la série en version originale.

La Maison de vos rêves, Montfort-en-Chalosse, Gaïa, (Polar), 2016, 256 pages. Édition originale : Kuolleita unelmia, 2010. [Haliwood, une entreprise de construction de maisons en rondins, va très bien et tous les employés sont contents. La société de renommée mondiale, fondée par leur père, est dirigée par les frères Timo et Mauri Vuoliainen. Ce dernier est l'objet de plusieurs tentatives d'assassinat, et Reijo Sudenmaa est chargé de l'affaire. Les soupçons se portent sur Maurin, le propriétaire d'une entreprise concurrente de Haliwood.] Volet n° 3 de la série en version originale.

La série Reijo Sudenmaa, enquêteur dans la région des Grands Lacs, comporte actuellement six titres publiés :
de 2007 : « Ahventen valtakunta » (Traduit sous le titre « Le Royaume des perches »)
à 2019 : « Impivaara » (Impivaara)
 

LØNN, Øystein (Norvège, 1936 – )

La Cinquième affaire de Thomas Ribe, Paris, Gallimard, (Série noire n° 2607), 2001, 242 pages. Édition originale : Thomas Ribes femte sak, 1991. [Thomas Ribe, ancien magistrat, enquête sur l'agression de son demi-frère, le médecin Halvor Vige.]  

LÖNNAEUS, Olle (Suède, 1957 – )

Ce Qu'il faut expier, Paris, Liana Levi, (Policiers), 2011, 393 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 22888 : Policier/Thriller), 2013, 475 pages. Édition originale : Det som ska sonas, 2009. [Konrad Jonsson revient à Tomelilla Ħ, une petite ville de Scanie.]

La Revanche de Mike Larsson, Paris, Liana Levi, (Policiers), 2012, 346 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 33283 : Policier/Thriller), 2014, 403 pages. Édition originale : Mike Larsson rymliga hjärta, 2010. [Un beau jour d'automne, Mike Larsson est libéré de la prison de Kirseberg à Malmö. Il revient à Tomelilla, et son grand souhait est de prendre soin de son fils Robin, âgé de quatorze ans. Un journaliste est assassiné et la police fait tout pour que Mike Larsson soit accusé du meurtre. D'autres morts violentes se produisent qui rendent la situation désespérée.]  

LÖVESTAM, Sara (Suède, 1980 – ) Ω

Quadrilogie Kouplan, Iranien sans-papiers et détective privé

Chacun sa vérité : Une enquête du détective Kouplan, Paris, Robert Laffont, (La Bête Noire), 2016, 304 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 17083 : Thriller), 2018, 304 pages. Édition originale : Sanning med modifikation, 2015 (en grand format) et Flicka försvunnen (en petit format). [Kouplan est jeune et il est arrivé en Suède après avoir fui Téhéran où il était journaliste. Sa première demande d'asile ayant été rejetée, il est sans-papiers. En attendant de pouvoir déposer une seconde demande quatre ans plus tard, il essaie de gagner sa vie, et il passe une annonce offrant ses services comme détective privé.

Trois semaines plus tard, il reçoit un courriel provenant de Pernilla, une femme qui lui dit que sa fillette de six ans a été enlevée il y a deux jours. Sa cliente ne veut pas faire appel à la police, craignant que les services sociaux ne lui retirent son enfant. Elle confie donc à l'enquêteur privé le soin de retrouver Julia. Kouplan découvre que cette femme se rendait parfois à l'église, et il inspecte les environs de ce bâtiment. Puis il questionne le pasteur, qui répond qu'étant lié par le secret de la confession, il ne peut rien dire.

L'enquêteur interroge un compatriote, commerçant ambulant dans le jardin public où a eu lieu l'enlèvement, qui lui donne une piste à suivre. Après la filature du suspect, il se poste longuement dans un immeuble, pour surveiller le bâtiment de l'autre coté de la rue. C'est alors qu'il voit une fillette qui place brièvement un message d'appel à l'aide sur la vitre de sa fenêtre. Kouplan étant sans-papiers, il ne veut pas courir le risque d'entrer directement en contact avec la police. Pour informer les autorités sans avoir à dévoiler son identité, il utilise un intermédiaire qui ne pourra jamais citer le nom de Kouplan.]

Ça ne coûte rien de demander : Une enquête du détective Kouplan, Paris, Robert Laffont, (La Bête Noire), 2018, 400 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 17500 : Thriller), 2019, 405 pages. Éditions originales : Önska kostar ingenting, 2015 (en grand format) et Bedragaren (en petit format). [L'argent qu'il a reçu à l'automne dernier lors de sa précédente enquête a fondu, et l'annonce qu'il a placé sur le site Internet Blocket n'a rien donné. Kouplan survit en ramassant des canettes vides pour les déconsigner, c'est principalement dans le quartier huppé de Lidingö qu'il les trouve et il doit en avoir collecté une centaine par jour.

Alors qu'il fouille dans les poubelles, il entend Jenny Svärd, conseillère municipale de Stockholm, qui téléphone. Elle affirme avoir été escroquée d'une forte somme, deux cent mille couronnes suédoises, par Amanda son ex-petite amie. Cette dernière a disparu sans laisser d'adresse et comme la politicienne ne veut pas montrer qu'elle est lesbienne et trompée, elle ne veut donc pas contacter la police.

Le détective privé lui propose ses services, et la conseillère municipale accepte, car elle ne veut pas l'affaire s'ébruite dans les médias. Les instructions qu'il a reçues de sa cliente sont claires, elle veut se venger, et Kouplan arrive à localiser son objectif à Jönköping. Mais quand il constate que la personne recherchée semble être infiniment plus agréable que sa cliente, Kouplan est obligé de réfléchir à son propre sort.]

Libre comme l'air : Une enquête de Kouplan, détective sans-papiers à Stockholm, Paris, Robert Laffont, (La Bête Noire), 2019, 378 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 17820 : Thriller), 2020, 398 pages. Éditions originales : Luften är fri, 2016 (en grand format) et I skuggorna (en petit format). [Le détective privé est désormais sans-abri, il a été expulsé de la chambre qu'il louait chez Regina car elle a besoin de la place pour son fils. De plus il n'a aucun droit légal de rester en Suède, il doit se protéger de la pluie… et de la police, tous ses biens tiennent dans son sac à dos.

Pour dormir, il repéré une place sous un viaduc de chemin de fer, mais elle est déjà occupée par par une vieille dame appelée « Grand-mère » et son ami Will. À contrecœur, ces deux personnages portés sur l'alcool acceptent qu'il reste avec eux.

Un ami de Kouplan, Jesús, l'a recommandé à Ulrika, une femme riche qui habite dans une villa de Bromma Ħ. Cette dernière soupçonne son mari, un avocat respectable prénommé Håkan, d'être infidèle. Une enquête facile, le détective découvre rapidement que l'homme se comporte de façon étrange. À son épouse il a dit qu'il allait à Skövde alors qu'il va en Thaïlande et il ne lui a pas dit qu'il avait été congédié de son travail. Mais cela cache quelque chose de bien pire.

En même temps, l'ex-journaliste iranien se débat avec sa nouvelle demande d'asile. Au sein de l'Office des migrations personne ne comprend sa situation, il risque donc fort d'être renvoyé en Iran.]

Là où se trouve le cœur : Une enquête de Kouplan, détective sans-papiers à Stockholm, Paris, Robert Laffont, (La Bête Noire), 2020, 360 pages. Éditions originales : Finns det hjärterum, 2017 (en grand format) et Hjärterum (en petit format). [La situation administrative de Kouplan a été régularisée, il ne veut plus penser à sa vie d'avant. Titulaire d'un permis de séjour, il paye le loyer pour sa chambre et travaille comme assistant de bibliothèque dans la ville de Farsta Ħ. Dans la vie courante, il a abandonné le nom de Kouplan, se fait appeler Victor Holmberg, et rien ne le distingue des autres citoyens du pays.

Cependant, une question occupe toutes ses pensées : que devient son frère Nima ? Pendant son temps libre, et parfois pendant ses heures de travail, il intensifie les recherches pour retrouver les membres de sa famille. L'ex-détective privé a de bonnes raisons de croire que Nima est en Suède, et il a besoin d'une photographie de ce dernier.

Kouplan revient dans l'appartement d'Hagsätra, un trois pièces dans la banlieue Sud de Stockholm où il vivait autrefois. Aujourd'hui le logement est occupé par cinq Afghans, trois Africains et deux Européens de l'Est, tous immigrants illégaux. Pour un salaire de misère, ils travaillent dans un grand hôtel, propriété de deux hommes et d'une femme sans scrupules, et les employeurs ont confisqué leur passeport.

Quand l'un des clandestins est assassiné, les autres continuent comme si rien ne s'était passé. Kouplan reprend ses activités d'enquêteur privé, et se lance dans une enquête pour retrouver le meurtrier. Cependant il doit veiller à ce que ses recherches n'entraînent pas l'arrestation et l'expulsion des nouveaux locataires de son ex-logement.]  

LUND, Karsten (Danemark, 1954 – )

Le Marin américain, Larbey, Gaïa, 2009, 395 pages. Réédition : Arles, Actes-Sud, (Babel n° 1040) & Montréal, Leméac Éditeur, 2011, 407 pages. Édition originale : Den amerikanske sømand, 2007. [En 1902, un trois-mâts fait naufrage au large de Skagen Ħ. Le seul survivant est un marin américain, aux cheveux et aux yeux noirs.]  

LUND MADSEN, Jenny (Danemark, 1983 – )

Titre non traduit

« Tredive dages mørke : krimi » Θ (Trente jours d'obscurité), Copenhague : Grønningen 1, 14 septembre 2020. [Hannah Krause-Bendix est une écrivaine, ses textes plaisent aux lecteurs les plus exigeants, mais ils sont très peu nombreux. Elle a été nominée deux fois pour le prix de littérature du Conseil nordique, et ses ouvrages n'ont jamais reçu de mauvaises critiques. Son éditeur lui demande d'aller présenter son œuvre au salon du livre. Cette manifestation se tient au Bella Center Ħ de Copenhague, et à côté du stand d'Hannah il y a celui de Jørn Jensen, auteur de polars très populaires.

Elle considère les lecteurs de ce genre de littérature comme des imbéciles, cet homme est un condensé de tout ce qu'elle abhorre, et il est en train de répondre à la journaliste Natasja Sommer. Hannah est tellement choquée par l'élégance vestimentaire et les paroles de cet homme, qu'elle va se placer devant son voisin. Elle ne peut pas se contrôler, et après une altercation où Jørn Jensen met les rieurs de son coté, elle lui jette l'un de ses livres au visage. Devant le public, et avant de pouvoir le regretter, elle affirme qu'elle peut facilement écrire un bien meilleur polar que lui, en l'espace d'un mois.

Hannah est d'âge moyen, solitaire, antipathique, égocentrique, elle boit beaucoup trop et elle est snob. Elle n'a jamais écrit de polar auparavant, elle déjà assez de mal pour en lire un. Bastian, son éditeur, essaye de l'aider en lui conseillant amicalement de faire une pause pour trouver l'inspiration. En Islande, dans la (fictive) petite ville paisible de Húsafjöður, il connaît une vieille dame prénommée Ella.

Hannah fonce tête baissée vers l'île aux sagas et aux volcans, et loge chez cette accueillante personne âgée. Celle-ci comprend le danois mais ne s'exprime pas dans cette langue, elle ne parle que l'islandais. La communication entre les deux femmes se fait à l'aide d'un bloc-notes. Quelques jours après l'arrivée de la Danoise, lors d'une nuit froide de novembre, Thor, le neveu bien-aimé d'Ella, est retrouvé noyé dans la mer.

Au début, on pense qu'il s'agit d'un suicide, car il était de notoriété publique que ce fils de pêcheur souffrait d'une forte hydrophobie. Mais plus tard lors de l'autopsie, on constate que ce garçon a reçu un coup sur la tête, et une enquête pour meurtre est ouverte. Hannah n'est pas du tout à l'aise dans ce pays qu'elle ne connaît pas, son moral parcourt tous les niveaux, et elle commence à utiliser cette mort pour son futur roman. Puis elle est bientôt entraînée, au milieu de la neige, du froid et de l'obscurité, dans les dangereux et profonds secrets du passé.

Elle se lance à la recherche du meurtrier, et ce n'est pas le seul drame qui va se dérouler dans la petite communauté. L'enquêteur local Viktor et sa femme Margrét, sont très ennuyés par l'ingérence d'Hannah, aussi bien dans leur vie privée que dans l'enquête officielle. Elle commence à envisager son avenir en Islande, lorsque débarque son rival littéraire, Jørn Jensen celui qui a vendu des millions de livres.]

Θ Selon Copenhagen Literary Agency, les droits de traduction ont été vendus (aux enchères) à un éditeur francophone, dont le nom n'est pas précisé.
Retour : Initiale auteur = L
 

MÁNI, Stefán (Islande, 1970 – ) Ω

 Nom complet : Stefán Máni SIGÞÓRSSON 
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Titres n'appartenant à aucune série

Noir océan, Paris, Gallimard, (Série noire), 2010, 474 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 652 : Policier), 2012, 543 pages. Édition originale : Skipið, 2006. [Le « Per se », un énorme cargo bruyant et malodorant, quitte le port islandais de Grundartangi Ħ et se dirige vers l'Amérique du Sud. Sa destination est le Suriname, le nom actuel de l'ex-Guyane néerlandaise.

L'équipage se compose du capitaine nommé Guðmundur, d'un timonier, d'un cuisinier ainsi que de six autres hommes, l'océan est déchaîné, et la foudre traverse le ciel. La cargaison est réduite au minimum, et l'armateur est au bord de la faillite. Parmi les neuf marins, certains ont entendu dire que la compagnie maritime allait probablement mettre en vente le navire, et par conséquent les licencier.

Chacun à bord a un cadavre dans le placard, meurtre, dettes de jeu, dépendance à l'alcool, femme à oublier… La peur, les intrigues, les complots, et la méfiance rendent l'atmosphère lourde et suffocante. Les hostilités et les menaces se multiplient, surtout celles venant d'un nommé Kölski, soupçonné de préparer une mutinerie.

Alors que le navire est loin de la terre ferme et que la tempête est à son apogée, les installations radio et radar sont délibérément endommagées et le moteur est hors-service. Quel est le saboteur et que veut-il obtenir ? Le porte-conteneurs abandonné à lui-même se met alors à dériver vers les eaux froides et inhospitalières de la mer de Weddell Ħ, et la vie à bord se transforme en jeu de massacre.]

Noir karma, Paris, Gallimard, (Série noire), 2012, 589 pages. Édition originale : Svartur á leik, 2004. [Stefán, à peine arrivé de sa campagne, trouve un emploi de chauffeur pour les dirigeants d'un bar des bas-fonds de Reykjavík. Ses employeurs sont des malfrats qui sévissent dans le domaine du vol de voitures de luxe, de l'extorsion de fonds, de la prostitution et du trafic de drogue.

Un kilo de cocaïne a disparu, les patrons de Stefán déclarent la guerre à un autre gang, la violence se déchaîne sur la capitale islandaise, et les morts se succèdent.]

 

Série Hörður « Hrafn » Grímsson

Dans les traductions de ses ouvrages, à la place du prénom « Hörður », l'auteur préfère « Hrafn ».
Voir sur Polar des Glaces en bas de page : « Les versions étrangères nécessitent parfois des adaptations ».

Présages, Paris, Gallimard, (Série noire), 2013, 413 pages. Édition originale : Feigð, 2011. [Au printemps 1993 dans le Nord-Ouest de l'Islande, Hrafn est un jeune de dix-sept ans qui est en mer avec son père, le mécanicien du bateau, et Pétur, le propriétaire. Au bord de la faillite, le patron-pêcheur et son associé s'affairent pour saborder l'embarcation, et ainsi récupérer l'argent de l'assurance. Alors que tous trois sont dans le radeau de sauvetage, l'adolescent fait une crise d'asthme, et voit qu'il a oublié son médicament à bord. Pétur plonge pour le récupérer, mais le navire coule à pic avec son propriétaire coincé à l'intérieur.

En 1995, Hrafn travaille à la conserverie de poissons à Súðavík Ħ, un soir il accepte l'invitation d'une de ses collègues, et décide d'aller chez elle. Alors qu'il est dans des ébats érotiques avec cette jeune femme, une avalanche tombe sur la vieille ville et la maison familiale du jeune homme. Les sauveteurs, ainsi que Hrafn, travaillent aussi vite qu'il le peuvent pour déblayer, mais ses parents, son frère et sa sœur ont péri. L'été suivant il vit seul, il a utilisé une partie de l'indemnité reçue pour acheter une Chevrolet Chevell, qui remplace la Super Sport, sa première et récente voiture, et il dépense le reste pour boire.

En octobre 2008. Hrafn est devenu policier, et son épouse, Bíbí, est enceinte mais leur relation est tendue. Dans son combat contre les fantômes de son passé, il boit beaucoup en travaillant, et même en conduisant. Avec son équipière, Þóra, il se rend dans la plus grande prison d'Islande pour inspecter la cellule de Símon Örn Rekoja. Ce dernier, un trafiquant de drogue qui vient d'être libéré, est un vieil ennemi qui l'a supplanté dans le cœur de María son amour de jeunesse. Dans le lieu d'incarcération, il trouve ce qu'il cherchait, un numéro de téléphone en Colombie caché dans un magazine pornographique. L'affrontement entre les deux hommes va se poursuivre de Reykjavík jusqu'aux fjords de l'Ouest.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Titres non traduits

« Húsið » (La Maison), Reykjavík : JPV útgáfa, 2012. [En 1979 à Kollafjörður, un incendie se déclare au domicile d'un couple avec trois jeunes enfants. Seul l'un des enfants survit au sinistre, Theódór B. Unnarsson, un garçon de sept ans, mais il ne se souvient de rien. Devenu adulte il souffre de cauchemars dans lesquels il ya du feu, de la fumée, ainsi qu'un homme menaçant qui prend vie avec un marteau à la main.

Fin novembre 2007, Hrafn Grímsson est appelé dans une maison d'un quartier résidentiel de Reykjavík. Au sous-sol, un vieil homme gît dans son sang, cela ressemble à un accident, mais le policier a de sérieux doutes. Peu de temps après, une famille de quatre personnes emménage dans une maison isolée à Kollafjörður, et les fantômes du passé resurgissent.] Volet n° 2 de la série en version originale.

« Grimmd : skáldsaga byggð á sönnum atburðum » (Cruauté: un roman basé sur des événements réels), Reykjavík : JPV útgáfa, 2013. [Le petit délinquant William Smári Clover n'a pas eu une enfance heureuse. Ses parents étaient toxicomanes, ils le maltraitaient régulièrement, le jetaient dehors à Noël, le brûlaient avec des cigarettes. Aujourd'hui c'est un loup solitaire qui ne fait partie d'aucune bande, il vit avec une strip-teaseuse nommée Ieva. Pour acheter un kilo de drogue à un gang asiatique, il investit leur argent commun, mais cela ne couvre que la moitié de somme exigée. Pour se procurer le reste de l'argent, il agresse violemment un autre criminel, et il est recherché à la fois par Hrafn Grímsson et par les amis de sa victime.

Après avoir passé du temps dans un refuge pour femmes à Copenhague, Sandra, accompagnée de sa fille, fuit le Danemark et son mari violent. Ce dernier, Einar Logi, est un producteur de pornographie utilisant des filles mineures pour ses films. Elle se réfugie chez ses riches parents en Islande, mais elle sait que l'homme ne la laissera pas tranquille. La première chose que fait Einar Logi lorsqu'il atterrit en Islande est de rencontrer un avocat. Bien habillé, il joue le rôle du père inquiet pour sa fille mais également pour sa femme, accusant cette dernière de consommer de la drogue.]

« Svarti Galdur » (Magie noire), Reykjavík : Sögur útgáfa, 2016. [Hrafn Grímsson est un policier qui patrouille dans les rues, qui a les cheveux roux, qui mesure deux mètres, et qui espère un jour avoir de la promotion en devenant enquêteur. C'est aussi un médium, il ressent ou perçoit diverses choses qui ne sont pas données aux gens ordinaires, et il utilise ce don dans son travail.

Avec son coéquipier Vigfús ils sont appelés pour un suicide dans un entrepôt situé rue Grandagarði à Reykjavík. Le bien immobilier appartenait à un nommé Guðmundur, et les policiers découvrent un certain nombre de livres étranges. Hrafn regarde un ouvrage, il traite de l'hypnose avec une annotation d'un anarchiste notoire appelé Aron, et son collègue en regarde un autre, un vieux dictionnaire.

Un député a été mortellement poignardé devant le parlement islandais, Hrafn Grímsson boucle la scène du crime et recueille les témoignages. Ce dernier pense que la description de l'assassin du parlementaire, correspond à un individu qu'il a aperçu quelques heures auparavant dans un pub. Hrafn et Bíbí, son épouse bien aimée, vont dans un bar miteux, réalisant que ce n'est pas le lieu le plus chic de tous les temps.

Pour mettre à l'épreuve ses capacités de recherche et d'analyse, Hrafn se lance à la recherche de l'homme qu'il a vu. Les indices qu'il recueille sont loin d'être ordinaires, et il doit réussir à convaincre ses supérieurs.] Volet n° 4 de la série en version originale.

« Krýsuvík » (Krýsuvík), Reykjavík : Sögur útgáfa, 2018. [Un corps sans tête est retrouvé dans un champ de lave à Krýsuvík Ħ. Kinga est une fille de dix-sept ans, sa mère est Polonaise et son père est Islandais. Ce dernier est en contact avec la mafia polonaise.]

« Aðventa » (L'avent), Reykjavík : Sögur útgáfa, 2019. [Reykjavík est recouverte de neige et la plupart des habitants de la ville sont occupés à préparer Noël qui approche.

La disparition de quatre demandeurs d'asile d'un lieu d'accueil est annoncée et Hrafn Grímsson est impliqué dans l'affaire. La recherche des hommes se fait en secret, car la police ne veut pas que le public s'inquiète.]  

MANKELL, Henning (Suède ⇄ Mozambique, 1948 – 2015)

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Série Kurt Wallander, en poste à Ystad

Meurtriers sans visage, Paris, Christian Bourgois, 1994, 386 pages. Réédition : Paris, Union Générale d'Édition (10/18 n° 2735 : Grands détectives), 1996, 385 pages. Réédition : Paris, Les Éditions Retrouvées, 2019, 460 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1122 : Policier), 2003, 386 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Policiers), 2016, 344 pages. Réédition : Paris, Les Éditions Retrouvées, 2019, 460 pages. Édition originale : Mördare utan ansikte, 1991. [Un matin glacial de janvier un agriculteur du hameau de Lunnarp dans le comté de Skåne, constate qu'il y a quelque chose d'anormal chez ses voisins. En entrant dans leur ferme il découvre Johannes Lövgren étendu sur le sol, qui a été assassiné. Sa femme Maria a été torturée et à l'hôpital, avant de mourir, elle prononce le mot « étranger ».

Lorsque cette information parait dans les journaux, des extrémistes en profitent pour se livrer à une attaque contre un camp de réfugiés, et un Somalien est tué. L'un des policiers, Rydberg, examine le nœud coulant qui était autour du cou de Mme Lövgren et constate qu'il n'en a jamais vu un de ce style auparavant.

Kurt Wallander, de la police d'Ystad Ħ, âgé de quarante-deux ans, est le responsable de l'enquête. C'est un homme qui vient de divorcer, il a une fille qui sera bientôt adulte, il boit trop et il a pris du poids. Un fait l'intrigue, il se demande qui a été nourrir le cheval dans la grange après l'agression des propriétaires.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Le Guerrier solitaire, Paris, Le Seuil, (Policiers), 1999, 437 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 792 : Policier), sous le titre : Le Guerrier solitaire : Une enquête de l'inspecteur Wallander, 2000, 552 pages, Édition originale : Villospår, 1995. [Une jeune fille s'immole par le feu dans un champ de colza. Le lendemain, un ancien ministre est tué à coups de hache.] Volet n° 5 de la série en version originale.

La Cinquième femme, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2000, 490 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 877 : Policier), 2001, 580 pages. Édition originale : Den femte kvinnan, 1996. [À l'automne 1994, un concessionnaire automobile tombe dans un piège mortel, un fleuriste disparaît puis il est retrouvé étranglé, attaché à un arbre dans la forêt et un chercheur spécialisé est retrouvé noyé. Pourquoi ces mises en scène et quelle sera la prochaine victime ?] Volet n° 6 de la série en version originale.

Les Morts de la Saint-Jean, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2001, 489 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 971 : Policier), sous le titre : Les Morts de la Saint-Jean : Une enquête de l'inspecteur Wallander, 2002, 576 pages. Édition originale : Steget efter, 1997. [Dans une clairière, trois jeunes qui se préparent à une soirée, sont assassinés. Le meurtrier fait disparaître les corps en les enterrant. Trois mois plus tard, l'assassin déterre les victimes pour qu'elles soient retrouvées. Un collègue de Kurt Wallander enquêtait sur cette affaire, et lui aussi est victime du tueur.] Volet n° 7 de la série en version originale.

La Muraille invisible, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2002, 426 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1081 : Policier), sous le titre : La Muraille invisible : Une enquête de l'inspecteur Wallander, 2003, 522 pages. Édition originale : Brandvägg, 1999. [Deux adolescentes assassinent un chauffeur de taxi. Le lendemain, le corps de l'une d'elles est retrouvé sur des câbles à haute tension.] Volet n° 8 de la série en version originale.

Les Chiens de Riga, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2003, 268 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1187 : Policier), sous le titre : Les Chiens de Riga : Une enquête de l'inspecteur Wallander, 2004, 336 pages. Réédition : Paris, Les Éditions Retrouvées, 2013, 375 pages. Édition originale : Hundarna i Riga, 1992. [Un canot pneumatique contenant deux cadavres exécutés d'une balle dans le cœur, s'échoue sur une plage. Les victimes portant de luxueux vêtements, ce ne sont pas des plaisanciers. Plus tard, le canot est volé dans le poste de police, et l'homologue letton de Wallander est tué à Riga Ħ.] Volet n° 2 de la série en version originale.

La Lionne blanche, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2004, 430 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1306 : Policier), sous le titre : La Lionne blanche : Une enquête de l'inspecteur Wallander, 2005, 512 pages. Édition originale : Den vita lejoninnan, 1993. [Louise Akerblom, agente immobilière, disparaît. Quelques jours plus tard, son corps est repêché dans un puits.] Volet n° 3 de la série en version originale.

L'Homme qui souriait, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2005, 362 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1451 : Policier), sous le titre : L'Homme qui souriait : Une enquête de l'inspecteur Wallander, 2006, 456 pages. Réédition : Paris, Les Éditions Retrouvées, 2014, 425 pages. Édition originale : Mannen som log, 1994. [Gustaf Torstensson roule dans le brouillard épais quand une silhouette surgit : c'est un mannequin de la taille d'un humain.] Volet n° 4 de la série en version originale.

Avant le gel, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2005, 448 pages. Réédition : Paris, Points, (Points n° 1539 : Policier), sous le titre : Avant le gel : Une enquête de Wallander, 2006, 486 pages. Édition originale : Innan frosten, 2002. [Dans la soirée du 21 août 2001, la police d'Ystad reçoit un appel étrange. Une personne prétend avoir vu des oiseaux en feu, des cygnes plus précisément, au-dessus du lac (fictif) Marebosjön.

Dans la forêt, la police découvre une tête de femme coupée. Les deux mains jointes, comme pour la prière, reposent près d'une bible. Linda Wallander, impatiente d'entrer dans la police, entreprend une enquête parallèle à celle de son père.] Volet n° 10 de la série en version originale.

L'Homme inquiet : La dernière enquête de Wallander, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2010, 551 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2741 : Policier), sous le titre : L'Homme inquiet, 2012, 600 pages. Édition originale : Den orolige mannen, 2009. [Lors d'une réception donnée à l'occasion de son anniversaire, Håkan von Enke, un ancien officier de marine et beau-père de Linda Wallander, a invité le commissaire. Le militaire raconte au policier une vieille histoire de sous-marin russe Θ repéré dans les eaux territoriales suédoises.

L'ex-officier continuait les recherches au sujet de cette affaire des années 80, et il pensait qu'il y avait une explication. Plus tard, il disparaît et l'on retrouve le corps de son épouse. Tout laisse penser qu'il s'agit d'un suicide, mais Kurt Wallander est dubitatif. Quelques jours plus tôt il avait interrogé cette femme, et elle ne semblait pas dépressive.] Volet n° 12 de la série en version originale.

Θ Faits réels :
Le 27 octobre 1981, le sous-marin soviétique S-363, porteur d'engins nucléaires, s'est échoué près de la base de la marine suédoise de Karlskrona.
Le 26 avril 1983, une commission d'enquête officielle, dirigée par Sven Andersson, a conclut à l'incursion de sous-marins soviétiques dans les eaux suédoises.

La Faille souterraine : Et autres enquêtes, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2012, 470 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 3161 : Policier), 2014, 513 pages. Édition originale : Pyramiden, 1999. [Recueil de nouvelles avec Kurt Wallander.] Volet n° 9 de la série en version originale.

Une Main encombrante, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2014, 196 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4159 : Policier), 2015, 159 pages. Édition originale : Handen, 2003. [En visitant une ancienne ferme qu'il pense acheter, Kurt Wallander bute sur obstacle qui dépasse du sol : une main. L'équipe scientifique de la police déterre alors un premier squelette, puis un second.] Volet n° 11 de la série en version originale.  

Titres n'appartenant à aucune série

Le Retour du professeur de danse, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2006, 411 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1678 : Policier), 2007, 552 pages. Réédition : Paris, Les Éditions Retrouvées, 2017, 480 pages. Édition originale : Danslärarens återkomst, 2000. [Stefan Lindman, enquêteur en poste à Borås Ħ, est venu consulter un médecin. Dans la salle d'attente, un tabloïd mentionne le meurtre, près d'Östersund Ħ, d'Herbert Molin, l'un de ses anciens collègues qui avait pris sa retraite. Par curiosité et à titre personnel, Lindman décide de se rendre sur les lieux du crime. En arrivant, il prend contact avec ses homologues chargés de l'enquête.]

Le cerveau de Kennedy : Roman, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2009, 391 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2301), 2010, 425 pages. Édition originale : Kennedys hjärna, 2005. [Louise Cantor quitte son chantier de fouilles du Péloponnèse pour rentrer en Suède. Elle trouve son fils Henrik mort, dans l'appartement de ce dernier à Stockholm.]

Le Chinois, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2011, 554 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2936 : Policier), 2013, 562 pages. Édition originale : Kinesen, 2008. [Un jour de janvier 2006 dans la localité (fictive) de Hesjövallen, un hameau de Suède septentrionale, la police de Hudiksvall Ħ découvre dix-neuf personnes assassinées, soit la presque totalité de ce village. Toutes les victimes, à l'exception d'un enfant de douze ans, sont des gens âgés. Curieusement, un couple de retraités qui ont longtemps habité Stockholm et une femme atteinte de démence, sont vivants.

Birgitta Roslin, juge à Helsingborg, une ville proche de la frontière avec le Danemark, lit les noms des victimes dans la presse, puis elle appelle une policière qui est sur place. Avec les prénoms qu'on lui donne, l'enquêtrice confirme que deux des personnes décédées étaient les parents adoptifs de la mère de Birgitta. La magistrate décide de se rendre sur place, mais n'ayant aucun accès à l'enquête officielle, elle entreprend ses propres recherches.

Cela va l'amener à s'intéresser à la construction du chemin de fer aux États-Unis, au milieu des années 1800, par des ouviers chinois. Ces paysans pauvres et opprimés, ont été enlevés puis amenenés de force aux USA pour travailler comme esclave, et certains contremaîtres étaient des Suédois.]

Titre non traduit

« Labyrinten » Θ (Le Labyrinthe), Stockholm : Ordfront förlag, 2000. [Sur un îlot près des côtes suédoises, alors qu'ils observaient les oiseaux de mer, deux hommes trouvent un crâne humain. Coincé dans une anfractuosité des rochers, il est couvert d'excréments de goélands. L'enquêteur Tornman sous la direction de la jeune procureure Louise Rehnström, sont chargés de cette affaire. Tous deux se demandent quelle est l'identité de la victime, et comment s'est-elle retrouvée à cet endroit.

Des rumeurs commencent à circuler, le crâne pourrait-il être celui de Bengt Ingemarsson ? Après une comparaison de la dentition, on constate que c'est le cas, mais où est passé le reste du squelette ? Cet individu prétendait sauver la ville avec des investissements grandioses, mais qui ne se sont jamais concrétisés. Des investisseurs ont été dupés, et Bengt Ingemarsson a été l'objet d'un procès pour escroquerie. Entre deux jours d'audience, l'accusé a disparu et avec lui l'argent qu'il avait récolté.

Louise, qui est mariée au conseiller municipal Henrik Rehnström, tente d'aller au fond de l'histoire. Mais plusieurs événements dramatiques se produisent, et elle se demande qui sabote ses efforts et pourquoi. Ces questions ouvrent les yeux de Louise sur la façon dont les autorités et la municipalité – peut-être aussi son mari – ont profité de la bonne foi des habitants, dont un certain nombre ont perdu de l'argent.]

Θ Ce titre est basé sur le scénario de la série « Labyrinten » écrit aussi par Henning Mankell, qui a été diffusée à la télévision suédoise au cours de l'année 2000. Les cinq épisodes ont été réalisés par Daniel Bergman, le fils d'Ingmar Bergman.
 

MARKLUND, Liza (Suède ⇄ Espagne, 1962 – ) Ω

 Nom complet : Eva Elisabeth MARKLUND 
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Série Annika Bengtzon, journaliste au tabloïd « Kvällspressen »

Studio sex : Thriller, Paris, Ramsay, (Nuit blanche), 2000, 511 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 17212 : Policier/Thriller), sous le titre : Studio sex : Les enquêtes d'Annika Bengtzon, 2001, 414 pages. Réédition : Paris, Hachette-livre, (Black Moon), sous le titre : Studio 6, 2012, 446 pages. Réédition : Paris, MA Éditions, (MA poche), sous le titre : Studio 6, 2014, 411 pages. Édition originale : Studio sex, Stockholm : Piratförlaget, 1999. [Une jeune femme est retrouvée étranglée dans un cimetière. Pour enquêter, la journaliste se fait embaucher sous couverture dans un cercle de jeux, à la place de la victime.] Volet n° 2 de la série en version originale.

Deadline : Thriller, Paris, Ramsay, (Nuit blanche), 2002, 427 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 17257 : Policier/Thriller), sous le titre : Deadline : Les enquêtes d'Annika Bengtzon, 2002, 411 pages. Réédition : Paris, Hachette-livre, (Black Moon : Thriller), sous le titre : Deadline, 2013, 438 pages. Édition originale : Sprängaren, Stockholm : Piratförlaget, 1998. [À Stockholm, une semaine avant Noël, une explosion détruit le chantier du stade olympique. Parmi les débris, la police retrouve les restes déchiquetés d'une femme.] Volet n° 1 de la série en version originale.

La Fondation Paradis, Paris, Éditions du Masque, 2003, 406 pages. Réédition : Paris, Librairie Générale Française, (Le Livre de poche n° 37095 : Policier/Thriller), sous le titre : La Fondation Paradis : Les enquêtes d'Annika Bengtzon, 2005, 506 pages. Réédition : Paris, Hachette-livre, (Black Moon), sous le titre : Fondation Paradis, 2012, 438 pages. Édition originale : Paradiset, Stockholm : Piratförlaget, 13 septembre 2000. [Une femme qui craint pour sa vie à cause d'un homme agressif, appelle la journaliste. Cette dernière l'oriente vers la Fondation Paradis Θ, dont le but est de protéger les femmes victimes de violences .] Volet n° 3 de la série en version originale.

Θ Derrière ce nom, l'auteure visait la – réelle – Fondation Trossen, dirigée par Elisabeth Hermon. Cette dernière a répondu en publiant en collaboration avec Stefan Lundström, l'ouvrage intitulé « Vingklippt : Den sanna historien om stiftelsen Paradiset » (La véritable histoire de la Fondation Paradis). Ħ
Dans son ouvrage écrit avec Maria Eriksson « Asyl : Den sanna fortsättningen på Gömda » (Asile, Les suites du livre "Gömda"), l'auteure signale qu'en 1997, plus de neuf mille abus contre des femmes ont été signalés, et toujours en Suède, tous les dix jours une femme est assassinée, généralement par un proche et un homme. Ħ

Meurtre au château d'été, Paris, Éditions du Masque, 2004, 359 pages. Réédition : Paris, Hachette-livre, (Black Moon : Thriller), sous le titre : Meurtre en prime time, 2013, 414 pages. Édition originale : Prime Time, Stockholm : Piratförlaget, 29 mai 2002. [Au milieu des bois, dans le château d'Yxtaholm, au Sud de la capitale, on enregistre une nouvelle émission. Elle est intitulée « Sommarslottet », et ce sera le grand événement télévisé de cette année. Après le tournage, treize membres du personnel ou des invités restent et font la fête. Pendant la « nuit » Θ la plus courte de l'année, l'alcool coule librement et tout le monde est ivre ou épuisé par le travail.

Le lendemain matin, jour de la Saint-Jean, on retrouve dans le camion de diffusion Michelle Carlsson, une balle en plein front. Elle était la plus grande star de la télévision suédoise, mais aussi égocentrique, capricieuse et séduisante. Annika Bengtzon s'apprête à partir avec Thomas et les enfants pour leurs vacances d'été, lorsqu'un coup de téléphone du Kvällspressen la force à changer ses plans.

Les douze personnes sont suspectées, et parmi elles, Annika découvre qu’il y a Anne Snapphane, une amie proche. Cette dernière donne des informations à la journaliste, lui permettant de mettre en lumière des relations difficiles voire contradictoires. Parallèlement, le rédacteur en chef Anders Schyman, entraîne Annika dans une lutte ouverte pour le pouvoir.

Sa vie personnelle commence à se détériorer, son compagnon lui reproche de le négliger, ainsi que les enfants, un garçon de trois ans et une petite fille. Thomas se demande s'il n’a pas commis l'erreur de sa vie en quittant sa femme. Tous ceux qui étaient présents avaient une raison de détester Michelle, et le nom du tueur est révélé en direct à la télévision.]

Θ À cette époque de l'année, la « nuit » est en réalité une pénombre qui s'étend de 0 h 30 à 2 h 30. Ensuite le jour puis rapidement le soleil reviennent.

Le Loup rouge, Paris, Hachette-livre, (Black Moon : Thriller), 2013, 443 pages. Édition originale : Den röda vargen, Stockholm : Piratförlaget, 11 juin 2003. [Une journaliste est assassinée à Luleå Ħ. D'autres meurtres suivent, plus choquants les uns que les autres.]

Le Testament de Nobel, Paris, MA Éditions, 2014, 444 pages. Édition originale : Nobels testamente, Stockholm : Piratförlaget, 14 juin 2006. [Lors de la remise des prix Nobel, la présidente du comité est tuée. La journaliste a croisé le regard de la tueuse quelques secondes auparavant.] Volet n° 6 de la série en version originale.

 

Titres non traduits

« En plats i solen » Θ (Une Place au soleil), Stockholm : Piratförlaget, 24 septembre 2008. [Une famille entière, la grand-mère, le joueur de hockey sur glace Sebastian Söderström et sa femme ainsi que leurs deux garçons ont été assassinés à leur domicile sur la Costa del Sol, dans le Sud de l'Espagne. Leur fille, âgée de seize ans a mystérieusement disparu. Au début, la police pense à un cambriolage qui aurait mal tourné, mais les cambrioleurs sont retrouvés morts.

Le nouveau patron d'Annika Bengtzon, Patrik, l'envoie en Espagne, à Marbella Δ, pour enquêter sur ces meurtres. Elle proteste parce qu'elle vient de changer d'appartement et n'a même pas eu le temps de déballer ses cartons de déménagement. Elle arrive dans le monde des super-riches, qui, derrière de hauts murs et les systèmes d'alarme les plus chers, sont dans une sécurité apparente.

Sous un chaud soleil, la journaliste est sur la piste d'une route de la drogue entre le Maroc et la Suède, et d'un réseau de blanchiment d'argent lié aux nazis de la Seconde Guerre mondiale. Elle jure de retrouver à tout prix l'adolescente disparue.] Volet n° 8 de la série en version originale.

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Black Moon.
Δ Lieu de la résidence secondaire de l'auteure.
 

« Du gamla, du fria » Θ (Tu es vieux, tu es libre), Stockholm : Piratförlaget, 20 avril 2016. [Annika Bengtzon est de retour à la rédaction du tabloïd « Kvällspressen » après avoir été correspondante à Washington. Elle a retrouvé son mari, Thomas, qui travaille au ministère de la Justice. Pour des analyses de sécurité internationale, ce dernier part à Nairobi, assister à une conférence.

Dans une banlieue au Sud de Stockholm, une jeune mère de famille est retrouvée poignardée et couverte de neige derrière une garderie. Dans ce district d'Axelsberg, elle est la quatrième victime ces derniers mois, toujours selon le même modus operandi. Contrairement à ses collègues du Kvällspressen, Annika Bengtzon ne croit pas à un tueur en série, et commence à faire des recherches.] Volet n° 9 de la série en version originale.

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Black Moon.

 

« Lyckliga gatan » Θ (Rue heureuse), Stockholm : Piratförlaget, 9 octobre 2013. [Un mois de mai très froid et humide, Ingemar Lerberg est retrouvé inconscient chez lui, c'est un homme d'affaires dans le domaine du capital-risque et ancien député. Dans sa villa de la petite localité de Solsidan, près de Stockholm, l'homme a été torturé et sa femme Nora a disparu sans laisser de trace.] Volet n° 10 de la série en version originale.

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Black Moon.

 
Le nom du personnage d'Annika Bengtzon a été formé par l'auteure, à partir du prénom de l'aînée de ses trois enfants et de Bengt Bengtzon, son supérieur hiérarchique au tabloïd « Expressen ». La série comporte actuellement onze titres publiés :
de 1999 : « Studio sex » (Traduit sous le titre « Studio sex »)
à 2015 : « Järnblod » (Sang de fer)
 

Titres n'appartenant à aucune série

Titre publié en association avec James PATTERSON

Bons baisers du tueur, Paris, L'Archipel, 2011, 317 pages, traduit du volet américain : Postcard killers, Little, Brown and Company, 16 août 2010. Volet suédois : Postcard killers, Stockholm : Piratförlaget, 25 janvier 2010. [En vacances en Europe, un jeune couple a été assassiné, dont la fille du policier Jacob Kanon, et il traque le meurtrier. Ce dernier, enquêteur de la police de New-York, se déplace dans plusieurs capitales scandinaves et de l'Europe du Sud.

L'assassin a déjà fait plusieurs victimes, et avant chaque meurtre il envoie une carte postale à la presse locale. Dessie Larsson, journaliste au quotidien Aftonposten de Stockholm, trouve une carte postale dans sa boîte aux lettres. Elle est entraînée à contrecœur dant une spirale accélérée de violence, et tous deux doivent lutter contre la montre pour retrouver le tueur.]

Titre non traduit

« Polcirkeln » (Le Cercle polaire), Stockholm : Piratförlaget Θ, 1er septembre 2021. [Cinq adolescentes du petit village de Stenträsk Ħ dans la province de Norrbotten se réunissent une fois par mois pour discuter de littérature. Pendant l'été 1980, l'une d'elles disparaît sans laisser de trace, et quarante ans plus tard, elle est retrouvée assassinée.

En 2020 à l'occasion de Noël, les quatre femmes du cercle littéraire, qu'elles appelaient le cercle polaire arctique, sont réunies pour la première fois depuis la disparition de leur amie. Rapidement, il devient évident que quelque chose dans les relations entre les filles a déclenché ce meurtre, la question est de savoir quoi.]

Θ En association avec Sigge Sigfridsson, Jan Guillou et Ann-Marie Skarp, l'auteure a fondé cette maison d'édition, dont elle a reçu 33,4 % des parts.
Région d'origine de l'auteure, qui est née dans le village de Pålmark, à vingt kilomètres au Nord de la ville de Piteå.
 

MÅRTENSON, Jan (Suède, 1933 – )

 Voir aussi son pseudonyme : Mårten JANSON.

Série Johan Kristian Homan, antiquaire

L'Or du dragon, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1455), 1976, 188 pages. Réédition : Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Club des Masques n° 464), 1982, 188 pages. Édition originale : Drakguldet, 1974. [Johan Kristian Homan est un homme tranquille, qui n'aime ni le sang ni la violence. Mais il apprécie les vieilles et belles choses, le vin rouge, la bonne nourriture et les belles femmes. L'antiquaire part en vacances dans un petit chalet de sa ville natale. Non loin de là, dans la forêt de Kilsbergen Ħ à quelques kilomètres d'Örebro, un vieil homme est retrouvé mort.

La police déclare que c'est un accident, mais ce n'est pas l'avis de tout le monde. Certains pensent qu'il a été tué parce qu'il avait trouvé de l'or gardé par un dragon, et que l'animal mythique sait protéger ses biens. Johan Kristian Homan est un homme rationnel et rejette cette cause de la mort, il commence donc son enquête.] Volet n° 2 de la série en version originale.

Invitation au suicide, Paris, Éditions de la Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque n° 1523), 1978, 190 pages. Édition originale : Helgeandsmordet, 1973. [Viveka Berger vient d'hériter de ses parents. Elle se réveille un matin et trouve dans le courrier une lettre de son père décédé il y a dix ans. Dans son appartement, elle entend une musique de Chopin qui cesse dès qu'elle entre dans la pièce. La nuit elle voit un tableau accroché au mur qui s'anime en la représentant morte, allongée avec un pistolet doré à la main.

Elle apporte la peinture à Johan Kristian Homan pour qu'il l'examine, mais l'antiquaire ne trouve aucune anomalie, puis elle invite ce dernier à un dîner qu'elle organise. Alors que les convives s'installent à table, un petit pistolet automatique tombe de la serviette de la maîtresse de maison. Après le repas, Margareta la sœur de Viveka, parle à Johan Homan en privé, et lui confie que cette dernière souffre de problèmes psychologiques.] Volet n° 1 de la série en version originale.

La série Johan Kristian Homan, antiquaire à Gamla Stan Ħ (la cité médiévale de Stockholm) et son chat siamois Cléo de Merode (qui permet quelquefois à son maître de trouver la clef de l'énigme), comporte quarante-sept titres publiés :
de 1973 : « Helgeandsmordet » (Traduit sous le titre « Invitation au suicide »)
à 2018 : « Den engelske kusinen » (Le cousin anglais)
 

MICHELET, Jon (Norvège, 1944 – 2018) Ω

Série Vilhelm Thygesen, ex-policier

La Femme congelée, Caen, Presses Universitaires de Caen, (Fabulæ), 2011, 272 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2751 : Policier), 2012, 340 pages. Édition originale : Den frosne kvinnen : Roman, 2001. [Dans les années 90 Vilhelm Thygesen a pris sa retraite, et aujourd'hui il a soixante-trois ans. Il porte des vêtements de marque, une queue de cheval, se sert du café expresso dans des tasses en acier brossé et mène une vie paresseuse.

Une froide matinée de février 2001 dans son jardin de Bestum, un quartier d'Oslo, il trouve une femme morte, gelée, et qui a été poignardée. L'identité de la victime est inconnue mais les enquêteurs de la police criminelle, Stribolt et Vaage, pensent qu'elle est originaire d'Europe de l'Est et qu'elle transportait de la drogue. Plus tard un jeune motard, membre d'un gang qui circule dans la forêt d'Østfold, décède dans des circonstances suspectes.] Volet n° 9 de la série en version originale.

Comme neige, Caen, Presses Universitaires de Caen, (Fabulæ), 2012, 321 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2938 : Policier), 2013, 381 pages. Édition originale : Hvit som snø : Kriminalroman, 1980. [Dans un appartement quelque part à Oslo, Vilhelm Thygesen se réveille avec des taches de sang sur son lit, une gueule de bois phénoménale et il a du mal à se souvenir de ce qu'il a fait la veille. Dans le couloir, il trouve un manteau mais il y a aussi une paire de chaussons qu'il ne remarque pas.

Dans la salle de bain, il découvre un cadavre, celui d'un trafiquant de drogue tué avec une chaussure à talon-aiguille. Il lui appartient maintenant de dissiper les soupçons de meurtre qui pèsent sur lui, et cela ne peut être fait qu'en trouvant le véritable auteur de cet assassinat.] Volet n° 4 de la série en version originale.

La série Vilhelm Thygesen, ex-policier, comporte douze titres publiés :
de 1975 : « Den drukner ei som henges skal » (Le noyé à qui s'accrocher correctement)
à 2010 : « Døden i Baugen » (Mort dans la ville de Baugen)
 

MIKARDSSON, Frasse (France ↣ Suède ↣ France, ? – )

Autopsie pastorale, La Tour d'Aigues, Éditions de l'Aube, (L'Aube noire), 2021, 336 pages. Ouvrage écrit directement en français [Une pasteure en retraite de l'Église luthérienne est décédée dans sa paroisse de la ville de Sigtuna Ħ. Lillemor Bengtsdotter était malade du cœur, la porte était fermée à clef, et la victime ne présente aucune trace de violence. La police classe rapidement l'affaire, et confie à un interne français, Pierre Desprez, le soin de faire une autopise de routine.]  

MONTELIUS, Magnus (Suède, 1965 – )

Des illusions, Paris, Jean-Claude Lattès, (Thrillers), 2013, 396 pages. Édition originale : Mannen från Albanien, 2011. [Un homme fait une chute mortelle du haut d'une falaise à l'automne 1990, et la police retrouve sur lui un passeport albanais. Mais les autorités de ce pays disent que la victime n'est pas un de leurs ressortissants.

Tobias Meijtens & Natalie Petrini, journalistes, découvrent que l'homme était un Suédois en fuite depuis plusieurs décennies. Ils s'aperçoivent que la vérité est bien plus compliquée qu'elle n'y paraît. Cela remonte aux mouvements politiques des années soixante, pendant la guerre froide, lorsque certains étudiants avaient des sympathies pour les pays d'Europe de l'Est.]  

MØRK, Christian (Danemark ↣ USA, 1966 – )

Darling Jim : roman, Monaco [Paris], Le Serpent à Plumes, (Serpent noir), 2009, 382 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 14303 : Thriller), 2010, 410 pages, traduit de l'américain : Darling Jim : A novel, 2009 (avec le nom de l'auteur orthographié Christian MOERK). Édition originale : Darling Jim, Copenhague : Politikens Forlag, 27 septembre 2007. [En Irlande dans la localité de Mullach Íde (en anglais : Melahide), Moira Hegarty et ses deux nièces, Fiona et Róisín Walsh, ont été assassinées, la première à coups de pelle, et les secondes empoisonnées. Les enquêteurs de la Garda Síochána Θ découvrent que les deux filles étaient affamées et retenues contre leur gré dans cette maison située à une quinzaine de kilomètres au nord de Dublin.

Dans la boite contenant le courrier ayant une adresse incomplète, le jeune facteur Niall Cleary trouve une enveloppe qui contient le journal intime d'une des deux sœurs. Il décide alors de comprendre ce qui se cache derrière ces meurtres, il cherche des réponses aux nombreuses énigmes contenues ce document. Puis il trouve le livre de l'autre sœur, et progressivement toutes les pièces du puzzle vont se mettre en place. Ce qui va l'amener à s'intéresser à un seanchaí, un conteur itinérant de vieilles légendes de l'Irlande pré-chrétienne.]

Θ Nom gaélique de l'ensemble des forces de police en république d'Irlande.

 

MYTTING, Lars (Norvège, 1968 – ) Ω

Les Seize arbres de la Somme, Arles, Actes-Sud, 2017, 432 pages. Réédition : Arles, Actes-sud (Babel n° 1649, 2019, 512 pages. Édition originale : Svøm med dem som drukner, 2014. [Edvard Hirifjell habite avec son grand-père dans une ferme isolée de la vallée de Gudbrandsdalen Ħ, entourée de montagnes. Tous deux ne fréquentent que très peu la localité voisine, mais un soir son aïeul descend en ville et meurt.

Le jeune homme de vingt-trois ans s'interroge sur la mort de ses parents à l'automne 1971, alors qu'il avait trois ans. Près d'un étang du Nord de la France, le jeune couple franco-norvégien a été tué par le gaz d'une grenade datant de la Première Guerre mondiale. Edvard avait été retrouvé quatre jours plus tard à plusieurs centaines de kilomètres, mais il n'en garde aucun souvenir.

Il commence un travail d'enquête pour savoir ce que faisaient son père et sa mère en pleine nuit dans cette forêt, et qui a pris soin de lui à l'époque. Il cherche l'identité de celui qui a envoyé un magnifique cercueil de style Art déco qui vient de chez Ruhlmann à Paris, dans lequel son grand-père doit être inhumé. Il veut aussi des réponses au sujet d'une querelle, qui remonte à la Seconde Guerre mondiale, entre son son grand-oncle et Sverre, son grand-père.

Conduisant sa vieille Mercedes noire il se rend dans les îles Shetland puis en France, où il doit plonger dans les sombres recoins de l'histoire familiale, et découvre que ses parents pouvaient être à la recherche d'un trésor.]

Retour : Initiale auteur = M
 

NATT OCH DAG, Niklas (Suède, 1979 – )

 Nom complet : Niklas Carl Bosson NATT OCH DAG 

Trilogie Bellman noir Θ

1793, Paris, Sonatine, 2019, 442 pages. Réédition : Paris, Pocket, (N° 17372 : Thriller), 2020, 528 pages. Édition originale : 1793, Stockholm : Bokförlaget Forum, 13 septembre 2017. [Le roi Gustav III de Suède Ħ a été assassiné lors d'un bal masqué le 29 mars 1792, il y a déjà plus d'un an. Son fils aîné et prince héritier, le futur Gustav IV Adolf est âgé de treize ans, il était trop jeune pour gouverner. Le frère de Gustav III a confié la direction du pays à Gustaf Adolf Reuterholm depuis juillet 1792. Les années de la dernière guerre contre la Russie Δ ont asséché les finances du royaume.

Le peuple souffre, les rumeurs de conjuration se multiplient et personne ne fait confiance à personne. Le gouvernement a menacé les imprimeurs ayant édité des ouvrages ayant trait à la révolution française de 1789, la prise de la Bastille fait peur aux nobles et au clergé.

Le malodorant lac Fatburssjön, près de l'île Södermalm, est l'endroit où finissent toutes les ordures et les déchets de Stockholm. C'est là que deux enfants découvrent, à l'automne 1793, le corps d'un un jeune homme. Ils vont prévenir le garde municipal nommé Mickel Cardell, attablé dans une taverne, et le sortent de sa torpeur alcoolisée. Ce dernier est un vétéran de guerre, rentré du dernier conflit avec un bras en moins, et il porte une prothèse en bois pour le remplacer.

La victime est difficile à identifier, elle a été torturée des mois durant. Ses quatre membres ont été amputés un par un, sa langue, ses yeux et ses dents ont été arrachés et ses blessures ne sont pas récentes. Le brillant avocat Cecil Winge, qui par le passé a déjà aidé la police, est chargé de l'affaire avec l'aide de Mickel Cardell. Le temps presse car la santé de l'enquêteur principal est défaillante, il est tuberculeux et il va mourir, il n'a plus rien à perdre. L'hiver qui s'annonce sera le plus difficile que la ville ait connu depuis une décennie, et l'enquêteur veut résoudre une dernière affaire.]

Θ Carl Michael BELLMAN (1740 – 1795), poète-chansonnier suédois du XVIII° siècle.
Δ La guerre a duré de juin 1788 à août 1790. Elle a été déclarée, puis perdue, par le roi Gustav III de Suède. Celui-ci réclamait la restitution de la Finlande, ex-province suédoise cédée à la Russie, vainqueur de la précédente guerre en 1743.
 

1794, Paris, Sonatine, 2021, 544 pages. Édition originale : 1794, Stockholm : Bokförlaget Forum, 18 septembre 2019. [La pauvreté règne dans les rues de Stockholm, et la situation politique du pays est incertaine en raison des idées propagées par la Révolution française. Erik Tre Rosor est le fils cadet d’un grand propriétaire terrien, et il n'est encore qu'adolescent lorsqu'il tombe amoureux d’une paysanne et veut l’épouser. Les parents de la jeune fille figurent parmi le personnel au service du père d’Erik, et celui-ci ne veut pas de cette union. La mère de ce jeune de quinze ans est décédée en le mettant au monde, elle était la seule qui aurait pu contrecarrer les plans de cet homme aigri.

Avec l’espoir qu’il oublie ce béguin, l'amoureux et l’un de ses cousins sont envoyés à Saint-Barthélemy. Ce territoire des Caraïbes doit son développement à la traite des esclaves, c'est le plus grand marché de la région. Cette ancienne île française des Antilles est devenue un colonie suédoise après avoir été cédée par le roi Louis XVI. En échange, le roi Gustav III a donné une liberté douanière aux marchandises débarquées par les bateaux français dans le port de Göteborg.

Une jeune femme, Linnea Charlotta Colling, a été tuée la nuit de son mariage. Le meurtrier a été identifié, c'est le marié, et il a été interné dans le sinistre asile psychiatrique de Danviken, dans la banlieue de Stockholm. Dans cet établissement on administre du mercure aux personnes démentes atteintes de maladies sexuellement transmissibles. L'accusé est le noble Erik Tre Rosor, et il est bouleversé par le crime odieux dont on l'accuse.

En ce mois de janvier enneigé Margareta Colling, la mère de la victime, ne croit pas à la culpabilité du jeune homme. Celui-ci avait épousé Linnea Charlotta par amour, la considérait comme son égale et lui donnait toute liberté de faire ce qu’elle jugeait important. Certains lui ont dit que sa fille avait été attaquée par des loups, mais elle sait que ces animaux ne vivent pas dans la forêt voisine. Elle ne rencontre que l’indifférence auprès de la police, et ne reçoit aucune aide.

Puisque personne d'autre ne veut enquêter sur cette affaire, elle s'adresse à Jean Michael (« Mickel ») Cardell qui pleure Cecil Winge, un ami récemment décédé. Un soir, il rencontre quelqu’un et croit voir un fantôme, Cecil Winge, l’homme qui a été inhumé il y a six mois. L’illusion est de courte durée, il apprend l’identité de son interlocuteur, Emil Winge, le frère cadet de Cecil. Ensemble ils vont chercher des indices et affronter un réseau de mensonges, de violence sadique et de perversions.]

Titre non traduit

« 1795 » (1795), en cours d'écriture… Parution de la version originale prévue à l'automne 2021.  

NESBØ, Jo (Norvège, 1960 – ) Ω

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Série Harry Hole, en poste à Oslo

L'Homme chauve-souris, Larbey, Gaïa, (Polar), 2003, 374 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 366 : Policier), 2005. Édition originale : Flaggermusmannen, 1997. [En Australie une jeune Norvégienne, Inger Holter, a été sauvagement battue et violée avant d'être jetée d'une falaise. Harry Hole atterrit à Sydney à la demande de la police de ce pays.]

Les Cafards, Larbey, Gaïa, (Polar), 2003, 390 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 418 : Policier), 2006, 499 pages. Édition originale : Kakerlakkene, 1998. [L'ambassadeur de Norvège à Bangkok est retrouvé mort dans un établissement de prostitution, un couteau planté au milieu du dos. Curieusement l'arme du crime, un vieux poignard bouddhiste, porte des traces d'huile de renne. En partenariat avec une consœur américaine, Liz Crumley, Harry Hole enquête sur les expatriés norvégiens en Thaïlande.]

Rouge-Gorge, Larbey, Gaïa, (Polar), 2004, 482 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 450 : Policier), 2006, 605 pages. Édition originale : Rødstrupe, 2000. [Ayant tué involontairement un agent du Secret Service des U.S.A. Ħ, Harry Hole est muté au service de sécurité intérieure, pour enquêter sur les milieux extrémistes.]

Rue Sans-souci, Larbey, Gaïa, (Polar), 2005, 504 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 480 : Policier), 2007, 585 pages. Édition originale : Sorgenfri, 2002. [Avec une collègue d'un autre service, Beate Lønn, Harry Hole enquête sur un braquage de banque. Lors de l'attaque le malfaiteur a tué le caissier de sang-froid.

Dans un appartement, Harry Hole découvre le cadavre d'une femme avec laquelle il vient de passer la nuit.]

L'Étoile du diable, Paris, Gallimard, (Série noire), 2006, 486 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 527 : Policier), 2008, 586 pages. Édition originale : Marekors, 2003. [Le cadavre de Camilla Loen est découvert, son index gauche sectionné. La série des victimes continue, et toutes avaient sous une paupière, un diamant rouge en forme d'étoile à cinq branches.]

Le Sauveur, Paris, Gallimard, (Série noire), 2007, 550 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 552 : Policier), sous le titre : Le Sauveur : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole, 2009, 669 pages. Édition originale : Frelseren, 2005. [Un concert de charité organisé en présence du Premier ministre, tourne au drame lorsqu'un bénévole s'écroule, un petit trou bien net dans le front.]

Le Bonhomme de neige, Paris, Gallimard, (Série noire), 2008, 523 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 575 : Policier), sous le titre : Le Bonhomme de neige : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole, 2010, 583 pages. Édition originale : Snømannen, 2007. [Dans le jardin de la famille Becker, un bonhomme de neige fait irruption. Birte, la mère, disparaît en laissant pour seule trace son écharpe autour du cou du bonhomme de neige.]

Le Léopard, Paris, Gallimard, (Série noire) 2011, 760 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 659 : Policier), sous le titre : Le Léopard : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole, 2012, 847 pages. Édition originale : Panserhjerte, 2009. [Harry Hole a démissionné de la police pour s'installer à Hong-Kong. Son ancienne collègue Kaja Solness vient le solliciter, car dans une série de meurtres à Oslo, les victimes se noient dans leur propre sang.]

Fantôme, Paris, Gallimard, (Série noire), 2013, 546 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 741 : Policier), 2014, 601 pages. Édition originale : Gjenferd, 2011. [Le meurtre d'un trafiquant d'une nouvelle drogue terriblement addictive, la fioline.]

Police, Paris, Gallimard, (Série noire), 2014, 543 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 762 : Policier), 2015, 688 pages. Édition originale : Politi, 2013. [Quand un enquêteur de la brigade criminelle est retrouvé assassiné au parc Tryvann Ħ sur les lieux, à la date anniversaire d'un vieux meurtre demeuré irrésolu dont il avait eu la charge, cela peut difficilement être une coïncidence. Puis la même chose arrive à deux de ses collègues dans les mois qui suivent.

Au même moment, un homme grièvement blessé est dans le coma à l'hôpital universitaire d'Oslo, sa chambre est gardée en permanence par des policiers qui n'ont pas le droit de l'approcher, et personne ne sait comment il s'appelle.

L'enquête sur les trois policiers tués piétine, Beate Lønn et Gunnar Hagen réunissent un groupe non officiel qui va tenter de trouver d'autres moyens de résoudre l'affaire. Ils ont cruellement besoin du meilleur élément, Harry Hole, pour compléter et diriger l'équipe, mais personne ne sait où il se trouve. Le mystérieux malade commence à donner des signes d'une reprise de connaissance, et s'il parle il a de lourds secrets à révéler.]

La Soif : Une nouvelle enquête de Harry Hole, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2017, 624 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 891 : Policier), 2019, 736 pages. Édition originale : Tørst, 2017. [Dans un petit bar d'Oslo, une jeune femme vient voir un homme qu'elle a contacté par l'intermédiaire d'un site Internet de rendez-vous sentimentaux. L'homme ne souhaitant pas donner de suite à leur rencontre, la femme rentre chez elle. Puis elle est assassinée, et de violentes marques de morsures sont visibles sur sa gorge. L'enquête est menée par Katrine Bratt, et d'autres meurtres surviennent, avec les mêmes points communs.

Harry Hole est conférencier à l'école de police, et vit tranquillement à Holmenkollåsen avec son épouse. Le chef de la police, Mikael Bellmann, est sur le point de devenir ministre de la justice et ne veut pas prendre le risque qu'un grand nombre de victimes ternisse sa réputation. Ce dernier demande donc à Harry Hole de prendre la direction de l'enquête.] Suite indépendante du titre « Police ».

Le Couteau, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2019, 608 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio : Policier), 2021. Édition originale : Kniv, 2019. [Les événements commencent là où le titre précédent s'était terminé. Harry Hole a recommencé à boire, et Rakel, la seule femme qu'il ait jamais aimée, l'a mis à la porte de l'appartement. Son employeur lui a retiré son poste au département des anciennes affaires non résolues. Mais en tant que légende vivante, il a obtenu un travail pour le journal de la police.

Harry a participé à l'arrestation de Svein Finne, un violeur et un meurtrier, et ce dernier vient d'être libéré après dix ans de prison. L'ex-enquêteur est certain que cet individu ne s'est pas amendé et qu'il va reprendre ses activités criminelles. Après une panne de courant, le policier se réveille avec une gueule de bois atroce, les mains et les vêtements couverts de sang, et il ne se souvient de rien. Quand il comprend qu'il n'a plus rien à perdre, avec l'aide d'une ancienne collègue il commence une chasse solitaire contre son ancien et mortel ennemi.] Suite indépendante du titre « La Soif ».  

Titres n'appartenant à aucune série

Chasseurs de têtes, Paris, Gallimard, (Série noire), 2009, 309 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 608 : Policier), 2011, 311 pages. Édition originale : Hodejegerne, 2008. [Roger Brown, célèbre recruteur de « têtes », et sa femme Diana Strom-Eliassen, propriétaire d'une galerie d'art, vivent dans une belle maison. Hélas, leur villa trop grande, les goûts de luxe de Diana et le fonctionnement de la galerie de cette dernière, font qu'ils vivent au-dessus de leurs moyens.

Lors d'une soirée artistique, Roger Brown fait la connaissance du Néerlandais Clas Greve. Ce dernier lui confie qu'il possède « Le sanglier de Calydon », un tableau d'une grande valeur peint par Peter Paul Rubens. Le chasseur de « têtes » voit là un moyen de résoudre ses problèmes financiers. Pour être certain que le Néerlandais ne sera pas chez lui, Roger lui fixe rendez-vous dans les locaux de son cabinet de recrutement. Pendant ce temps, il s'introduit au domicile du Hollandais pour voler le tableau.

Le propriétaire de la peinture est un ex-militaire des forces spéciales, entraîné au combat, amoral et sans empathie, et il tient à récupérer son bien. Le chasseur de « têtes » va devenir celui dont la tête est chassée.]

Le Fils, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2015, 528 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 840 : Policier), 2017, 624 pages. Édition originale : Sønnen, 2014. [Sonny Lofthus, héroïnomane, trentenaire et prisonnier modèle, est derrière les barreaux depuis ses dix-huit ans. Pour financer sa drogue, il endosse des crimes commis par d'autres. Ab Lofthus, le père du détenu, a été accusé de corruption et s'est suicidé alors que son fils avait seize ans.

Un jour, les confidences d'un autre détenu qui vient d'arriver lui apprennent que son père ne s'est pas suicidé, mais qu'il a été tué. Il s'évade alors de prison pour se venger et faire payer leur crime aux coupables. Simon Kefas est un policier de la vieille école, proche de la retraite et qui était un ami du père de Sonny. L'enquêteur cherche à entrer en contact avec Sonny Lofthus.]

Macbeth Θ, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2018, 624 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 913 : Policier), 2020, 684 pages. Édition originale : Macbeth, 2018. [Au début des années soixante-dix, une ville industrielle d'Écosse – dont le nom n'est pas précisé – est ravagée par l'alcoolisme, le chômage, un taux élevé de suicides, et il pleut sans cesse. Dans ce décor, deux gangs s'affrontent pour le contrôle du trafic d'une drogue appelée « Brew ».

Macbeth assassine son supérieur corrompu, Duncan, pour prendre sa place. Il devient l'incorruptible et paranoïaque chef d'une unité spéciale de la police, qui veut mettre fin aux activités des malfrats. Après une action contre les trafiquants qui se termine par un bain de sang, il commence à gravir les échelons de la société.

Dans son ascension, il est soutenu par la belle et rousse Lady, une ancienne prostituée devenue une influente propriétaire de casinos.]

Θ Publié dans le cadre du « Hogarth Shakespeare Project ».

 

Leur domaine, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2021. Édition originale : Kongeriket, Oslo : H. Aschehoug & Co, 27 août 2020. [Roy, son frère Carl et leurs parents vivent dans un village de montagne dans le comté du Telemark Ħ, en Norvège rurale. Les adultes travaillent dans la station-service du village, qui leur appartient. Un jour le couple descend seul vers la vallée à bord de leur Cadillac, et sur cette route sinueuse et dangereuse en hiver, il est victime d'un accident mortel.

Le plus âgé des deux orphelins, Roy Opgard, âgé de seize ans, doit s'occuper de l’impulsif Carl Abel. Quelques années plus tard ce dernier décide de parcourir le monde pour chercher fortune. L'aîné reste au village avec son oncle, pour travailler comme mécanicien automobile. Après le décès de son parent, il dirige l'entreprise, et vit seul dans la ferme familiale.

De nombreuses années plus tard, la vie tranquille est bouleversée lorsque Carl revient en tant qu'homme d'affaires prospère. Après quinze ou vingt ans passés dans l’état du Minnesota et au Canada, il veut investir dans un grand projet. Dans une localité où tout le monde se connaît, il veut que son aîné devienne riche, mais aussi tous les autres habitants.

Sur un terrain des environs dont il a hérité conjointement avec son aîné, il veut construire un grand hôtel doté d’un spa, pour faire revivre le secteur. C’est sa belle épouse, Shannon, une architecte originaire de l'île de la Barbade, qui a dessiné les plans du bâtiment. Roy n’est pas insensible devant le charme de sa belle-sœur, et tous les habitants ne sont pas heureux de voir revenir Carl.

Des secrets longtemps cachés vont ressurgir, et l'un d'eux est l'accident des parents, dont la voiture est toujours là où elle a atterri, les roues en l'air. Un enquêteur de la police locale commence à s'intéresser aux conditions dans lesquelles leurs parents sont morts. Des secrets de famille longtemps enfouis remontent à la surface, et Roy doit décider s’il est prêt à tuer pour protéger son cadet.]  

Titre non traduit

« Sjalusimannen og andre fortellinger » Θ (L'Expert en jalousie et autres histoires), Oslo : H. Aschehoug & Co, 9 avril 2021. [Nikos Bali, un enquêteur de la police d'Athènes, est devenu un expert de la jalousie grâce à quelques leçons durement acquises dans sa vie privée. Lorsque Julian Schmid, un touriste allemand, est porté disparu sur l'île de Kalymnos, c'est lui qui est chargé de l'affaire.

Les soupçons se portent sur le frère jumeau du disparu, et le policier grec vient pour déterminer si la jalousie peut constituer un mobile. Dans un autre pays, un pauvre chauffeur de taxi trouve une boucle d'oreille appartenant à sa femme dans une voiture dont le propriétaire est le chef de l'entreprise pour laquelle il travaille.

Un mari a trompé son épouse avec la meilleure amie de celle-ci, et la victime de l'infidélité conjugale prend un vol à destination de Londres. Elle dit qu'elle n'a pas peur de prendre l'avion, la probabilité d'être victime d'un accident est de une sur onze millions. Elle veut se suicider et a payé une très grosse somme à une société pour être tuée dans trois semaines et que cela ressemble à un suicide.

Elle ne sait pas encore qui est assis sur le siège d'à coté, un psychologue dont elle tombe amoureuse. Mais il lui est difficile, voire impossible, de rompre le contrat qu'elle a passé pour en finir avec la vie. Dans les sept nouvelles de longueur différente contenues dans cet ouvrage, l'auteur observe les conséquences potentiellement fatales de la jalousie, du désir et de l'infidélité.]

Θ Selon Salomonsson Ag., les droits de traduction ont été vendus aux éditions Gallimard.

 

Diptyque Olav Johansen, tueur à gages

Du Sang sur la glace, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2015, 160 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 793 : Policier), 2016, 176 pages. Édition originale : Blod på snø, 2015. [Daniel Hoffmann est le roi de la vente d'héroïne dans la capitale norvégienne. En décembre 1975, pendant l'hiver le plus froid de mémoire d'homme, il est prêt à payer à Olav Johansen, cinq fois ses honoraires habituels. Tueur professionnel depuis quatre ans, ce dernier doit éliminer l'épouse infidèle du caïd, mais il tombe amoureux de sa cible, la jeune, belle et séduisante Corina.]

Soleil de nuit, Paris, Gallimard, (Série noire : Thrillers), 2016, 224 pages. Réédition : Paris, Gallimard, (Folio n° 863 : Policier), 2018, 255 pages. Édition originale : Mere blod, 2015. [Chargé de recouvrer les dettes pour le compte d'un trafiquant de drogue surnommé « Le Pêcheur », Jon Hansen garde l'argent pour lui. Le dirigeant du réseau de trafic de stupéfiants lui envoie un liquidateur, Olav Johansen.

Mais ce dernier a besoin d'argent pour faire soigner à l'étranger sa fille atteinte d'une leucémie. Il accepte donc de laisser la vie sauve à Jon Hansen en échange de la moitié du butin. Jon Hansen s'enfuit en Amérique du Sud, mais se vante dans tous les bars d'avoir réussi à doubler « Le Pêcheur ».

Fatalement, l'information arrive aux oreilles du trafiquant de drogue qui comprend le rôle joué par Olav Johansen. Quand une équipe d'assassins arrive à son domicile, le tueur à gages a juste le temps de sauter par la fenêtre pour leur échapper. Sa fille n'ayant pas pu être guérie, et n'ayant donc plus aucune attache, il se réfugie en Laponie norvégienne.]  

NESSER, Håkan (Suède, 1950 – ) Ω

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Série Van Veeteren, en poste à Maardam (ville fictive)

Le vingt et unième cas : Roman, Caen, Presses Universitaires de Caen, (Littérature nordique), 1997, 264 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2870 : Policier), 2012, 309 pages. Édition originale : Det grovmaskiga nätet : Kriminalroman, 1993. [Le matin du dimanche 5 octobre, le professeur d'histoire et de philosophie Janek Mitter se réveille après avoir consommé beaucoup d'alcool la veille dans la soirée. En arrivant devant la porte de la salle de bains, constatant que la porte est fermée de l'intérieur, il prend un tournevis pour l'ouvrir.

Dans la baignoire remplie à ras bord, une femme est allongée, et comme sa tête était penchée en avant il ne faisait aucun doute qu'elle était morte. Elle s'appelait Eva Ringmar, elle était âgée de trente-huit ans, et elle était sa femme depuis trois mois.

Le commissaire Van Veeteren, chargé de l'enquête, interroge l'enseignant qui dit se souvenir, la veille, d'une altercation avec son épouse. Mais il est incapable de dire ce qu'il s'est passé ensuite, et l'amnésie du suspect rend le policier particulièrement méfiant.

Devant la justice, l'accusé proclame qu'il aimait sa femme, mais sa mort de ne semble pas vraiment le déranger, et cela indigne le juge. Condamné à six ans de prison pour homicide involontaire, il est envoyé dans un établissement psychiatrique après une expertise médicale.

L'enquêteur avait commencé à avoir des doutes lors du procès, et il entreprend des recherches concernant le passé de la victime. Les éléments qu'il recueille le convainquent que dans la vie de cette femme quelque chose, ou quelqu'un, a provoqué sa fin tragique.

Son opinion est renforcé lorsque Janek Mitter est assassiné quatre jours plus tard, pendant les heures de visite, par un individu portant un déguisement féminin. Avant d'être tué, l'homme interné s'était souvenu de quelqu'un ayant participé aux festivités chez lui, et il avait envoyé un courrier à destination de ses anciens collègues de travail.] Volet n° 1 de la série en version originale.

Retour à la grande ombre : Roman, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2005, 292 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1637 : Policier), 2007, 352 pages. Édition originale : Återkomsten : Kriminalroman, 1995. [Le matin ensoleillé du 24 août 1993, Leopold Verheven quitte la prison où il vient de passer vingt-quatre ans pour deux meurtres différents. Mais cet ancien champion d'athlétisme qui prend le bus pour rentrer dans son village, a toujours proclamé son innocence.

Un jour pluvieux d'avril de l'année suivante, des enfants en voyage scolaire sont en promenade dans la forêt à proximité de la ferme de la Grande Ombre. Dans un fossé, Eunice, âgée de six ans découvre un corps sans tête, sans pieds, et sans mains, qui est enveloppé dans un vieux tapis. Le cadavre est dans la forêt depuis des mois, cela rend l'identification encore plus difficile, mais après plusieurs semaines on détermine qu'il s'agit de Leopold Verheven.

Le commissaire doit se faire opérer d'un cancer du côlon, et il a secrètement très peur de cette intervention chirurgicale. Ses petits enfants, deux jumeaux de trois ans, le rassurent à leur manière en lui disant qu'il va recevoir une piqûre, puis qu'il dormira. L'enquête est donc dirigée par ses adjoints Münster, Jung, deBries, Rooth, et Moreno, et le premier d'entre eux rend fréquemment visite à Van Veeteren à l'hôpital.

Après le travail du chirurgien et malgré l'attention des infirmières, le commissaire s'ennuie dans sa chambre, et il reprend la direction de l'enquête. Dans une affaire où toutes les pistes mènent au passé, il examine les dépositions des témoins lors du procès et va devoir déterminer si cet individu n'a pas été condamné à tort.] Volet n° 3 de la série en version originale.

Le Mur du silence, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2007, 300 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 1990 : Policier), sous le titre : Le Mur du silence : Une enquête du Commissaire Van Veeteren, 2008, 331 pages. Édition originale : Kommissarien och tystnaden : Kriminalroman, 1997. [La chaleur de l'été règne sur Maardam, et le commissaire Van Veeteren pense à ses vacances imminentes, un voyage en Crète. Dans sa carrière il a vu tant d'horreurs, qu'il songe à démissionner pour ouvrir un magasin d'antiquités. Pendant les deux semaines qui le séparent de ses congés, il estime peu probable qu'une affaire vienne contrecarer ses projets.

Une femme contacte anonymement la police de la ville (fictive) de Sorbinowo et dit qu'une fillette a disparu d'un camp d'été organisé par une secte. Un jeune enquêteur de cette localité, Merwin Kluuge, se déplace pour interroger le responsable de cette association appelée « Det Rena Livet » (La Vie Pure).

Le gourou dominant Oscar Jellinek n'est guère accommodant, lui et les trois animatrices nient toute disparition d'un enfant. Ce fait est confirmé succinctement par les jeunes stagiaires, lorsqu'elles sont autorisées à répondre. Comme il n'y a aucune preuve et aucun signalement de personne disparue, la police ne peut rien faire.

Celle qui avait alerté les autorités appelle de nouveau, et demande pourquoi aucune suite concrète n'a été donnée à ses propos. Le jeune policier avait reçu pour instruction de se rapprocher de son collègue de Maardam s'il se produisait un événement inhabituel, c'est donc ce qu'il fait.

Un troisième appel anonyme arrive, et l'on retrouve dans la forêt le corps de Clarissa, la disparue. Les enquêteurs de Sorbinowo et de Maardam repartent ensemble pour questionner le responsable de la secte, mais celui-ci a disparu. Ses trois adjointes s'illustrent par un mutisme complet, alors que cache cette organisation pseudo-religieuse ?] Volet n° 5 de la série en version originale.

Funestes carambolages : Roman, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2008, 293 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2532 : Policier), 2011, 370 pages. Édition originale : Carambole : Kriminalroman, 1999. Volet n° 7 de la série en version originale.

Eva Moreno : Roman, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2011, 337 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 2747 : Policier), 2012, 376 pages. Édition originale : Ewa Morenos fall : Kriminalroman, 2001. [Une jeune fille, Mikaela Lijphart, et son père ont disparu. Un corps est retrouvé enterré dans le sable sur la plage de Lejnice.

À la place de quatorze jours de farniente au bord de la mer avec son fiancé, l'enquêtrice Eva Moreno doit se charger de ces affaires. Elle commence à contrecœur son travail et le cas de la collégienne Winnie Maas, décédée il y a seize ans, revient sur le devant de la scène.] Volet n° 8 de la série en version originale.

La série Le commissaire Van Veeteren, en poste à Maardam, comporte actuellement dix titres publiés :
de 1993 : « Det grovmaskiga nätet » (Traduit sous le titre « Le vingt et unième cas »)
à 2003 : « Fallet G » (L'affaire G)
 

Série Gunnar Barbarotti, en poste à Kymlinge (ville fictive)

Homme sans chien : Roman, Paris, Le Seuil, (Policiers), 2013, 476 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 3350 : Policier), 2014, 477 pages. Édition originale : Människa utan hund : Roman, 2006. Volet n° 1 de la série en version originale.

La série Gunnar Barbarotti, en poste à Kymlinge, comporte actuellement six titres publiés :
de 2006 : « Människa utan hund » (Traduit sous le titre « Homme sans chien »)
à 2020 : « Den sorgsne busschauffören från Alster » (Le triste chauffeur de bus de la ville d'Alster)
 

Titres n'appartenant à aucune série

Un été avec Kim Novak : Roman, Paris, Le Seuil, 2014, 281 pages. Réédition : Paris, Le Seuil, (Points n° 4160 : Policier), 2015, 281 pages. Éditions originales : Kim Novak badade aldrig i Genesarets sjö, 1998 et Θ Sanningen i fallet Bertil Albertsson?, 2008. [Au début des années 1960, à Kumla Ħ, Erik Wassman et et son camarade de classe Edmund, deux adolescents, sont en vacances chez Henry Wassman, journaliste indépendant et frère aîné d'Erik. Les pères des deux jeunes travaillent comme surveillants de prison, et la mère d'Erik et Henry est à l'hôpital, en train de mourir d'un cancer.

Sur une aire de stationnement, le joueur de handball Berra Albertsson est assassiné près de sa voiture. Les experts de la police essaient de relever des indices, mais la pluie a tout effacé. Les soupçons de l'enquêteur Verner Lindström se portent sur Henry Wassman. Ce dernier avait une liaison avec Ewa Kaludis, surnommée « Kim Novak ». Elle était la fiancée d'Albertsson et elle enseigne dans l'école des deux adolescents. La police est obligée de relâcher Henry après quelques jours de prison, aucune preuve n'ayant pu être retenue contre lui.]

Θ Dans le court (62 pages) et second ouvrage en version originale, l'auteur révèle le nom de l'assassin et les circonstances du meurtre. En traduction, ces informations font l'objet du dernier chapitre.

Titres non traduits

« Eugen Kallmanns ögon » (Les yeux d'Eugen Kallmann), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 5 août 2016. [En 1995, dans la ville (fictive) de « K » située dans la région de Norrland Ħ, un professeur de suédois d'une école, Eugen Kallmann, meurt dans des circonstances mystérieuses. Le journal intime de ce dernier, allant de 1985 à 1995, est retrouvé par Leon Berger, son remplaçant. Avec le professeur de mathématiques Igor, et d'autres collègues, le nouvel arrivant commence une enquête. L'enseignant décédé était très populaire parmi les étudiants, plusieurs de ces derniers sont curieux et se mettent à jouer au détective.]

« De vänsterhäntas sammansvärjning » (Le complot des gauchers), Stockholm : Albert Bonniers förlag, 27 juillet 2018. [Lorsque Marten Winckelstroop et Rejmus Fiste étaient à l'école d'Oosterby, ils ont formé « L'association des gauchers ». Plusieurs décennies plus tard, une ancienne pension est détruite et plusieurs personnes sont tuées. Les événements du passé et du présent sont interdépendants, mais il n'y a presque plus personne en vie pour expliquer pourquoi. Au cours de l'enquête, Van Veeteren et Gunnar Barbarotti se rencontrent.]  

NILSEN, Tove (Norvège, 1952 – )

La Rage de voir, Caen, Presses Universitaires de Caen, (Littérature nordique), 1994, 196 pages. Réédition : Larbey, Gaïa, 2008, 247 pages. Édition originale : Øyets sult, 1993. [Azhiz Shabaz Kumar Sen, géologue indien]  

NORDBO, Mads Peder (Danemark [Groenland], 1970 – ) Ω

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Série Matthew Cave, journaliste au Groenland

Pour une bonne compréhension de chaque titre, il vaut mieux lire les ouvrages dans l'ordre de parution

La Fille sans peau, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2020, 384 pages. Édition originale : Pigen uden hud, Copenhague : Politikens Forlag, 17 mars 2017. [Matthew Cave, un journaliste danois qui approche d'une trentaine d'années, perd dans un accident de la circulation sa compagne Tine, et Emily leur fille à naître. Son père a servi sur la base aérienne américaine de Thulé, et lui avait envoyé une carte postale.

Cet ancien courrier lui donne l'envie de déménager et d'aller exercer son métier à Nuuk Ħ, chef-lieu de sa région natale, pour fuir et oublier ses cauchemars récurrents. Annelise, la mère de Matthew est Danoise elle vit à Tommerup Ħ, son père est Américain, et ce dernier a mystérieusement disparu alors que son fils avait quatre ans. Sa nouvelle ville de seize mille habitants est entourée par les montagnes et la mer du Labrador, et elle ne possède aucune route d'accès.

Malgré le fait qu'il ne parle pas un mot de groenlandais Θ, son nouveau journal lui demande d'écrire un article au sujet d'une momie Viking. Le guerrier scandinave a été découvert dans une crevasse au bord d'une calotte glaciaire, et il est le seul à ce jour qui ait été retrouvée dans un excellent état de conservation. Matthew, et un photographe arrivent sur les lieux, préparent le texte et les photos qui vont paraître, s'entretiennent avec le représentant de l'ordre, puis repartent à Nuuk.

Le lendemain matin Malik, le jeune photographe, constate que ses locaux professionnels ont été cambriolés, que son appareil photo, son ordinateur portable et ses clefs USB ont été volés. Leur rédacteur en chef demande à Matthew et Malik de repartir pour prendre de nouvelles photos. Mais en arrivant et avant même que l'hélicoptère ne se pose, ils peuvent voir qu'une partie de la glace n'est plus blanche, elle est rouge. Le Viking a disparu, et dans la neige ils retrouvent Aqqalu, le policier de garde, qui a été assassiné, il est nu, écorché vif et on lui a ôté les viscères. Le pêcheur qui avait fait la découverte de l'homme ancestral a également subi ce sort horrible.

Matthew commence une enquête, et cela le conduit à l'affaire de deux meurtres contemporains et celle de quatre autres hommes tués en 1973. Ces derniers étaient soupçonnés d'avoir sexuellement maltraité leurs filles mineures. Deux de ces dernières ont disparu sans laisser de trace, et n'ont pas été revues depuis. Un officier de police nommé Ottesen lui donne les notes qu'il a trouvé dans ses dossiers. Ces éléments d'enquête ont été rédigés par Jakob Pedersen, un policier qui a disparu après avoir fait de son mieux pour solutionner les meurtres des années 1970.

Progressivement, le journaliste devient incapable de compter sur les enquêteurs officiels pour résoudre cette affaire, il a le sentiment que certaines informations sont dissimulées. La seule à qui il ose faire confiance est Tupaarnaq Siegstad, une Groenlandaise couverte de tatouages, mais ceux-ci cachent des marques bien pires. La jeune femme vient d'être libérée après avoir passé douze ans en prison pour avoir, à l'âge de quatorze ans, tué ses parents et ses deux petites sœurs. Matthew et Tupaarnaq vont affronter d'autres meurtres sanglants, le dégoût, l'horreur macabre, et les superstitions de la société groenlandaise fermée, qui préfère se taire. Le Viking date-t-il vraiment de plusieurs siècles ?]

Θ Le Groenland a deux langues officielles, le danois et le groenlandais. Voir un ouvrage écrit dans cette langue
 

Angoisse glaciale, Arles, Actes-Sud, (Actes noirs), 2021, 400 pages. Édition originale : Kold angst, Copenhague : Politikens Forlag, 17 mars 2018. [En octobre 2014 Matthew travaille toujours pour le journal local, le « Sermitsiaq » Ħ, quand il reçoit un bref et énigmatique courrier de Tom, son père. En 1990 celui-ci était affecté à la base militaire de Thulé, et participait à une expérience médicale secrète. L'armée américaine voulait mettre au point un médicament pouvant rendre les gens résistants au froid. Les tests ont été effectués sur des membres du corps des Marines, et l'affaire s'est soldée par deux morts.

La préparation pharmaceutique rendait les cinq cobayes, dont les soldats Briggs, Bradley et Reese, erratiques et agressifs. Deux de ces derniers se sont entre-tués avec leurs armes de poing et le troisième s'est suicidé. Tom a été accusé du meurtre des deux victimes, puisqu'il était l'officier pharmacien de la base aérienne. Recherché par la police, il a été obligé de s'enfuir, puis il a rencontré Else, une femme groenlandaise. C'est à Nuuk dans le quartier résidentiel de Radiofjeldet qu'ils se sont installés, et ils ont eu une fille huit ans plus tard.

Tupaarnaq est dans son village natal de Tasiilaq au Groenland oriental, et veut se venger de son ennemi juré, Abelsen. Elle l'accuse de l'avoir violée, d'avoir fait subir la même sort à sa mère et à d'autres femmes Θ. En 1990 celui-ci faisait partie du gouvernement et il a également participé à l'expérience de Tupilaq. Matthew essaie de convaincre son amie la chasseuse de phoques, toute vêtue de noir, de renoncer à son projet de meurtre.

La demi-sœur de Matthew, et trois de ses amis partent en randonnée dans le village abandonné de Kangerluarsoruseq Ħ (en danois, Færingehavn « le port des Féroïens »). Cette localité a été créé en 1927, pour permettre aux pêcheurs des îles Féroé de débarquer leurs prises, mais les derniers habitants en sont partis au début des années 1990. C'est le dernier endroit dans lequel la cadette du journaliste et ses compagnons de voyage séjournent, car ensuite ils disparaissent sans laisser de trace.

Tupaarnaq revient dans la capitale pour aider son seul ami le journaliste dans ses recherches en vue de retrouver les disparus. Dans l'une des maisons de la ville fantôme de Kangerluarsoruseq, située à soixante kilomètres au Sud de Nuuk, ils découvrent des taches de sang. Lorsque la mère d'Arnaq reçoit un appel de sa fille paniquée et terrifiée, Matthew comprend que quelque chose de grave est arrivé.

Matthew Cave apprend l'histoire de quatre jeunes hommes qui ont consommé de la drogue à Ittoqqortoormiit, un village en déclin. Certains se sont suicidés, mais il y a eu un survivant, qui raconte une histoire intéressante et très différente de la version officielle. Selon ce dernier, Nukannguaq, ils avaient trouvé un sac de pilules, les ont avalées, et cela les a rendus fous.

Les recherches de Matthew l'amènent à découvrir un mystérieux bunker souterrain qui faisait partie d'une base américaine. C'est à cet endroit que Tom Cave a participé, il y a des années, à l'expérience médicale secrète qui provoquait des effets secondaires désastreux.

L'armée américaine, mais aussi la police groenlandaise, s'intéressent de très près à l'enquête du journaliste, elles veulent arrêter son père. Certaines informations ont été cachées en 1990 et elles ont un impact sur les événements d'aujourd'hui. Matthew se demande si son père, l'homme qu'il n'a pas vu depuis l'âge de quatre ans et qu'il a recherché toute sa vie d'adulte, est réellement un meurtrier.]

Θ Sur le site Internet de l'auteur, il est précisé :
Le Groenland a le taux de suicide le plus élevé des pays nordiques, et il y a seize fois plus de meurtres que dans les provinces européennes du Danemark.
Deux tiers des femmes ont subi des violences domestiques et un tiers ont subi des violences sexuelles avant l'âge de quinze ans.
 

Titres non traduits

« Kvinden med dødsmasken » Θ (La Femme au masque mortuaire), Copenhague : Politikens Forlag, 16 août 2019. [Un homme est retrouvé mort au fond d'un puits, dans les anciennes ruines vikings de Sandnæs Ħ. On pense qu'il a été assassiné par une femme qui est morte et enterrée depuis un an et demi. Serait-ce l'œuvre de Qivittoq, une créature de la mythologie groenlandaise, dont le seul but est la vengeance ?

La peur se propage dans la petite communauté arctique, et les enquêteurs visent Tupaarnaq, qui a disparu. Une seconde victime arrive, et Matthew devient soudainement non seulement suspect, mais aussi une cible pour le meurtrier.]

Θ Selon l'auteur, les droits de traduction ont été vendus aux éditions Actes-Sud.

« Matthew Cave N° 4 » ; « Matthew Cave N° 5 » ; « Matthew Cave N° 6 » (Trois autres titres sont prévus dans la série)  

Titre n'appartenant à aucune série

Titre non traduit

« Odins Labyrint – et Glasbarns Fortællinger » (Le Labyrinthe d'Odin : Les contes d'un enfant de verre), Copenhague : Lindhardt og Ringhof, 1er novembre 2012. [Mathias Hviid étudie à l'université les runes, les signes de l'ancienne écriture des peuples germano-scandinaves, et la philologie. Un jour, le jeune Danois reçoit une lettre lui proposant de se rendre à Londres. Ce courrier lui offre la possibilité de travailler en tant qu'assistant du vieux et très riche Lucian Withmore pour la rédaction des théories explosives de ce dernier. Poussé par la curiosité et l'ambition, Mathias se met rapidement en route.

Au Royaume-Uni l'étudiant séjourne dans un vieux manoir anglais, dont les pièces contiennent de vieux journaux, un cercueil, et il y a beaucoup de bruits étranges la nuit. Avec l'aide d'Helen, le petit-fils de son employeur, il doit trouver la solution d'une énigme. Lentement, il découvre l'un des secrets les mieux gardés de l'histoire mondiale de la mythologie nordique et des débuts du christianisme. Mais ces découvertes conduisent Mathias sur la piste d'une ancienne conspiration, qui entraîne des meurtres.]  

NORÐFJÖRÐ, Óttar Martin (Islande ↣ Espagne, 1980 – ) Ω

Le Sang d'Odin, Gennevilliers, Prisma, (Prisma noir : Le souffle des polars d'ailleurs), 2013, 429 pages. Édition originale : Sólkross, 2008. [Lors d'un equinoxe de printemps, le 21 mars 2007, le facteur qui distribuait le courrier, découvre la femme de ménage du vieil archéologue Baldur Skarphéðinsson, assassinée avec une épée viking. Le propriétaire des lieux a disparu, et la police constate des traces de sang et de lutte dans le bureau de ce dernier. Le scientifique a été exclu de la communauté universitaire en raison de ses théories controversées sur la civilisation viking.

Le responsable de l'enquête, Grímur Skarphéðinsson, est le frère cadet de Baldur. Pour se faire expliquer la signification historique d'un objet trouvé sur les lieux du crime, le policier envoie son adjoint chercher Embla Þöll. Elle était en train de faire visiter le musée de Reykjavík à des scolaires, en leur disant que certains mots anglais étaient dérivés de l'islandais.

Après avoir écouté les explications de l'archéologue, l'enquêteur principal lui propose de la faire raccompagner en voiture jusqu'au musée. Elle décline l'offre, et profitant de l'heure du déjeuner et d'un nombre réduit de policiers surveillant les lieux, elle s'introduit clandestinement par l'arrière de la maison du crime.

Découverte en train de fouiller dans le bureau du vieil archéologue, elle est menottée et conduite dans une cellule du poste de police. Pour cause de service rendu, elle est libérée quelques heures plus tard. Avant d'être arrêtée elle a eu le temps de dissimuler sous ses vêtements un manuscrit important. Avec son fiancé Adam Smith, moitié Irlandais moitié Islandais, elle décide de mener sa propre enquête.]  

NOREBÄCK, Elisabeth (Suède, 1974 – ) Ω

Rien qu'à moi, Paris, Bragelonne (Milady), 2019, 480 pages, traduit de l'anglais : Tell me you're mine. Édition originale : Säg att du är min, Stockholm : Bokförlaget Polaris, 5 septembre 2017. [Stella Widstrand, âgée de dix-sept ans, promène sa fille d'un an sur la plage d'Oskarshamn Ħ. Alice dort en toute sécurité dans sa poussette, il fait beau, la mère s'éloigne un instant pour profiter du panorama, et quand elle revient Alice a disparu. L'enfant a dû tomber à l'eau puis être emportée par les courants, et après des recherches infructueuses par la police, elle sera déclarée décédée, sans que son corps ait été retrouvé.

Vingt ans plus tard, Stella a appris à vivre avec le chagrin et a reconstruit sa vie. Mais elle n'a pas oublié, et ses pensées vont toujours vers sa fille disparue. Elle est maintenant psychothérapeute, mariée à Henrik, mère de Milo âgé de treize ans. Elle vit à Bromma, une ville pour les personnes financièrement à l'aise, qui est située à une dizaine de kilomètres à l'Ouest de la capitale.

Isabelle Karlsson, âgée de vingt-deux ans, a quitté son domicile de la région de Dalarna et vient de s'installer à Stockholm pour commencer ses études au KTH (Kungliga Tekniska Högskolan – Institut Royal de Technologie). Elle souffre de troubles du sommeil depuis la mort de son père, dont elle était très proche, et elle est en de mauvais termes avec Kerstin, sa mère surprotectrice et agressive qui vit à Borlänge Ħ.

Dans le passé Stella a fait l'objet d'une notification auprès de l'organisme IVO Ħ pour avoir outrepassé ses pouvoirs dans le traitement d'une jeune fille. Un jour d'automne, elle reçoit à son cabinet une nouvelle patiente, Isabelle. La psychothérapeute panique un instant, certaine qu'Isabelle est en réalité Alice, sa fille disparue.

Le choc la replonge dans son passé, et elle veut à tout prix savoir ce qui est arrivé à Alice. Elle fait tout ce qu'elle peut pour convaincre Isabelle qu'elles sont mère et fille. Mais ce n'est pas la première fois que Stella « retrouve » sa fille. La dernière fois que cela s'est produit, elle a été admise de force dans une clinique.

La thérapeute prétend que l'on veut tuer Isabelle, mais personne ne la croit, et elle commence à douter de son propre état mental. Est-elle paranoïaque ou osera-t-elle faire confiance à son instinct ? De son côté la jeune fille apprécie le contact avec Stella, mais elle est également déterminée à savoir qui réellement est-elle.]  

NYGÅRDSHAUG, Gert Hermod (Norvège, 1946 – ) Ω

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Pentalogie de Mino Aquiles Portoguesa

Le Zoo de Mengele Θ, Paris, J'ai Lu, (J'ai Lu Grand format), 2014, 408 pages. Réédition : Paris, J'ai Lu, (N° 11462 : Policier), 2016, 544 pages. Édition originale : Mengele zoo, 1989. [Mino Aquiles Portoguesa est né et habite dans un village d’une forêt tropicale d'Amérique latine. Ce garçon de dix ans aime les parfums, les sons de la nature et capture les papillons avec un respect extrême de la biodiversité. Pour vivre, son père revend les plus rares les plus et beaux à un commerçant de la ville la plus proche.

Leur petite communauté est perturbée par les grandes compagnies qui veulent exploiter la forêt. Un jour, en rentrant de sa chasse quotidienne, il trouve sa famille et ses amis massacrés. C’est l’œuvre de militaires à la solde des multinationales pétrolières. Mino s'enfuit Δ et se cache dans les zones profondes de la forêt, sans manger pendant des jours.

Pendant son errance, il rencontre Isidoro, un magicien itinérant, et ce dernier adopte l’enfant. Puis il lui apprend le métier, et ensemble ils vont travailler dans des spectacles itinérants. Pendant des années, ils vont se produire dans de petites villes, en parcourant le continent latino-américain.

À l'âge de 16 ans, il sauve un nommé Orlando d'une situation difficile et ils deviennent amis pour la vie. Mino part étudier à l’université, en mettant l'accent sur la biologie et l'éco-philosophie. C’est là qu’il trouve des alliés et ensemble, ils créent le mouvement Mariposa. Ce nom vient de l'espèce (fictive) de papillon Mariposa mimosa.

Leur association vise à attirer l'attention du monde sur la destruction de la nature causée par les sociétés internationales. Dans ce but, ils assassinent les dirigeants des entreprises commettant des crimes contre l'environnement. Les quatre terroristes, dont deux femmes, pratiquent l'amour libre, respectent la nature, et ils sont heureux.]

Θ Le Zoo de Mengele est une expression brésilienne décrivant une situation incontrôlable.
Δ En 1988, après l'assassinat du syndicaliste Chico Mendes, l'auteur a été envoyé au Brésil par un journal. Après une entrevue avec la veuve, il a été menacé de représailles et craignant pour sa vie, il a décidé de fuir vers l'Amazonie. Pendant plusieurs mois, il a vécu en contact étroit avec les peuples de la forêt.

Le Crépuscule de Niobé, Paris, J'ai Lu, (J'ai Lu Grand format), 2015, 409 pages. Réédition : Paris, J'ai Lu, (N° 11655 : Policier), 2017, 504 pages. Éditions originales : Himmelblomsttreets muligheter (en grand format), 1995 ; Himmelblomsttreets (seconde édition du petit format), 2008.

Le Bassin d'Aphrodite, Paris, J'ai Lu, (J'ai Lu Grand format), 2015, 408 pages. Édition originale : Afrodites basseng, 2003.  

Titres non traduits

« Chimera » (Chimère) Θ, Oslo : Cappelen Damm Forlag, 12 septembre 2011. [Nous sommes en 2030, la terre souffre de surpopulation, et les ressources naturelles ne suffisent plus pour nourrir les huit milliards d'habitants. Au Congo, dans le Parc national des Virunga Ħ, une vingtaine de scientifiques sont réunis au CORAC. C’est une station de recherche créée par le Groupe d'experts sur le climat de l'ONU.

Ce sont tous des spécialistes de la virologie, la botanique, la médecine, la biologie et d’autres disciplines. Leur but est de mener une étude concernant l'impact des changements climatiques sur la forêt tropicale. Avec eux il y a aussi deux chefs qui cuisinent et servent des plats délicieux, le meilleur de la gastronomie française et italienne.

Dans la jungle, le mâle dominant d’un groupe de gorilles est soudainement devenu fou, agressif et dangereux, et doit être abattu. C’est le travail du zoologiste et vétérinaire norvégien Karl Iver Lyngvin, qui est aussi tireur d'élite. Pour cette mission, il est accompagné de la jeune entomologiste australienne Zoe Wildt.

Leur supérieur hiérarchique, le Français Gauthier de Payens, leur a demandé de prélever des échantillons dans les poumons et le cerveau de l’animal. Un peu plus tard, dans une zone très proche de celle où le gorille a été tué, un petit garçon accourt vers eux. L’enfant explique en pleurant que tout les membres de son village sont morts.

L’analyse des prélèvements faits sur le primate révèle un virus qui est appelé « Chimère », le nom d'une créature de la mythologie grecque. Cette bactérie est capable d’anéantir toute l’humanité, sauf les sept pourcents de personnes dont le groupe sanguin est AB. C’est pour cette raison que le garçonnet recueilli par les chercheurs a survécu.

Quatre ampoules du virus mortel sont obtenues, et elles constituent une arme terrible. Le responsable du centre doit choisir entre les détruire ou les relâcher dans le monde. La première option lui semble la meilleure, mais un autre scientifique tente d'exploiter la situation. Le but de ce dernier est de donner « une autre chance » à la planète.]

Θ Selon Immaterial Agents, les droits de traduction ont été vendus aux éditions Actes-Sud.

« Zoo Europa » (Zoo Europe), Oslo : Cappelen Damm Forlag, 9 août 2018. []  

Série Fredric Drum, archéologue amateur

Le Sang de la terre : Une enquête de Fredric Drum, Paris, J'ai Lu, (Semi-poche policier) 2016, 218 pages. Édition originale : Honningkrukken, 1985. [Sept disparitions inexpliquées ont semé la panique dans le paisible village de Saint-Émilion Ħ.] Volet n° 1 de la série en version originale.

L'Amulette du chasseur : Une enquête de Fredric Drum, Paris, J'ai Lu, (Semi-poche policier) 2017, 256 pages. Édition originale : Jegerdukken, 1987. [Lors de fouilles archéologiques, deux hommes des tourbières sont exhumés dans une vallée reculée, ainsi que des objets gravés d'étranges inscriptions.] Volet n° 2 de la série en version originale.

La série Fredric Drum (Drum est la marque du tabac que fume l'auteur), archéologue amateur et propriétaire à Oslo du restaurant « Kasserollen » (La casserole), comporte treize titres publiés :
de 1985 : « Honningkrukken » (Traduit sous le titre « Le Sang de la terre »)
à 2020 : « Den tredje engelen » (Le troisième ange)
Retour : Initiale auteur = N
 

OHLSSON, Kristina (Suède, 1979 – )

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Série Fredrika Bergman & Alex Recht, en poste à Stockholm

Les Enfants de cendres, Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon, 2011, 316 pages. Réédition : Paris, J'ai Lu, (N° 9951 : Thriller), 2012, 444 pages. Édition originale : Askungar : Kriminalroman, Stockholm : Piratförlaget, 22 septembre 2009. [Sara Sebastiansson rentre à Stockholm un jour d'été pluvieux à bord d'un train SJ2000 (train pendulaire suédois) avec Lilian, sa petite fille aux taches de rousseur. À la gare de Flemingsberg elle descend pour téléphoner, mais le train repart sans elle. Les agents de la compagnie ferroviaire à bord du train avaient été prévenus et ils gardaient un œil sur l'enfant endormi.

Un quart d'heure plus tard, lorsque le train bondé arrive à la gare centrale de Stockholm, on constate que la fillette de six ans a disparu. La police met en œuvre d'importants moyens pour la retrouver, mais sans résultat. Les témoins sont très peu nombreux et les preuves matérielles quasiment inexistantes. Le père de l'enfant est rapidement suspecté, les parents sont séparés et l'on pense à une question de droit de garde.

Fredrika Bergman est une psychologue qui n'appartient pas aux forces de l'ordre, et qui arrive dans une unité spéciale de la police de Stockholm. En tant que civile et femme, elle n'est pas vraiment la bienvenue dans une équipe composée uniquement de policiers et d'hommes. Toutefois le responsable du groupe, Alex Recht, loyal et professionnel, finit par reconnaître les capacités de la nouvelle arrivante.

Elle se rend compte qu'il y a quelque chose de beaucoup plus vicieux dans cette affaire, la façon dont le train a été retardé avant d'arriver à son terminus. Dans une autre partie de la Suède, une jeune femme se cache d'un homme qu'elle a autrefois aimé. Elle sait mieux que quiconque pourquoi la fillette a disparu. Elle sait également où se trouve exactement l'enfant.]

La Fille au tatouage, Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon, 2012, 398 pages. Réédition : Paris, J'ai Lu, (N° 10346 : Thriller), 2013, 444 pages. Édition originale : Tusenskönor : Kriminalroman, Stockholm : Piratförlaget, 18 août 2010. [Un couple de personnes âgées est retrouvé mort dans leur appartement de la place Odenplan à Stockholm. L'homme semble avoir tué sa femme puis s'être donné la mort. Dans une lettre d'adieu il dit qu'il ne peut pas continuer à vivre après le suicide de sa fille.

Fredrika Bergman et ses collègues sont chargés de cette affaire qui se révèle bientôt beaucoup plus compliquée qu'ils ne le pensaient. Les enquêteurs doivent remonter dans le temps, et ils vont découvrir un enchevêtrement de trahisons, de vengeances et plusieurs meurtres.

Après avoir fui l'Irak, Ali est enfermé dans un appartement, et il espère un nouvel avenir en Suède. Un message doit lui parvenir de son bienfaiteur qui lui a évité de payer des passeurs pour venir dans ce pays. Ce dernier lui demande en contrepartie un certain nombre de services, mais Ali ignore lesquels.

À Bangkok, une jeune Suédoise est coupée du monde extérieur, son abonnement de téléphonie mobile a été désactivé, ses